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jeudi, décembre 18, 2008

Sauce Nappante pour Pâtes au Potiron

Je ne me lasse pas de décliner à volonté ma révélation culinaire! This time, et tant qu'il y a du potiron sur les étals, je vous propose, pour le mettre en valeur, une sauce nappante réalisée sans crème. L'oeuf s'invite façon carbonara, le fromage apporte du crémeux et une louche d'eau de cuisson lie le tout à la perfection, qui épaissit en enrobant les spaghetti ou les liguines.


  • 250g de spaghetti, ou autres pâtes longues
  • 1 quartier de potiron, pelé et coupé en petits morceaux ou râpé
  • 1 oignon, émincé
  • 1 gousse d'ail, finement hachée
  • 2 oeufs
  • 1 morceau de fromage crémeux (mascarpone, saint-marcellin...)
  • 1 lichette de lait
  • poivre noir du moulin
  • huile d'olive

Faire
revenir l'oignon et l'ail dans un peu d'huile
Ajouter les dés de potiron et verser un peu de lait (ou de vin blanc)
On peut assaisonner de fleur de sel ou d'un peu de cube de bouillon de poule.
Cuire à couvert et à feu doux environ 15 minutes
Mélanger le fromage et les oeufs en battant à la fourchette
La chair du potiron va ramollir, et il n'y aura plus qu'à l'écraser à la fourchette.
Cuire les pâtes à l'eau bouillante salée et réserver un peu d'eau de cuisson
Mélanger les pâtes chaudes égouttées et le potiron
Ajouter l'eau de cuisson et la garniture à l'oeuf
Faire réchauffer quelques minutes sur feu tout doux pour éviter que l'oeuf ne coagule
Le jus de cuisson additionné de l'oeuf et du fromage va s'épaissir en réchauffant, nappant aisni les pâtes d'un sauce crémeuse (c'est pour ça qu'il vous faut des pâtes longues !).
Parsemer de poivre noir du moulin.

I've seen horrors... horrors that you've seen. But you have no right to call me a murderer. You have a right to kill me. You have a right to do that... but you have no right to judge me. It's impossible for words to describe what is necessary to those who do not know what horror means. Horror. Horror has a face... and you must make a friend of horror. Horror and moral terror are your friends. If they are not then they are enemies to be feared. They are truly enemies. I remember when I was with Special Forces. Seems a thousand centuries ago. We went into a camp to inoculate the children. We left the camp after we had inoculated the children for Polio, and this old man came running after us and he was crying. He couldn't see. We went back there and they had come and hacked off every inoculated arm. There they were in a pile. A pile of little arms. And I remember... I... I... I cried. I wept like some grandmother. I wanted to tear my teeth out. I didn't know what I wanted to do. And I want to remember it. I never want to forget it. I never want to forget. And then I realized... like I was shot... like I was shot with a diamond... a diamond bullet right through my forehead. And I thought: My God... the genius of that. The genius. The will to do that. Perfect, genuine, complete, crystalline, pure. And then I realized they were stronger than we. Because they could stand that these were not monsters. These were men... trained cadres. These men who fought with their hearts, who had families, who had children, who were filled with love... but they had the strength... the strength... to do that. If I had ten divisions of those men our troubles here would be over very quickly. You have to have men who are moral... and at the same time who are able to utilize their primordial instincts to kill without feeling... without passion... without judgment... without judgment. Because it's judgment that defeats us.

Apocalypse Now (1979), Francis Ford Coppola.

mardi, juin 21, 2005

Faux Trifle

Le vrai trifle anglais, le trifle traditionnel... en exclusivité sur ce blog le faux trifle (prononcez à l'anglaise).


  • 20 biscuits à la cuillère (environ 200g)
  • 1 barquette de framboises, lavées et écrasées
  • 250g cerises noires, lavées et dénoyautées avec les mains
  • 1 banane mûre
  • 1 citron vert, pressé
  • 5 jaunes d'oeufs
  • 50g sucre
  • 500 mL de lait
  • 200 mL crème fraîche liquide, légèrement montée en chantilly
  • les graines de 2 cosses de cardamome

  • Porter
    le lait à ébullition avec les graines de cardamome
    Blanchir les jaunes avec le sucre au fouet
    Verser le lait bouillant dessus en remuant
    Chauffer doucement sans faire bouillir, en fouettant constamment jusqu'à épaississement
    Si tout va bien vous obtenez une crème anglaise homogène et exempte de grumeaux, sinon... recommencez à l'étape 1 ! (non sinon tant pis vous êtes nul et pi c'est tout)
    Laisser refroidir
    complètement
    La crème est épaisse mais encore fluide et c'est bien normal.
    Tapisser le fond d'une grande coupe ou d'un plat à gratin des biscuits à cuillère
    Répartir dessus les framboises écrasées avec leur jus
    Couper la banane en rondelles
    Tremper les rondelles dans le jus du citron vert
    Déposer les rondelles sur les biscuits à la cuillère
    Verser le jus de citron
    Disposer encore les cerises (pseudo)entières (si tant est qu'elles ont survécu à l'opération de dénoyautage)
    Incorporer la crème fraîche à la crème anglaise refroidie
    Verser dans le moule ou la coupe
    Laisser reposer au froid.
    La crème va figer (pendant la nuit par exemple) et vous pourrez déguster un délicieux dessert qui n'est pas sans rappeler le concept du tiramisu.

    Parsemer de noix de coco, de poudre d'amande ou d'amandes éffilées.

    I believe in America. America has made my fortune. And I raised my daughter in the American fashion. I gave her freedom, but I taught her never to dishonor her family. She found a boyfriend; not an Italian. She went to the movies with him; she stayed out late. I didn't protest. Two months ago, he took her for a drive, with another boyfriend. They made her drink whiskey. And then they tried to take advantage of her. She resisted. She kept her honor. So they beat her, like an animal. When I went to the hospital, her nose was a'broken. Her jaw was a'shattered, held together by wire. She couldn't even weep because of the pain. But I wept. Why did I weep? She was the light of my life beautiful girl. Now she will never be beautiful again. I went to the police, like a good American. These two boys were brought to trial. The judge sentenced them to three years in prison - suspended sentence. Suspended sentence! They went free that very day! I stood in the courtroom like a fool. And those two bastards, they smiled at me. Then I said to my wife, for justice, we must go to Don Corleone.

    Francis Ford Coppola, The Godfather.

    samedi, mai 21, 2005

    Tarte à la Ricotta

    Réinventer la migaine en remplaçant le lait par de la ricotta. On ne réinvente jamais rien de toute façon, on ne fait que pomper par ci par là...

  • 1 pâte brisée
  • 250g de ricotta
  • 3 oeufs, battus
  • 100 mL de crème fraîche liquide
  • 100g d'épinards
  • 4 grosses tomates, coupées en tranches
  • 1 boule de mozzarella, coupée en tranches
  • parmesan fraîchement râpé
  • huile d'olive
  • basilic haché
  • persil plat haché

  • Etaler
    la pâte pour en foncer un moule à tarte beurré
    Faire revenir les épinards 10min dans de l'huile d'olive
    Faire revenir les tranches de tomates de même
    Les égoutter savamment (un peu pour retirer l'eau, pas trop pour pas altérer le goût).
    Mélanger les oeufs, la crème et la ricotta au fouet jusqu'à homogénéité
    Assaisonner de sel et de basilic (beaucoup de basilic)
    Incorporer les épinards émiettés (si tant est que ce soit possible)
    Garnir le fond de tarte de cette presque migaine
    Enfourner 10-15 minutes à 180°C
    Disposer les tranches de tomates puis les tranches de mozzarella par dessus
    Parsemer largement de parmesan râpé
    Cuire encore une dizaine de minutes à la même température
    On peut passer au gril sur la fin pour gratiner la mozzarella.
    Parsemer de persil fraîchement haché une fois la cuisson achevée.

    You smell that? Do you smell that?... Napalm, son. Nothing else in the world smells like that. I love the smell of napalm in the morning. You know, one time we had a hill bombed, for twelve hours. When it was all over I walked up. We didn't find one of 'em, not one stinkin' dink body. The smell, you know that gasoline smell, the whole hill. Smelled like... victory. Someday this war's gonna end...

    Apocalypse Now, Francis Ford Coppola (1979).