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dimanche, novembre 15, 2009

Food and Fantasy


Réaliser ses fantasmes culinaires dans un Paris gourmand... déguster une tarte aux figues chez Ladurée, avec un thé distingué, goûter trois macarons, trouver le décor colonialiste, le serveur sympa, les chaises trop grandes, et la clientèle excessivement énervante en général... prendre un chocolat chaud chez Jean-Paul Hévin, arômes puissants et raffinés, papilles en émoi, douce et dense consistance, goûter trois macarons, encore, de la framboise, de l'orange, du chocolat, regarder les gens en bas, les filles à sac bêcheuses et les commères dans les magasins de luxe.

Lapin à la moutarde
pour 2 personnes

  • 1/2 lapin, coupé en morceaux (ou deux cuisses)
  • 1 grosse carotte, coupée en rondelles
  • 2-3 branches de céleri, émincées
  • 1 échalote, émincée
  • 1 gousse d'ail, écrasée
  • 1 botte de persil frais, haché (ou simplement les feuilles du céleri)
  • 200 mL de crème liquide
  • 3cs de moutarde (à l'ancienne)
  • 1/2 cube de bouillon de poule
  • 3 verres d'eau
  • thym
  • laurier
  • beurre
  • huile d'olive

Porter
l'eau à ébullition avec le cube de bouillon et l'ail
Chauffer
le beurre et l'huile dans une cocotte
Faire
dorer les morceaux de lapin à feu vif
Retirer
et réserver
Faire
revenir l'échalote et les légumes
Verser
le bouillon chaud et porter à ébullition
Remettre
les morceaux de lapin, ajouter thym et laurier
Laisser
mijoter, couvert à moitié, une trentaine de minutes
Ajouter
la moutarde, le persil/céleri et la crème
Laisser
bouillonner encore 10 minutes.

Servir avec des macaroni (en gratin, au fromage) ou des crozets au comté, ou des pâtes fraîches.


Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D'une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l'orage

Si tu aimes les goûts amers
Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide mon enfant

Ca n'est pas ta faute
C'est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ca n'est pas ta faute
C'est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou plutôt sans

Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l'autre s'éveille
Avant qu'il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l'automne vermeil
Merveille rouge sang

Ton héritage, Benjamin Biolay.

lundi, juillet 21, 2008

Lapin de la Forêt et des Prés

C'était dimanche matin et je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire à manger... tic tac tic tac, 11 heures déjà ! Tout en flânant sur le boulevard en ce jour de marché, je cogitais sévère et me souvins soudain d'un bocal de champignons variés que j'avais acheté quelques semaines auparavant. Ni une, ni deux, je m'activai en direction du boucher (celui chez qui tant de monde va, allez savoir pourquoi) et z'yeutai les lapins. Du lapin entier aux fins morceaux choisis, il y en avait pour tous les goûts. Je me décidai pour du râble, les papilles en éveil et la salive abondante. Je ramenai mon râble, toute fière, à la maison et le cuisinai en gibelotte...

Râble de lapin en gibelotte
(pour 2 personnes)

  • 1 beau râble de lapin
  • 200g de champignons en conserve
  • 2 tranches de jambon cru, émietttées
  • 1/2 oignon, finement émincé
  • 150 mL de vin blanc
  • 150 mL d'eau
  • 1cc de farine
  • 1 branche de romarin
  • 1 pincée de piment d'espelette
  • huile d'olive
Faire revenir l'oignon et le jambon dans un peu d'huile, à la cocotte
Dorer
le râble de lapin de tous les côtés à feu moyen
Saupoudrer
de la cuillérée de farine, ajouter le romarin et saler
Verser
l'eau et le vin blanc et porter à ébullition
Laisser
mijoter à feu doux et à couvert 30 minutes
Ajouter
les champignons en fin de cuisson
Saupoudrer
de piment d'espelette avant de servir.

"Looking around for Anthony, she flushed when she thought of those toads sneaking glances at her legs. Then she was angry at the game she had witnessed, the loss of a good evening, and not a thug in sight. At least she was on familiar ground in Bo-Bo's and could act normally again. The common people really were common as muck. You could give them money, but couldn't fake breeding."

John King, Football Factory