dimanche, décembre 14, 2014

Des Joues de Porc et Un Baba...


Et vous, vous faites quoi quand vous avez 10 personnes à manger un vendredi soir, après le boulot, et pas de poêle assez grande pour faire cuire 10 escalopes ou 10 tournedos ? C'est dans ces moments-là, je crois, que se révèle la puissance des plats qui mitonnent. Parce que les (longues) heures nécessaires à leur cuisson se répartissent aisément dans les jours qui précèdent l'événement ; un peu le matin, un peu le soir, et rebelote. Non parce que, voyez-vous, il n'y pas de raison que l'hôtesse se prive de l'agréable conversation de ses invités, sous prétexte qu'elle a quelque chose sur le feu qui n'attend pas, qui demande un tournemain précis, une attention extrême et la rend irascible (et ébouriffée, et rouge). Alors, évidemment, quand on n'a pas même de cocotte qui puisse contenir 2 kg de viande, cela se complique un peu...

Joues de porc confites au vin rouge
  • 10 x 3 joues de porc
  • 2 bouteilles de vin rouge (du Bergerac)
  • 300g de champignons
  • 1 orange ou 1 citron
  • 4 clous de girofle
  • 2 gousses d'ail
  • 5 carottes 
  • farine
  • persil
  1. Peler 2 carottes et les couper en brunoise, éplucher les gousses d'ail, effeuiller le persil ; tout mélanger à la viande dans un grand saladier ou un plat 
  2. Arroser avec une bouteille de vin, puis recouvrir de film alimentaire et placer au frais pendant au moins 12 heures
  3. Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte et y faire saisir les joues de porc (colorer sur toutes les faces) ; procéder en plusieurs fois si la cocotte est trop petite ; réserver sur une assiette
  4. Saupoudrer la viande de farine, le plus uniformément possible ; remettre dans la cocotte (en utiliser 2, si nécessaire) 
  5. Mouiller de la marinade ; verser encore le contenu de la deuxième bouteille de vin ; râper un zeste d'orange ou de citron dedans ; ajouter les clous de girofle
  6. Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser mijoter tout doucement 1 heure et quelques
  7. Brosser les champignons, les émincer, puis leur faire rendre leur eau dans une poêle ; peler les carottes restantes et les cuire 15 minutes à l'eau bouillante
  8. Ajouter les champignons et les carottes restantes coupées en rondelles dans la viande ; laisser mijoter encore presque une heure 
  9. Oter la viande de la casserole ; faire réduire la sauce à feu moyen, puis remettre la viande et réchauffer ; assaisonner de sel et de poivre

Potimarron et patates douces à la fourme
  • 1 potimarron
  • 4 patates douces
  • 200 mL de lait
  • 200g de fourme d'Ambert
  1. Couper le potimarron en morceaux (garder la peau !) ; peler les patates douces et les couper en dés
  2. Mettre les légumes dans la lèche-frite du four ; ajouter un peu d'eau, arroser d'un peu d'huile et cuire 30 minutes à 200°C ; mélanger au bout de 15 minutes pour uniformiser la cuisson
  3. Verser le lait et répartir la fourme ; enfourner de nouveau pour 10 minutes.




Et pour le dessert, on joue la carte du Baba. On peut aussi le préparer quelques jours avant et il ne souffre guère de se dessécher tout seul dans un placard, bien au contraire ! Il n'en absorbe que mieux le sirop liquoreux d'imbibage. La seule contrainte est qu'il faut rester, jusqu'au moment de le servir, en capacité de monter une chantilly. C'est la petite touche qui fait tout.


Les timides 
Suivent l'ombre 
L'ombre sombre 
De leur ombre 
Seule la pénombre 
Sait le nombre 
De leurs pudeurs de Levantin 
Ils se plissent 
Ils pâlissent 
Ils jaunissent 
Ils rosissent 
Ils rougissent 
S'écrevissent 
Une valise dans chaque main 

lundi, novembre 17, 2014

Cake Chocolat et Gingembre



Winter is coming.
Face à la chute des températures, on se réchauffe comme on peut... par exemple avec une racine revigorante, le gingembre ! et toujours, un peu de chocolat, ça ne peut pas faire de mal.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 2 oeufs
  • 75g de cassonade
  • 30g de poudre d'amandes ou de noisettes
  • 55g de farine 
  • 10g de cacao en poudre
  • 1cc de levure chimique
  • 46g de crème liquide
  • 30g de beurre
  • 13g de jus de gingembre ou d'orange
  • 40g de chocolat noir 
  • 25g de gingembre confit haché
  • 50g de cassonade
  • 70g d'eau
  • 1cc de gingembre en poudre
  • chocolat noir
  • crème liquide

Comment procéder ?
  1. Battre les oeufs avec la cassonade 
  2. Tamiser le poudre, la farine, le cacao et la levure ; incorporer au mélange d'oeufs
  3. Faire fondre le beurre avec le chocolat, puis laisser tiédir ; ajouter la crème, le jus et le mélange beurre-chocolat à l'appareil
  4. Couper le gingembre confit en petits dés et les incorporer à la masse
  5. Garnir un moule à cake beurré et fariné ; cuire au four à 160°C pendant 45 minutes
  6. Confectionner un sirop parfumé au gingembre 
  7. Arroser le cake de sirop à la sortie du four ; laisser refroidir
  8. Faire fondre le chocolat, ajouter un peu de crème au besoin ; napper le dessus du cake de cette ganache ; laisser figer.
A déguster au petit dèj' ou au goûter !


samedi, novembre 15, 2014

Simiane La Rotonde

Je suis visuel (...). J'observe, j'observe, j'observe. C'est par les yeux que je comprends.

dimanche, novembre 09, 2014

Une multitude de Bières





De l'Alsacienne ou de la Levalloise, de la blonde ou de la brune, à 8.5% pour s'émécher, parfumée au sureau pour ressentir des sensations, au miel pour embellir une carbonnade flamande, au cacao pour accompagner une tarte au chocolat... ils ont de tout chez Biérocratie ! Alors ne cherchez plus, c'est là, c'est vers la butte :

Biérocratie
32, rue de l'Espérance | Paris 13e
01 53 80 16 10


Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui. Les institutions, les mœurs et les coutumes, que j'aurai passé ma vie à inventorier et à comprendre, sont une efflorescence passagère d'une création par rapport à laquelle elles ne possèdent aucun sens, sinon peut-être celui de permettre à l'humanité d'y jouer son rôle. Loin que ce rôle lui marque une place indépendante et que l'effort de l'homme -- même condamné -- soit de s'opposer vainement à une déchéance universelle, il apparaît lui-même comme une machine, peut-être plus perfectionnée que les autres, travaillant à la désagrégation d'un ordre originel et précipitant une matière puissamment organisée vers une inertie toujours plus grande et qui sera un jour définitive. Depuis qu'il a commencé à respirer et à se nourrir jusqu'à l'invention des engins atomiques et thermonucléaires, en passant par la découverte du feu -- et sauf quand il se reproduit lui-même --, l'homme n'a rien fait d'autre qu'allègrement dissocier des milliards de structures pour les réduire à un état où elle ne sont plus susceptibles d'intégration. 
(...)
Le moi n'est pas seulement haïssable : il n'a pas de place entre un nous et un rien. Et si c'est pour ce nous que finalement j'opte, bien qu'il se réduise à une apparence, c'est qu'à moins de me détruire -- acte qui supprimerait les conditions de l'option -- je n'ai qu'un choix possible entre cette apparence et rien.
(...)
Pas plus que l'individu n'est seul dans le groupe et que chaque société n'est seule parmi les autres, l'homme n'est seul dans l'univers. Lorsque l'arc-en-ciel des cultures humaines aura fini de s'abîmer dans le vide creusé par notre fureur ; tant que nous serons là et qu'il existera un monde -- cette arche ténue qui nous relie à l'inaccessible demeurera, montrant la voie inverse de celle de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l'homme l'unique faveur qu'il sache mériter : suspendre la marche, retenir l'impulsion qui l'astreint à obturer l'une après l'autre les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son oeuvre en même temps qu'il clôt sa prison ; cette faveur que toute société convoite, quels que soient ses croyances, son régime politique et son niveau de civilisation ; où elle place son loisir, son plaisir, de se déprendre et qui consiste -- adieu sauvages ! adieu voyages ! -- pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d'interrompre son labeur de ruche, à saisir l'essence de ce qu'elle fut et continue d'être en deçà de la pensée et au delà de la société.

Tristes Tropiques, Claude Lévi-Strauss.

jeudi, octobre 30, 2014

jeudi, octobre 16, 2014

Gougère Berrichonne


La gougère qui monte, qui monte, qui monte...
J'ai chipé la recette ici.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 250 mL d'eau
  • 75g de beurre 
  • 150g de farine
  • 3 oeufs 
  • 200g de comté
  • 1 poignée de brins de ciboulette


Comment procéder ?
  1. Porter à ébullition l'eau avec le beurre coupé en dés
  2. Jeter la farine hors du feu et mélanger à la spatule pour obtenir une pâte souple
  3. Remettre sur le feu (vif) et mélanger énergiquement la pâte pour la dessécher ; continuer jusqu'à ce que la pâte se décolle facilement des bords et soit élastique
  4. Ajouter les oeufs un à un et bien incorporer à chaque fois
  5. Incorporer le comté et la ciboulette ciselée à la pâte à choux ; assaisonner de sel et poivre
  6. Déposer des cuillères de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, pour former une couronne ; parsemer d'un peu de comté 
  7. Cuire au four pendant 25 min à 220°C. 
Un fois sortie du four, la gougère n'attend pas, au risque de retomber comme un soufflé. Servir avec une salade verte.


All I have, I will give to you
In dark times when no one wants to
I will give you me
And we'll be
Us
And there's no one else

Who knows me
Like you do
All I've done, you've done too
The walls I
Hide behind
You walk through
You just walk through

Well I know all the words
To take you apart
You know I know you're hurt
I want to mend your heart


Our song, The XX