mercredi, août 31, 2011

Saveurs Hongroises I

La Hongrie, qu'est ce que ça vous évoque ?
J'aurais dit "pas grand chose" le mois dernier. Depuis que j'ai visité Budapest, je dois avoir quelques éléments de réponse, à peine en fait... des histoires de piscines olympiques et de bains thermaux - il paraît que la ville compte plus d'une centaine de sources !, la beauté bucolique des collines de Buda, de son château, la chaleur caniculaire du mois d'août, des anecdotes effrayantes en plein VIIIème, un non-décalage horaire - mais quel décalage de rythme de vie !, l'amour des chevaux, des copies architecturales en pagaille mais aussi des toits en mosaïques, et puis, biensûr, surtout, des histoires de cuisine... des tonnes de paprika et du Tokaji, la folie du champagne, des ragoûts et beaucoup de viande, de la soupe et des gâteaux salés, des shots parfumés à la prune ou à l'abricot, des croquettes frites et des pâtisseries fourrées de crème au beurre, des glaces au Marzipan et des strudels à la confiture qui colle, que du léger...

En parlant de pâtisseries, en guise d'introduction aux traditions culinaires hongroises, je vous présente la devanture du café Callas.




Mandulás Grand Manier túródesszert (gâteau, crème cheesecake au Grand-Marnier et amandes), Gâteau Esterházy (génoise et crème au beurre, noix pour décorer) , Gâteau à la crème de yaourt et fruits, Gâteau truffé au chocolat


Madártej torta málnazselével (gâteau d'îles flottantes), Gâteau français au chocolat, Pándi meggytorta (génoise, crème et confiture de cerises griottes)





Baileys-es karamelltorta (génoise, crème au caramel et Bailey's), Mille-feuilles, Ribizli-habos macaron (macaron à la mousse de groseilles)

lundi, août 29, 2011

Tarte Délicieuse et Légère aux Groseilles




Profitez des groseilles avant la fin de l'été ! Ces petites baies roses-rouges gorgées de jus acidulé sont irrésistibles avec du fromage blanc ou de la glace, en mousse sucrée ou en sauce pour gibier, ou encore en tarte, comme ici. La migaine de cette recette est préparée avec du fromage blanc, et par ailleurs la groseille étant un fruit très peu calorique, ce dessert est tout à fait léger !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 1 panier de groseilles (ou 1 grand bol)
  • 1-2cs d'alcool parfumé (sirop de griottines par exemple)
  • un pot de fromage blanc lisse
  • du sucre et de la cassonade
  • 2 gros oeufs
  • un gros morceau de beurre mou
  • 1/4 de paquet de farine
  • un peu de sucre glace
  • un peu d'eau

Comment procéder ?

  1. Égrener les groseilles et les passer rapidement sous l'eau ; mélanger délicatement avec 3 cs de cassonade et le sirop au kirsch
  2. Battre 110g de beurre en pommade avec une spatule en bois ; ajouter 30g de sucre glace et poursuivre
  3. Mélanger rapidement et grossièrement avec 220g de farine ; ajouter un peu d'eau pour former une boule à la main ; réserver au réfrigérateur
  4. Fouetter 2 gros oeufs dans un saladier ; ajouter 4 cs bombées de sucre en poudre et continuer de battre
  5. Incorporer 5cs de fromage blanc, puis 1cs bombée de farine ; bien mélanger
  6. Préchauffer le four à 180°C ; étaler la pâte et en foncer un moule à tarte ; garnir de la migaine et des groseilles ; cuire 30-35 minutes
  7. Au sortir du four, saupoudrer de sucre glace avant de laisser refroidir.




mercredi, août 24, 2011

Tarte Fruitée par Temps de Chaleur




La vraie bonne trouvaille de ce goûter, c'est la crème mousseuse au fromage blanc que vous voyez en bas à droite sur la photo. Pour accompagner une tarte au fruits, il vous faudra battre au fouet à main 120 mL de crème fraîche liquide très froide, quelques 10 minutes, le temps qu'elle double de volume et devienne mousseuse. Puis, ajouter 30g de sucre glace et le grains d'1/2 gousse de vanille, puis encore 120g de fromage blanc lisse, avant de fouetter de nouveau, juste ce qu'il faut pour voir se former des pics mousseux. A réserver au réfrigérateur 30 minutes avant de déguster.

dimanche, août 21, 2011

Escapade Gourmande (révélation)




Certains l'ont deviné, d'autres en ont rêvé, j'ai fêté mon anniversaire chez Troisgros (!), fleuron de la gastronomie française situé en face de la gare de Roanne. Je retiens de ce moment privilégié des saveurs subtiles et délicates, la perfection du savoir-faire, la puissance évocatrice de l'esthétisme, du mystère et de la nouveauté, le cadre accueillant et le service confortable, le petit jardin bien agréable à l'heure du champagne ou du café.

Pour une première fois, notre choix s'est porté sur le menu dégustation, une succession de 9 plats donnant l'essence de chaque thème, à dominante de poissons et fruits de mer, comme relaté dans les épisodes 1, 2 et 3 de ce feuilleton gourmand. Au delà du raffinement, ce que j'ai beaucoup apprécié dans la cuisine de Troisgros, dont les propositions sont parfois surprenantes, déroutantes, c'est qu'elle s'inscrit toujours dans le plaisir gustatif, dans la jouissance de bien manger. Le chef triple étoilé passe parmi les convives et se rend disponible ; les cuisines s'ouvrent pour une brève visite commentée.

Merci pour ce cadeau - serait-ce l'âge de raison ?, et chapeau l'artiste !

vendredi, août 19, 2011

Escapade Gourmande (épisode n°3)


Devinez où j'ai fêté mon anniversaire ?
Si vous avez manqué les deux premiers épisodes, c'est ici et ici.
Je vous raconte par le menu...






Le ballet des six plats précédents semble avoir été donné à seule fin de préparer le gourmand à ce point culminant du repas, cette apothéose que j'ai nommé la Viande. Il s'agit là d'un canon d'agneau d'une tendreté si délectable et déroutante qu'elle jette le doute sur son mode de cuisson traditionnel au four - après saisissement à la poêle. L'exécution parfaite se voit d'emblée dans le dessin des fibres, le cœur rosé, la couche mince de caramélisation. Un pur délice. L'agneau est parfumé à la menthe, servi avec un bouillon chaud versé à la dernière minute, un gnochetto d'artichaut et des morceaux de légumes croquants et colorés.

Les appétits sont prêts d'être rassasiés, le sang échauffé par le vin bu tout au long du repas, lorsqu’arrive le plateau de fromages, garni de fourme de Montbrison, de Brillat-savarin, de petits chèvres frais ou affinés, de roquefort, de Salers... j'en passe, biensûr j'en passe. Pour accompagner l'assiette, des tranches de pain aux raisins et quelques douceurs - compote de pommes et gingembre & confiture de tomates à la vanille et au poivre. Mentionnons le pain d'une qualité irréprochable qui nous a été servi avec les plats, de campagne, au citron, aux céréales ou au maïs (façon brioche).




Deux desserts complètent le menu, dont le premier est une panna cotta crémeuse recouverte d'une couche de gelée d'abricot parfumée à la verveine, surmontée de petits quartiers d'abricots et d'amandes fraîches (mmmh), accompagnée d'une gaufrette fourrée. Le tout est très fin, léger. Le second dessert a un nom d'étoile et se compose de mini-aumônières à la noix de coco décorées de feuilles d'argent et de feuilles de coriandre cristallisées, avec un coulis de fraises des bois. Si le coulis s'avère succulent, je dois dire que ce dessert est globalement un peu en dessous de mes attentes...




Pour accompagner la dégustation des entremets, une compagnie de douceurs est apportée sur la table : une sardine feuilletée et glacée, un bonhomme au sésame, un soleil en sucre, une cigarette épicée, des bonshommes colorés et fourrés... sympathique !

mardi, août 16, 2011

Interludes Oléronnais et Bordelais




La mer...



qu'on voit danser...



le long des golfes clairs.

vendredi, août 12, 2011

Escapade Gourmande (épisode n°2)


Devinez où j'ai fêté mon anniversaire ?
Si vous avez manqué le premier épisode, c'est ici.
Je vous raconte par le menu...



De nouveau, la partition des coquillages est jouée avec brio, par un trio moules de bouchots, grains de maïs croquants et safran. Le plat se présente sous la forme d'un carré en relief de ce qui ressemble à du blanc d'oeuf. Il s'agit en fait d'un voile de lait caillé - au goût léger, presque neutre, qui, une fois rompu, libère le bouillon légèrement citronné dans lequel baignent les moules. Combinaison audacieuse, qui révèle une harmonie de saveurs et de textures.



L'assiette suivante est énoncée ainsi : "On appelle cela des Plins, pliage de pâte fraîche, au parmesan, à la noix et aux cèpes." Le terme plins (prononcez comme s'il était écrit "plines"), intriguant, mystérieux, fait référence à une spécialité de la région de Langhe, dans la province Cuneo du Piémont italien, les raviolis "al" ou "del" Plin. La confection de ces raviolis est particulière en ce qu'elle implique un pliage de la pâte (photo). Cette technique est ici mise à profit pour enfermer une farce de pesto de noix, à base de noix concassées et parfumée à l'huile de noix. La farce se répand à l'ouverture des plins, se mêlant alors aux cèpes crus émincés finement. Une vraie réussite gourmande.


La composition qui suit fait référence à un peintre... un filet de rouget barbet est servi, accompagné de trois morceaux de tomates, jaune, verte et rouge, laqué de beurres colorés, vert - à l'oseille et au citron, rouge - aux foies de rouget, et violet - aux olives et aux anchois. La chair de poisson est cuite à la perfection, imbibée d'une sauce au beurre chaude versée à la dernière minute. L'intensité des saveurs va crescendo, de la couleur la plus claire à la plus foncée.

jeudi, août 11, 2011

Interlude dans le Vercors


Figues et amandes fraîches sur fromage blanc, crème et miel

On a vu...

... sauter à l'élastique.

dimanche, août 07, 2011

Escapade Gourmande (épisode n°1)


Devinez où j'ai fêté mon anniversaire ?
Je vous raconte par le menu...


D'emblée, le ton est donné avec un trio de mises en bouche ambitieuses : (i) tranche de pastèque poivrée et vinaigrée sur son sablé au parmesan - contraste sucré-salé très agréable et rafraîchissant, (ii) croquette de pois chiche parfumée à la fleur d'oranger - arôme bien présent tout en subtilité, (iii) carpaccio de seiches sur croquant cacao - aux allures de lamelle de Saint-Jacques.

Lien
Plus étonnant encore, des tomates cerises frites et caramélisées, dressées sur un lit de glace. Les tomates sont marinées dans un sirop aux épices (coriandre, badiane, girofle et agrumes), puis trempées dans une pâte à beignet, frites, et, pour finir, enrobées de caramel au sésame. Une fois la coque caramel-sésame - gourmande et croustillante, brisée, la pulpe de tomate explose en bouche, libérant son cortège de saveurs.


Le premier plat - couteaux en gelée de pommes et basilic - se révèle tout en délicatesse. L'accord fonctionne entre les coquillages et la pomme verte, dont l'acidité apporte de la fraîcheur et contrebalance le goût marin (iodé) des couteaux. La prouesse gustative réside ici dans la gelée, qui fond littéralement en bouche, et dont la consistance se distingue fort de celle de pâte gélatineuse que l'on dénomme souvent "gelée".


Les papilles encore presque vierges sont ensuite réveillées par les saveurs acidulées de cette assiette de maquereau croustillant, accompagné de petits légumes et fruits marinés au vinaigre et à l'huile d'olive, façon "pickles" (poireaux, câpres, raisins, amandes...). Inspiré de Venise, ce maquereau ne manque pas de classe.

dimanche, juillet 31, 2011

Monsieur Chocolat


Des ganaches natures, à la vanille, au thé Earl Grey, au gingembre, au miel, à la framboise, au citron... mais aussi des pralinés fins truffés d'amandes caramélisées ou relevés de fleur de sel... ces chocolats sont épatants !

samedi, juillet 23, 2011

Classy Maquereaux



Ce plat est très fin et très goûtu... La texture fondante de la chair de maquereau presque crue, à peine rétractée par un filet de citron bouillant, contraste délicieusement avec les pommes de terre rattes rôties tout simplement, croustillantes à l'extérieur, moelleuses à l'intérieur... myummy !!

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 2 filets de maquereaux très frais ou surgelés
  • 500g de rattes de Noirmoutiers ou d 'ailleurs
  • des grains de coriandre
  • 3 tiges de menthe
  • 1/2 citron
  • huile d'olive
  • fleur de sel

Comment procéder ?
  1. Rincer les filets sous l'eau froide, éponger et ranger dans un plat
  2. Presser le demi citron, mélanger avec 1cs d'huile d'olive ; Chauffer dans une petite casserole puis verser le liquide bouillant sur les filets
  3. Ecraser 1cc de grains de coriandre à la main et en parsemer les filets ; Disposer les feuilles de menthe fraîche par-dessus, poivrer
  4. Couvrir de film plastique et placer 12 heures au frais
  5. Laver les rattes, les couper en deux et les ranger dans une lèche-frite avec 1-2cs d'huile
  6. Enfourner une trentaine de minutes à 200°C, en retournant à mi-cuisson
  7. Parsemer de fleur de sel à la dernière minute.
Servir accompagné d'un fenouil émincé et cuisiné avec des tomates pelées au jus.



Pride & Life

...

mardi, juillet 19, 2011

Yorkshire Parkin



J'ai récemment acquis un livre de cuisine, British Regional Food, dans lequel Mark Hix propose un tour des spécialités britanniques. A la rubrique "The North", il nous parle des tripes, de la saucisse Cumberland et du boudin noir, mais aussi de fromages au lait de vache (il trouve toujours à parler fromage, c'est son dada), de cochon de lait et... de gourmandises ! Côté boulange, les Yorkshire Tea Cakes ont un air de familiarité avec les Hot Cross Buns. Côté gâteaux, le Parkin, aussi appelé 'thor' ou 'tharf' cake, ressemble à un Gingercake. Avec son intérieur bien moelleux et imprégné de la chaleur des épices, je trouve qu'il tombe à point nommé en cette période de fraîche grisaille estivale.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 1 oeuf
  • 1/2 plaquette de beurre
  • du lait
  • un pot de golden syrup
  • le fond d'un paquet de cassonade
  • un paquet de flocons d'avoine (Scott's !)
  • 1/2 paquet de farine de blé
  • levure chimique
  • gingembre en poudre
  • cannelle en poudre
  • muscade râpée
  • quelques cubes de gingembre confit, émincés

Comment procéder ?

  1. Mélanger 220g de farine, 1cc de levure, 2cc de gingembre, 1cc de cannelle et 2 pincées de muscade ; ajouter 100g de flocons d'avoine et 150g de cassonade
  2. Faire fondre 110g de beurre avec 3cs de golden syrup ; fouetter à la main sur feu doux pour émulsifier
  3. Creuser un puits dans les éléments solides ; verser le mélange au beurre légèrement refroidiet incorporer à la cuillère en bois
  4. Battre l’œuf avec 160 mL de lait, ajouter et mélanger ; ajouter le gingembre confit
  5. Garnir un moule à cake beurré et fariné; cuire au four à 180°C pendant 45 minutes.

"Tony says the doctors are worried that if, they mean when, Smiles comes out of the coma, there might be lasting damage from him being under the water for so long and starved of air. They're talking about brain damage, but don't use those words. He's wrapped up tight and one day I see the doctor stick a needle in his arm, push the plunger when he finds a vein, emptying the liquid into Smile's blood. There's nothing we can do, have to leave it to the professionals. "

John King, Human Punk

mardi, juillet 12, 2011

Muffins à la Framboise


Comment réussir de bons muffins ?
Je ne m'étais pas vraiment posé la question, ayant une expérience assez limitée et particulière en matière de muffins (healthy ! ou salés avec du saumon), jusqu'à ce que ma mère partage avec moi sa recette de muffins à la framboise. Rappelons ici que je suis une amatrice inconditionnelle de ses scones so divine. Aussi, c'est avec une confiance totale que je me lançai dans la confection de ces autres fameux petits gâteaux anglo-saxons... pourtant je fus d'abord quelque peu déçue du résultat, pas assez moelleux à mon goût, pour tout dire un peu étouffe-chrétien. Ma curiosité piquée, cherchant ici ou là, je me rendis compte que le problème de l'obtention d'une texture idéale de muffin avait fait le tour de la blogosphère culinaire et avait trouvé des réponses. J'eus une franche révélation en lisant le post de Clem sur le sujet, qui insiste très fortement sur le fait qu'il NE FAUT PAS TROP MELANGER LA PÂTE. Certes, cette recommandation figurait aussi sur la recette de ma maman, mais je crois que j'éprouvai alors des remords à laisser des trainées de farine au milieu d'une masse hétérogène... il s'agit là pourtant de la clé des muffins moelleux !

Me voilà remise en selle pour une seconde fournée, avec cette-fois ci quelques modifications et variations. J'ai par exemple utilisé de la farine de seigle, qui présente un goût plus doux que la farine de blé et une texture qui se prête bien à la confection des muffins. J'ai introduit des flocons d'avoine pour donner un peu de croquant, et j'ai ajouté du lait pour compenser une confiture un peu "pâteuse". Il est préférable d'offrir à vos framboises un séjour au congélateur, de manière à ce qu'elles ne s'écrasent pas en purée dans la pâte (toujours dans l'optique de ne pas trop la mélanger).


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 200g de framboises surgelées/congelées
  • de la confiture de framboises ou mûres ou groseilles
  • une paire de gros oeufs
  • un peu de lait
  • un morceau de beurre
  • 1/2 paquet de sucre
  • 1/2 paquet de farine de seigle
  • 1 poignée de flocons d'avoine
  • 1/2 sachet de levure chimique

Comment procéder ?

  1. Fouetter 2 oeufs avec 140g de sucre
  2. Faire fondre 60g de beurre et l'incorporer
  3. Ajouter 2cs de lait et 2cs de confiture
  4. Incorporer les framboises (sans décongélation)
  5. Mélanger 210g de farine, 40g de flocons d'avoine et 2cc de levure
  6. Amalgamer les deux masses sans trop mélanger (2-3 tours seulement !)
  7. Garnir des moules ou des caissettes
  8. Cuire au four 15 minutes à 180-190°C.



Faux Financiers au Chocolat & Fève Tonka


Aujourd'hui, je reprends un must des pâtissières-bloggeuses, j'ai nommé le financier au chocolat de Jean-Paul Hévin. La recette originale avait été expliquée sur Gourmet TV et avait paru dans le livre Recettes des marchés et restaurants de Paris. Elle fait surface dans un très joli post du blog Pralinette en Vadrouille en juin 2004, puis est reprise en 2005 ici, et , et encore . Plus récemment, elle est déclinée au jasmin ou au sésame.

Je vous propose une version totalement décapante parfumée à la fève tonka. Elle ne contient pas un gramme d'amande, on ne peut donc plus parler véritablement de financiers... Pourtant, vous constaterez que j'ai imposé un temps de repos à la pâte, comme j'aurais fait pour des madeleines ou des financiers, qui, je le crois, permet d'obtenir un moelleux parfait !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 2 tablettes de chocolat (1 grande à 70% & 1 petite à 55%)
  • 2 briques de crème liquide
  • 6 blancs d'œufs (gros)
  • 1/2 plaquette de beurre
  • du sucre glace
  • de la farine
  • levure chimique
  • 1 fève tonka

Comment procéder ?

  1. Casser 300g de chocolat en tous petits morceaux
  2. Porter à ébullition 300g de crème, verser sur le chocolat progressivement, en remuant délicatement en cercles concentriques pour faire fondre
  3. Faire un beurre noisette : faire fondre le beurre dans une casserole, le laisser brunir sur le feu environ 2 minutes après ébullition, puis laisser tiédir
  4. Fouetter à la main les blancs d'œufs quelques instants
  5. Mélanger 150g de farine, 100g de sucre glace, 1cc de levure et râper la fève
  6. Incorporer délicatement les blancs d'œufs dans la masse solide
  7. Ajouter le beurre, puis la ganache au chocolat, en mélangeant bien
  8. Laisser reposer la pâte au moins une nuit au frigo
  9. Verser la pâte dans les moules
  10. Cuire 15 minutes au four à 180°.

Ces petits gâteaux intenses en chocolat se boulottent le jour même et se conservent aussi plusieurs jours dans une boîte en fer blanc.

mercredi, juillet 06, 2011

Off to London


Went there for a few days, nice weather and wonderful gigs. Pulp was far beyond our expectations ! We did some sightseeing as well. The Tate, of course, the alternative Camden village where we met a very helpful and caring vinyl record collector, and also Brick Lane, Borough Market, fantastic food ! We went clubbing for a bit. Quite fun.

lundi, juin 20, 2011

Ireland - Connemara and other stories

Irish people are so friendly and Ireland is a great country !


De Dublin à Clifden, en passant par Galway, en voiture, à vélo, en train, en bus, la découverte de l'Irlande révèle une nature magnifique, des habitants fort amicaux - dont certaines brunettes mignonnettes, et un patrimoine culinaire authentique. Sur cette île à la météo capricieuse, il fait rarement chaud et le vent porte les mouettes jusque dans les villes. Ainsi, c'est avec réconfort que l'on déjeune d'une classique soup of the day dans les cafés, systématiquement servie avec quelques tranches de soda bread, le pain local. L'étiquette soda renvoie au bicarbonate de soude, car ici, on réserve la levure plutôt pour la fabrication du whiskey que pour la confection du pain ! De fait, la consistance du soda bread ressemble à celle d'un cake, dont la mie douce et compacte se laisse tartiner de beurre avec gourmandise. En fait de breuvage, doit-on citer la bière (Guinness of course) et sa tout aussi populaire alternative, le cidre (Bulmers !) ?

Ce sont peut-être les paysages du Connemara qui illustrent le mieux la richesse du répertoire gastronomique irlandais. Le versant côtier, dont les criques encore sauvages abritent une eau si claire, si limpide, si pure, regorge de fruits de mer et de poissons. Le cabillaud et le haddock s'engloutissent sous forme de Fish & Chips, avec des frites et beaucoup de gras ! Plus sain, le seafood chowder (soupe roborative goûtue) ; plus chic, les filets de bar (seabass) ; plus étonnant, la demi-douzaine d'huîtres accompagnées d'une pinte de Guinness. J'emporterai aussi le souvenir mémorable d'un plat de moules, à peine grattées, accommodées à la sauce thaï curry vert et noix de coco, dont je ne savais que faire des coquilles vides - mystérieux panier en osier.


L'autre versant, fait de montagnes et de vallées verdoyantes, est recouvert de tourbières, qui accueillent une flore presque exotique et des moutons par centaines. Cette Irlande-ci promet la pluie chaque jour, et offre, pour se réconforter, des plats de viande mijotés, par exemple le bien connu Irish stew, agneau bouilli en sauce et ses petits légumes, ou encore le boeuf à la Guinness. Loin devant la pasta, le riz et même le pain, la pomme de terre s'impose comme garniture favorite. Un peu farineuse, elle se présente sous forme de purée ou mash crémeuse, agrémentée soit de ciboulette et d'oignons (champ) soit de chou (colcannon), de crêpes ou pancakes, les boxties, servis au petit déjeuner ou en plat fourrés de viande/poisson en sauce, enfin de gratin, version pommes boulangères, dans le Dublin coddle. Tout un roman...


Il faut prendre le temps d'apprécier la tranquillité d'un mode de vie insulaire, la sérénité imposée par un ciel toujours en mouvement et la beauté d'une nature restée sauvage. Il faut vivre l'expérience renversante de la conduite à gauche, trop à gauche. Il faut au moins une fois se remplir l'estomac de saucisses, bacon, oeuf et toasts pour gravir la montagne. Il faut voir ces plages magnifiques foulées par aucun baigneur ; colonnes de basalte aussi. Il faut comprendre que la fabrication du whisky n'est pas la même ici. Et repartir avec une bouteille, et quelques galets au fond des poches.

dimanche, juin 05, 2011

Carte Postale de Vendée

Des tellines combatives...


Un marais salant en état avancé de salinisation...

Et une cabane entre deux eaux.

dimanche, mai 29, 2011

En rester Baba !


Depuis que j'ai goûté les impressionnants babas italiens, servis tout nus, à la Pasticceria Pannocchi de Roma, via Bergamo, 56, l'idée me trotte dans la tête de me lancer moi-aussi dans l'aventure du Baba au Rhum... Le dernier numéro du magazine Desserts, de Relais Desserts, qui met à l'honneur la chantilly, m'a terriblement fait envie, précipitant mon passage à l'acte avec la recette d'Aurélien Trottier, pâtissier à Angers. Comme à mon habitude face à une nouveau challenge sucré, je me suis aussi tournée vers une valeur refuge, Pierre Hermé et son Larousse du Chocolat. Après deux-trois calculs et compromis, je suis arrivée à la recette qui suit.

Le baba est un gâteau brioché, et qui dit brioché, dit levée obligatoire, mie aérienne requise. La brioche n'étant pas mon fort (pour cause de four tout en puissance, de lait froid qui fait tout retomber...etc), j'avoue que j'avais d'abord quelques doutes et appréhensions. PH recommande un travail de la pâte musclé, une levée classique d'au moins une heure, puis une pousse tout aussi longue... autant dire qu'il faut être motivé. Fort heureusement, A. Trottier a une astuce, que je vous livre sans vergogne : verser le beurre fondu encore tout chaud sur la pâte et laisser reposer avant de l'amalgamer, de sorte que la chaleur du beurre va activer la levure et accélérer la montée. Efficacité garantie. J'ai agrémenté mon baba de raisins secs (il paraît que sinon c'est un savarin...?). J'ai suivi les indications de PH pour le jus, qui s'est révélé excellentissime. Enfin, j'ai monté ma chantilly sans trop forcer, parce que j'ai toujours peur qu'elle vire au beurre.



Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 1/4 de paquet de farine
  • 1/4 de paquet de sucre
  • 1 boîte d'oeufs
  • 1 cube de levure de boulanger
  • 1/2 plaquette de beurre frais
  • un peu de miel (acacia)
  • un peu de sucre glace
  • des bâtons de cannelle
  • un peu de cannelle en poudre
  • deux petites bouteilles de crème liquide
  • une bouteille de rhum ambré
  • 1 citron et 1 orange
  • une poignée de raisins secs
  • 1/2 gousse de vanille
  • 1 pincée de sel
Comment procéder ?
  1. Réhydrater les raisins secs dans un peu d'eau chaude avec quelques gouttes de rhum
  2. Faire tiédir 50 mL d'eau et y dissoudre le sel, 1cc de miel et 25g de levure
  3. Prélever la moitié du zeste de citron et l'ajouter au mélange
  4. Ajouter 100g de farine et deux oeufs ; bien mélanger à la cuillère en bois
  5. Ajouter encore 150g de farine, deux oeufs et les raisins égouttés ; mélanger jusqu'à obtenir une préparation lisse
  6. Faire fondre 75g de beurre et verser chaud sur la pâte sans mélanger
  7. Laisser reposer la pâte 15-20 minutes (jusqu'à une demi-heure) ; elle doit gonfler significativement ; incorporer le beurre
  8. Beurrer un moule à kouglof et le garnir de préparation ; couvrir d'un linge et laisser pousser une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la pâte atteigne le haut du moule
  9. Pendant ce temps, préchauffer le four à 170°C ; enfourner le baba et le cuire 40 minutes
  10. Démouler le baba et le laisser refroidir et sécher légèrement quelques heures
  11. Porter à ébullition 500 mL d'eau avec 250g de sucre, 3 bâtons de cannelle, 1cc de cannelle et 1/2 zeste d'orange ; retirer du feu, ajouter 10 cL de rhum et laisser refroidir jusqu'à 60°C ; filtrer le sirop
  12. Placer le baba dans un plat ; Prélever des louches de sirop et en imbiber le baba ; la quasi-totalité du sirop doit être absorbée ; égoutter
  13. Monter la crème en chantilly avec les graines de vanille et un peu de sucre glace ; garnir le centre du baba de crème et servir.

Pour varier, la crème à tropézienne, composée en proportions égales de crème fouettée et de crème pâtissière, constitue une bonne alternative à la crème chantilly ! (voir commentaires)


La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue, c'est la littérature. Cette vie qui, en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez l'artiste. Mais ils ne la voient pas, parce qu'ils cherchent pas à l'éclaircir. Et ainsi, leur passé est encombré d'innombrables clichés qui restent inutiles parce que l'intelligence ne les a pas "développés". Notre vie ; et aussi la vie des autres ; car le style pour l'écrivain aussi bien que la couleur pour le peintre est une question non de technique mais de vision. Il est la révélation, qui serait impossible par des moyens directs et conscients, de la différence qualitative qu'il y a dans la façon dont nous apparaît le monde, différence qui, s'il n'y avait pas l'art, resterait le secret éternel de chacun. Par l'art seulement nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n'est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu'il peut y avoir dans la lune.
Marcel Proust, Le temps retrouvé

mardi, mai 24, 2011

Entre Rhône, Saône et Seine

LienLyon, capitale des cochonailles, des quenelles, des bouchons, des coussins, mais surtout... de la praline rose ! Elle joue le rôle titre dans la praluline de M. Pralus, brioche riche et gourmande garnie d'amandes et noisettes, parfumée à la vanille, dont la véritable recette est tenue secrète. Elle s'affiche fièrement dans les vitrines lyonnaises, contaminant de sa couleur flashy girly toutes pâtisseries, des tartes, des brioches, des pognes (qu'est-ce donc ?), des sacristains. Mmm, je vous assure que ça fait envie.


Au détour d'une rue dans le vieux Lyon, on découvre la "Grande Traboule", qui porte fort bien son nom, et on s'y engouffre avec espièglerie. On essaie de choper les lignes de fuites, avec plus ou moins de succès... On quitte ensuite la Saône pour un moment de détente au bord du Rhône. On sirote un Mojito à la Marquise, ou pas très loin, on regarde vaguement les gens, assis dans l'herbe pèle-mêle, si bien qu'on se croirait un peu à la Villette. Ca nous rappelle les balades à vélo le long des quais, quand il faisait beau et qu'il ne nous restait plus que quelques semaines d'école.

Pour survivre dans ce flot de réminiscences, on a tout de même emporté une boîte qui sent la Seine, des macarons tout beaux tout bons de chez Pierre Hermé : Mogador en jaune tacheté de marron (chocolat au lait et fruits de la passion), Infiniment Chocolat tout marron (chocolat pur origine Venezuela Porcelana), Infiniment Rose en rose, Infiniment Pistache en vert, Infiniment Jasmin en blanc cassé, Infiniment Caramel en beige (au beurre salé), Réglisse et Violette en noir et violet et le petit dernier, Asperge Verte et Huile de Noisette (au goût subtil de praliné, avec de vrais bouts d'asperge dedans !). Toujours exceptionnels.

On termine la journée à l'Ebullition, rue Lanterne, presque en bord de Saône et pas très loin de la Place des Terreaux. On y mange un dîner aux saveurs subtiles et à la déco très soignée, loin du traditionnel bouchon (on se dit qu'il faudra revenir quand même). Un gaspacho relevé et frais, accompagné de sa tartine aux légumes confits, sera suivi d'agneau en sauce avec des pommes de terre rattes (mmmh). Les amateurs de fromage craqueront pour le 1/2 Saint-Marcellin. Et en dessert, plutôt des fraises avec mousse au chocolat et glace au poivre long, ou une panacotta surmontée de compote de pommes et d'une boule de glace au chocolat blanc ?...

Merci à la photographe de talent qui se cache derrière ce post !