mardi, mai 09, 2006

Crumble gourmand

Le crumble aux pommes est sans doute le plus classique, le plus authentique, le meilleur? Pour les fans de chocolat, rien de tel qu'un agrément supplémentaire. Quand on est encore plus gourmand et que comme par hasard, on manque de pommes, on rajoute des bananes, tout simplement. Recette revisitée, francisée (sans flocons d'avoine), relevée (des épices cette fois), plébiscitée par le grand public. (6)

  • 3 pommes, pelées et coupées en dés
  • 2 bananes, pelées et coupées en rondelles
  • 1 orange, pressée
  • 200g de chocolat noir, râpé
  • cannelle (de Ceylan) en poudre (ça va bien avec les pommes)
  • les graines de 3 cosses de cardamome (ça va bien avec le chocolat)
  • 100g de beurre froid, coupé en dés
  • 100g de sucre
  • 50g de poudre d'amandes
  • 150g de farine
Mélanger les ingrédients solides du crumble
Ajouter les dés de beurre froid
Incorporer du bout des doigts jusqu'à obtenir une pâte sableuse
Vous pouvez faire de plus ou moins gros grains selon vos goûts
Placer au frais environ 1 heure
Disposer les morceaux de fruits dans un plat à gratin
Arroser du jus d'orange (rapidement pour prévenir l'oxydation des chairs)
Saupoudrer de la cannelle et de la cardamome
Parsemer de chocolat râpé
Recouvrir de pâte de crumble
Enfourner pour 35-40 minutes à 190°C.

Déguster chaud avec de la crème fraîche ou une boule de glace vanille

Mieux vaut réduire les graines de cardamome en poudre, paraît-il que lorsque l'une de ces coriaces vient se placer sous la dent, ouch, c'est fort en goût.


-I'm a member of SPECTRE
-SPECTRE?
-SPECTRE. Special Executive for Counter Intelligence, Terrorism, Revenge, Extortion. The four great cornerstones of power headed by the greatest brains in the world.
-Correction. Criminal brains!
-The successful criminal brain is always superior. It has to be!

Dr. No, Terence Young

mardi, mai 02, 2006

la praluline, en vrai



Plus généralement nous sommes tous soumis au vieillissement et à la mort. Cette notion de vieillissement et de mort est insupportable à l'individu humain ; dans nos civilisations, souveraine et inconditionnée elle se développe, elle emplit progressivement le champ de la conscience, elle ne laisse rien subsister d'autre. Ainsi, peu à peu, s'établit la certitude de la limitation du monde. Le désir lui-même disparaît ; il ne reste que l'amertume, la jalousie et la peur. Surtout, il reste l'amertume ; une immense, une inconcevable amertume. Aucune civilisation, aucune époque n'ont été capables de développer chez leurs sujets une telle quantité d'amertume. De ce point de vue-là, nous vivons des moments sans précédent. S'il fallait résumer l'état mental contemporain par un mot, c'est sans aucun doute celui que je choisirais : l'amertume.

Extension du domaine de la lutte, Michel Houellebecq

mercredi, avril 26, 2006

Salade fraîche de lentilles

  • 150-200g de lentilles
  • 2-3 pommes de terres
  • 1 carotte, pelée et râpée
  • 1 échalote, émincée finement
  • persil frais, haché
  • 4 cosses de cardamome vertes
  • 1cc de moutarde
  • 2cs d'huile d'olive
  • 1cs de sauce soja
  • 1cc de ketchup

Cuire
les lentilles 20-30 minutes dans de l'eau bouillante agrémentée des graines de cardamome => les grains doivent être encore fermes
Egoutter

Cuire
les pommes de terre 15-20 minutes dans de l'eau bouillante
Les peler et couper en morceaux avant de mélanger les deux légumes
Ajouter
la carotte râpée
Faire revenir
à l'huile l'échalote doucement
Ajouter
à la salade
Mélanger
la moutarde, la sauce soja et 1cs d'huile
Verser
cette vinaigrette sur la salade
Ajouter
un peu de ketchup et le persil
Mélanger

Laisser reposer
au frais au moins une heure.

Les étrangers s'étranglaient d'enthousiasme devant tant de couleur locale, cependant que des garçons vêtus d'un pagne commençaient à servir, accompagnée de demis de bière enrhumés, une choucroute pouacre parsemée de saucisses paneuses, de lard chanci, de jambon tanné et de patates germées, apportant ainsi à l'appréciation inconsidérée de palais bien disposés la ffine efflorescence de la cuisine ffransouèze.
Zazie, goûtant au mets, déclara tout net que c'était de la merde. Le flicard élevé par sa mère concierge dans une solide tradition de boeuf mironton, la rombière quant à elle experte en frites authentiques, Gabriel lui-même bien qu'habitué aux nourritures étranges qu'on sert dans les cabarets, s'empressèrent de suggérer à l'enfant ce silence lâche qui permet aux gargotiers de corrompre le goût public sur le plan de la politique intérieure et, sur le plan de la politique extérieure, de dénaturer à l'usage des étrangers l'héritage magnifique que les cuisines de France ont reçu des Gaulois, à qui l'on doit, en outre, comme chacun sait, les braies, la tonnellerie et l'art non figuratif.

Zazie dans le métro, Raymond Queneau


dimanche, avril 16, 2006

Repas de printemps

Les fèves en salade chaude, accompagnées de carottes et tomate, agrémentées de lardons ; les pommes de terre en gratin, fondantes et parfumées de thym. Très très goutû.

  • un bol de fèves écossées
  • 125g de lardons
  • 2 carottes, coupées en bâtonnets
  • 1 tomate mûre
  • 1 trait de vin blanc
  • quelques grains de coriandre écrasés
  • quelques gouttes de sauce soja
Blanchir les fèves 1 min, la tomate 30 sec, à l'eau bouillante
Peler
les fèves et la tomate
Faire revenir
les lardons sans graisse et retirer
Faire revenir
les bâtonnets de carottes 1-2 minutes
Déglacer
au vin blanc et laisser évaporer sur feu moyen
Verser
la pulpe de tomate
Laisser bouillonner
2-3 minutes
Assaisonner
de sel et coriandre
Remettre
les lardons 1-2 minutes
Ajouter
les fèves et baisser le feu
Couvrir
et laisser cuire 10 minutes
Verser
2-3 gouttes de sauce soja.

  • 5-6 pommes de terre nouvelles, pelées et coupées en fines rondelles
  • 1/2 oignon émincé
  • 125-250 mL de bouillon de poule
  • quelques copeaux de fromage typé (parmesan, cantal)
  • 1 poignée de fromage râpé (gruyère, emmental)
  • thym
  • huile d'olive
Disposer les 2/3 des rondelles dans le fond d'un petit plat à gratin
Parsemer
de l'oignon émincé, de sel et de poivre
Recouvrir
d'une couche de rondelles pour les finir
Verser
le bouillon jusqu'à hauteur des pommes de terre
Badigeonner
la surface d'huile d'olive
Parsemer
de thym, puis des deux fromages
Enfourner
à 200-220°C pendant 1 heure.
Il est important que les pommes de terre baignent dans le bouillon de sorte qu'elles ne se déssèchent pas à la cuisson.

I never wanted this for you. I work my whole life - I don't apologize - to take care of my family, and I refused to be a fool, dancing on the string held by all those bigshots. I don't apologize - that's my life - but I thought that, that when it was your time, that you would be the one to hold the string. Senator Corleone; Governor Corleone. Well, it wasn't enough time, Michael. It wasn't enough time.

Le Parrain

mardi, avril 11, 2006

Desserts pour deux

Orange en sabayon

  • 1 grosse orange
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 30g de sucre
  • 1 blanc d'oeuf
  • 1 pincée de sucre glace
Peler une grosse orange et la détailler en suprêmes.
Disposer les tranches dans le fond de deux ramequins.
Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre
Mouiller d'un trait de jus d'orange
Porter au bain-marie et faire épaissir en fouettant constamment
Monter le blanc en neige ferme avec le sucre glace
Incorporer délicatement les deux masses
Garnir les ramequins de la préparation
Passer sous le gril du four quelques secondes voire minutes.

Sortir du four lorsque le dessus du contenu du ramequin forme une pellicule caramélisée et déguster chaud. C'est léger, aérien, sucré et un peu acide. A essayer avec des framboises et autres fruits rouges.


Panacotta et coulis de framboises

  • 1 gousse de vanille, fendue et grattée
  • 20 cL de crème fraîche liquide
  • 10 cL de lait
  • 35g de sucre
  • 1 feuille de gélatine (2g), ramollie dans de l'eau tiède
  • 10 cL de coulis de framboises
Porter la crème et le lait à ébullition avec la gousse de vanille
Couvrir et laisser infuser jusqu'à complet refroidissement
Filtrer
Ajouter le sucre et mélanger
Porter de nouveau sur le feu
Incorporer la gélatine essorée à l'ébullition
Verser dans deux bols
Couvrir de film plastique et placer au frais au moins 5 heures
Verser le coulis de framboises par dessus la crème et déguster.

On pourra s'aventurer à démouler la crème, pour une jolie présentation.
J'ai suivi initialement la recette du site Epicurien.be, en remplaçant un tiers de la crème par du lait et en minorant la quantité de sucre. J'ai trouvé cependant le résultat un peu pâteux, 2 feuilles de gélatine étant deux fois trop à mon goût.

On s'est connu, on s'est reconnu
On s'est perdu de vue, on s'est reperdu de vue
On s'est retrouvé, on s'est rechauffé
Puis on s'est séparé

Chacun pour soi est reparti
Dans le tourbillon de la vie

Jeanne Moreau, Le Tourbillon de la Vie.

jeudi, avril 06, 2006

Tarte épinards, poulet et ricotta


Cette tarte est à moitié verte et à moitié blanche. Elle ressemble à la quiche, cependant l'éternelle migaine est remplacée par de la ricotta liée à un oeuf. Elle est complète avec ses morceaux de poulet et peut ainsi faire office de plat principal. Elle est consistante mais pas lourde, elle est bonne. Attention toutefois à garder le moins possible d'eau dans la garniture (les épinards rendent pas mal généralement).

  • 1 pâte sablée
  • 2 filets de poulet, coupés en morceaux
  • 300g d'épinards, triés, lavés et égouttés
  • 1 échalote, émincée
  • 1 pot de ricotta
  • 1 oeuf
  • 1cs d'huile neutre
Colorer les morceaux de poulet dans l'huile
Retirer

Faire revenir
l'échalote à feu doux
Cuire
quelques minutes les épinards
Remettre
le poulet 1-2 minutes
Mélanger
la ricotta et l'oeuf entier
Incorporer
les épinards
Etaler
la pâte et en foncer un moule à tarte beurré et fariné
Garnir
de la moitié de la garniture à la ricotta
Disposer
les morceaux de poulet cuits
Assaisonner
de sel, de poivre et d'un peu d'estragon
Recouvrir
du reste de garniture
Enfourner
30 minutes à 190°C.

Did I do and say these things? Yes, I did. Are there any mitigating circumstances? Not really, unless any circumstances (in other words, context) can be regarded as mitigating. And before you judge, although you have probably already done so, go away and write down the worst four things that you have done to your partner, even if -especially if- your partner doesn't know about them. Don't dress these things up, or try to explain them; just write them down, in a list, in the plainiest language possible. Finished? Ok, so who's the arsehole now?

High Fidelity, Nick Hornby

dimanche, avril 02, 2006

Spaghetti aux crevettes

Une recette de pâtes, au crevettes. Pas de crème cette fois mais de la sauce tomate. Du céleri, du lait de coco mais pas trop, une touche de chaleur. Recette aboutie.

  • 250-300g de spaghetti
  • 250g de crevettes roses, cuites et décortiquées
  • 400g de pulpe de tomates
  • 1 branche de céleri, avec quelques feuilles, émincée
  • 2cs lait de coco
  • 1cs d'huile neutre
  • 1 pincée d'épice chaude (curry, curcuma, piment ou paprika)
Faire revenir la brache de céleri dans l'huile, à la poêle
Verser
la pulpe de tomates et assaisonner
Porter à ébullition
puis baisser
Laisser mijoter
à feu doux environ 10-15 minutes
La sauce doit avoir significativement réduit et les arômes de tomate s'être développés
Verser
le lait de coco
Saupoudrer
l'ensemble d'épice
Cuire
les pâtes à l'eau bouillante salée
Laisser mijoter
encore quelques minutes
Ajouter
les crevettes et les feuilles de céleri
Mélanger
avec les pâtes chaudes.

If they follow you
Don’t look back
Like dylan in the movies
On your own
If they follow you
It’s not your money that they’re after boy it’s you

Belle and Sebastian, like Dylan in the movies

vendredi, mars 31, 2006

Tarte à la crème


"Dominique de Villepin, après tant d’autres, critique les politiques dites de partage du travail mises en œuvre par la majorité précédente. Le gouvernement de Lionel Jospin était cependant parvenu à relancer l’activité et, avec elle, les créations d’emplois dans le secteur marchand. L’erreur du Premier ministre actuel est de croire, comme il l’a réaffirmé lors de son intervention sur TF1 le dimanche 12 mars, qu’il suffirait de détricoter le code du travail pour dynamiser les créations d’emplois. Comme si le CPE, après le contrat nouvelles embauches (CNE), pouvait suffire à enclencher un cercle vertueux et engendrer des flux d’embauches qui élèveraient le niveau de la croissance, ce qui viendrait à son tour tirer l’emploi. A court terme, aucun économiste ne croit sérieusement que le CPE peut engendrer des créations d’emplois significatives en l’absence de rebond de l’activité. Le risque est au contraire d’accélérer la rotation des petits boulots et de casser encore un peu plus la confiance en l’avenir de la jeunesse. Et, avec elle, celle d’une large part des salariés."


Philippe Frémeaux

dimanche, mars 26, 2006

Soirée sushis



Un des avantages d'habiter à Paris consiste en la diversité de l'offre. On trouve sans peine dans la capitale des épiceries remplies de produits exotiques, divers, incongrus, typiques... Notamment est située vers l'Opéra l'épicerie japonaise Kyoko. Sur deux niveaux, des clients parlant japonais se pressent pour faire leurs courses. On y trouve du riz japonais, des nouilles japonaises, des algues nori, des sucreries au riz ou à la gelée de haricots rouges, de la sauce soja en grosse bouteille... et plein d'autres choses encore, toujours en japonais attention. Certes c'est un peu cher, mais toujours moins que d'aller manger au restaurant. Occasionnellement intéressant, donc.

Pour notre soirée, nous avions acheté du riz californien, du wasabi en tube (saviez-vous qu'il s'agit en fait de raifort? fou ça, comme en Grande-Bretagne), des algues nori, du vinaigre de riz assaisonné à la sauce soja, des bières et du thé vert à boire frais (sans sucre, très bon selon certains, très pas bon selon d'autres, un truc de fille).

Après avoir sué, après avoir douté fiévreusement, nous avons finalement réussi à confectionner de délicieux makis. Admirez même la présentation, très esthétique n'est-ce pas? Nous étions trois et avons suivi la recette de Cléa, en diminuant de moitié la quantité de riz. Nous avons obtenu 7 rouleaux, 3 thon-mayo et salade et 4 saumon-avocat. A refaire.

Il est grand temps que les démocrates retrouvent leur esprit et les Etats de droit leurs principes ; il faut qu'ils rappellent solennellement et solidairement qu'il n'est pas question qu'une, deux, trois religions, quatre ou cinq idéologies décident ce que le citoyen est en droit de dire ou de penser. Il n'en va pas seulement de la liberté de la presse, mais de la permission de nommer un chat un chat et une chambre à gaz un fait abominable, abominable quelles que soient nos croyances et nos fois. Il en va du principe de toute morale : sur cette Terre, le respect dû à chaque individu commence par la mise en évidence universelle et le rejet commun des plus flagrants exemples d'inhumanité.

André Glucksmann

vendredi, mars 17, 2006

Tartelettes cacao et chocolat blanc

Imaginez... Une pâte sablée parfumée au cacao, une mousse au chocolat blanc, et glissés entre les deux... des fruits. Imaginez un peu.


  • quelques fraises, coupées en petits morceaux ou tranches
  • 1cs bombée de cacao
  • 100g de farine
  • 30g de sucre glace
  • 80g de beurre, froid et coupé en dés
  • 1/2 jaune d'oeuf
  • 100g chocolat blanc, coupé en morceaux
  • 200 mL de crème fraîche liquide
Porter la crème à ébullition
Verser
sur le chocolat et remuer => fonte totale
Placer
au frais au moins 5 heures (crème bien froide)
Mélanger
du bout des doigts la farine, le sucre, le cacao
Incorporer
rapidement le beurre => consistance sableuse
Amalgamer
avec l'oeuf et si besoin un peu d'eau
Former
une boule de pâte
Recouvrir
de film plastique
Laisser reposer
au frais 2 heures
Etaler
la pâte pour en foncer 6 moules à tartelettes (5cm)
Cuire
à blanc 20 min à 170°C (attention à ne pas brûler la pâte!)
Monter
la crème un peu comme une chantilly => mousse légère
Disposer
les morceaux de fraises dans les fonds de tartelettes cuits et refroidis
Garnir
de mousse au chocolat blanc.

L'affaire fait grand bruit, cette semaine : Karl Zéro et son Vrai journal, c’est fini. Enfin, sans doute. Enfin, bientôt. Enfin, l’année prochaine. En fait, l’émission ne sera pas renouvelée en septembre prochain. La surprise n’est pas si grande : ne pas être renouvelée, c’est le lot de toute émission. Et ça pendait au nez de Karl Zéro depuis ses dérapages dans l’affaire Alègre, en 2003. Pourquoi, alors, tant de bruit ? Parce que l’émission a dix ans, quand même, et qu’en ces temps de zapping, on aime ce qui perdure. Parce qu’elle a marqué en son temps un nouveau genre d’émission politique, décomplexée, faussement insolente, avec ses interviews tutoyées, son mélange de vraies et fausses informations, scoops réels et blagues potaches. Parce que Le vrai journal énerve, hérisse, mais fait toujours 10 % de parts de marché, et plaît aux jeunes. Parce que sa disparition rappelle que le Canal historique et ses émissions foldingues, c’est du passé. Sûr que d’ici la prochaine élection présidentielle, Canal se trouvera un concept d’émission politique plus en phase avec ses dirigeants cravatés.

dimanche, mars 12, 2006

Madeleines Chocolat et Citron




J'aime bien faire des madeleines. J'aime bien faire ces madeleines-ci tout particulièrement. J'aime bien parce que c'est facile, et que le résultat est charmant. La recette est toujours la même, celle de Pierre Hermé légèrement adaptée.
Les madeleines sont cacaotées et aériennes. Seule déception, je ne parviens pas à obtenir cette bosse si caractéristique sur le dessus. Il paraît que c'est la nuit passée au réfrigérateur qui fait tout, hum, je doute, je m'interroge, je suis sceptique.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 3 œufs
  • 5cs de cacao non sucré (du Van Houtten, je vous prie)
  • 1/2 zeste de citron (pas trop gros, le citron, et non traité surtout!)
  • 135g de sucre
  • 105g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 150g de beurre mou

Comment procéder ?

  1. Tamiser ensemble farine, levure et cacao, et réserver
  2. Mélanger aux doigts le sucre et le zeste
  3. Incorporer un à un les œufs, au fouet
  4. Ajouter le beurre en morceaux et le répartir et petits bouts au fouet, dans la masse
  5. Incorporer les éléments solides pour obtenir un mélange homogène
  6. Recouvrir la préparation de film plastique et laisser au frais toute une nuit
  7. Faire préchauffer le four à 220°C
  8. Beurrer et fariner 24 moules à madeleines
  9. Disposer une cuillerée de préparation dans chaque réceptacle
  10. Enfourner, baisser à 180°C et cuire 13-15 minutes, en maintenant la porte entrouverte.

Quand plus rien ne va
Que tout ne va pas
Quand plus rien n'est droit
Que tout est de guingois
On peut essayer de souffler dans un joli roseau percé
Jouer un petit air de flûte
Ou bien faire une petite turlutte
Turlutte avant d'aller au lit fait passer bonne nuit

Mes souliers sont rouges

vendredi, mars 10, 2006

La volaille c'est bon, mangez-en (pour 2)

J'ajoute ici une recette qui combine volaille, riz et carottes aux deux précédemment présentées. Redite ? Que nenni ! Le principe est le même qu'avec les brownies, en multipliant les tentatives on approche de la version ultime. Avis aux amateurs aimables, qui trouvent pourtant que cuire la carotte à l'étouffée et l'accomoder de persil ou/et de crème, et bien c'est un peu triste (et fade).

  • 2 filets de poulet (ou de dinde), coupés en morceaux
  • 3 carottes, pelées et coupées en mini-tronçons (c'est la coupe optimale pour une cuisson rapide et tellement plus sexy que les rondelles)
  • 1 verre d'eau (voire plus, ça dépend)
  • 5cs de sauce soja légère
  • 1 chouia de ketchup
  • 1cc de maïzena (farine à défaut)
  • 1cs d'huile végétale
  • quelques graines de coriandre écrasées
  • 1 grand verre de riz long bombé
  • gingembre en poudre
Cuire le riz à l'eau bouillante salée, parfumée au gingembre
Faire revenir les carottes dans l'huile, à feu vif, en remuant bien, 5-10 minutes
Ajouter la viande et faire colorer en baissant le feu, et en versant la moitié d'eau
Assaisonner de coriandre écrasée
Verser la sauce soja, le ketchup puis la maïzena délayée dans le reste d'eau
Laisser bouillonner quelques minutes, mais attention pas jusqu'à complète évaporation
Egoutter le riz, et dresser dans l'assiette, avec la garniture.

C'est fin, pas collant, pas mastoc, pas sec, tout pour plaire en somme.

l'homme de l'année a enfin signé.
Prêté par la secte aux "Virginacés",
ma tchatche est brossée,
tous mes mots sont cadrés.
Même Mark Landers en tombe à la renverse.
A l'aise dans mes Coppa, stylé en Diadora,
je suis le prince du parc Guadalajara.
On fait la hola pour Umbro Gynéco ;
et hou ha hou ha, pour Cantonna.
Rescapé de la grande époque des Verts,
je remonte le score quand ma Clinique perd.
Vainqueur de la Coupe
des vainqueurs de Coupe.
Le lion indomptable
a de la force dans ses shoots.
J'ai le ballon d'or, le micro d'or,
les souliers d'or et des disques d'or.
Les hooligans sont gan, morgan de moi,
et comme ils disent : "Vive le roi".

Passement de jambes, Doc Gynéco

mercredi, mars 08, 2006

Risotto aux fèves

Il fait encore bien froid et moche dehors, et pourtant, les légumes printanniers s'invitent dans votre assiette...

  • 200g de riz rond Arborio
  • 150g de fèves fraîches écossées
  • 1/2 oignon émincé
  • 50 mL de vin blanc
  • 800 mL de bouillon de poule
  • 50g de cantal vieux
  • 1 noix de beurre
  • huile d'olive
  • persil
Faire revenir l'oignon émincé dans 1cs d'huile d'olive
Verser le riz et enrober les grains d'huile jusqu'à ce qu'ils soient translucides
Déglacer au vin blanc et laisser évaporer
Mouiller de bouillon et laisser absorber
Ajouter les fèves et le persil (s'il est sec)
Cuire progressivement environ 13 minutes
Une fois le riz cuit, lier la préparation avec une noix de beurre ou de fromage crémeux
(type Brillat-Savarin)
Retirer du feu et parsemer de cantal, et de persil (s'il est frais).

On pourra aussi agrémenter ce risotto végétarien de lardons, revenus sans graisse ajoutée dans une poêle et égouttés, ou encore substituer la moitié des fèves par des petits pois.

Boule de Suif, dans la hâte et l'effarement de son lever, n'avait pu songer à rien ; et elle regardait exaspérée, suffoquant de rage, tous ces gens qui mangeaient placidement. Une colère tumultueuse la crispa d'abord et elle ouvrit la bouche pour leur crier leur fait avec un flot d'injures qui lui montait aux lèvres ; mais elle ne pouvait pas parler tant l'exaspération l'étranglait. Personne ne la regardait, ne songeait à elle. Elle se sentait noyée dans le mépris de ces gredins honnêtes qui l'avaient sacrifiée d'abord, rejetée ensuite, comme une chose malpropre et inutile. Alors elle songea à son grand panier tout plein de bonnes choses qu'ils avaient goulûment dévorées, à ses deux poulets luisant de gelée, à ses pâtés, à ses poires, à ses quatre bouteilles de bordeaux ; et sa fureur tombant soudain comme une corde trop tendue qui casse, elle se sentit prête à pleurer. Elle fit des efforts terribles, se raidit, avala ses sanglots comme les enfants, mais les pleurs montaient, luisaient au bord de ses paupières, et bientôt deux grosses larmes se détachant des yeux roulèrent lentement sur ses joues. D'autres les suivirent plus rapides, coulant comme les gouttes d'eau qui filtrent d'une roche, et tombant sur la courbe rebondie de sa poitrine. Elle restait droite, le regard fixe, la face rigide et pâle, espérant qu'on ne la verrait pas.

Boule de Suif, Maupassant

dimanche, février 26, 2006

Paris s'éveille...

... avec de la mousse au chocolat.
  • 220g chocolar noir (50-60%)
  • 4 oeufs, séparés
  • 50g beurre
  • 100 mL crème fleurette
  • 50g sucre glace
Faire fondre le chocolat avec le beurre
Fouetter les jaunes avec le sucre => blanchiement
Verser la crème et mélanger
Ajouter
le chocolat fondu
Battre
les blancs en neige ferme
Incorporer
délicatement dans la masse chocolatée
Laisser
reposer au moins 2 heures au frais.

If anything happens to me or my family, an accident, an accusation, anything, then first your son will disappear, his body will never be found. Then your wife. Her body will never be found either. This is guaranteed. Then, whatever is the most dangerous thing you do in your life, it might be flying in a small plane, it might be walking to the bank, you will be killed. Do you understand what I'm saying? I want you to acknowledge that you do understand so that we're clear and there won't be any mistakes.

Syriana (2005)

lundi, février 06, 2006

vendredi, février 03, 2006

One treat, one noise

Le matin, ou au goûter, à toute heure de la journée, un thé au lait épicé, je dis oui. (une pensée pour une certaine jeune fille qui n'a jamais daigné me filer sa recette et qui a ainsi manqué l'opportunité merveilleuse de poster sur mon blog).

  • 300 mL d'eau
  • 75 ml de lait
  • 1 petit bâton de cannelle
  • 1 clou de girofle
  • 4 gousses de cardamome
  • 3 cs de sucre
  • 1 cs de thé noir
Mettre les épices dans l'eau et l'eau dans une casserole
Porter à ébullition
Laisser frémir 5 minutes à couvert
Verser le lait et le sucre
Porter à frémissement
Retirer du feu et ajouter le thé
Laisser infuser 2-3 minutes
Filtrer, servir.

les femmes n'ont pas d'âme. Elles vivent dans des bulles, les femmes. Les hommes, eux, vivent sur une seule ligne droite. Ils vivent pour mourir...

jeudi, février 02, 2006

Pommes au Clafoutis

Ce gâteau aux pommes ressemble à une aggrégation de morceaux de fruits, colmatés par du clafoutis... il est néanmoins excellent, moelleux comme il faut. En plus il est ultra-facile à réaliser et sa préparation ne nécéssite pas d'ustensiles compliqués. Testé et approuvé par une dizaine de convives.

  • 3 pommes, pelées et coupées en morceaux
  • 1 noix de beurre salé
  • 2cc cassonade
  • 1 pincée de cannelle
  • 2 gros oeufs
  • 75g de sucre
  • 125g farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 6 cs huile neutre (ou même d'olive, allez, ca ne gâche rien)
  • 1/2 orange pressée
Faire sauter les morceaux de pommes à feu vif dans une poêle dans le beurre salé
Parsemer de cassonade et de cannelle
Faire caraméliser 1-2 minutes
Battre les oeufs avec le sucre
Verser l'huile et le jus d'orange
Incorporer la farine et la levure
Ajouter les morceaux de pommes
Garnir un moule à manquer beurré et fariné
Enfourner 40 minutes à 150-160°C.

    And all the roads we have to walk along are winding
    And all the lights that lead us there are blinding
    There are many things that I would
    Like to say to you
    I don't know how
    Because maybe
    You're gonna be the one that saves me?
    And after all
    You're my wonderwall
Oasis, Wonderwall

samedi, janvier 28, 2006

Tomates, Avocat et Parma Ham



Alors Zeus et les autres dieux se demandèrent quel aprti prendre : ils étaient bien embarassés. Ils ne pouvaient en effet les tuer, et détruire leur espèce en les foudroyant comme les Géants, car c'était perdre complètement les honneurs et les offrandes qui leur venaient des hommes; mais ils ne pouvaient non plus tolérer leur insolence. Après avoir laborieusement réfléchi, Zeus parla: "Je crois, dit-il, tenir un moyen pour qu'il puisse y avoir des hommes et que pourtant ils renoncent à leur indiscipline: c'est de les rendre plus faibles. Je vais maintenant, dit-il, couper par moitié chacun d'eux. Ils seront ainsi plus faibles, et en même temps ils nous rapporterons davantage, puisque leur nombre aura grandi. Ils marcheront droits sur deux jambes, mais s'ils se montrent encore insolents et ne veulent pas rester tranquilles, je les couperai en deux une fois de plus, et dès lors ils marcheront sur une seule jambe, à cloche-pied'. Ayant ainsi parlé, il coupa les hommes en deux, comme on coupe les cormes pour les mettre en conserve, ou comme on coupe les oeufs avec un crin. Quand il en avait coupé un, il demandait à Apollon de lui retourner le visage et la moitié du cou, du côté de la coupure, pour que l'homme, ayant sous les yeux la coupure qu'il avait subie, fut plus modeste, et il lui demandait de guérir le reste. Apollon retournait alors le visage et, ramenant de toutes part la peau sur ce qui s'appelle a présent le ventre, comme on fait avec les bourses à cordons, il l'attachait fortement au milieu du ventre en ne laissant qu'uine ouverture - ce qu'on appelle le nombril. Puis il effaçait la plupart des plis qui subsistaient, il modelait exactement la poitrine avec un outil pareil à celui qu'emploient les cordonniesr pour aplanir sur la forme les plis du cuir. Il laissa pourtant quelques plis, ceux qui se trouvent dans la région du ventre et du nombril, comme souvenir du traitement subi jadis.

Quand donc l'être primitif eut été dédoublé par cette coupure, chacun, regrettant sa moitié, tentait de la rejoindre. S'embrassant, s'enlaçant l'un à l'autre, désirant ne former qu'un seul être, ils mouraient de faim, et d'inaction aussi, parce qu'ils ne voulaient rien faire l'un sans l'autre. Et quand une des moitiés était morte et que l'autre survivait, la moitié survivante en cherchait une autre et s'enlaçait à elle - qu'elle rencontrât la moitié d'une femme entière, c'est-à-dire ce qu'aujourd'hui nous appelons une femme, ou la moitié d'un homme. Ainsi l'espèce s'éteignait. Mais Zeus, pris de pitié, s'avise d'un autre expédient : il transporte sur le devant leurs organes de la génération. Jusqu'alors en effet ils les avaient sur leur face extérieure, et ils engendraient et enfantaient non point en s'unissant mais dans la tere comme les cigales. Il transporta donc ces organes à la place ou nous les voyons, sur le devant, et fit que par ce moyen les hommes engendrèrent les une dans les autres, c'est-à-dire par l'organe mâle, dans la femelle. Son but était le suivant : dans l'accouplement, si un homme rencontrait une femme, ils auraient un enfant et l'espèce se reproduirait; mais si un mâle rencontrait un mâle, ils trouveraient au moins une satiété dans leurs rapports, ils se calmeraient et ils se tourneraient vers l'action, et pourvoieraient aux autres besoins de leur existence. C'est évidemment de ce temps lointain que date l'amour inné des hommes les uns pour les autres, celui qui rassemble des parties de notre nature ancienne, qui de deux êtres essaie d'en faire un seul, et de guérir la nature humaine.

mardi, janvier 24, 2006

Agneau Parmentier

Ici, en Grande-Bretagne (et oui souvenez-vous, j'y suis toujours, plus pour tres longtemps cependant -non non, je ne verserai pas de petite larme), tout le monde est fan du hachis parmentier, parce qu'il concilie a la fois le concept de la pie (viande mijotee sous pate brisee ou feuilletee) et celui du mash (la puree de pommes de terre -ou autres- qui fait des morceaux). J'avais d'ailleurs une recette de pie qui trainait, parce que vous avez remarque que j'essaie quand meme de manger a la mode britannique parfois (je ferai tout un post un jour pour bien vous expliquer pourquoi il vaut mieux rester en France niveau bouffe, des trucs de base la), mais egalement la flemme de preparer une pate, de l'etaler, de la cuire...blablabla. Alors j'ai cuit mon agneau comme indique, j'ai pris deux grosses pommes de terre pour faire une couverture en mash, et il ne m'a fallu pas plus de 15 minutes au four pour gratiner le tout.

  • 400g agneau haché
  • 2 petites carottes, coupées en petits cubes
  • 1 gros oignon, haché finement
  • 400g de tomates en boîte
  • 1 bouquet de thym frais
  • 1cs de ketchup
  • 1cs d'huile d'olive
  • 2 grosses pommes de terre type Charlotte
  • 1 noix de beurre
  • fromage à râpé type cheddar ou gruyère

la viande

1. Faire colorer la viande sur feu moyen dans l'huile
2. Débarrasser la sauteuse de la viande
3. Filtrer le surplus de gras
4. Faire revenir l'oignon 10 minutes à feu doux
5. Ajouter les dés de carottes et poursuivre 5 minutes
6. Remettre la viande
7. Verser les tomates
8. Assaisonner de sel, de thym et de ketchup
9. Mouiller d'eau ou de bouillon (500mL)
10. Laisser mijoter 45 minutes à petit voire tout petit feu

le mash

1. Cuire les pommes de terre à l'eau bouillante salée
2. Ecraser la chair à la fourchette
3. Incorporer en même temps le beurre et le lait

la finition

1. Garnir un plat à gratin de la viande mijotée
2. Recouvrir d'une couche de mash
3. Disposer des copeaux de fromage par-dessus
4. Gratiner à four chaud une quinzaine de minutes.

La sauce de la viande doit être bien épaisse et parfumée. On peut encore rajouter des herbes sèches genre romarin, origan, pour parfumer.

There are ghosts sitting in the Cottage bar in Glasgow's Calton area. The locals call them the missing generation, the men who died before their time. Sometimes the drinkers dip their heads or lift their pints to them. They may not see them but all the drinkers know they are there. Jimmy, Swifty, Davy and many more. (...)

In the Calton, according to statistics compiled by NHS Health Scotland, 26% of the population say their health is not good and 52% smoke, compared with 25% of Scotland's average population. Alcohol abuse admissions to hospital are way above the national average. Also eating away at Calton's life expectancy are cancer, heart attacks, diabetes, drug overdose and suicide. For here, deprivation bites into almost every home: 44% are on incapacity benefit, 37% live in a workless household and 30% of homes are occupied by a lone parent. (...)

Another Cottage customer said that food was the problem: "It's all the shite they are eating. They wouldn't even know what a good dinner is, they don't know what mince and totties or stew is. That's how your child birth weights are down. The mother not eating and her iron and protein levels are down. They call it the Posh Spice syndrome. The wean has no chance right away."

In Iraq, life expectancy is 67. Minutes from Glasgow city centre, it's 54

jeudi, janvier 19, 2006

Mange des carottes, ca rend aimable !

  • 4 carottes, pas trop grosses ni trop dures, râpées
  • 1 bouquet de coriandre fraîche, hachée
  • 4cs d'huile d'olive
  • 1/2 citron pressé
  • 1 petite mandarine pressée ou un trait d'orange (facultatif)
  • quelques olives vertes (facultatif), en morceaux
  • 2 poignées de graines de sesame blond
  • sel, poivre noir concassé

Mélanger l'huile, les jus d'agrumes et la coriandre
Ajouter les carottes et les olives
Parsemer de graines de sésame
Mélanger le tout
Assaisonner de sel et de poivre.

Les carottes font très bons ménage avec la coriandre, aussi bien en version crue que cuite.

I think it must have been just after ten in the morning when I saw a silver light far up in the sky. A brilliant flash of silver. That's right, it was definitely light reflecting off something metal. That light moved very slowly in the sky from east to west. We all thought it had to be a B-29. It was directly above us, so to see it we had to look straight up. There was a clear blue sky, and the light was so bright all we could see was that silver, Duralumin-like object.
But we couldn't make out the shape, since it was too far up. I assumed that they couldn't see us either, so we weren't afraid of being attacked or having bombs suddenly rain down on us. Dropping bombs in the mountains here would be pretty pointless anyway. I reckoned the plane was on its way to bomb some large city somewhere, or maybe on its way back from a raid. So we kept walking. All I thought was how that light had a strange beauty to it.

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage.