jeudi, octobre 16, 2014

Gougère Berrichonne


All I have, I will give to you
In dark times when no one wants to
I will give you me
And we'll be
Us
And there's no one else

Who knows me
Like you do
All I've done, you've done too
The walls I
Hide behind
You walk through
You just walk through

Well I know all the words
To take you apart
You know I know you're hurt
I want to mend your heart

dimanche, octobre 12, 2014

Crumble aux Fruits d'Automne


(saumon à l'unilatérale, gratin de crozets au céleri rave)


Le crumble, c'est facile.
Tu prends des fruits de saison. De préférence, tu les achètes chez un maraîcher-producteur, sinon au supermarché. Sinon, tu les fais pousser, mais ça prend du temps. Et puis, il vaut mieux qu'ils soient mûrs.
Tu coupes tes fruits en morceaux et tu les mets tous en vrac dans un plat. Tu te prends pas la tête sur la présentation, au final ils se retrouveront tous écrasés les uns sur les autres, avec du jus dans les interstices.
Tu réunis la même quantité de farine, de sucre et de poudre d'amandes, tu ajoutes la même quantité de beurre et tu mélanges vite, vite, vite, du bout des doigts.
Par-dessus les fruits, et hop, dans le four !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 6 prunes rouges
  • 6 prunes jaunes
  • 2 poires Williams
  • quelques noisettes
  • 4cs de cassonade
  • 1 filet de miel
  • 1 noix de beurre
  • 1 pincée de cannelle

  • 150g de farine
  • 75g de beurre
  • 75g de cassonade

  • 100g de mascarpone
  • 100 mL de crème fleurette
  • 20g de cassonade
  • 1/2 gousse de vanille charnue

Comment procéder ?
  1. Laver les prunes et les couper en morceaux ; les ranger dans un plat à gratin
  2. Peler les poires et les couper en cubes ; faire fondre une noix de beurre dans une poêle, ajouter les dés de poires et saupoudrer de cassonade ; faire dorer quelques minutes à feux vif ; ajouter les poires avec leur jus dans le plat
  3. Saupoudrer les fruits de cassonade et de cannelle, arroser d'un filet de miel, parsemer de noisettes grossièrement concassées
  4. Mettre la farine et la cassonade dans un saladier ; ajouter le beurre froid coupé en dés et mélanger pour obtenir une pâte à crumble ; en recouvrir les fruits 
  5. Cuire au four à 200°C pendant 20-25 minutes
  6. Mélanger la crème froide avec le mascarpone ; fendre la 1/2 gousse et ajouter les grains au mélange; verser le sucre, puis fouetter pour obtenir un mélange un peu ferme
Tu le sers tiède accompagné de crème mascarpone à la vanille.
Le truc avec le crumble, c'est que t'as pas le temps de prendre de photo.

samedi, octobre 11, 2014

Palets Apéritifs Mimolette et Cumin


Des petits jetons au fromage à déguster à l'apéro. C'est vite fait, ça se picore comme un rien, ça croustille sous la dent et ça embaume les papilles.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 180 mL de farine
  • 180 mL de mimolette vieille ou de cheddar mature orange
  • 45 mL de lait
  • 2cs de polenta ou semoule fine
  • 2cs de beurre (bombées, pas bombées?... on ne sait pas trop)
  • cumin

Comment procéder ?
  1. Mélanger la farine avec la polenta et le cumin
  2. Ajouter le beurre mou et mélanger
  3. Râper le fromage et l'ajouter
  4. Verser le lait et amalgamer en boule
  5. Façonner un boudin de pâte 
  6. Laisser reposer 1 à 24 heure(s) au frais
  7. Détailler le boudin en tranches 
  8. Cuire 25-35 minutes à 160°C.


samedi, octobre 04, 2014

Tarte aux Poires Vigneronnes


Ce n'est pas moi qui l'ai faite, et ce n'est peut-être même pas la bonne recette... allez comprendre. Qu'est-ce qu'elle était bonne en tout cas !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 1 pâte feuilletée
  • 50g d'amandes en poudre
  • 50g de beurre
  • 50g de cassonade
  • 1cc de farine
  • 1 oeuf
  • 3 grosses poires Williams
  • 1 L de bon vin rouge
  • 100-150g de sucre en poudre
  • 1 gousse de vanille
  • 1 bâton de cannelle

Comment procéder ?
  1. Porter à ébullition le vin avec le sucre et les épices ; peler les poires et les plonger dans le vin, laisser pocher à feu doux 15-20 minutes
  2. Battre le beurre en pommade avec la cassonade ; ajouter la farine et la poudre d'amandes, puis l'oeuf ; bien mélanger pour homogénéiser
  3. Etaler la pâte et en foncer un moule à tarte ; garnir de crème amandes ; couper les poires en deux et les disposer en rosace
  4. Cuire au four à 200°C une trentaine de minutes
  5. Faire réduire le jus de pochage des poires jusqu'à obtenir un sirop épais
  6. Servir la tarte avec le sirop et de la crème légèrement fouettée.


On a besoin de peu pour exister : peu d'espace, peu de nourriture, peu de joie, peu d'ustensiles ou d'outils ; c'est la vie dans un mouchoir de poche. En revanche, il semble y avoir beaucoup d'âme. On le sent à l'animation de la rue, à l'intensité des regards, à la virulence de la moindre discussion ; à la courtoisie des sourires qui marquent le passage de l'étranger, accompagnés souvent, en pays musulman, d'un "salaam" la main portée au front. Comment interpréter autrement l'aisance avec laquelle ces gens prennent place dans le cosmos ? Voilà bien la civilisation du tapis de prière qui représente le monde, ou du carré dessiné sur le sol qui définit un lieu de culte. Ils sont là, en pleine rue, chacun dans l'univers de son petit étalage et vaquant placidement à son industrie au milieu des mouches, des passants er du vacarme : barbiers, scribes, coiffeurs, artisans. Pour pouvoir résister, il faut un lien très fort, très personnel avec le surnaturel, et c'est là que réside peut-être un des secrets de l'Islam et des autres cultes de cette région du monde, que chacun se sente constamment en présence de son Dieu.

Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques

samedi, septembre 27, 2014

Galette de Sarrasin Garnie


Faire fondre une noix de beurre dans une crêpière bien chaude ; y déposer une galette à plat ; disposer une tranche de jambon, parsemer de quelques champignons et de fromage râpé, casser un oeuf au milieu ; laisser dorer quelques minutes, puis rabattre les bords de la galette ; couvrir et laisser cuire l'oeuf encore un peu. Servir avec une salade verte !


Dis-moi ce que tu dois faire, dis-je. C'était le seul moyen de savoir s'il avait compris. Je dois aller à Hole, dit-il, à quinze mille d'ici. Quinze milles ? dis-je. Oui, dit-il. Bon, dis-je, continue. Acheter une bicyclette, dit-il. J'attendais. Plus rien. Une bicyclette ! m'écriai-je. Mais il y a des millions de bicyclettes à Hole ! Quel genre de bicyclette ? Il réfléchit. D'occasion, hasarda-t-il. Et si tu n'en trouves pas d'occasion ? dis-je. Tu m'as dit d'occasion, dit-il. Je me tus assez longuement. Si tu n'en trouves pas d'occasion, dis-je enfin, qu'est-ce que tu feras ? Tu ne m'as pas dit, dit-il. Que c'est reposant, un peu de colloque de temps en temps. Combien t'ai-je donné d'argent ? dis-je. Il compta les coupures. Quatre livres dix, dit-il. Compte encore, dis-je. Il les compta à nouveau. Quatre livres dix, dit-il. Donne-moi ça, dis-je. Il me donna les coupures et je les comptai. Quatre livres dix. Je t'en ai donné cinq, dis-je. Il ne répondait pas, il laissa parler les chiffres. M'avait-il pris dix shillings qu'il dissimulait sur sa personne ? Vide tes poches, dis-je. Il se mit à les vider. J'étais toujours allongé, ne l'oublions pas. Il ne savait pas que j'étais malade. D'ailleurs je n'étais pas malade. Il regardait vaguement les objets qu'il étalait devant moi. Il les sortait de ses poches un à un, les tenait délicatement en l'air entre pouce et index, m'en faisait voir les diverses faces et les posait finalement par terre à côté de moi. Quand une poche était vide, il en sortait la doublure et la secouait. Il naissait alors un petit nuage de poussière. L'absurdité de cette vérification ne tarda pas à m'accabler. Je lui dis de s'arrêter. Les dix shillings, il les cachait peut-être dans sa manche, ou dans sa bouche. Il aurait fallu que je me lève et que je le fouille. de fond en comble. Mais alors il aurait vu que j'étais malade. Non pas que je fusse exactement malade. Et pourquoi ne voulais-je pas qu'il sut que j'étais malade ? Je ne sais pas. J'aurais pu compter l'argent qui me restait. Mais à quoi cela m'aurait-il servi ? Est-ce que je savais seulement quelle somme j'avais emportée de chez moi ? Non. A moi aussi j'appliquai volontiers la méthode socratique. Est-ce que je savais combien j'avais dépensé ? non. D'habitude je tenais une comptabilité des plus rigoureuse de mes voyages d'affaires, je justifiais jusqu'au dernier penny de mes frais de déplacement. Cette fois-ci non. C'aurait été un voyage d'agrément que je n'aurais pas foutu l'argent en l'air avec plus de désinvolture. Mettons que je me sois trompé, dis-je, et que je ne t'ai donné que quatre livres dix. Il ramassait avec flegme les objets qui jonchaient le sol et les remettait dans ses poches. Comment lui faire comprendre ?

Molloy, Samuel Beckett

mercredi, septembre 03, 2014

Pizza Basilic/Mozza ou Aubergine/Coppa



Je me retirai, malade de faim et brûlant de honte. Non, il fallait en finir ! J'en étais vraiment arrivé trop loin. Je m'étais maintenu durant tant d'années, je m'étais tenu droit durant tant d'heures cruelles, et voilà que tout à coup j'étais tombé à la mendicité brutale. Cette seule journée avait dégradé toute ma pensée, avait éclaboussé mon âme d'impudence. je n'avais pas eu honte, pour me rendre intéressant, de pleurer devant les moindres boutiquiers. Et à quoi cela m'avait-il servi ? Ne restais-je pas comme devant, sans une bouchée de pain à me mettre sous la dent ? Tout ce que j'avais obtenu c'était de me dégoûter moi-même; Oui, oui, maintenant il fallait en finir ! dans un instant on allait fermer la porte de ma maison et il fallait me dépêcher si je ne voulais pas coucher au dépôt cette nuit encore....

(....)

Ainsi donc il ne restait plus rien à tenter, j'avais fait tout ce que je pouvais. Que dans toute une journée je n'aie pas réussi une fois ! pensais-je, je pourrais raconter cela à n'importe qui, personne ne voudrait le croire, et si je l'écrivais, on dirait que j'ai inventé. Pas dans un seul endroit ! Bah ! il n'y avait rien à y faire ; avant tout, ne plus essayer de faire pitié ! Fi ! c'est dégoûtant, je t'assure que cela me dégoûte de toi ! Si tout était perdu, eh bien, il était perdu. Au reste, ne pourrais-je pas voler une poignée d'avoine dans l'écurie ? Un trait de lumière, un rayon.... je savais que l'écurie fermait à clef.

(La) Faim, Knut Hamsum

lundi, août 25, 2014

Tarte aux Mirabelles


La mirabelle a beau venir de Lorraine, elle n'en reste pas moins une prune. Une petite prune jaune... Presque un bonbon dans la forme et la couleur... et c'est sans doute pour ça qu'elle est tellement addictive... Comme la cerise... Elle se veut aussi réconfortante, surtout quand elle est à boire... ça réchauffe la poitrine... Mais c'est en tarte qu'elle est la plus agréable... à condition que la pâtissière se soit démenée pour enlever tous les noyaux... comme ça on n'en fait qu'une bouchée... Il suffit pour l'habiller d'un peu  de beurre salé, ou d'une lichette de crème... ou on peut y aller plus franchement, avec de la crème amande et tout le toutim.

(recette adaptée du livre "Les tartes d'Eric Kayser")

Pâte sablée aux amandes
  • 1 petit oeuf
  • 100g de beurre
  • 165g de farine 
  • 20g de sucre
  • 45g de sucre glace
  • 20g de poudre d'amandes
  • 1 pincée de sel
  1. Sortir le beurre du réfrigérateur à l'avance ; Battre en pommade avec les sucres et la poudre d'amandes 
  2. Ajouter l'oeuf et bien mélanger 
  3. Tamiser la  farine par-dessus, ajouter le sel et amalgamer rapidement pour former une boule ; placer au frais au moins une heure

Garniture et montage
  • 500g de mirabelles
  • 2 oeufs moyens
  • 100g de sucre
  • 100 mL de crème liquide
  • 50g de poudre d'amandes
  • une noix de beurre
  • cassonade
  • cannelle
  1. Laver les mirabelles, essuyer sur du papier absorbant ; puis les dénoyauter
  2. Fouetter les oeufs avec le sucre ; ajouter la poudre d'amandes et mélanger ; incorporer la crème liquide
  3. Etaler la pâte sablée et en foncer un moule à tarte ; lacérer le fond de tarte de coups de couteaux
  4. Verser la garniture, puis disposer par-dessus les mirabelles en cercles concentriques
  5. Faire fondre le beurre, ajouter la cannelle ; badigeonner les mirabelles de ce mélange avec un pinceau 
  6. Saupoudrer de cassonade ici ou là, puis enfourner pour 35 minutes à 160°C.