vendredi, juillet 20, 2007

Tagliatelles aux Légumes d'Eté


Après avoir passé cette dernière semaine à Londres, où mon régime ordinaire s'est principalement composé de sandwiches (plein de "preservatives" et autres trucs louches) et de muffins (bourratifs et gras, avec des saveurs artificielles et du faux chocolat), je suis revenue avec deux envies, un trésor et un regret...

Envie de légumes d'abord, de légumes et de fruits frais à foison, en quantité démesurée et en forme estivale. Je me suis donc concoctée une petite recette de pâtes bien sympathique...

Envie de soleil aussi, et d'espace !!! Parce qu'à Londres il pleut et les rues sont crowded. Je suis allée faire un tour chez Harrod's, the famous luxury shop. Il y avait des crottins de chavignols, des sacs et lunettes Dior à coeurs et du mauvais chocolat.

J'ai ramené un trésor de sablés anglais et écossais, shortbread et oatmeal biscuits en pagaille, du gingembre, du citron, pour tous les goûts !

Un regret... celui de ne pouvoir emmener avec moi les délicieux smoothies Innocent pour lesquels je fond, je craque. Alors, vous me direz qu'on commence à trouver en France ce genre de boisson aux fruits mixés, mais c'est très cher (plus cher que là-bas, déjà que là-bas c'est pas donné...) et pas encore démocratisé.

  • 100-125g de tagliatelles
  • 1 courgette, pelée à moitié et coupée en petits dés
  • 6 tomates de taille cerise, coupées en deux ou quatre
  • 1 poignée de doucette ou de roquette
  • 1 morceau de fromage de chèvre, émietté
  • 1 citron vert, pressé
  • 1 échalote, finement émincée
  • 1 petite gousse d'ail, finement hachée
  • 1 lampée de vin blanc sec
  • quelques noix concassées ou quelques pignons de pin
  • basilic frais, haché
  • huile d'olive

Faire chauffer
de l'huile d'olive dans un wok
Faire revenir
l'échalote 5 minutes
Déglacer
le wok au vin blanc
Ajouter
les dés de courgettes et l'ail
Cuire
à couvert et à feu doux pendant 7-10 minutes
Ajouter
les tomates et le fromage, de la fleur de sel
Verser
le jus de citron vert
Ajouter
les pâtes chaudes et la salade
Mélanger
puis retirer du feu
Parsemer
les noix ou pignons et le basilic, poivrer.

mercredi, juillet 18, 2007

Best Ever De Harengs Fumés

J'ai redécouvert la saveur des harengs fumés il y a environ un an. Ils étaient mis en scène dans un plat classique, avec des patates chaudes cuites à l'eau et du beurre. J'ai beaucoup apprécié et depuis j'en achète régulièrement. J'en suis venue à me demander comment je pouvais les cuisiner, les agrémenter un peu plus "exotiquement" tout en gardant la touche patate. J'ai finalement dégoté la recette ultime (sisi, une autre) de la salade tiède aux harengs, en synthétisant quelques idées pêchées ici ou là et en mixant ingénieusement mes restes...

  • 200g de harengs fumés, rincés et coupés en morceaux
  • 4 pommes de terre moyenne, pelées et coupées en gros morceaux
  • 1 carotte, pelée et coupée en rondelles
  • 1 oeuf dur, écalé et coupé en morceaux
  • 1 jus de citron
  • 40-50g de fromage à tartiner
  • 1 pointe de moutarde
  • persil frais haché
  • 1-2cs d'huile

Faire cuire les pommes de terre à la vapeur 15-20 minutes
Ajouter la carotte pour les 5 dernières minutes
Mélanger les harengs avec le jus de citron, le fromage, le persil et la moutarde
Mélanger avec les pommes de terre coupées en petits morceaux, les rondelles de carottes et l'oeuf dur
Verser l'huile et servir tiède.


"L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte. Elle est un confrontement perpétuel de l'homme et de sa propre obscurité. Elle est exigence d'une impossible transparence. Elle remet le monde en question à chacune de ses secondes. De même que le danger fournit à l'homme l'irremplaçable occasion de la saisir, de même la révolte métaphysique étend la conscience tout le long de l'expérience. Elle est cette présence constante de l'homme à lui-même. Elle n'est pas aspiration, elle est sans espoir. Cette révolte n'est que l'assurance d'un destin écrasant, moins la résignation qui devrait l'accompagner.
C'est ici qu'on voit à quel point l'expérience absurde s'éloigne du suicide. On peut croire que le suicide suit la révolte. Mais à tort. Car il ne figure pas son aboutissement logique. Il est exactement son contraire, par le consentement qu'il suppose. Le suicide, comme le saut, est l'acceptation à sa limite. Tout est consommé, l'homme rentre dans son histoire essentielle. Son avenir, son seul et terrible avenir, il le discerne et s'y précipite. A sa manière, le suicide résout l'absurde. Il l'entraîne dans la même mort. Mais je sais que pour se maintenir, l'absurde ne peut se résoudre. Il échappe au suicide, dans la mesure où il est en même temps conscience et refus de la mort. Il est, à l'extrême pointe de la dernière pensée du condamné à mort, ce cordon de soulier qu'en dépit de tout il aperçoit à quelques mètres, au bord même de sa chute vertigineuse. Le contraire du suicidé, précisément, c'est le condamné à mort.
Cette révolte donne son prix à la vie. Étendue sur toute la longueur d'une existence, elle lui restitue sa grandeur. Pour un homme sans oeillères, il n'est pas de plus beau spectacle que celui de l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse. Le spectacle de l'orgueil humain est inégalable. Toutes les dépréciations n'y feront rien. Cette discipline que l'esprit se dicte à lui-même, cette volonté forgée de toutes pièces, ce face à face, ont quelque chose de puisant et de singulier. Appauvrir cette réalité dont l'inhumanité fait la grandeur de l'homme, c'est du même coup l'appauvrir lui-même. Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul. A ce tournant, je ne puis concevoir qu'une métaphysique sceptique aille s'allier à une morale du renoncement.
Conscience et révolte, ces refus sont le contraire du renoncement. Tout ce qu'il y a d'irréductible et de passionné dans un coeur humain les anime au contraire de sa vie. Il s'agit de mourir irréconcilié et non pas de plein gré. Le suicide est une méconnaissance. L'homme absurde ne peut que tout épuiser, et s'épuiser. L'absurde est sa tension la plus extrême, celle qu'il maintient constamment d'un effort solitaire, car il sait que dans cette conscience et dans cette révolte au jour le jour, il témoigne de sa seule vérité qui est le défi. Ceci est une première conséquence."

Albert Camus.

samedi, juillet 07, 2007

Tagliatelles au Saumon

Je n'ai pas la prétention de vous apprendre à cuisiner les très classiques et non moins galvaudées tagliatelles au saumon. Cependant il est bon parfois de revisiter ses classiques, de chercher à mettre au point le mélange équilibré de saveurs qui exprimera l'essence même du plat, ou qui permettra simplement d'idéaliser un arrangement réussi.

La mixture peut être ainsi décrite : des ingrédients nobles en vedette - le roi des poissons et la reine des pâtes (discutable?), de la crème fraîche pour lier, du basilic pour parfumer... et une certaine et subtile chaleur en bouche.

pour 3 personnes

  • 400g de tagliatelles
  • 150g de saumon fumé, coupé en lanières
  • 1 boîte de champignons émincés, égouttée
  • 2 échalotes, émincées
  • 20 cL de crème fraîche épaisse
  • 1 lichette de lait
  • 1 trait de citron
  • 6 feuilles de basilic frais, hachées
  • 1cs de moutarde de dijon
  • 2 petites pincées de piment d'espelette
  • huile
Faire revenir les échalotes dans l'huile à feu doux 5 minutes
Ajouter
les champignons
Arroser le saumon de citron
Verser
la crème et le lait dans la poêle
Assaisonner
de moutarde et piment d'espelette
Porter à ébullition
et laisser épaissir 10 minutes
Verser
sur les pâtes chaudes, puis ajouter le saumon et le basilic
Mélanger
et servir.

Earth has not anything to show more fair:
Dull would he be of soul who could pass by
A sight so touching in its majesty:
This City now doth like a garment wear
The beauty of the morning; silent , bare,
Ships, towers, domes, theatres, and temples lie
Open unto the fields, and to the sky,
All bright and glittering in the smokeless air.
Never did the sun more beautifully steep
In his first splendour, valley, rock, or hill;
Ne'er saw I, never felt a calm so deep!
The river glideth at his own sweet will:
Dear God! the very houses seem asleep;
And all that mighty heart is lying still!

William Wordsworth, Upon Westminster Bridge (1802)

mardi, juillet 03, 2007

Crème Mousseuse aux Fraises sur Lit Breton Croustillant au Chocolat

Comme vous le savez peut-être, le site 750g.com organise un concours de recettes sur le thème de la fraise, où convivialité et originalité sont les maîtres mots. C'est dans le cadre de ma participation à ce concours que je vous présente aujourd'hui ma Crème Mousseuse aux Fraises sur Lit Breton Croustillant au Chocolat. Ce dessert (car vous l'aurez compris, il s'agit d'un dessert) se positionne à mi-chemin entre le Tiramisu et le Cheesecake aux Fraises. Il mêle des inspirations et des produits de différentes origines, Italienne pour la crème mousseuse façon Tiramisu, Anglaise et Bretonne pour la base façon Cheesecake, Portugaise pour parfumer l'appareil. Et biensûr il met en scène la reine du jour, j'ai nommé la Fraise.

J'ai réalisé un gros dessert, parfaitement indémoulable et peu présentable, comme vous pouvez le deviner à partir de la photo ci-dessus. Cette forme est idéale pour partager un moment de convivialité "bouillie fun" avec des amis. Par contre, si vous privilégiez l'esthétisme, je vous conseille le format individuel au verre - il vous faudra alors choisir des verres assez larges et à fond plat pour pouvoir disposer la base.

Ce dessert fait du neuf avec du vieux en mélangeant divers composants, en combinant, je vous l'ai dit, les desserts conviviaux et traditionnels que sont le Tiramisu et le Cheesecake. Pour mettre en relief la saveur des fraises, il est agrémenté de chocolat noir (la gourmandise de plus), de basilic frais (l'herbe qui se marie bien avec la fraise et qui change de la menthe) et de porto (l'alcool qui vient parfumer la crème et relève le goût des fraises).

Crème mousseuse au fraises sur palet breton

pour 6 personnes
La base

  • 125g de palets bretons (30% de beurre frais)
  • 125g de galettes bretonnes (26% de beurre frais)
Ecraser à la fois les palets et les galettes avec un rouleau à pâtisserie
Mélanger les deux types de biscuits émiettés
Tapisser le fond d'un moule à manquer du mélange (ou le fond de 6 verres larges) ;


  • 150g de chocolat noir (70% de cacao), râpé
  • 75 mL de crème fleurette
  • 1cs de lait
  • 4 feuilles de basilic frais, finement hachées
Porter la crème et le lait à ébullition dans une petite casserole
Incorporer le chocolat noir et remuer en formant des cercles concentriques jusqu'à ce qu'il soit fondu et que la ganache soit homogène
Ajouter le basilic haché
Verser la ganache encore tiède et bien liquide sur le lit de sablés, en étalant rapidement avec le dos d'une cuillère pour former une fine couche de ganache ;

La crème mousseuse

  • 400-500g de fraises, lavées puis équeutées
  • 4 oeufs extra-frais, séparés
  • 125 mL de crème fleurette froide
  • 350g de crème de mascarpone, sortie du réfrigérateur
  • 75g de sucre en poudre
  • 2cs généreuses de porto
  • 1 pincée de sel
Couper les fraises en deux et disposer la plupart d'entre elles sur la ganache au chocolat
Blanchir les jaunes avec 50g de sucre au fouet à main
Mélanger le mascarpone avec les jaunes au fouet à main
Fouetter la crème fleurette en chantilly avec le reste de sucre
Incorporer la chantilly dans le mélange jaunes-sucre-mascarpone
Monter les blancs en neige ferme avec une pincée de sel
Incorporer délicatement les blancs à l'appareil, avec une spatule
Verser le porto et homogénéiser
Recouvrir les fraises de la crème mousseuse
Couvrir la surface du dessert (ou des verres) d'un film plastique et entreposer au froid (refrigérateur) pendant au moins 12 heures

Au moment de servir, répartir les fraises restantes à la surface de la crème, et déguster bien frais.
Nous étions 4 et nous avons presque tout mangé en une seule fois ! Nous somme gourmands, j'avoue...


This is Rumor Control. Here are the facts!

- This is a maximum security prison, and you have no weapons of any kind?
- We have some carving knives in the abattoir, a few more in the mess hall. Some fire axes scattered about the place - nothing terribly formidable.
- That's all?
- We're on the honor system.
- Then we're fucked.

Ash, Captain Dallas are dead. Cargo and ship destroyed. I should reach the frontier in about six weeks. With a little luck, the network will pick me up. This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.

In an insane world, a sane man must appear insane.

Alien 3 (1992), David Fincher.

vendredi, juin 29, 2007

Comment faire plaisir...

Comment faire plaisir dans la simplicité d'une douceur suave et croquante ? Je vous livre le secret.

  • 5 à 7 tiges de rhubarbe, pelées et coupées en tronçons
  • 1 pomme, pelée et coupée en morceaux
  • 50g de sucre
  • noix de coco
  • 1 pâte à crumble avec de la cassonade, placée au froid
  • cassonade

Faire macérer la rhubarbe dans le sucre pendant une heure
Répartir dans le fond d'un plat à gratin
Ajouter la pomme
Saupoudrer de cassonade et de noix de coco râpée
Parsemer de pâte à crumble
Enfourner 20-30 minutes à 180-200°C.

Les amateurs choisiront, plutôt que de saupoudrer les fruits de cassonade, d'ajouter quelques tranches de gingembre confit coupées en petits dés.

"Ain't Got No Money to Pay For This Drink - I need it bad, My wine-headed baby took everything I had.' You know, all this talk is making me thirsty. 'Scuse me a minute."

Bob Dylan

lundi, juin 18, 2007

Haricots Verts sans prise de tête

et sans prise de poids !


  • 200-250g de haricots verts, cuits à l'eau bouillante
  • 150-200g de gésiers confits, revenus à la poêle
  • 1 poignée de noix, broyées
  • 2 tomates grappes, coupées en morceaux
et la vinaigrette, light light puisqu'elle ne contient même pas d'huile.

  • 1cc de moutarde à l'ancienne
  • 1 petite orange, pressée
  • 1 cs de sauce soja

On mélange, on parsème, on touille. Easy.
Une bonne façon de manger des haricots verts pour les non-amateurs...

The result is a sort of cultural insecurity among the majority, non-immigrant British. If you are an immigrant and also a UK citizen, the chances are you have dual identity. Let's say for the sake of argument you are Muslim and British. The split in your identity probably coincides with a split between public and private personae. At work, in the shops, in the street you are British. At home, around the dining table, you are Muslim. When the world outside your front door is a bewildering, insecure, chaotic global marketplace, your private cultural identity isn't a luxury, it is an existential necessity. It keeps you sane. If, however, you are part of the overwhelming majority of white, non-devout Christians, no such cultural safety net exists. Your culture is the mass culture, which is global consumer culture, which is no culture at all.

The Guardian

lundi, juin 04, 2007

Fraises Meringuées





Oh, la belle meringue !
Qui devinerait qu'il y a des fraises là-dessous ?

  • 500g de fraises, lavées et coupées en deux
  • 4 blancs d'oeufs
  • 1cs de cassonade
  • 100g de sucre
  • herbe fraîche (basilic, menthe...)
  • 1cs d'alcool (porto, marasquin...)
Disposer les fraises dans un petit plat à gratin ou dans 4 ramequins
Ajouter
l'herbe (basilic) et verser l'alcool (porto)
Parsemer
de cassonade
Battre
les blancs en neige très ferme avec le sucre => meringue italienne
Former
une couche de meringue par-dessus les fraises
Enfourner
10 minutes à four doux (130-150°C).

Du basilic et des fraises ??!! Mais z'êtes pas givré ? ...
Faut dire qu'avec un plant de basilic tel, ce serait bête de se priver.




- Well, Pam... Which way you going, left or right?
- Right!
- Oh, that's too bad...
- Why?
- Because it was a fifty fifty shot on whether you'd be going left or right. You see we're both going left. You could have just as easily been going left, too. And if that was the case... It would have been a while before you started getting scared. But since you're going the other way, I'm afraid you're gonna have to start getting scared... immediately!

Death Proof, Quentin Tarantino

vendredi, juin 01, 2007

Ganache Chocolat en Tartelettes, à la Noix de Coco




Deuxième essai culinaire à partir du livre "Les tartes d'Eric Kayser", concluant !
La recette est simple et sobre, le résultat fondant et intense. Le fond de tarte est en pâte sablée chocolat (les explications d'Eric Kayser sont d'un abord très aisé), la garniture est une ganache au chocolat noir (pas de sucre ou très peu, de la crème et beaucoup de chocolat) et à la noix de coco (râpée), la déco... noix de coco !


Nos arrogantes sociétés se conçoivent extrêmement riches, méprisant la frugalité de sociétés dites primitives, mais ignorent la destruction de la faune et de la flore, la perte irrémédiable de la biodiversité et de la diversité tout simplement, la disparition des langues, crime contre l'humanité. Elles ne comptent ni le malheur, ni le stress, ni la tristesse, globalement engloutis dans l'allongement de l'espérance de vie d'une existence desespérante. Des milliers d'activités relevant du don de soi ou de l'altruisme ne sont jamais comptabilisées (comment comptabiliser le dévouement des bénévoles dans un incendie, le travail d'une femme au foyer ? D'une mère qui apprend à lire à son enfant ?), comme s'il fallait pénaliser systématiquement tout ce qui est non marchand.

L'anti-manuel d'économie, Bernard Maris


mardi, mai 29, 2007

Un week-end en Bretagne...


et du kouign amann! Cette pâtisserie, qui n'est pas autre chose qu'une brioche au beurre, est estampillée "spécialité de Douarnenez", à déguster réchauffée histoire de s'en mettre plein les doigts (de gras). Sous une croûte croustillante se cache un moelleux à coeur, fondant dans la bouche. On n'en fait qu'une bouchée, lourd mais pas bourratif comme qui dirait.

Ah, la Bretagne!... si je vous contais la Bretagne... le Bretagne et ses criques, la Bretagne sous la pluie et dans le vent, la Bretagne et son écume et ses vagues, la Bretagne et ses araignées, la Bretagne et ses Bretons. Des paysages magnifiques, des embruns marins, des plages de sable fin et des coquillages, des ports colorés et des jetées venteuses, des balades romantiques et des crêpes raffinées, un bout de vacances quoi.

samedi, mai 12, 2007

Tarte aux asperges vertes et tomates cerises



Cette recette me permet de vous parler de ma dernière aquisition culinaro-littéraire, à savoir "Les tartes d'Eric Kayser" dont l'auteur est, je vous le donne en mille... Eric Kayser.

Eric Kayser est né le 16 octobre 1964. Depuis il a monté des boulangeries un peu partout dans le monde, c'est-à-dire à Paris (la première a vu le jour rue monge dans le Ve, en 1996), au Japon, mais aussi en Grèce, en Russie, à Los Angeles... Je n'ai jamais goûté à ses pains ni à ses pâtisseries, je n'ai jamais mis le pied dans une seule de ses boulangeries - cela ne saurait tarder cependant, j'ai vu qu'il y en a une pas très loin de chez moi. J'ai pourtant été d'emblée séduite par son dernier livre, en le feuilletant dans le magasin.

Je ne sais pas si vous avez remarqué comme moi que les bouquins sur les macarons en long, en large et en travers fleurissent sur les étals en ce moment. Effet de mode sans doute. Le macaron c'est sympa mais une fois qu'on maîtrise la technique... a-t-on vraiment besoin de 10000 bouquins sur le sujet ? - je ne maîtrise moi-même pas la technique, j'avoue. Et puis le macaron c'est sympa de l'acheter aussi, parce que c'est un peu précieux, c'est un peu un concentré de tout, un truc de pâtissier en fait. Et puis on ne va pas manger des macarons tous les jours. Alors que les tartes, salées et sucrées, on peut en manger disons toutes les semaines. Ce livre m'a plu parce qu'il mettait en scène les tartes qui nous font tant envie chez le boulanger, et qui ne sont pas si difficiles à réaliser, si tant est qu'on connaisse les petits trucs, les gestes simples qui font la différence. Alors j'ai craqué.

Je ne suis pas déçue, so far. Le livre est très bien foutu, tout paraît simple et abordable, faisable avec des ingrédients qu'on trouve facilement et qui ne coûtent pas les yeux de la tête. Les coups de main et les bases sont expliqués à renfort de photos explicites. On voit l'auteur les mains dedans, proximité et convivialité. J'ai envie de laisser tomber les pâtes toutes prêtes et de stocker des kilos de pâtes maison au congélo! La première tarte, la voici, était succulente (dixit lui et moi). J'en essaie bientôt une sucrée, je vous tiens au courant.

On s'est aimé comme on se quitte
Tout simplement sans penser à demain
A demain qui vient toujours un peu trop vite
Aux adieux qui quelques fois se passent un peu trop bien

Miossec, from Joe Dassin.

mardi, mai 08, 2007

Tarte de Mai


à la rhubarbe, parce que c'est la saison. La rhubarbe est naturellement très acide. On peut la faire macérer dans du sucre pendant 1-2 heure(s) pour l'adoucir.


  • 1 pâte sablée
  • 800g de rhubarbe, coupée en tronçons
  • brioche ou biscuits à la cuillère
  • 100g de sucre (vanillé)
  • 50g de beurre, en dés

Etaler
la pâte et en foncer un moule à tarte
Garnir
le fond de tarte de brisures de biscuits à la cuillère ou de tranches de brioche
Parsemer
de dés de beurre
Saupoudrer
de sucre
Disposer
les tronçons de rhubarbe
Saupoudrer
du reste de sucre
Enfourner
20-30 minutes à 170-180°C.

vendredi, mai 04, 2007

C'est si simple de manger bon...

Ce soir, je vous propose deux tartines ensolleillées.

  • 1 boîte de sardines à l'huile d'olive
  • 1/4 de baguette fraîche
  • 2 tomates fraîches en grappe - ou des noires goûteuses, pelées
  • quelques feuilles de basilic frais
  • 1cc de vinaigre balsamique

Couper la chair des tomates en petits cubes
Verser le vinaigre et mélanger
Couper la baguette en long, en deux tranches
Garnir de la concassée de tomates
Parsemer de feuilles de basilic coupées
Etaler les filets de sardines par-dessus.

Ouvrez la bouche... miam.

Qu'est-ce que cette société qui croit que derrière chaque chômeur se dissimule un paresseux ? Cette société où quand on paye ses impôts, on est cocu et où on honore ceux qui vont se réfugier en Suisse ? Cette société dure avec les faibles et molle avec les forts ? Cette société où on refuse à chaque enfant qu'il développe le trésor qui est en lui ? On ne veut pas de la renaissance de je ne sais quel bonapartisme donneur de leçons!

Jacques Delors




lundi, avril 30, 2007

Canelloni à la viande

Pas d'image, je vous laisse néanmois deviner le parfum de fromage mêlé à la tomate, l'aspect gratiné chatoyant du dessus, le coulant fondant de la sauce, la suavité des fines pâtes. Un plat tout à la fois ensoleillé et réconfortant, sexy et convivial.

  • 20 plaques de lasagne ou canelloni
  • 350g de boeuf haché
  • 400g de pulpe de tomate en conserve
  • 1 grosse tomate fraîche, hachée
  • 2 branches de céleri, émincées
  • 1 oignon, émincé
  • 1 grosse gousse d'ail, finement hachée
  • 10 cL de vin rouge
  • eau ou bouillon de boeuf
  • 1 boîte de concentré de tomate
  • fromage râpé (ou mozzarella en tranches)
  • huile d'olive
  • herbes de provence
  • basilic frais
Faire revenir l'oignon, le céleri et l'ail dans un peu d'huile d'olive
Faire brunir
la viande en augmentant le feu
Ajouter
les pulpes de tomates et le concentré
Verser
le vin et l'eau (ou bouillon)
Assaisonner
de sel et d'herbes de provence
Réduire
le feu après ébullition
Laisser mijoter
sur feu très doux pendant 45 minutes à 1h30
Ebouillanter
les plaques pour les ramollir
Etaler
une plaque
Garnir
de sauce épaisse
Rouler
la plaque en canelloni
Disposer
dans un plat à gratin
Procéder
de même avec toutes les plaques
Verser
le reste de sauce dans le plat à gratin
Parsemer
de fromage râpé
Enfourner
10-15 minutes à 200-210°C
Jeter
quelques feuilles de basilic haché sur le plat encore brûlant.

Le temps de cuisson de la sauce est un peu long mais cette recette se réalise sans aucune difficulté. C'est même plus simple que des lasagnes puisque vous n'avez pas l'épreuve de la béchamel à surmonter !

On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus on ne sait rien
On nous informe vraiment sur rien

Adam avait-il un nombril?
On nous cache tout on nous dit rien
Socrate a-t-il bu sa cigüe?
L'aventure est-elle au coin de la rue?
On nous cache tout on nous dit rien
La vérité sur Dagobert
Quel était son manager?

Jacques Dutronc

mardi, avril 24, 2007

Dessert d'Avril

Envie de fraîcheur et de chocolat, surtout pas d'oeuf... il suffit d'une bonne idée !

  • 80g de chocolat noir amer (70%)
  • 50 mL de lait
  • 1 parcelle de beurre mou
  • 2 orangettes
  • 2 noix de Grenoble
Faire fondre le chocolat avec le lait au bain-marie
Homogénéiser à la spatule
Incorporer le beurre mou
Homogénéiser pour obtenir une ganache lisse
Se munir de deux moules à tartelette de 5 cm de diamètre (en silicone)
Disposer une noix dans chaque moule
Garnir de ganache
Laisser prendre quelques minutes
Disposer une orangette à la surface de chaque ganache
Laisser figer au frais


  • 200g de fraises de saison, parfumées et de première fraîcheur
  • 1cc de sucre vanillé
  • 1cs de vinaigre balsamique

Laver les fraises rapidement, avec la queue
Egoutter sur du papier absorbant
Retirer la queue puis couper en morceaux
Parsemer de sucre et arroser de vinaigre balsamique
Mélanger
Dresser sur chaque assiette la moitié des fraises et une ganache figée.

I had true love
I made it die
I pushed her away
She said, "Please stay"
Burning every bridge that I cross
To find some beautiful place to get lost

Elliott Smith


jeudi, avril 19, 2007

Découverte à la croque au sel




Mais que cela peut-il bien être ?

Je connaissais les radis et les fèves à la croque au sel, j'étais même amatrice... mais les artichauts à cette mode-là m'étaient étrangers. Il ne me serait d'ailleurs pas venu à l'idée de manger des artichauts crus, je vous le dis franchement. Et pourtant, la première surprise passée il faut reconnaître que c'est une façon agréable de manger les petits artichauts violets. Un peu de beurre, un peu de fleur de sel, et vous faites le plein de potassium, de phosphore et de vitamines.

Choisissez des artichauts jeunes, sans taches brunes (gage de fraîcheur), bien serrés et lourds, avec de petites queues (parce qu'on la mange pas la queue, mais on la paie).

Politics is like football for me. Labour is my team and even if you don't like a striker you don't give up supporting the whole team… Labour is the lesser of two evils. What else should we have? Anarchy? Someone has to be responsible.

Noel Gallagher


mardi, avril 10, 2007

Coup de coeur

Arrivés par le train de 10h25. Les badauds se font rares aux abords de la gare de Rouen en cette fraîche matinée dominicale, néanmoins ensoleillée. Nous progressons dans les rues désertes au sein de la vieille ville "aux mille clochers", en effet. On retiendra l'église high-tech en forme de chapeau Napoléon ou de Vaisseau des Mers et son "sol du Moyen-Age", et puis la cathédrale biensûr avec ses tours dépareillées, noire de charbon sur le devant ; le tribunal de Justice enfin, criblé d'impacts d'obus, qui sont là pour rappeler le débarquement, oeuvre d'art? admirez.

Mais plus encore que de Rouen, j'ai envie de vous parler de chocolats..... haha, après tout n'étaient-ce pas les fêtes de Pâques ce week-end ? Dans un post précédent, je poussais un coup de gueule pour dénoncer la pâtisserie confetti fashion qu'on nous propose, qu'on nous expose mais surtout qu'on nous vend. Cette fois-ci je vous ferai l'éloge d'un chocolatier parisien, qui dit-on n'est pas le meilleur ni le plus cher (who knows?), M. Jean-Paul Hévin. Je vous arrête tout de suite ! Oui, son personnel est parfois rude (genre "mais qui vous êtes vous pour vous prendre pour une cliente?") - en même temps je dis "parfois" mais j'y vais pas souvent.... Oui, l'on peut taxer ces dérives fromagères de coup marketing (quoique, n'est-ce pas réellement bon?). Néanmoins, il vous faut me croire sur parole, ses chocolats sont à se pâmer. L'aspect d'abord, est chattoyant et soyeux, pas brillant. L'arôme ensuite vous excite à la fois les narines et les papilles. Le cassant se veut net. Le fondant dans la bouche. Puissance du cacao et finesse du raffinement tout à la fois.... je vous laisse fermer les yeux.

Cette année pour Pâques, il proposait toutes sortes de nouveautés mais aussi des classiques. J'ai eu pour ma part l'occasion de me régaler de friture mélangée, plus ou moins fourrée. Avec lui, la pâte d'amande est enfin digne d'accompagner le chocolat. les pralinés se déclinent suivant l'habillage extérieur : avec le chocolat noir c'est plus corsé, avec le chocolat au lait c'est plus doux. On en arrive à identifier les grains d'amandes, ça croustille... La maison Hévin ne se moque pas de monde, reconnaissons-le. Il paraît en plus que des pralinés réussis et en nombre sont le gage d'un bon chocolatier car c'est ce qui coûte le plus cher (le prix de l'amande par rapport à la crème?) et le plus délicat à travailler. Je n'ai pas encore goûté à ses macarons mais on ne m'en a dit que du bien, ils ont même été publiquement plébiscités.

dimanche, avril 01, 2007

Un dimanche avec toi


Tomate noire et pain frais.

Ce dimanche matin s'annonçait ensoleillé. Je suis partie au marché le coeur ouvert. Je me suis faufilée à travers les lignes de tracteurs et autres activistes politiques (élections obligent) pour retrouver mon maraîcher, mon fromager, mon boulanger. Je suis revenue les bras chargés, de la roquette, un fromage de chèvre et une baguette.

Pas d'entrée. D'emblée du boudin noir aux pommes, accompagné de pâtes Barilla (un italien m'a confirmé que ce sont les meilleures pâtes industrielles en France, derrière les De Cecco) et d'une bonne poignée de roquette. Du fromage. Enfin, des tartelettes chocolat au lait aux noix, façon Pierre Hermé (encore!). Le fond de tarte est en pâte sablée au cacao, une ganache au chocolat au lait (sans crème !) truffée de morceaux d'oranges confites et surmontée de noix du Périgord fait office de garniture. Miummy. Voilà comment on réussit un déjeuner dominical.

Ta rose distraite et trahie
Par un entourage d'insectes
Offre depuis sa robe ouverte
Un coeur par trop empiété

Pour cette pomme l'on te rente
Mais que t'importe quelqu'enfant
Fais de toi-même agitateur
Déchoir le fruit comme la fleur

Francis Ponge


dimanche, mars 25, 2007

Tarte aux Poires Pochées au Porto




Cette tarte aux poires est avant tout goûteuse, avec un bon goût de fruits frais, de poires pochées si vous voulez tout savoir. Mais elle est aussi tout à la fois fondante et croustillante, riche et légère. Il faut reconnaître plusieurs difficultés à la réussite d'une tarte au fruits. D'abord le fond de tarte ne doit pas être trop épais, sous peine d'accaparer la bouche à la dégustation. Ensuite un compromis doit être trouvé entre la totale-fruits sans garniture et la migaine-style bourrative. Une fine couche de garniture riche, qui met en valeur le fruit, est idéale. Je crois que j'ai enfin, pour cette fois, surmonter ces difficultés. Le résultat est alléchant, n'est-il pas ?

La pâte tout simple
Elle est assez riche en beurre mais ne comporte pas d'oeuf pour ne pas l'alourdir. Le sucre glace lui garantit un aspect soyeux et lisse à la cuisson.

  • 100-125g de beurre pommade
  • 50-75g de sucre glace
  • 250g de farine tamisée
  • eau froide
  • 1 pincée de sel
Battre le beurre en pommade
Incorporer
le sucre glace et le sel à la spatule en bois
Verser
la farine et amalgamer
Ajouter
un peu d'eau et pétrir pour former une boule de pâte
Filmer
et entreposer au froid toute une nuit.

Les poires pochées au porto
(d'après une idée originale de Pascale, inspirée d'une autre idée originale de Mercotte)
Le poivre du Sichuan est un faux poivre qui parfume agréablement la poire et s'accorde avec l'anis étoilé et la cannelle.

  • 4 poires conférence pas trop mûres et pas trop grosses, pelées
  • 15 cL de porto
  • 100g de sucre
  • 1 bâton de cannelle
  • 2 étoiles de badianne
  • poivre du Sichuan
Porter le porto avec une bonne quantité d'eau (pour recouvrir les poires) à ébullition, avec les épices et le sucre
Laisser infuser
à couvert 5 minutes
Mettre
les poires et cuire à frémissements 15 minutes
Laisser reposer
toute la nuit au frais
Egoutter


La garniture (aux amandes)
L'accord poire-amande est un grand classique.

  • 50g de beurre
  • 50g d'amandes en poudre ou effilées (broyées)
  • 50g de cassonade
Etaler la pâte et en foncer un moule à tarte beurré
Mélanger
le beurre, le sucre et les amandes
Répartir
sur le fond de tarte
Déposer
les poires coupées en demi
Enfourner
20-30 minutes à 180-190°C
Faire réduire
le jus des poires
Servir
accompagné du sirop obtenu.


C'est alors que les chefs de service prennent vraiment conscience de leur supériorité : "Turba ruit ou ruunt" ; eux, à une allure de prêtres, laissant passer le galop des moines et moinillons de tous ordres, visitent lentement leur domaine, entouré par privilège de vitrages dépolis, dans un décor où les vertus embaumantes sont la morgue, le mauvais goût et la délation, - et parvenant à leur vestiaire, où il n'est pas rare que se trouvent des gants, une canne, une écharpe de soie, ils se défroquent tout à coup de leur grimace caractéristique et se transforment en véritables hommes du monde.

Francis Ponge (Le parti pris des choses)


dimanche, mars 18, 2007

Mais que faire des Blancs (de Mars) ?

Vous croyiez que j'allais vous laisser avec vos blancs sur les bras? Que nenni.


  • 225g de noix de coco râpée
  • 150-175g de sucre
  • 2 blancs d'oeufs
  • 1cs de compote de pomme

Foisonner les blancs d'oeufs
Mélanger
avec le sucre et la noix de coco
Incorporer
les compote de pomme
Façonner
des boules de mélange
Disposer
sur une plaque tapissée de papier sulfurisé
Mettre
au congélateur au moins une heure
Enfourner
à 240°C 5 minutes
Baisser
progressivement à 180°C et poursuivre la cuisson 10-15 minutes.

Crème Brûlée au Café

Encore une recette inspirée de Pierre Hermé... qui a beaucoup plu.

Pour 2-3 personnes

  • 1cs de café soluble
  • 3 jaunes d'oeufs
  • 180 mL de lait entier
  • 150 mL de crème liquide
  • 50g de sucre
  • grué de cacao

Porter à ébullition le lait avec le café
Laisser infuser
10 minutes
Mélanger
avec la crème
Battre
les jaunes avec le sucre
Verser
progressivement le mélange liquide en homogénéisant
Cuire
30-45 minutes à 100-130°C
Laisser refroidir
puis entreposer au froid jusqu'au lendemain
Parsemer
de grué de cacao juste avant de servir.

Il est préférable de surveiller la cuisson. A son terme, le crème doit être juste prise, encore tremblotante au milieu. Si elle bout c'est que le four est trop chaud, ou que la cuisson est déjà terminée. Une fois l'ébullition constatée, il est déjà trop tard pour "rattraper" le coup : l'oeuf a coagulé et la crème est grumeleuse plutôt que lisee. Tout un art...

L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier.

Francis Ponge (Le parti pris des choses)