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samedi, janvier 03, 2015

Gratin de Crozets de Savoie au Céleri, Jambon Cru et Comté


Fuck les Elvis Presley, les pilleurs de Memphis 
Je vaux bien plus qu'une Bentley, j'suis Chuck Berry en Stan Smith

jeudi, février 17, 2011

Gnocchi Fondantissimes (Italia VIII)

Je souhaiterais, à l'ocassion de ce post, rendre hommage au blog de Silvia, Savoirs et Saveurs, véritable mine de recettes italiennes et d'infos pratiques pour ne pas les rater. Je cherchais récemment à composer un dîner végétarien pour des amis, et je suis tombée sur cette idée formidable des gnocchis de céleri rave accompagnés de leur sauce très fromagée. J'ai jugé que c'était une bonne façon d'employer le céleri rave qui végétait dans mon frigo (initialement destiné à finir en salade selon les recettes de Jamie Oliver, mais bon). De plus, j'ai pu gagner du temps le jour J en préparant les gnocchi la veille et en les congelant jusqu'au moment de les plonger dans l'eau bouillante.

La préparation des gnocchi est une tâche délicate. Je m'y suis essayée à quelques reprises, ma première tentative ayant été une catastrophe complète. Je crois qu'il est essentiel d'avoir tout d'abord une bonne recette de base, qui donne une pâte ni trop farineuse (gnocchi durs) ni trop humide (gnocchi pâteux qui se dissolvent à la cuisson). L'état des ingrédients compte également pour obtenir une bonne texture : des patates vieilles contiendront plus d'amidon que des patates nouvelles, une purée de céleri egouttée toute la nuit sera moins humide...etc... La cuisson est évidemment une étape cruciale. L'eau doit être bouillonnante, il faut donc plonger quelques gnocchi à la fois seulement et les retirer à l'écumoire une fois qu'ils sont remontés à la surface. Cette fois-ci, j'ai utilisé deux casseroles en même temps pour optimiser la rentabilité. Le céleri rave ajouté aux pommes de terre rend les gnocchi très moelleux et donne un petit goût subtil qui se marie très très bien avec la noisette.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

3-4 grosses patates, vieilles
1 petit céleri rave
300g de farine

1 belle tranche de gorgonzola
1 belle tranche de fontina
une brique de crème fraîche liquide
une poignée de noisettes décortiquées
du beurre
du parmesan fraîchement râpé

Comment procéder ?

  1. Cuire les pommes de terre en robe des champs à l'eau bouillante. Peler le céleri et le couper en cubes, les cuire à l'eau bouillante
  2. Peler les pommes de terre et les passer au moulin à légumes. Ecraser la purée de céleri et ajouter 350g aux pommes de terre
  3. Ajouter la farine et mélanger du bout des doigts, amalgamer en une boule de pâte élastique
  4. Prélever des boulettes de pâte et former des rouleaux longs et minces
  5. Détailler chaque rouleau en gnocchi de 2 cm au couteau. Rouler les gnocchi dans la farine et les marquer d'un coup de fourchette (avec le dos)
  6. Disposer les gnocchi dans un plat ou une grande assiette, bien séparés les uns des autres. Laisser figer au congélateur pendant 2 heures, puis les ranger dans des sacs de congélation et remettre au froid.
  7. Griller les noisettes à sec dans une poêle, puis les couper en deux.
  8. Couper les tranches de fromage en dés. Faire fondre 7 minutes dans le beurre et la crème.
  9. Cuire les gnocchi dans une grande casserole, par groupes. Napper de sauce au fromage et parsemer de noisettes.

Comme un homme qui n'avait d'abord que des motifs peu importants de se fâcher se grise tout à fait par les éclats de sa propre voix et se laisse emporter par une fureur engendrée non par ses griefs, mais par sa colère elle-même en voie de croissance, ainsi je roulais de plus en plus vite sur la pente de ma tristesse, vers un désespoir de plus en plus profond, et avec l'inertie d'un homme qui sent le froid le saisir, n'essaye pas de lutter et trouve même à frissonner une espèce de plaisir.


Marcel Proust, La Prisonnière.

dimanche, septembre 19, 2010

Spaghetti à la Saint-Jacques (Italia VII)

Nous voici repartis avec l'Italie et ses merveilles !.. Profitons des trésors ramenés de là-bas et précieusement conservés. Commençons par un paquet de spaghetti à l'encre, que j'ai choisi d'agrémenter comme il se doit par la meilleure des Saint-Jacques, et pour tout dire, la seule qui vaille, la Pecten maximus de son beau nom. Enorme, luisante et parée de son corail, sa saveur et sa texture sont un ravissement incomparable avec n'importe quel ersatz d'Asie et d'ailleurs.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 250g de St-Jacques, détaillées en morceaux
  • 1 carotte, coupée en dés
  • 1 branche de céleri, coupée en dés
  • vin blanc sec
  • crème fleurette
  • persil frais haché
  • huile d'olive
  • trait de citron

Comment procéder ?
  1. Faire revenir la carotte et le céleri dans un peu d'huile (avec de l'ail si on veut) 
  2. Déglacer au vin blanc et laisser évaporer 
  3. Cuire 10-15 minutes à feu moyen-doux 
  4. Ajouter les St-Jacques et cuire 3-5 minutes de tous côtés 
  5. Verser de la crème et faire bouillir 
  6. Verser un trait de citron et assaisonner de sel et poivre 
  7. Parsemer de persil frais haché 
  8. Mélanger aux pâtes chaudes.

- I got something for you.
- What is it?
- It's a present.
- Thanks. What is it? It's a dress?
- Yeah.
- Oh. Thank you.
[she looks at the dress]
- I think it's kind of ugly. Don't you?
- No. I bought it. Why don't you try it on?
- I don't really wear this style.
- You know, when you come here, you should dress like people dress here.
- I'll try it on... later.

lundi, septembre 12, 2005

Spaghetti de luxe





J'annonce sans emphase que ce plat est exceptionnel, surtout pour les amateurs de fruits de mer genre crevettes roses... Il s'agit d'une simple assiette de spaghetti (mais pour faire vrai luxe vous avez le droit de préférer des tagliatelles fraîches) gaînées de sauce crémeuse céleri-tomate et dans lesquelles se sont fourrées d'énormes crevettes roses (pas des petites crevettes précuites de rien là).


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 6 raw king prawns (grosses crevettes roses crues), décortiquées et sans boyau (vous aurez pris soin de retirer ce tube noirâtre indésirable qui se cache dans le dos de l'animal)
  • 250g de spaghetti, cuites al dente à l'eau bouillante salée (mais pas à l'avance, soyez pas con)
  • 150 (142) mL de double cream (crème liquide à 48%)
  • 4-5 branches de céleri (des petites tendres et des grosses dures bien vertes), effilées et émincées
  • 150g (une petite barquette) de cherry tomatoes (tomates cerises oui oui), coupées en deux
    1 gousse d'ail, finement hachée
  • 1cs d'huile d'olive
  • 1 filet de jus de citron
  • 1 pincée de curcuma (vous avouerez que turmeric c'est plus joli)
  • 1-2cs de persil plat


Comment procéder ?

  1. Faire revenir 1-2 minutes l'ail dans l'huile, sans colorer
  2. Ajouter le celeri et laisser attendrir jusqu'à 10 minutes
  3. Ajouter les tomates cerises et saler
  4. Faire suivre les crevettes et remuer jusqu'à la cuisson, dénotée par une jolie coloration rosée (mieux vaut sous-cuire que sur-cuire une crevette si vous voulez mon avis en passant)
  5. Verser la crème et porter à ébullition
  6. Assaisonner de curcuma tout en baissant le feu
  7. Laisser frémir quelques minutes pour obtenir un léger épaississement de la sauce et un agréable mélange des saveurs
  8. Jeter finalement le jus de citron et le persil dans la mixture

Je ne recommande pas de parsemer d'un quelconque fromage comme on fait toujours quand il est question de pâtes, c'est superflu ici. Si vos crevettes sont de première qualité (25 pounds le kilo, les miennes pouvaient l'être) et si vous êtes fan de crevettes (faut quand même bouffer ce qu'on aime) vous goûterez toute la saveur de ce plat fin et goulu. J'ai choisi de ne pas overwhelmer les crevettes sous un défilé d'épices toutes plus exotiques les unes que les autres. Certains évoquent le safran ('tain c'est cher le safran aussi), le gingembre, le lait de coco, la coriandre qui paraît-il se marie très bien avec les fruits de mer (c'est Nick Nairn qui l'a dit dans son bouquin)... anyway, l'ail semble pointer son nez dès qu'il s'agit de cuire une grosse crevette, quant au céleri... ben je sais pas trop mais ça rend plutôt bien.

you are right john cohen - quazimodo was right - Mozart was right... I cannot say the word eye anymore... when I speak this word eye, it is as if I am speaking of somebody's eye that I faintly remember... there is no eye - there is only a series of mouths - long live mouths - your rooftop - if you don't already know - has been demolished... eye is plasma and yiu are right about that too - you are lucky - you don't have to think about such things as eyes & rooftops & quazimodo.

Bob Dylan