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samedi, février 15, 2014

Faire un Panettone un Soir de Semaine



Il est 16 heures, un jour de semaine, et vous pensez à ce cube de levure qui ne peut pas traîner indéfiniment au frigo, vous vous dites qu'il faut l'utiliser, très bientôt, que ça devient urgent. Vous n'aimez pas gâcher. Et puis, pour demain matin, à part quelques tranches de pain congelées, qu'est-ce qu'il vous reste ?... C'est alors qu'une idée saugrenue germe dans votre petite tête gourmande. Vous avez envie de Panettone. Vous vous souvenez que vous avez toujours un pot de raisins de Corinthe  hors d'âge -- même que le sucre des raisins est archi-cristallisé tout autour d'eux -- et aussi un paquet ouvert d'écorces d'oranges confites, qui sèchent à vue d'oeil. L'envie devient irrésistible, elle vous paraît de plus en plus réalisable; vous allez faire un Panettone ce soir.

Alors, biensûr il faut un peu d'organisation pour se lancer dans la boulange en pleine semaine. En rentrant à 19h, et si vous n'êtes tout de même pas prêt à consacrer votre soirée à la pâtisserie, comment vous en sortir ? La solution pas à pas...

Qu'est-ce qu'il nous faut ? 
  • 20g de levure fraîche de boulanger
  • 250 mL de lait
  • 600 g de farine
  • 6 jaunes d'oeufs
  • 150 g de cassonade
  • 200 g de beurre mou
  • 75 g de raisins de Corinthe
  • 150 g d'écorces d'oranges confites
  • 3cs de Grand-Marnier

Comment procéder ? 
  1. Verser l'alcool sur les raisins et les écorces d'oranges, ajouter un peu d'eau chaude et laisser macérer dans un coin
  2. Faire tiédir le lait sur feu doux ; mettre 150g de farine dans un saladier et y creuser un  puits, y émietter la levure, verser 100 mL de lait et tout mélanger 
  3. Laisser reposer ce levain une trentaine de minutes dans le four à 50°C, le temps de préparer le dîner
  4. Mettre le reste de farine dans un saladier, déposer le levain au centre ; commencer à pétrir puis verser le reste de lait 
  5. Ajouter les jaunes d'oeufs et la cassonade, mélanger ; incorporer enfin le beurre mou avec les doigts 
  6. Travailler énergiquement pendant une quinzaine de minutes, jusqu'à ce que la pâte forme une boule élastique (elle devrait cependant coller encore un peu)
  7. Placer dans un saladier, recouvrir d'un torchon propre et laisser reposer environ 2 heures, pendant le film, à proximité d'un radiateur : la pâte doit doubler de volume
  8. Rompre la pâte, y incorporer les fruits préalablement égouttés, pétrir un peu
  9. Beurrer et fariner le moule, le garnir de la pâte, couvrir du torchon ; Laisser pousser toute la nuit dans une pièce pas trop chauffée
  10. Le lendemain matin, au lever, préchauffer le four à 170°C ; au sortir de la douche, Enfourner le panettone et cuire 1h à 1h15
  11. Laisser refroidir complètement avant de démouler ; saupoudrer de sucre glace pour le service.
Je ne sais pas où trouver des moules à panettone. Comme  je n'en avais pas, j'ai utilisé mon moule à Kougelhopf, ce qui a très bien fonctionné à mon goût. Pour tout dire, le panettone contient la juste dose de sucre pour être dégusté tel quel au petit déjeuner, alors que le kougelhopf est un peu fade. 

Quelquefois on fait ça pour sauver la face, songea Jerry, d'autres fois seulement parce qu'on n'a pas fait son boulot tant qu'on a pas eu la frousse de sa vie. D'autres fois encore, on y va pour se rappeler que survivre, c'est un coup de chance. Mais la plupart du temps, on y va parce que les autres y vont ; pour le machismo ; et parce que pour être dans le coup il faut partager. Autrefois, peut-être, Jerry y était allé pour des raisons plus choisies. Pour se connaître : le style Hemingway. Pour élever son seuil de peur. Parce que dans la bataille comme dans l'amour, il y a escalade du désir. Quand on a été mitraillé, les balles isolées, ça semble banal. Quand on a été arrosé d'obus, la mitraillade, ça devient un jeu d'enfant, ne serait-ce que parce que l'impact d'une balle laisse votre cerveau en place alors que le choc d'un obus vous le fait ressortir par les oreilles. Et puis il y a une certaine paix : il se souvenait de ça aussi. A de mauvais moments de sa vie - quand rien n'allait, l'argent, les enfants, les femmes - il avait connu un sentiment de paix qui venait du fait de comprendre que rester vivant était sa seule responsabilité. Mais cette fois - se dit-il -, cette fois c'est vraiment la raison la plus stupide, et c'est parce que je recherche un pilote complètement camé qui connaît un homme qui avait Lizzie Worthington pour maîtresse.

John le Carré, Comme un collégien

lundi, décembre 24, 2012

Panforte au Chocolat


Il est encore temps de préparer quelques douceurs à offrir pour Noël !
Des sachets transparents à fond cartonné et du ruban en satin, rafia ou tulle seront du plus bel effet pour présenter vos oeuvres. Chocolat, fruits secs, miel et épices restent des valeurs sûres, à décliner en mendiants, florentins, truffes... ou en jouant la carte du traditionnel revisité avec ce Panforte, comme un nougat au chocolat.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 200g de chocolat noir
  • 150g de miel
  • 100g d'invalides (cerneaux de noix)
  • 100g de noisettes décortiquées
  • 40g de pistaches décortiquées
  • 75g d'écorces d'orange confites
  • 75g d'abricots secs charnus
  • 50g de raisins secs golden
  • 40g de cacao
  • 40g de fécule de maïs
  • 1cs de cannelle moulue
  • 2 pincées de poivre blanc concassé
  • 1 pincée de noix de muscade râpée
  • sucre glace

Comment procéder ?
  1. Griller à sec les invalides, les noisettes et les pistaches
  2. Faire fondre le chocolat et le miel au bain-marie
  3. Détailler les oranges, les abricots et les raisins en petits dés
  4. Peler et concasser grossièrement les fruits à coque secs
  5. Tamiser ensemble la fécule et le cacao, ajouter les épices
  6. Amalgamer avec le chocolat au miel
  7. Incorporer tous les fruits 
  8. Garnir un moule à cake du mélange, et lisser au couteau
  9. Cuire 40 minutes à 150°C, recouvert de papier aluminium
  10. Laisser sécher 10 minutes à découvert dans le four
  11. Laisser refroidir complètement
  12. Couper des cubes et saupoudrer de sucre glace

Ranger les cubes de panforte dans des sachets pour offrir !


vendredi, février 10, 2012

Muffins à la Crème de Marrons et à l'Orange


Crème de marrons ou confiture de chataignes ? A chacun de choisir son clan. Dans les deux cas, ils ne s'agit certainement pas de manger les marrons que l'on donne aux cochons !...

Il y a peu, j'ai eu le bonheur de goûter au fameux chocolat chaud l'Africain de la maison Angelina, véritable institution parisienne. Et pour accompagner l'ontueuse boisson, j'ai commandé une petite bombe gourmande, j'ai nommé le Mont-Blanc. Savez-vous donc ce qu'est un Mont-Blanc ?... Cette douceur tout en contrastes se compose d'une base meringuée croustillante, d'une crème fouettée aérienne et de spaghetti de crème de marrons véritable. Ce fut pure folie sans doute que de me lancer dans une telle aventure, et j'eus quelque peine à démentir le vieil adage qui veut que j'aie les yeux plus gros que le ventre.

Le chocolat chaud était délicieux, un peu plus sucré et moins chocolaté que celui servi chez Jean-Paul Hévin, cependant. Le Mont-Blanc fut une révélation et valait le détour à lui seul. Il paraît qu'il s'en vend quelques 400 par jour ! Dans ce décor de style Belle-Epoque, l'espace est aujourd'hui rentabilisé au maximum. Les tables sont presques collées, de sorte que votre voisin peut tranquillement z'yeux-ter votre douceur pour guider son propre choix. Le service est fort aimable, dégageant une sorte d'esprit de famille. J'ai cru y croisé Proust.

Pour prolonger le plaisir de la crème de marrons, voici une recette de muffins qui dépote, variante de la recette originale aux framboises.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 2cs bombées de crème de marrons d'Ardèche
  • quelques bâtons d'écorces d'orange confites
  • une paire de gros oeufs
  • un peu de lait
  • 60g de beurre
  • 100g de sucre
  • 210g de farine
  • 40g de flocons d'avoine
  • 2cc de levure chimique


Comment procéder ?

  1. Fouetter les oeufs avec le sucre
  2. Faire fondre le beurre et l'incorporer
  3. Ajouter environ 2cs de lait et la crème de marrons
  4. Incorporer les écorces d'orange confites, coupées en dés
  5. Mélanger la farine, les flocons d'avoine et la levure
  6. Amalgamer les deux masses sans trop mélanger (2-3 tours seulement !)
  7. Garnir des moules ou des caissettes
  8. Cuire au four 15 minutes à 180-190°C.

A manger de bon matin, avec un smoothie kiwi-ananas, dans un train qui file à travers la campagne française... pour se donner du peps !




dimanche, octobre 23, 2011

Des pâtisseries signées PH, et des Kanelbullar, encore !


Ibiza : biscuit dacquoise à la pistache, crème de mascarpone à l'orange agrémentée de zestes, mousse au touron fraîche et gourmande, nougatine croustillante aux amandes, au bon goût de beurre et qui ne colle pas aux dents, poussière de pistaches

Azur : Biscuit chocolat très moelleux sans farine, crème au yuzu qui tranche, mousse dense au chocolat, sablé croquant chocolat à la fleur de sel, fine feuille de chocolat noir

Le plaisir de manger est toujours différent, selon que l'on a mis à l'épreuve son cœur et son savoir-faire, ou que l'on s'est contenté de mettre les pieds sous la table. Parce que lorsque l'on a sué sang et eau à force de fouetter, de battre, de pétrir, de monter, d'émulsionner, de remuer, de chauffer... on a une impression vague de tous ces gestes en filigrane de la dégustation. Et ça vous gâche un peu la chose, comme un baby blues, peut-être. Alors que quand on prend le temps de déguster, de jouir de chaque bouchée d'un objet gourmand qui touche à la perfection et que d'autres se sont chargés de créer pour soi, il me semble qu'on en profite un peu plus. Et derechef, l'envie monte de se lancer dans de nouvelles aventures...




Et pourquoi pas des aventures de boulange, avec ce froid qui semble s'installer ? Plus je m'y essaie, plus mes viennoiseries deviennent belles, bonnes, moelleuses, mes tours de main faciles et mes pâtes maniables ! Une fois encore, je vous propose des Kanelbullar, avec une recette nouvelle, qui n'est pas celle-ci ni celle-là non plus. En effet, après mettre triturée les méninges pour trouver la combinaison parfaite, la mixture d'ingrédients idéale, qui raviverait le souvenir de là-bas, je me suis finalement décidée au pied levé à partir d'une photo fort alléchante. Les meilleurs brioches que j'ai jamais faites, je crois...


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 450g de farine (325g de farine blanche et 125g de farine type 110)
  • 50g de levure fraîche de boulanger
  • 300 mL de lait entier (je n'utilise plus que du lait entier pour la pâtisserie)
  • 150g de beurre, à température ambiante
  • 40g de sucre
  • de la cassonade
  • 4cs de cannelle (soyez généreux)
  • 2 oranges
  • 1 jaune d'oeuf (additionné d'un peu de lait)
  • sucre perlé
  • sel

Comment procéder ?

  1. Chauffer 300 mL de lait avec 50g de beurre, coupé en petits cubes, jusqu'à une température de 37°C (bien mélanger pour faire fondre le beurre)
  2. Verser le liquide sur la levure et la diluer ; laisser reposer (agir !) 5 minutes
  3. Mélanger 50g de sucre, une pincée de sel et quasiment la totalité de la farine
  4. Verser le mélange à la levure et amalgamer à la cuillère en bois ; travailler la masse en ajoutant de la farine jusqu'à obtenir une pâte élastique
  5. Couvrir d'un linge propre et laisser lever 30 minutes dans un endroit chaud et sec
  6. Presser le jus des deux oranges, ajouter 50g de cassonade ; porter à ébullition et laisser bouillonner quelques minutes pour faire réduire
  7. Battre 100g de beurre en pommade, ajouter 4cs de cassonade et 4cs de cannelle ; bien remuer pour ramollir
  8. Dégonfler la pâte à la main, pétrir 2 minutes, puis étaler au rouleau en un rectangle de 30x40 cm, sur une feuille de papier sulfurisé ; garnir du mélanger beurre-cannelle
  9. Rouler la pâte en préservant la longueur, en s'aidant du papier ; découper des tranches de 2cm d'épaisseur ; les ranger dans un plat ou sur une plaque
  10. Couvrir d'un torchon propre et laisser lever 20 minutes dans un endroit chaud
  11. Dorer au jaune d'oeuf, puis cuire 7-8 minutes à 230°C dans un four préchauffé à 250°C
  12. Une fois les kanelbullar refroidis, les badigeonner de sirop à l'orange et parsemer de grains de sucre.

It's a very long, very organic, very mysterious process.
We sit like that for hours. And usually we always have this illusion that we are going to come up with the product of our expertise, our genius, and create a song, you know. But it never works like that. When we do that, we always end up with something very normal, very boring.

Phoenix lead singer

dimanche, mars 27, 2011

De la Confiture De Maltaises

La confiture, c'est facile. Il suffit de faire cuire des fruits qui figent - soit qui contiennent de la pectine, des fruits pas trop mûrs en somme, ou avec des pépins - avec leur 1/2 poids en sucre, de remuer un peu, d'écumer de temps en temps. Et on obtient cette pâte miraculeuse de douceur, à étaler sur du pain chaud bien grillé, par-dessus une couche de beurre frais, ou dans le fond d'un cheese-cake, ou à fourrer dans des petits pains, mieux, des scones.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 1 kg d'oranges maltaises
  • 1/2 paquet de sucre cristal
  • du thé Chaï cachemire
  • de l'eau

Comment procéder ?

  1. Porter à ébullition 200 mL d'eau ; y faire infuser 3cc de thé pendant 5 minutes
  2. Passer les oranges sous l'eau, en presser deux et filtrer le jus ; mettre dans une casserole avec le thé filtré et 500g de sucre
  3. Détailler les autres oranges en fines rondelles
  4. Porter à ébullition les liquides et le sucre ; ajouter ensuite les rondelles
  5. Laisser cuire à petits bouillons environ une demi-heure, en écumant de temps en temps
  6. Le test pour voir si la confiture est prête : Placer une soucoupe au froid, la sortir et y déposer un peu de confiture, remettre au froid quelques instants ; vérifier que la confiture a figé en inclinant la soucoupe !
  7. Remplir deux pots en verre de la confiture bouillante ; fermer les pots et retourner pour laisser refroidir.


dimanche, mars 13, 2011

Nigella's Chocolate Cakes


She is a Domestic Goddess ! Et elle fait des gâteaux au chocolat merveilleux, gourmands, originaux... j'ai nommé Nigella Lawson ! Je vous ai déjà vanté les mérites du gâteau au chocolat et à la Guinness. Si vous n'êtes pas spécialement fana de bière brune et que vous nourrissez de la méfiance pour les recettes d'English, rassurez-vous ! On ne sent pas du tout le goût de la Guinness dans ce gâteau, celle-là n'ayant pour seule vocation que d'apporter une texture moelleuse incomparable.

Je voudrais partager aujourd'hui deux autres recettes de cakes, testées et largement approuvées. Le premier est fait d'un appareil au chocolat et au cacao, enrichi de crème et dans lequel on ajoute un peu d'eau bouillante pour une texture ultra-fondante. Une fois cuit, le cake est arrosé très largement d'un sirop au cacao qui va nourrir l'intérieur et le rendre encore plus gourmand. Le deuxième est délicatement parfumé à l'orange, avec un bon goût de caramel donné par l'ajout de Golden Syrup. Du bonheur pour les papilles !


I. Cake ultra-fondant au chocolat
(http://www.nigella.com/recipes/view/quadruple-chocolate-loaf-cake-130)

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 2 oeufs
  • 1/2 paquet de sucre
  • le fond d'un paquet de farine
  • 1 plaquette de beurre
  • 1 grosse tablette de chocolat noir
  • 1 paquet de cacao Van Houtten
  • 1 sachet de levure chimique
  • le fond d'une brique de crème liquide

Comment procéder ?
  1. Tamiser 200g de farine, 1/2cs de levure, 50g de cacao dans un saladier
  2. Faire fondre 175g de beurre ; faire bouillir 125 mL d'eau
  3. Ajouter 200g de sucre, le beurre fondu et les œufs au mélange farine-cacao
  4. Verser 80 mL de crème et remuer
  5. Incorporer l'eau bouillante progressivement
  6. Garnir un moule à cake beurré et fariné
  7. Cuire 1 heure à 170°C
  8. Faire un sirop avec 100g de sucre, 125 mL d'eau et 1cs de cacao
  9. Piquer le cake encore tout chaud ; verser le sirop et laisser refroidir complètement.


II. Cake au chocolat et à l'orange

(adaptée du livre Kitchen)

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 2 oeufs
  • 1 pot de Golden Syrup
  • un fond de paquet de sucre
  • un fond de paquet de farine
  • 1 plaquette de beurre, à température ambiante
  • du cacao non sucré de très bonne qualité
  • 1 sachet de levure chimique
  • 2 oranges, non traitées après récolte

Comment procéder ?
  1. Tamiser 150g de farine avec 1/2cc de levure et 25g de cacao
  2. Battre 150g de beurre en pommade avec 2cs bombées de Golden Syrup et 100g de sucre ; faire chauffer les muscles pour obtenir une crème lisse
  3. Mélanger les deux masses ; y incorporer les œufs un à un
  4. Prélever le zeste d'une orange et l'ajouter à la préparation
  5. Presser les deux oranges ; verser le jus dans l'appareil
  6. Garnir un moule à cake beurré et fariné
  7. Cuire 45 minutes à 170°C.

mardi, mars 08, 2011

Bugnes Lyonnaises de Mardi Gras !


C'est la période des bugnes, merveilles et autres réjouissances de Mardi Gras ! Profitons-en pour partager un moment convivial et gourmand autour de recettes de notre enfance. Cette année, il s'agit de bugnes lyonnaises, celles que je faisais avec ma maman quand j'étais enfant. Je me rappelle le découpage ludique de la pâte, avec un instrument qui me paraissait alors magique, la roulette (dentelée) à pâtisserie...! Comme pour les crêpes, le secret d'une bonne pâte réside dans l'ajout de petits agréments : zestes, rhum... qui parfument agréablement.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 1/2 paquet de farine blanche
  • 1/2 sachet de levure
  • du sucre vanillé (ajouter une gousse séchée dans le paquet !)
  • du beurre à température ambiante
  • des œufs
  • du rhum
  • 1 orange non traitée
  • 1 bouteille d'huile de friture
  • beaucoup du sucre glace à saupoudrer !

Comment procéder ?

  1. Mélanger 250g de farine, la levure et 50g de sucre
  2. Prélever le zeste de l'orange et l'ajouter au mélange
  3. Incorporer 50g de beurre mou coupé en petits morceaux
  4. Ajouter 2 oeufs et un bouchon de rhum ; mélanger du bout des doigts puis pétrir jusqu’à obtenir un mélange homogène ; former une boule et laisser reposer 1 heure à couvert
  5. Etaler la pâte au rouleau assez finement ; tailler des bandes à la roulette, puis former des losanges en découpant en diagonale
  6. Pratiquer une petite incision au centre de chaque losange ; passer une extrémité du losange dans la fente pour donner un effet tressé ; ranger les bugnes dans une assiette, bien séparées les unes des autres
  7. Faire chauffer de l'huile à 180°C dans une sauteuse ; vérifier que l'huile est à bonne température en plongeant un petit morceau de pâte : elle doit remonter rapidement à la surface et l'huile doit grésiller autour (attention à ne pas laisser l'huile fumer, la température serait alors trop haute !)
  8. Maintenir la chaleur à feu moyen et plonger les bugnes dans l’huile bouillante, trois par trois ; retourner les bugnes dès qu'elle commencent à dorer ; les retirer puis les égoutter sur du papier absorbant
  9. Saupoudrer abondamment de sucre glace !


mercredi, février 09, 2011

Des crêpes et des crêpes et des crêpes !!!


C'est quoi une bonne recette de crêpes ?

Alors, tu vois, faut faire gaffe, la différence entre une bonne crêpe et une mauvaise crêpe... ben, déjà la bonne est fine, très fine, presque transparente, et puis elle est parfumée, et moelleuse, pas sèche, et puis aussi ça sert à rien le beurre dans la pâte à crêpes.
Je suis toujours étonnée de constater à quel point il est difficile de trouver une vraie bonne recette de crêpes, simple, facile, sans fioriture mais subtile... Consultez tous les livres/bibles culinaires que vous voudrez, vous aurez bien du mal à trouver cette recette-là. Et pourtant, exécutée par un manieur expert de crêpière, elle donne des galettes sucrées merveilleuses pour la Chandeleur (oui, c'est un peu tard, jeune homme).

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 1/2 boîte d'oeufs (des gros)
  • 1/2 paquet de farine
  • du lait (mais c'est quoi cette...?)
  • de l'eau (mais oui, de l'eau, dans la pâte à crêpes, je vous jure !)
  • du sucre en poudre
  • de l'eau de fleur d'oranger
  • du rhum ambré ou du cointreau
  • 1 orange non traitée, zestée
  • 1 citron non traité, zesté

Comment procéder ?

  1. Chauffer 200 mL d'eau et 200 mL de lait à la limite de l'ébullition
  2. Disposer 300g de farine dans un grand saladier
  3. Incorporer 3 œufs un à un avec un fouet
  4. Verser le mélange lait-eau en remuant énergiquement avec le fouet pour éviter la formation de grumeaux
  5. Ajouter 1-2 bouchons de fleur d'oranger, 1-2 bouchons de rhum ambré ou de cointreau, un zeste d'orange entière, un zeste de citron entier, en remuant
  6. Laisser reposer la pâte quelques heures. Elle va épaissir. Au moment de faire les crêpes, il faut délayer la pâte avec de l'eau jusqu'à ce qu'elle devienne bien liquide
  7. Faire chauffer la poêle, huiler légèrement. L'astuce pour avoir des crêpes bien fine consiste à utiliser le moins de pâte possible. C'est pour ça qu'il faut la pâte soit très liquide : de cette façon, elle s'étale bien dans la poêle sans avoir besoin d'en mettre une grande quantité.
  8. Une fois la crêpe retournée, saupoudrer de sucre en poudre et plier en triangle dans la crêpière, de sorte que le sucre fonde dans la crêpe chaude. mmmmhh !


dimanche, novembre 28, 2010

Stollen : un dessert ambitieux


Mais, qu'est-ce qui se cache dans cette boîte ?...
Il s'agit d'un gâteau de Noël traditionnel allemand, consommé durant la période de l'Avent. Je vous le donne en mille : c'est un Stollen !


Faisant suite à ma petite escapade berlinoise, ce premier contact franc avec la pâtisserie allemande est un succès ! Le Stollen peut être simplement fourré de fruits secs et confits en tout genre, ou encore agrémenté d'un boudin de massepain (fait maison, c'est meilleur !). Sa réalisation n'est pas très compliquée, il vous faudra juste un peu de temps pour laisser lever, faire pousser...etc.


Marzipan Stollen 
recette inspirée des blogs Beau à la louche et Epices et compagnie
pour 10 personnes, 1 gros stollen

  • 1 oeuf + 1 jaune
  • 160g + 20g de beurre mou
  • 160 mL de lait
  • 60g de sucre
  • 20-25g de levure fraîche
  • 480g + 20g de farine semi-complète
  • 160g de Massepain
  • 125g d'abricots secs
  • 75g de raisins de Corinthe
  • 40g de pruneaux d'Agen
  • 35g d'écorces d'orange confites
  • 20g de figues séchées
  • 35g de pistaches
  • 30g de noisettes
  • 1/3 de citron zesté
  • 1 fève tonka, râpée
  • 1,5 cc de cannelle
  • 0,5cc de gingembre
  • 1 pincée de muscade
  • 3 cosses de cardamome
  • 50 mL de rhum ambré
  • 1 bouchon de fleur d'oranger
pour le massepain : pâte d'amandes en proportion 50/50
  • 160g de poudre d'amandes
  • 160g de sucre glace
  • 1 blanc d'oeuf
  • 3cs d'amaretto
  1. Mélanger la poudre d'amandes et le sucre dans un bol 
  2. Incorporer progressivement le blanc, tout en remuant
  3. Verser l'amaretto et mélanger pour obtenir une pâte homogène et crémeuse.

La veille
  1. Couper tous les fruits secs et confits en petits dés dans un bol 
  2. Verser le rhum et l'eau de fleur d'oranger, laisser macérer

Le levain
  1. Délayer la levure dans 160 mL de lait tiède 
  2. Mettre 160g de farine dans un saladier, y creuser un puits 
  3. Verser la levure délayée et mélanger quelques minutes 
  4. Laisser lever 30 minutes dans un endroit chaud, à couvert

La pâte à stollen
  1. Battre le beurre en pommade avec le sucre 
  2. Ajouter les oeufs, mélanger, puis ajouter le zeste 
  3. Mélanger les épices et la farine restante (320g) 
  4. Incorporer le levain à cette farine parfumée 
  5. Ajouter le mélange liquide et bien mélanger 
  6. Prélever 1/3 de pâte et l'étaler avec 20g de farine en ovale 
  7. Incorporer les fruits secs et confits dans les 2/3 de pâtes restants 
  8. Ajouter encore les pistaches et les noisettes



Le montage
  1. Former un boudin de massepain et le placer sur l'ovale 
  2. Disposer les 2/3 de pâte garnie par-dessus le boudin 
  3. Envelopper la pâte en soudant, retourner délicatement 
  4. Donner sa forme au stollen en creusant un côté sur la longueur
La pousse et la cuisson
  1. Placer le stollen sur une plaque recouverte de papier sulfurisé 
  2. Laisser pousser 1 heure sous un linge au chaud 
  3. Badigeonner de beurre fondu au pinceau 
  4. Enfourner à 200°C pour 30-35 minutes => croûte dorée 
  5. Laisser refroidir puis saupoudrer de sucre glace.

lundi, janvier 18, 2010

Quand le Potiron se fait Tarte


Ah! Quand reverrai-je mes chères collines enneigées ?... qui ont plus de classe que ce Paris tout gris, où l'on nous promet pourtant chaque jour le soleil.

En attendant des jours meilleurs et pour positiver un peu, je vous propose de voir la vie en orange avec, pourquoi pas, du jus de carottes, un gâteau sur-vitaminé à l'orange ou encore une quiche au potiron, miam, c'est bon.


Gâteau survitaminé à l'orange et aux bananes
recette adaptée du gâteau orange-banane
pour 6 personnes


  • 2 bananes très très mûres à point
  • 2 oranges bio, détaillées en suprêmes
  • 2 oeufs
  • 100g de beurre
  • 90g de sucre
  • 75-100g de poudre de noisettes
  • 2cs bombées
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1-2 bouchon de rhum
  • quelques écorces d'orange confites
  • cassonade
  • beurre
  • de farine
Battre le beurre en pommade
Ajouter
le sucre et mélanger
Ajouter
la poudre de noisettes et mélanger
Incorporer
les oeufs un à un
Zester
une orange et mettre dans la préparation
Verser
le jus des oranges et le rhum, ajouter les suprêmes
Ajouter
la farine et la levure pour une consistance tenue
Répartir
un peu de beurre et de cassonade au fond d'un moule à manquer
Découper
les bananes en rondelles épaisses et disposer
Verser
la garniture et bien répartir
Enfourner
à 20-30 minutes à 200°C
Démouler et disposer des écorces d'orange confites par-dessus.



Quiche santé au potiron
avec la pâte santé de Laurence Salomon
pour 4 personnes

  • 200g de farine semi-complète
  • 50g de flocons d'avoine
  • 5cs d'huile d'olive
  • 1cc de curry
  • 1 pincée de sel
  • eau
  • 1 belle tranche de potiron, coupée en morceaux
  • 200g de lardons, dégraissés à la poêle
  • 1cs bombée de crème fraîche épaisse
  • 50 mL de lait
  • 2 oeufs
Cuire les morceaux de potiron à l'eau bouillante
Ecraser la chair à la fourchette, laisser égoutter toute la nuit
Mélanger la farine, les flocons d'avoine, le sel et le curry
Ajouter l'huile d'olive et commencer à amalgamer
Mouiller d'eau suffisamment pour pouvoir former une boule
Laisser reposer au frais 30 minutes à 1 heure
Fouetter les oeufs
Mélanger avec la crème fraîche
Ajouter la chair de potiron
Mouiller de lait jusqu'à la consistance désirée
Etaler la pâte pour en foncer un moule à tarte
Cuire à blanc 10 minutes à 180°C
Répartir les lardons
Recouvrir de la migaine au potiron
Cuire encore 20-30 minutes à 180°C.

samedi, décembre 13, 2008

Le Choc'Orange

J'annonce la couleur : Le Choc'Orange est sans conteste LE PLUS BEAU GÂTEAU que j'ai fait de toute ma vie de pâtissière amatrice ! Comme son nom l'indique, il met à l'honneur l'association chocolat-orange. La base biscuitée, inspirée des tablettes de chocolat à l'orange, est un simple brownie dont la masse est incrustée d'écorces d'orange confites. Une mousse à l'orange haute et aérienne vient contre-balancer la densité du brownie, apporter de la légèreté et une note subtile d'orange. Classiquement, elle est réalisée à partir d'un sabayon aux jus et zestes d'agrumes, dans lequel sont incorporés une crème chantilly et des blancs en neige. Entre la base et la garniture est insérée une fine couche croustillante de pralinoise agrémentée de crêpes dentelle émiettées. Mmmh... et il n'en reste pas une miette.

Choc'Orange

pour 8 personnes



Brownie aux oranges confites
recette adaptée de Pierre Hermé
  • 135g de chocolat noir à 70%, fondu
  • 3 oeufs
  • 190g de beurre mou
  • 150g de sucre
  • 45g de farine
  • 55g de poudre d'amande
  • 50-75g d'écorces d'oranges confite, coupés en tous petits dés
Faire fondre le chocolat et le beurre
Incorporer
les oeufs un à un au fouet
Ajouter
le sucre, puis la poudre d'amandes
Mélanger
avec la farine à la spatule
Incorporer
délicatement les écorces d'orange
Tapisser
un moule à manquer de 24-25 cm de diamètre
Verser
la préparation et lisser la surface
Enfourner
15-20 minutes à 180°C, l'intérieur doit être juste cuit
Laisser
refroidir, puis démouler, égaliser les bords en placer dans un cercle à pâtisserie

Praliné croustillant
  • 150-200g de chocolat praliné, ou pralinoise
  • 50g de crêpes dentelles, écrasées
Faire fondre le chocolat praliné
Incorporer
les crêpes dentelles
Etaler
en couche fine sur le brownie

Mousse à l'orange
  • 300 mL de jus d'orange
  • 1 orange, zestée
  • 1 citron, zesté
  • 4 oeufs moyens, séparés
  • 250 mL de crème fleurette
  • 1cs de sucre glace
  • 150g de sucre
  • 30g de maïzena
  • 1cc d'agar-agar
  • 3cs de rhum ou Grand Marnier
Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre au fouet
Ajouter
les zestes d'orange et de citron
Chauffer
le jus d'orange dans une petite casserole
Incorporer
la maïzena dans les jaunes blanchis
Verser
le jus d'orange sur le mélange en remuant constamment
Chauffer
5 minutes sur feu moyen pour faire épaissir, en fouettant
Ajouter
l'agar-agar, puis l'alcool
Fouetter
la crème jusqu'à complet refroidissement
Monter
la crème fleurette en chantilly avec le sucre glace
Monter
les blancs en neige ferme, sans les faire perler
Incorporer
la crème chantilly à l'appareil
Incorporer
les blancs en neige délicatement à l'appareil
Garnir
un cercle à pâtisserie de la mousse sur le brownie
Laisser
prendre au froid 3-4 heures (congélateur ou réfrigérateur).

jeudi, février 07, 2008

Le Grand Détournement I (PH)


Orange, fruits de la passion et crème cheesecake sont les composants essentiels de la collection Satine par Pierre Hermé, dernièrement à l'honneur dans ses boutiques. Une combinaison évocatrice et de saison, avec laquelle on peut élaborer sa propre gourmandise...
Je me suis inspirée de la recette de Natalia pour la base du cheesecake et de celle de Sandra pour la marmelade d'orange.

La marmelade d'orange

  • 2-3 oranges
  • le même poids en sucre ou seulement 80%
  • 1cc de cardamome
Prélever et cisailler le zeste d'une orange
Parer
les oranges et en prélever la chair et le jus
Réserver
les pépins dans une étamine
Porter
à ébullition les oranges, le sucre, l'étamine et la cardamome
Cuire
15 minutes à feu moyen en écumant la mousse au fur et à mesure
Poursuivre
à feu doux jusqu'à la consistance désirée.
La marmelade est cuite lorsqu'une petite cuillérée prélevée fige rapidement sur une soucoupe froide.


Le cheesecake façon Satine

  • 6 fruits de la passion bien mûrs, pulpe filtrée
  • 200-300g de marmelade d'orange
  • 1 trait de citron
  • 3 oeufs
  • 500g de ricotta
  • 200g de mascarpone
  • 100g de sucre
  • 300g de palets breton
  • 50g de beurre, fondu
Mélanger les biscuits écrasés et le beurre
Répartir
dans le fond d'un moule à manquer en tassant bien
Disposer
la marmelade par-dessus avec le dos d'une cuillère
Fouetter
le mascarpone et la ricotta ensemble
Incorporer
les oeufs un à un, puis le sucre
Verser
le jus de fruits de la passion et le jus de citron
Garnir
le moule de la préparation
Cuire
au four à 140°C, ayant préchauffé à 180°C, environ 1 heure. Le milieu du cheesecake doit encore être tremblotant.

vendredi, novembre 02, 2007

Grrrr..... Halloween !


Pour cette soirée très spéciale, j'avais conçu un menu très orange : soupe de potiron au lait de coco, crumble salé au potimarron et trilogie de desserts. J'ai utilisé la chair du potimarron que vous pouvez admirer ci-dessus pour cuisiner le crumble, dont la recette vient de chez Sigrid. Nous avons fondu pour ce plat tout en douceur et nous avons trouvé que le potimarron est parfaitement adapté à ce genre de plats, crumbles, gratins et autres purées. Sa chair est succulente et se tient mieux que la chair du potiron, avec un petit côté farineux qui arrondit les angles. La farine de seigle est également une bonne trouvaille. J'ai un peu modifié la recette initiale, à savoir que j'ai mis du romarin et un peu de persil à la place de la sauge, du reblochon à la place du taleggio, du jambon cru à la place du bacon, et pas de crème fraîche.


En dessert, une variation autour de l'orange et du chocolat. Trois saveurs pour une trilogie de dessert : à gauche une crème aux oeufs à l'orange parfumée à la fleur d'oranger, à droite une mousse light extraordinaire au chocolat et à l'orange, en bas deux petites truffes qui réunissent les trois saveurs chocolat, orange et fleur d'oranger. Un dessert certes copieux mais pas si riche qu'il en a l'air ! En effet, point de beurre, un peu de crème fraîche dans les truffes et dans la crème aux oeufs, mais pas dans la mousse ! (contre toute attente) Peu de sucre, et que du chocolat noir bon pour la santé. Chaque dessert est une combinaison différente de saveurs, mais également une illustration différente des desserts fondants : la crème prise, la mousse et la ganache. La mousse et la crème à l'orange ont été toutes deux de très bonne surprises. Elles sont à la fois faciles à réaliser, agréables à la présentation, de textures légères et surtout délicieuses. Je préfère même la crème prise comme ça à la crème brûlée !

Crèmes à l'orange et à la fleur d'oranger

  • • 2 oranges, pressées
  • • 2 oeufs, battus
  • • 50g de sucre
  • • 1cs de crème fraîche épaisse
  • • une lichette de lait
  • • 2 petits bouchons de fleur d'oranger
Mélanger le jus d'orange, les oeufs, le sucre et la crème
Verser un peu de lait
Faire épaissir 5 minutes à feu doux
Verser la fleur d'oranger hors du feu
Garnir des ramequins individuels
Placer au bain-marie dans un plat à gratin
Cuire au four 30 minutes à 130-160 °C.
J'ai commencé la cuisson à four moyen 160°C pendant 10 minutes, puis j'ai baissé à 150°C pendant encore 10 minutes, puis encore 10 minutes à 130°C, puis quelques temps à 100 °C, tout en veillant bien à ce que les crèmes ne cloquent pas (elles ne doivent pas bouillir !).

Mousse au chocolat d'Hervé This

  • • 125g de chocolat à 60% de cacao
  • • 10 cL de jus d'orange
  • • zeste d'orange
Faire fondre le chocolat dans le jus d'orange, avec le zeste, à feu très doux
Placer la casserole dans un bain d'eau glacée
Monter en crème chantilly au batteur électrique.
Et ça marche !! En seulement 5 minutes, vous obtenez une mousse aérienne et qui se tient !

Truffes chocolat, orange et fleur d'oranger

  • • 40g de chocolat à 70% de cacao
  • • zeste d'orange
  • • 1 bouchon de fleur d'oranger
  • &bull 1cs de crème fraîche épaisse
  • &bull un peu de lait
  • &bull cacao non sucré
Faire fondre le chocolat dans la crème et le lait
Ajouter le zeste d'orange et la fleur d'oranger
Laisser figer au froid (3 heures)
Former 4 petites boules de ganache
Rouler les boules dans du cacao non sucré
Remettre au frais jusqu'à la dégustation.

jeudi, février 15, 2007

Gâteau Renversé Vitaminé

Puisqu'on le réclame, le voici ! Le gâteau full of vitamines qui vous remet d'aplomb. Il est de saison (imaginez des framboises en plein hiver, tsss), il est à moitié exotique. La recette de base est celle d'un fondant à l'orange, que j'ai agrémentée d'amandes. J'ai pris des oranges maltaises, sanguines et très juteuses. La touche ultime, ce sont les bananes... deux bananes mûres coupées en rondelles et disposées au fond du moule. Du beurre et de la cassonade leur tiennent compagnie, devinez ce qu'il se produit à la cuisson ? Magie de la caramélisation. Miummy !


  • 2 bananes mûres
  • cassonade
  • beurre
  • 3 oranges maltaises (sanguines)
  • 2 oeufs
  • 100g de beurre
  • 90g de sucre
  • 75-100g de poudre d'amandes
  • 2-4cs de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 1-2 bouchon de rhum
Battre le beurre en pommade
Ajouter
le sucre et mélanger
Ajouter
la poudre d'amandes et mélanger
Incorporer
les oeufs un à un
Zester
une orange et mettre dans la préparation
Verser
le jus des oranges et le rhum
Ajouter
le farine pour une consistance tenue
Incorporer
la levure
Répartir
beurre et cassonade dans le fond d'un moule à manquer
Découper
les bananes en rondelles épaisses et disposer
Verser
la garniture et bien répartir
Enfourner
à 20-30 minutes à 200°C.

Je remercie Simon, sans qui rien n'aurait été possible. Son habileté dans l'art de la pâtisserie n'a d'égale que son ingéniosité culinaire.


I don’t set out to make any specific message or statement in any of my films. I believe that once the film is completed, it no longer belongs to just filmmaker but to the audience. And they are free to interpret them however they want to. And every interpretation is correct in its own right.
Like I said, when I was a kid I watched very few movies. I was a filmmaker before I started watching other people’s movies. To tell you the truth, it was not until I started directing my own movies and doing interviews for the promotion that I started to watch films frequently. Since I started presenting my films in international film festivals, I was overwhelmed by quantities of ‘influence’ questions. "Are you influenced by Godard?" or "Have you ever seen the films by Melvil?" or “How do you think about the works of Kurosawa, Ozu…? Embarrassed by the fact I hadn’t seen any of these director’s movies, I was ‘forced’ to watch other director’s movies! Every now and then, I would come across films, which I like, but I don’t think I am particularly influenced by any of the directors who made those movies. Because a director who made the films that I like also made the films that I do not like. I like "Seven Samurai" and "Rashomon" by Kurosawa, "Pierro Le Fout" by Godard, "I Clown" by Felini. But they all made films that I found disappointing. Besides, I don’t really enjoying watching films as much as I did making them. Because, when a film is rubbish, I would go, “shit, give me back my time I wasted on this piece of shit!” and when a film is good, I would go, “shit, that’s an excellent idea a director did there, the guy beats me to it!” So every time, I am a little irritated than before I watch a movie either way.
Takeshi Kitano

dimanche, mai 14, 2006

Cakes à l'orange et au citron



12 cakes individuels, réalisés dans des moules à mini-tartelettes en silicone.

  • les jus et zestes d'1 orange
  • 1 trait de citron
  • 120g de beurre mou
  • 2-3 oeufs
  • 120g de sucre
  • 120g de farine
  • 2/3 d'un sachet de levure chimique
  • 50g de sucre glace
  • 1/2 jus de citron

Travailler
le beurre en pommade avec le sucre
Verser
les jus et zestes et incorporer
Ajouter
les oeufs un à un
Amalgamer
progressivement la farine et la levure
Remplir
des moules individuels en silicone
Enfourner
30-35 minutes à 170-180°C
La surface des cakes doit être dorée, l'intérieur encore moelleux
Mélanger
la sucre glace et le jus de citron
Glacer
les cakes 10 minutes après la sortie du four.



mardi, avril 11, 2006

Desserts pour deux

Orange en sabayon

  • 1 grosse orange
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 30g de sucre
  • 1 blanc d'oeuf
  • 1 pincée de sucre glace
Peler une grosse orange et la détailler en suprêmes.
Disposer les tranches dans le fond de deux ramequins.
Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre
Mouiller d'un trait de jus d'orange
Porter au bain-marie et faire épaissir en fouettant constamment
Monter le blanc en neige ferme avec le sucre glace
Incorporer délicatement les deux masses
Garnir les ramequins de la préparation
Passer sous le gril du four quelques secondes voire minutes.

Sortir du four lorsque le dessus du contenu du ramequin forme une pellicule caramélisée et déguster chaud. C'est léger, aérien, sucré et un peu acide. A essayer avec des framboises et autres fruits rouges.


Panacotta et coulis de framboises

  • 1 gousse de vanille, fendue et grattée
  • 20 cL de crème fraîche liquide
  • 10 cL de lait
  • 35g de sucre
  • 1 feuille de gélatine (2g), ramollie dans de l'eau tiède
  • 10 cL de coulis de framboises
Porter la crème et le lait à ébullition avec la gousse de vanille
Couvrir et laisser infuser jusqu'à complet refroidissement
Filtrer
Ajouter le sucre et mélanger
Porter de nouveau sur le feu
Incorporer la gélatine essorée à l'ébullition
Verser dans deux bols
Couvrir de film plastique et placer au frais au moins 5 heures
Verser le coulis de framboises par dessus la crème et déguster.

On pourra s'aventurer à démouler la crème, pour une jolie présentation.
J'ai suivi initialement la recette du site Epicurien.be, en remplaçant un tiers de la crème par du lait et en minorant la quantité de sucre. J'ai trouvé cependant le résultat un peu pâteux, 2 feuilles de gélatine étant deux fois trop à mon goût.

On s'est connu, on s'est reconnu
On s'est perdu de vue, on s'est reperdu de vue
On s'est retrouvé, on s'est rechauffé
Puis on s'est séparé

Chacun pour soi est reparti
Dans le tourbillon de la vie

Jeanne Moreau, Le Tourbillon de la Vie.

lundi, novembre 21, 2005

Delicious

Voila une tarte qui met en scène à la fois l'accord rond chocolat-banane et l'accord acidulé chocolat-orange. La base est en pâte sablée aux amandes, tapissée de rondelles d'orange confites dans un sirop de sucre. La garniture au chocolat est un mélange de ganache au beurre et d'appareil aux oeufs entiers, agrémentée de tranches de bananes non apprétées. La tarte se déguste tiède alors que la garniture juste cuite est encore délicieusement fondante au centre et que les tranches de banane mûre ont ramolli sous la chaleur, apportant de la rondeur à l'ensemble. L'orange tranche, à la fois sucrée et acide, et s'accorde à merveille avec le fond de tarte sablé, légèrement parfumé aux amandes.

le fond de tarte
  • 100g beurre froid, coupé en dés
  • 50g sucre glace
  • 50g amandes en poudre
  • 150g farine
  • 2cs eau très froide
  • 1 pincée de sel
Mélanger la farine, la poudre d'amandes, le sucre et le sel
Incorporer le beurre froid du bout des doigts => pâte sableuse
Verser l'eau et remuer
Former une boule de pâte homogène
Laisser reposer au réfrigérateur 1-2h.
Mieux vaut ne pas laisser reposer trop longtemps les pates sablees, qui ont tendance a s'effriter quand on les etale.

la garniture
  • 150g chocolat noir amer (75%), cassé en petits morceaux
  • 1 orange non traitée, détaillée en rondelles
  • 1 banane mûre, détaillée en larges tranches biseautés
  • 3 oeufs entiers
  • 75g beurre, coupé en dés
  • 50g sucre
Etaler la pâte pour en foncer un moule à tarte beurré
Cribler la pâte de trous à la fourchette
Précuire à blanc 20min à 180°C
Confire les tranches d'oranges 15-20min dans un sirop
Egoutter sur du papier absorbant
Faire fondre le beurre avec le chocolat
Battre les oeufs avec le sucre
Incorporer le mélange beurre-chocolat
Homogénéiser au fouet
Disposer les rondelles d'orange sur le fond de tarte cuit
Recouvrir de l'appareil au chocolat
Enfoncer les tranches de banane dans la masse
Enfourner 15-20min à 180°C en surveillant la cuisson
L'appareil est encore légèrement tremblotant au centre.

"- Alice, I'm going to ask you a couple of standard questions, okay? Have you or any of your family been diagnosed schizophrenic? Mentally incompetant?
- My uncle thought he was Saint Jerome.
- I'd call that a big yes. Uh, are you habitually using drugs? Stimulants? Alcohol?
- No.
- No, no. Just asking. Are you, Alice, menstruating right now?
- What's has that got to do with it?
- Back off, man. I'm a scientist."

Ghost Busters, Ivan Reitman (1984)


mercredi, septembre 28, 2005

Je dompte mon four

Mon four (je dis mon mais c'est pas vraiment le mien, c'est celui d'Alison) est très capricieux, parce que sûrement très vieux. Il chauffe quand on lui demande de chauffer, ok, mais ensuite il décide que ça suffit, qu'il a fourni trop d'effort, alors il s'arrête, le con, et il refroidit. Une fois qu'il est en dessous d'une barre critique (qu'il fixe lui même avec ses petits capteurs apparemment) il se remet à chauffer parce qu'il est soucieux de remplir sa fonction : cuire. Voyez, ça me pose soucis, c'est tout un art de cuire dans ce four. Et la pâtisserie c'est un art de précision, merde. (et de doigté)
Ce coup-ci j'ai compris, je lui ai demandé de chauffer plus haut qu'il ne devrait (j'ai d'abord cru qu'il fallait rallonger le temps de cuisson, mais non non, que nenni, faut monter la température). Et j'ai obtenu un merveilleux gâteau à l'orange et au chocolat, lovely dixit Alison.

  • 100g de chocolat noir amer, grossièrement râpé
  • 4 oranges, dont 3 bio dont vous aurez prélever le zeste
  • 4 oeufs
  • 120g de beurre mou
  • 50g de sucre
  • 50g de cassonade
  • 50g de sucre glace
  • 100g d'amandes en poudre
  • 60g de farine (raising flour)
  • 1/2 cc de levure (baking powder)
Travailler le beurre en pommade avec le sucre et la cassonade
Incorporer les oeufs un à un
Ajouter la poudre d'amandes, les zestes, la farine et la levure
Verser le jus de deux oranges et homogénéiser la préparation
Tapisser un moule à manquer beurré
Recouvrir d'une couche de 50g de chocolat
Verser la moitié du reste de préparation
Réitérer la bicouche précédente
Enfourner 45 minutes à 400F
Démouler et laisser reposer une dizaine de minutes
Dissoudre le sucre glace dans le jus de deux oranges
Imbiber le gâteau.

Chaud, froid, n'importe quand, n'importe où, de préférence avec un thé.

"I love you Aniki! Wherever you at, man! "

And my understanding is that the yakuza gangster -- if he's really a top-ranked yakuza -- are not the type of guy who talks a lot. And, usually, it's the silent type of guy who will get to the top. So I just wanted to depict this character as the authentic yakuza guy, who would not concede his behavior, his ideas or his manners, wherever he is.

What I keep in mind when I depict violence in my own films is I always try to depict them in a way that conveys the pain that accompanies it. Because I believe violence in real life is something that is unpleasant to watch. And my policy is to depict violent scenes in such a way that would give a certain amount of aversion to the audience.

Takeshi Kitano

samedi, mars 19, 2005

Salade fraîche de riz aux agrumes


En cette période de chaleur, je vous propose un riz basmati en salade acidulée et colorée. Des tons de jaune, orange, rose, bordeaux, quelques touches vertes. Le contraste est agréable entre les fruits acides et le maïs doux, le citron et le miel. Le magret de canard séché fumé parachève l'oeuvre avec sa saveur typée.


  • 3 petits verres de riz long grain, cuit à la créole et refroidi
  • 1 pamplemousse, détaillé en quartiers
  • 1 orange, détaillée en quartiers
  • 1 petite boîte de maïs
  • 1/2 poivron jaune, détaillé en peits dés
  • une quinzaine de tranches de magret de canard séché fumé, émiettées
  • 1/2 verre de jus d'orange
  • 1/2 citron pressé
  • 1cs miel
  • 2cs huile neutre
  • 1 poignée de pistaches, grossièrement concassées
  • gingembre
  • ciboulette, persil...

  • Disposer
    le riz dans un grand saladier
    Ajouter les quartiers d'agrumes, le poivron, le maïs, les tranches de magret et mélanger le tout
    Mélanger les jus avec le miel, l'huile, les pistaches et les herbes
    Assaisonner de sel et gingembre
    Verser sur la salade et remuer.

    dimanche, mars 13, 2005

    Gâteau Humide


    Imbibé de jus de pamplemousse, légèrement acide, pas trop sucré, moelleux à souhait, ce gâteau humide se mange avec les doigts.

  • 2 pamplemousses
  • 2 oeufs
  • 125g beurre
  • 150g sucre glace
  • 115g farine
  • 1/2 sachet de levure chimique

  • Travailler
    le beurre en pommade
    Ajouter
    100g de sucre glace
    Incorporer les oeufs un à un
    Mélanger avec la farine, le jus d'1 pamplemousse et la levure
    L'appareil doit être onctueux et vierge de grumeaux.
    Verser dans un moule beurré (20cm de diamètre)
    Enfourner une demi-heure à 180°C
    Démouler
    Sucrer le jus de l'autre pamplemousse avec 50g de sucre glace
    Imbiber
    uniformément le gâteau.
    Procéder en plusieurs fois, en attendant que le gâteau s'imprègne bien à chaque fois. Inutile de badigeonner les côtés.

    Si vous dégotez des pamplemousses non traités, incorporez le zeste préalablement blanchi à la pâte pour l'agrémenter de touches orange vif.