samedi, janvier 07, 2006

Crumble Pommes Banane Et Chocolat



Pas d'oeuf, pas de crème ni d'épices, des fruits simplement, enrobés de pur chocolat fondu et recouverts d'une couette crumble croustillante. Le citron pour préserver la beauté des fruits coupés, les flocons d'avoine parce qu'on est encore en Ecosse, dégustez chaud ou tiède (les crumbles c'est toujours meilleurs chaud que froid, na).

  • 2 pommes (Cox & Braeburn)
  • 1 petite banane
  • 150g chocolat noir à 55%, râpé
  • 1/2 citron, pressé
  • 50g beurre froid, coupé en dés
  • 3cs rases de sucre
  • 3cs amandes en poudre
  • 3cs bombées de flocons d'avoine
  • 3cs rases de farine
Mélanger sucre, farine, poudre d'amandes et flocons d'avoine
Ajouter les dés de beurre froid
Malaxer du bout des doigts => pâte sableuse à gros grains
Entreposer au froid
Couper les pommes en dés et la banane en rondelles
Arroser immédiatement de jus de citron
Disposer au fond d'un plat
Parsemer de façon homogène de chocolat râpé
Recouvrir de la pâte à crumble
Enfourner 35 minutes à 180°C.

Match Point


Woody Allen met en scène une tragédie grecque et nous livre certainement l'un de ses meilleurs films. Deux superbes jeunes gens, Nola (la généreusement charnellement sensuelle Scarlett Johansson) et Chris (Jonathan Rhys-Meyers) se débattent ou se faufilent au sein d'une famille londonienne aristocrate et richissime. La star du film c'est lui, il est aussi le plus méchant des deux et le plus chanceux, sûrement parce qu'il sait mieux jouer au tennis.

On se laisse d'abord charmer par la beauté du cadre comme de celle des personnages. La composition des plans, Londres filmé par un oeil amouraché... on sent bien qu'un drame se profile, mais on se dit que peut-être, finalement, il s'agit d'un film d'amour. Non, il n'est pas question d'amour, il est question de passions, c'est une tragédie grecque je l'ai dit. Le sexe, les faux-semblants, le mensonge, la trahison même s'insinuent dans cette famille assemblée et maintenue par l'argent. Et c'est finalement l'argent, aussi bien que les convenances, qui triomphent, comme on aurait pu s'en douter, comme c'est souvent le cas. Pourtant ce film ne laisse pas une impression de déjà-vu ou de vanité, et ce pour deux raisons. D'une part parce que Woody Allen va au bout des choses. Il ne s'agit pas de préoccupations de petits bourgeois qui jouent à se faire peur mais bien, je le redis, d'une tragédie. D'autre part parce que Woody Allen est drôle et sait y mettre de son humour dans ses films. Et c'est ainsi que ce film, contre toutes attentes, fonctionne, à merveille. Les retournements de situation, de ton et de personnages sont orchestrés au bon moment, les clins d'oeils sont agencés exactement et font leur petit effet, on se délecte plus qu'on ne se révolte devant aussi peu de morale. Il y en a bien une de morale, elle est à deux sous et je ne vous la livrerai pas. Je vous conseille plutôt d'aller voir Match Point.

Je persiste à dire qu'en matière de remise en question du couple, d'immoralité et de subversion dans le registre amoureux, les films de Woody Allen sont, celui-ci comme déjà Anything Else, beaucoup plus beaux et jubilatoires qu'un minable et inutile Closer.

2 commentaires:

Simon a dit…

J'ai l'impression d'avoir déjà lu cette critique de film :P

kroll a dit…

Dodie tu me manques, ta cuisine me manque, tes expressions me manquent !
I miss my drug !