dimanche, janvier 04, 2015

Chou Farci à la Saucisse de Morteau


Mais vous êtes chou ?
oh oui.

Parce que l'hiver est arrivé, puis reparti ; parce que le chou ça lave, après les fêtes ; parce que les carottes donnent bonne mine et que la saucisse fait rougir de plaisir.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • une dizaine de feuilles de chou frisé
  • une saucisse de Morteau fumée
  • deux trognons de pain rassis et du lait
  • une échalote
  • quelques branches de thym frais
  • deux carottes

Comment procéder ?
  1. Faire tremper le pain dans le lait ; hacher l'échalote ; effeuiller le thym
  2. Blanchir les feuilles de chou entières dans une eau bouillante, environ 10 minutes ; égoutter et laisser refroidir
  3. Hacher la chair de la saucisse, ajouter la mie de pain ramollie, le thym et l'échalote ; bien mélanger avec les doigts
  4. Peler les carottes et les couper en dés ; disposer au fond d'un plat allant au four
  5. Enlever la côte dure d'une feuille de chou ; prélever une boule de farce et la mettre sur la feuille ; replier la feuille pour enfermer la farce et ranger dans le plat
  6. Renouveler l'opération jusqu'à épuisement des feuilles
  7. Verser un peu d'eau dans le plat ; Cuire sous couvert d'aluminium, dans le four à 190°C, pendant plus d'une heure.
Accompagner de riz.

samedi, janvier 03, 2015

Gratin de Crozets de Savoie au Céleri, Jambon Cru et Comté


Fuck les Elvis Presley, les pilleurs de Memphis 
Je vaux bien plus qu'une Bentley, j'suis Chuck Berry en Stan Smith

jeudi, janvier 01, 2015

Strudel Poires et Chocolat


Ce qui est délicat dans le Strudel, c'est d'obtenir une pâte bien fine, tellement fine qu'on puisse se voir à travers. La première fois que j'en fis, ce fut tout une épopée. Cette recette-ci est plus simple... et tout aussi bonne.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 200g de farine 
  • 50 mL d'huile de tournesol 
  • 50 mL d'eau froide 
  • 1 œuf
  • 10g de beurre 
  • 35g de cassonade
  • 1 jaune et de la cassonade pour dorer 
  • 30g de beurre 
  • 5 petites poires 
  • 60g de chocolat noir
  • 60g d'amandes concassées ou effilées
  • 2 cs de miel  
  • 1 pincée de cannelle

Comment procéder ?
  1. Faire fondre le beurre dans une casserole
  2. Mettre la farine, les œufs, le sel, la cassonade et l'huile dans un saladier ; Ajouter le beurre fondu, puis l'eau et mélanger pour obtenir une pâte homogène
  3. Former une boule et laisser reposer la pâte 1h au frais
  4. Éplucher les poires et les tailler en cubes ; les saisir à la poêle dans le beurre, sur feu vif
  5. Ajouter les amandes, la cannelle et le miel ; Baisser le feu et  laisser cuire 6-8 minutes en remuant jusqu'à ce que les poires soient légèrement caramélisées et compotées ; laisser refroidir
  6. Étaler la pâte en rectangle le plus finement possible, sur un plan de travail fariné ; Étirer la pâte légèrement avec les mains
  7. Répartir les poires cuites refroidies en laissant les bords libres ; Râper le chocolat à l'économe et le répartir sur les poires 
  8. Rouler la pâte garnie en boudin, en serrant bien ; Déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé
  9. Badigeonner avec le jaune d'oeuf, saupoudrer de cassonade
  10. Cuire au four à 170°C pendant 40 minutes.
A déguster tiède, accompagné d'une boule de glace à la vanille ou de crème Chantilly !


lundi, décembre 29, 2014

Spätzles, Potiron Parfumé au Thym et Jambon Cru


L'ingéniosité est la forme intellectuelle de la générosité

mercredi, décembre 24, 2014

Des Filhos pour Noël


Les filhos sont de gros beignets portugais qu'on déguste à Noël. Il n'y a pas une mais n recettes de filhos et autant de façons de les préparer. Plus ils sont fins, plus ils croustillent ; plus ils sont épais et plus ils sont moelleux.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 8 oeufs
  • 750g de farine
  • 20g de levure fraîche de boulanger
  • 100 mL de lait (un peu moins en fait)
  • huile d'olive tiède (à vue !)
  • eau de vie + rhum arrangé
  • 1 zeste de citron 
  • sucre
  • cannelle
  • huile de tournesol

Comment procéder ?

  1. Faire tiédir le lait, ajouter un peu de sucre et y délayer la levure fraîche
  2. Verser la farine dans un très grand saladier ; ajouter la levure délayée et mélanger
  3. Battre les oeufs en omelette puis les incorporer au mélange précédent
  4. Parfumer la pâte avec une zeste de citron, de l'eau de vie, du rhum
  5. Pétrir la pâte sur un plan de travail pendant très très longtemps, pour qu'elle acquière une texture bien souple 
  6. Remettre la pâte dans le saladier et verser de l'huile d'olive à sa surface
  7. Laisser monter au chaud au moins 2 heures ; il faut qu'elle ait doublé de volume
  8. Remplir une sauteuse ou une grande poêle d'huile de tournesol aux trois quarts ; chauffer à 180°C
  9. Badigeonner ses mains d'huile d'olive ; prélever une petite boule de pâte et l'étaler légèrement, juste suffisamment pour pouvoir la poser sur le dos de sa main (gauche) ; en maintenant la pâte avec le pouce et l'index, l'étirer à peu près uniformément par tous ses côtés jusqu'à obtenir l'épaisseur désirée (ne pas se formaliser s'il y a de petits trous)
  10. Plonger délicatement la pâte étalée dans l'huile chaude et laisser frire quelques minutes ; retourner et poursuivre encore quelques minutes, jusqu'à ce que le beignet soit bien coloré
  11. Déposer sur une assiette recouverte de papier absorbant ; saupoudrer d'un mélange sucre-cannelle avant complet refroidissement.

On fait d'abord la cuisine pour soi-même. Si l'on considère que l'on devient ce que l'on mange, alors cuisiner constitue un moyen pour maîtriser ce que l'on est. Lorsque l'on commence à piocher dans la gamme de couleurs qu'offre la nourriture pour composer une harmonie de goûts et de textures, on entrevoit la possibilité de satisfaire ses envies. Il suffit alors d'imaginer pour créer.

On fait aussi la cuisine pour ceux qu'on aime. Au cours de la phase préparatoire, où l'on cherche à anticiper ce qui va plaire, aussi bien que pendant les heures passées à peler, couper, presser, mélanger, malaxer, façonner, monter, foisonner, garnir... l'autre est constamment présent, avec ses désirs et ses attentes. Qu'il s'agisse de nourrir au plus vite des bouches affamées, de rendre service à une cuisinière fatiguée ou débordée, d'impressionner des connaissances ou des collègues, de se rendre indispensable à ceux dont on dépend, ou de partager un moment de convivialité avec des amis, cuisiner est toujours l'expression d'une forme d'amour.

Et puis, parfois, on cuisine pour rendre hommage à ceux qu'on a aimés, et qui ne sont plus là. On se conforme alors à un rituel, instauré avec eux, pour faire resurgir le passé. Chaque geste reproduit évoque par réminiscence le souvenir de l'être cher. On a de nouveau devant les yeux son image, on entend sa voix, on capte son sourire, on perçoit ses certitudes et ses envies. On vit, pour un moment, dans l'illusion de sa présence.



dimanche, décembre 14, 2014

Des Joues de Porc et Un Baba...


Et vous, vous faites quoi quand vous avez 10 personnes à manger un vendredi soir, après le boulot, et pas de poêle assez grande pour faire cuire 10 escalopes ou 10 tournedos ? C'est dans ces moments-là, je crois, que se révèle la puissance des plats qui mitonnent. Parce que les (longues) heures nécessaires à leur cuisson se répartissent aisément dans les jours qui précèdent l'événement ; un peu le matin, un peu le soir, et rebelote. Non parce que, voyez-vous, il n'y pas de raison que l'hôtesse se prive de l'agréable conversation de ses invités, sous prétexte qu'elle a quelque chose sur le feu qui n'attend pas, qui demande un tournemain précis, une attention extrême et la rend irascible (et ébouriffée, et rouge). Alors, évidemment, quand on n'a pas même de cocotte qui puisse contenir 2 kg de viande, cela se complique un peu...

Joues de porc confites au vin rouge
  • 10 x 3 joues de porc
  • 2 bouteilles de vin rouge (du Bergerac)
  • 300g de champignons
  • 1 orange ou 1 citron
  • 4 clous de girofle
  • 2 gousses d'ail
  • 5 carottes 
  • farine
  • persil
  1. Peler 2 carottes et les couper en brunoise, éplucher les gousses d'ail, effeuiller le persil ; tout mélanger à la viande dans un grand saladier ou un plat 
  2. Arroser avec une bouteille de vin, puis recouvrir de film alimentaire et placer au frais pendant au moins 12 heures
  3. Faire chauffer un peu d'huile dans une cocotte et y faire saisir les joues de porc (colorer sur toutes les faces) ; procéder en plusieurs fois si la cocotte est trop petite ; réserver sur une assiette
  4. Saupoudrer la viande de farine, le plus uniformément possible ; remettre dans la cocotte (en utiliser 2, si nécessaire) 
  5. Mouiller de la marinade ; verser encore le contenu de la deuxième bouteille de vin ; râper un zeste d'orange ou de citron dedans ; ajouter les clous de girofle
  6. Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser mijoter tout doucement 1 heure et quelques
  7. Brosser les champignons, les émincer, puis leur faire rendre leur eau dans une poêle ; peler les carottes restantes et les cuire 15 minutes à l'eau bouillante
  8. Ajouter les champignons et les carottes restantes coupées en rondelles dans la viande ; laisser mijoter encore presque une heure 
  9. Oter la viande de la casserole ; faire réduire la sauce à feu moyen, puis remettre la viande et réchauffer ; assaisonner de sel et de poivre

Potimarron et patates douces à la fourme
  • 1 potimarron
  • 4 patates douces
  • 200 mL de lait
  • 200g de fourme d'Ambert
  1. Couper le potimarron en morceaux (garder la peau !) ; peler les patates douces et les couper en dés
  2. Mettre les légumes dans la lèche-frite du four ; ajouter un peu d'eau, arroser d'un peu d'huile et cuire 30 minutes à 200°C ; mélanger au bout de 15 minutes pour uniformiser la cuisson
  3. Verser le lait et répartir la fourme ; enfourner de nouveau pour 10 minutes.




Et pour le dessert, on joue la carte du Baba. On peut aussi le préparer quelques jours avant et il ne souffre guère de se dessécher tout seul dans un placard, bien au contraire ! Il n'en absorbe que mieux le sirop liquoreux d'imbibage. La seule contrainte est qu'il faut rester, jusqu'au moment de le servir, en capacité de monter une chantilly. C'est la petite touche qui fait tout.


Les timides 
Suivent l'ombre 
L'ombre sombre 
De leur ombre 
Seule la pénombre 
Sait le nombre 
De leurs pudeurs de Levantin 
Ils se plissent 
Ils pâlissent 
Ils jaunissent 
Ils rosissent 
Ils rougissent 
S'écrevissent 
Une valise dans chaque main 

Jacques Brel, Les Timides

lundi, novembre 17, 2014

Cake Chocolat et Gingembre



Winter is coming.
Face à la chute des températures, on se réchauffe comme on peut... par exemple avec une racine revigorante, le gingembre ! et toujours, un peu de chocolat, ça ne peut pas faire de mal.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 2 oeufs
  • 75g de cassonade
  • 30g de poudre d'amandes ou de noisettes
  • 55g de farine 
  • 10g de cacao en poudre
  • 1cc de levure chimique
  • 46g de crème liquide
  • 30g de beurre
  • 13g de jus de gingembre ou d'orange
  • 40g de chocolat noir 
  • 25g de gingembre confit haché
  • 50g de cassonade
  • 70g d'eau
  • 1cc de gingembre en poudre
  • chocolat noir
  • crème liquide

Comment procéder ?
  1. Battre les oeufs avec la cassonade 
  2. Tamiser le poudre, la farine, le cacao et la levure ; incorporer au mélange d'oeufs
  3. Faire fondre le beurre avec le chocolat, puis laisser tiédir ; ajouter la crème, le jus et le mélange beurre-chocolat à l'appareil
  4. Couper le gingembre confit en petits dés et les incorporer à la masse
  5. Garnir un moule à cake beurré et fariné ; cuire au four à 160°C pendant 45 minutes
  6. Confectionner un sirop parfumé au gingembre 
  7. Arroser le cake de sirop à la sortie du four ; laisser refroidir
  8. Faire fondre le chocolat, ajouter un peu de crème au besoin ; napper le dessus du cake de cette ganache ; laisser figer.
A déguster au petit dèj' ou au goûter !


samedi, novembre 15, 2014

Simiane La Rotonde

Je suis visuel (...). J'observe, j'observe, j'observe. C'est par les yeux que je comprends.

dimanche, novembre 09, 2014

Une multitude de Bières





De l'Alsacienne ou de la Levalloise, de la blonde ou de la brune, à 8.5% pour s'émécher, parfumée au sureau pour ressentir des sensations, au miel pour embellir une carbonnade flamande, au cacao pour accompagner une tarte au chocolat... ils ont de tout chez Biérocratie ! Alors ne cherchez plus, c'est là, c'est vers la butte :

Biérocratie
32, rue de l'Espérance | Paris 13e
01 53 80 16 10


Le monde a commencé sans l'homme et il s'achèvera sans lui. Les institutions, les mœurs et les coutumes, que j'aurai passé ma vie à inventorier et à comprendre, sont une efflorescence passagère d'une création par rapport à laquelle elles ne possèdent aucun sens, sinon peut-être celui de permettre à l'humanité d'y jouer son rôle. Loin que ce rôle lui marque une place indépendante et que l'effort de l'homme -- même condamné -- soit de s'opposer vainement à une déchéance universelle, il apparaît lui-même comme une machine, peut-être plus perfectionnée que les autres, travaillant à la désagrégation d'un ordre originel et précipitant une matière puissamment organisée vers une inertie toujours plus grande et qui sera un jour définitive. Depuis qu'il a commencé à respirer et à se nourrir jusqu'à l'invention des engins atomiques et thermonucléaires, en passant par la découverte du feu -- et sauf quand il se reproduit lui-même --, l'homme n'a rien fait d'autre qu'allègrement dissocier des milliards de structures pour les réduire à un état où elle ne sont plus susceptibles d'intégration. 
(...)
Le moi n'est pas seulement haïssable : il n'a pas de place entre un nous et un rien. Et si c'est pour ce nous que finalement j'opte, bien qu'il se réduise à une apparence, c'est qu'à moins de me détruire -- acte qui supprimerait les conditions de l'option -- je n'ai qu'un choix possible entre cette apparence et rien.
(...)
Pas plus que l'individu n'est seul dans le groupe et que chaque société n'est seule parmi les autres, l'homme n'est seul dans l'univers. Lorsque l'arc-en-ciel des cultures humaines aura fini de s'abîmer dans le vide creusé par notre fureur ; tant que nous serons là et qu'il existera un monde -- cette arche ténue qui nous relie à l'inaccessible demeurera, montrant la voie inverse de celle de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l'homme l'unique faveur qu'il sache mériter : suspendre la marche, retenir l'impulsion qui l'astreint à obturer l'une après l'autre les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son oeuvre en même temps qu'il clôt sa prison ; cette faveur que toute société convoite, quels que soient ses croyances, son régime politique et son niveau de civilisation ; où elle place son loisir, son plaisir, de se déprendre et qui consiste -- adieu sauvages ! adieu voyages ! -- pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d'interrompre son labeur de ruche, à saisir l'essence de ce qu'elle fut et continue d'être en deçà de la pensée et au delà de la société.

Tristes Tropiques, Claude Lévi-Strauss.

jeudi, octobre 30, 2014

jeudi, octobre 16, 2014

Gougère Berrichonne


La gougère qui monte, qui monte, qui monte...
J'ai chipé la recette ici.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 250 mL d'eau
  • 75g de beurre 
  • 150g de farine
  • 3 oeufs 
  • 200g de comté
  • 1 poignée de brins de ciboulette


Comment procéder ?
  1. Porter à ébullition l'eau avec le beurre coupé en dés
  2. Jeter la farine hors du feu et mélanger à la spatule pour obtenir une pâte souple
  3. Remettre sur le feu (vif) et mélanger énergiquement la pâte pour la dessécher ; continuer jusqu'à ce que la pâte se décolle facilement des bords et soit élastique
  4. Ajouter les oeufs un à un et bien incorporer à chaque fois
  5. Incorporer le comté et la ciboulette ciselée à la pâte à choux ; assaisonner de sel et poivre
  6. Déposer des cuillères de pâte sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, pour former une couronne ; parsemer d'un peu de comté 
  7. Cuire au four pendant 25 min à 220°C. 
Un fois sortie du four, la gougère n'attend pas, au risque de retomber comme un soufflé. Servir avec une salade verte.


All I have, I will give to you
In dark times when no one wants to
I will give you me
And we'll be
Us
And there's no one else

Who knows me
Like you do
All I've done, you've done too
The walls I
Hide behind
You walk through
You just walk through

Well I know all the words
To take you apart
You know I know you're hurt
I want to mend your heart


Our song, The XX

dimanche, octobre 12, 2014

Crumble aux Fruits d'Automne


(saumon à l'unilatérale, gratin de crozets au céleri rave)


Le crumble, c'est facile.
Tu prends des fruits de saison. De préférence, tu les achètes chez un maraîcher-producteur, sinon au supermarché. Sinon, tu les fais pousser, mais ça prend du temps. Et puis, il vaut mieux qu'ils soient mûrs.
Tu coupes tes fruits en morceaux et tu les mets tous en vrac dans un plat. Tu te prends pas la tête sur la présentation, au final ils se retrouveront tous écrasés les uns sur les autres, avec du jus dans les interstices.
Tu réunis la même quantité de farine, de sucre et de poudre d'amandes, tu ajoutes la même quantité de beurre et tu mélanges vite, vite, vite, du bout des doigts.
Par-dessus les fruits, et hop, dans le four !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 6 prunes rouges
  • 6 prunes jaunes
  • 2 poires Williams
  • quelques noisettes
  • 4cs de cassonade
  • 1 filet de miel
  • 1 noix de beurre
  • 1 pincée de cannelle

  • 150g de farine
  • 75g de beurre
  • 75g de cassonade

  • 100g de mascarpone
  • 100 mL de crème fleurette
  • 20g de cassonade
  • 1/2 gousse de vanille charnue

Comment procéder ?
  1. Laver les prunes et les couper en morceaux ; les ranger dans un plat à gratin
  2. Peler les poires et les couper en cubes ; faire fondre une noix de beurre dans une poêle, ajouter les dés de poires et saupoudrer de cassonade ; faire dorer quelques minutes à feux vif ; ajouter les poires avec leur jus dans le plat
  3. Saupoudrer les fruits de cassonade et de cannelle, arroser d'un filet de miel, parsemer de noisettes grossièrement concassées
  4. Mettre la farine et la cassonade dans un saladier ; ajouter le beurre froid coupé en dés et mélanger pour obtenir une pâte à crumble ; en recouvrir les fruits 
  5. Cuire au four à 200°C pendant 20-25 minutes
  6. Mélanger la crème froide avec le mascarpone ; fendre la 1/2 gousse et ajouter les grains au mélange; verser le sucre, puis fouetter pour obtenir un mélange un peu ferme
Tu le sers tiède accompagné de crème mascarpone à la vanille.
Le truc avec le crumble, c'est que t'as pas le temps de prendre de photo.

samedi, octobre 11, 2014

Palets Apéritifs Mimolette et Cumin


Des petits jetons au fromage à déguster à l'apéro. C'est vite fait, ça se picore comme un rien, ça croustille sous la dent et ça embaume les papilles.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 180 mL de farine
  • 180 mL de mimolette vieille ou de cheddar mature orange
  • 45 mL de lait
  • 2cs de polenta ou semoule fine
  • 2cs de beurre (bombées, pas bombées?... on ne sait pas trop)
  • cumin

Comment procéder ?
  1. Mélanger la farine avec la polenta et le cumin
  2. Ajouter le beurre mou et mélanger
  3. Râper le fromage et l'ajouter
  4. Verser le lait et amalgamer en boule
  5. Façonner un boudin de pâte 
  6. Laisser reposer 1 à 24 heure(s) au frais
  7. Détailler le boudin en tranches 
  8. Cuire 25-35 minutes à 160°C.


samedi, octobre 04, 2014

Tarte aux Poires Vigneronnes


Ce n'est pas moi qui l'ai faite, et ce n'est peut-être même pas la bonne recette... allez comprendre. Qu'est-ce qu'elle était bonne en tout cas !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 1 pâte feuilletée
  • 50g d'amandes en poudre
  • 50g de beurre
  • 50g de cassonade
  • 1cc de farine
  • 1 oeuf
  • 3 grosses poires Williams
  • 1 L de bon vin rouge
  • 100-150g de sucre en poudre
  • 1 gousse de vanille
  • 1 bâton de cannelle

Comment procéder ?
  1. Porter à ébullition le vin avec le sucre et les épices ; peler les poires et les plonger dans le vin, laisser pocher à feu doux 15-20 minutes
  2. Battre le beurre en pommade avec la cassonade ; ajouter la farine et la poudre d'amandes, puis l'oeuf ; bien mélanger pour homogénéiser
  3. Etaler la pâte et en foncer un moule à tarte ; garnir de crème amandes ; couper les poires en deux et les disposer en rosace
  4. Cuire au four à 200°C une trentaine de minutes
  5. Faire réduire le jus de pochage des poires jusqu'à obtenir un sirop épais
  6. Servir la tarte avec le sirop et de la crème légèrement fouettée.


On a besoin de peu pour exister : peu d'espace, peu de nourriture, peu de joie, peu d'ustensiles ou d'outils ; c'est la vie dans un mouchoir de poche. En revanche, il semble y avoir beaucoup d'âme. On le sent à l'animation de la rue, à l'intensité des regards, à la virulence de la moindre discussion ; à la courtoisie des sourires qui marquent le passage de l'étranger, accompagnés souvent, en pays musulman, d'un "salaam" la main portée au front. Comment interpréter autrement l'aisance avec laquelle ces gens prennent place dans le cosmos ? Voilà bien la civilisation du tapis de prière qui représente le monde, ou du carré dessiné sur le sol qui définit un lieu de culte. Ils sont là, en pleine rue, chacun dans l'univers de son petit étalage et vaquant placidement à son industrie au milieu des mouches, des passants er du vacarme : barbiers, scribes, coiffeurs, artisans. Pour pouvoir résister, il faut un lien très fort, très personnel avec le surnaturel, et c'est là que réside peut-être un des secrets de l'Islam et des autres cultes de cette région du monde, que chacun se sente constamment en présence de son Dieu.

Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques

samedi, septembre 27, 2014

Galette de Sarrasin Garnie


Faire fondre une noix de beurre dans une crêpière bien chaude ; y déposer une galette à plat ; disposer une tranche de jambon, parsemer de quelques champignons et de fromage râpé, casser un oeuf au milieu ; laisser dorer quelques minutes, puis rabattre les bords de la galette ; couvrir et laisser cuire l'oeuf encore un peu. Servir avec une salade verte !


Dis-moi ce que tu dois faire, dis-je. C'était le seul moyen de savoir s'il avait compris. Je dois aller à Hole, dit-il, à quinze mille d'ici. Quinze milles ? dis-je. Oui, dit-il. Bon, dis-je, continue. Acheter une bicyclette, dit-il. J'attendais. Plus rien. Une bicyclette ! m'écriai-je. Mais il y a des millions de bicyclettes à Hole ! Quel genre de bicyclette ? Il réfléchit. D'occasion, hasarda-t-il. Et si tu n'en trouves pas d'occasion ? dis-je. Tu m'as dit d'occasion, dit-il. Je me tus assez longuement. Si tu n'en trouves pas d'occasion, dis-je enfin, qu'est-ce que tu feras ? Tu ne m'as pas dit, dit-il. Que c'est reposant, un peu de colloque de temps en temps. Combien t'ai-je donné d'argent ? dis-je. Il compta les coupures. Quatre livres dix, dit-il. Compte encore, dis-je. Il les compta à nouveau. Quatre livres dix, dit-il. Donne-moi ça, dis-je. Il me donna les coupures et je les comptai. Quatre livres dix. Je t'en ai donné cinq, dis-je. Il ne répondait pas, il laissa parler les chiffres. M'avait-il pris dix shillings qu'il dissimulait sur sa personne ? Vide tes poches, dis-je. Il se mit à les vider. J'étais toujours allongé, ne l'oublions pas. Il ne savait pas que j'étais malade. D'ailleurs je n'étais pas malade. Il regardait vaguement les objets qu'il étalait devant moi. Il les sortait de ses poches un à un, les tenait délicatement en l'air entre pouce et index, m'en faisait voir les diverses faces et les posait finalement par terre à côté de moi. Quand une poche était vide, il en sortait la doublure et la secouait. Il naissait alors un petit nuage de poussière. L'absurdité de cette vérification ne tarda pas à m'accabler. Je lui dis de s'arrêter. Les dix shillings, il les cachait peut-être dans sa manche, ou dans sa bouche. Il aurait fallu que je me lève et que je le fouille. de fond en comble. Mais alors il aurait vu que j'étais malade. Non pas que je fusse exactement malade. Et pourquoi ne voulais-je pas qu'il sut que j'étais malade ? Je ne sais pas. J'aurais pu compter l'argent qui me restait. Mais à quoi cela m'aurait-il servi ? Est-ce que je savais seulement quelle somme j'avais emportée de chez moi ? Non. A moi aussi j'appliquai volontiers la méthode socratique. Est-ce que je savais combien j'avais dépensé ? non. D'habitude je tenais une comptabilité des plus rigoureuse de mes voyages d'affaires, je justifiais jusqu'au dernier penny de mes frais de déplacement. Cette fois-ci non. C'aurait été un voyage d'agrément que je n'aurais pas foutu l'argent en l'air avec plus de désinvolture. Mettons que je me sois trompé, dis-je, et que je ne t'ai donné que quatre livres dix. Il ramassait avec flegme les objets qui jonchaient le sol et les remettait dans ses poches. Comment lui faire comprendre ?

Molloy, Samuel Beckett

mercredi, septembre 03, 2014

Pizza Basilic/Mozza ou Aubergine/Coppa



Je me retirai, malade de faim et brûlant de honte. Non, il fallait en finir ! J'en étais vraiment arrivé trop loin. Je m'étais maintenu durant tant d'années, je m'étais tenu droit durant tant d'heures cruelles, et voilà que tout à coup j'étais tombé à la mendicité brutale. Cette seule journée avait dégradé toute ma pensée, avait éclaboussé mon âme d'impudence. je n'avais pas eu honte, pour me rendre intéressant, de pleurer devant les moindres boutiquiers. Et à quoi cela m'avait-il servi ? Ne restais-je pas comme devant, sans une bouchée de pain à me mettre sous la dent ? Tout ce que j'avais obtenu c'était de me dégoûter moi-même; Oui, oui, maintenant il fallait en finir ! dans un instant on allait fermer la porte de ma maison et il fallait me dépêcher si je ne voulais pas coucher au dépôt cette nuit encore....

(....)

Ainsi donc il ne restait plus rien à tenter, j'avais fait tout ce que je pouvais. Que dans toute une journée je n'aie pas réussi une fois ! pensais-je, je pourrais raconter cela à n'importe qui, personne ne voudrait le croire, et si je l'écrivais, on dirait que j'ai inventé. Pas dans un seul endroit ! Bah ! il n'y avait rien à y faire ; avant tout, ne plus essayer de faire pitié ! Fi ! c'est dégoûtant, je t'assure que cela me dégoûte de toi ! Si tout était perdu, eh bien, il était perdu. Au reste, ne pourrais-je pas voler une poignée d'avoine dans l'écurie ? Un trait de lumière, un rayon.... je savais que l'écurie fermait à clef.

(La) Faim, Knut Hamsum

lundi, août 25, 2014

Tarte aux Mirabelles


La mirabelle a beau venir de Lorraine, elle n'en reste pas moins une prune. Une petite prune jaune... Presque un bonbon dans la forme et la couleur... et c'est sans doute pour ça qu'elle est tellement addictive... Comme la cerise... Elle se veut aussi réconfortante, surtout quand elle est à boire... ça réchauffe la poitrine... Mais c'est en tarte qu'elle est la plus agréable... à condition que la pâtissière se soit démenée pour enlever tous les noyaux... comme ça on n'en fait qu'une bouchée... Il suffit pour l'habiller d'un peu  de beurre salé, ou d'une lichette de crème... ou on peut y aller plus franchement, avec de la crème amande et tout le toutim.

(recette adaptée du livre "Les tartes d'Eric Kayser")

Pâte sablée aux amandes
  • 1 petit oeuf
  • 100g de beurre
  • 165g de farine 
  • 20g de sucre
  • 45g de sucre glace
  • 20g de poudre d'amandes
  • 1 pincée de sel
  1. Sortir le beurre du réfrigérateur à l'avance ; Battre en pommade avec les sucres et la poudre d'amandes 
  2. Ajouter l'oeuf et bien mélanger 
  3. Tamiser la  farine par-dessus, ajouter le sel et amalgamer rapidement pour former une boule ; placer au frais au moins une heure

Garniture et montage
  • 500g de mirabelles
  • 2 oeufs moyens
  • 100g de sucre
  • 100 mL de crème liquide
  • 50g de poudre d'amandes
  • une noix de beurre
  • cassonade
  • cannelle
  1. Laver les mirabelles, essuyer sur du papier absorbant ; puis les dénoyauter
  2. Fouetter les oeufs avec le sucre ; ajouter la poudre d'amandes et mélanger ; incorporer la crème liquide
  3. Etaler la pâte sablée et en foncer un moule à tarte ; lacérer le fond de tarte de coups de couteaux
  4. Verser la garniture, puis disposer par-dessus les mirabelles en cercles concentriques
  5. Faire fondre le beurre, ajouter la cannelle ; badigeonner les mirabelles de ce mélange avec un pinceau 
  6. Saupoudrer de cassonade ici ou là, puis enfourner pour 35 minutes à 160°C.

mardi, août 19, 2014

Cappuccino Bianco



Dans ma veste de soie rose
Je déambule morose
Le crépuscule est grandiose

Peut-être un beau jour voudras-tu
Retrouver avec moi
Les paradis perdus