lundi, septembre 12, 2005

Spaghetti de luxe





J'annonce sans emphase que ce plat est exceptionnel, surtout pour les amateurs de fruits de mer genre crevettes roses... Il s'agit d'une simple assiette de spaghetti (mais pour faire vrai luxe vous avez le droit de préférer des tagliatelles fraîches) gaînées de sauce crémeuse céleri-tomate et dans lesquelles se sont fourrées d'énormes crevettes roses (pas des petites crevettes précuites de rien là).


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 6 raw king prawns (grosses crevettes roses crues), décortiquées et sans boyau (vous aurez pris soin de retirer ce tube noirâtre indésirable qui se cache dans le dos de l'animal)
  • 250g de spaghetti, cuites al dente à l'eau bouillante salée (mais pas à l'avance, soyez pas con)
  • 150 (142) mL de double cream (crème liquide à 48%)
  • 4-5 branches de céleri (des petites tendres et des grosses dures bien vertes), effilées et émincées
  • 150g (une petite barquette) de cherry tomatoes (tomates cerises oui oui), coupées en deux
    1 gousse d'ail, finement hachée
  • 1cs d'huile d'olive
  • 1 filet de jus de citron
  • 1 pincée de curcuma (vous avouerez que turmeric c'est plus joli)
  • 1-2cs de persil plat


Comment procéder ?

  1. Faire revenir 1-2 minutes l'ail dans l'huile, sans colorer
  2. Ajouter le celeri et laisser attendrir jusqu'à 10 minutes
  3. Ajouter les tomates cerises et saler
  4. Faire suivre les crevettes et remuer jusqu'à la cuisson, dénotée par une jolie coloration rosée (mieux vaut sous-cuire que sur-cuire une crevette si vous voulez mon avis en passant)
  5. Verser la crème et porter à ébullition
  6. Assaisonner de curcuma tout en baissant le feu
  7. Laisser frémir quelques minutes pour obtenir un léger épaississement de la sauce et un agréable mélange des saveurs
  8. Jeter finalement le jus de citron et le persil dans la mixture

Je ne recommande pas de parsemer d'un quelconque fromage comme on fait toujours quand il est question de pâtes, c'est superflu ici. Si vos crevettes sont de première qualité (25 pounds le kilo, les miennes pouvaient l'être) et si vous êtes fan de crevettes (faut quand même bouffer ce qu'on aime) vous goûterez toute la saveur de ce plat fin et goulu. J'ai choisi de ne pas overwhelmer les crevettes sous un défilé d'épices toutes plus exotiques les unes que les autres. Certains évoquent le safran ('tain c'est cher le safran aussi), le gingembre, le lait de coco, la coriandre qui paraît-il se marie très bien avec les fruits de mer (c'est Nick Nairn qui l'a dit dans son bouquin)... anyway, l'ail semble pointer son nez dès qu'il s'agit de cuire une grosse crevette, quant au céleri... ben je sais pas trop mais ça rend plutôt bien.

you are right john cohen - quazimodo was right - Mozart was right... I cannot say the word eye anymore... when I speak this word eye, it is as if I am speaking of somebody's eye that I faintly remember... there is no eye - there is only a series of mouths - long live mouths - your rooftop - if you don't already know - has been demolished... eye is plasma and yiu are right about that too - you are lucky - you don't have to think about such things as eyes & rooftops & quazimodo.

Bob Dylan

4 commentaires:

Simon a dit…

Hum, je vois, tu me prends par les sentiments...

Elodie a dit…

ah bon, t'aimes les crevettes?

Sigrid a dit…

Je viens de lire ton blog pour la première fois et j'aime bien ce mélange cuisine/esprit caustique. (ceci dit, les spaghettis avec la crème fraiche, on fusillerait pour moins que ça en italie :-)...)

Simon a dit…

Je n'aime que toi...