lundi, novembre 25, 2013

Oignons de Roscoff Confits



Roscoff, c'est très joli, la côte découpée, la baie, les poissons, le ciel bleu ou gris, les nuages et à travers eux, des raies de lumière perçants, magnifiques, presque divins.

Roscoff c'est aussi une tradition culinaire, bretonne par essence, où les galettes, le farz et le kouign-amann ont la part belle. Cependant, la ville doit surtout sa réputation à ses légumes, et en particulier à l'oignon rose de Roscoff, estampillé d'une Appellation d'Origine Contrôlée. La tresse d'oignons emblématique de la ville était vendue au 19e siècle jusque sur les marchés de Grande-Bretagne par les paysans de la région, surnommés les Jonnhies.

L'oignon de Roscoff est plus doux que les autres, et se conserve mieux, paraît-il. Il se fait longuement confire, avant de s'utiliser en garniture de galette par exemple. Je vous recommande particulièrement la quiche à l'oignon confit, excellente avec une petite salade verte.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 500g d'oignons de Roscoff
  • 50g de beurre
  • 1cs de vinaigre de framboise  
  • 1 feuille de laurier 
  • 1 branche de thym
  • 1cc de sucre
  • 1cc de sel
  • poivre

Comment procéder ?
  1. Peler les oignons et les émincer finement
  2. Faire fondre le beurre dans une casserole à fond épais (en fonte idéalement)
  3. Ajouter les oignons, la feuille de laurier froissée et le thym
  4. Laisser les oignons suer une trentaine de minutes à feu doux, sans coloration ; ils doivent être tendres
  5. Ajouter le vinaigre, le sel et le sucre et poursuivre jusqu'à obtention d'une couleur blonde 
  6. Assaisonner avec un peu de poivre blanc ou noir.



Je t’aime éperdument, ma chère,
J’ai perdu le sens de la vie
Je ne connais plus la lumière,
Puisque l’Amour est mon envie,
Mon soleil et ma vie entière.
✡
Écoute-le battre mon coeur !
Un régiment d’artillerie
En marche, mon coeur d’Artilleur
Pour toi se met en batterie,
Écoute-le, petite soeur.

Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou.

samedi, novembre 09, 2013

Pâtes Rouges à la Betterave (Crue) !


Ces pâtes là se racontent avec des couleurs en folie et du peps qui t'éclate dans la bouche. Elles mettent à mal la déglingue et le blizzard ; l'hiver pose un genou à terre, peut aller se rhabiller, pour l'été, et toi, et toi, prend garde à toi.

Le secret de la couleur, c'est la betterave. Bien rouge, bien ronde, gorgée de son jus qui déborde, qui s'écoule et qui tâche, les habits, les doigts, les lèvres, les portes et les fenêtres. Alain Passard en est fou. Il te la cuisine au four tout doucement, avec plein de sel en croûte, ou la met en scène façon ton sur ton avec une fondue de mûres et du basilic pourpre. Mais attention, la betterave, c'est aussi bon cru, que cuit, même peut-être encore plus, sans ce côté un peu écœurant au fond de la gorge, qui colle. Et comme toute crudité qui se respecte, la betterave cru se mange finement râpée, ou ne se mange pas.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 280g de pâtes (penne...)
  • 1 betterave assez grosse
  • 1 poignée de noisettes
  • 1 gousse d'ail, qui ne pique pas !
  • 1 cs de vinaigre de xeres
  • 1 lampée d'huile d'olive verte 
  • fleur de sel, poivre noir 

Comment procéder ?
  1. Concasser les noisettes, les faire dorer sous le gril du four pendant quelques minutes
  2. Râper la betterave finement et émincer tout aussi finement l'ail
  3. Porter un grand volume d'eau à ébullition (saler juste avant)
  4. Jeter les pâtes dans l'eau bouillante et faire cuire le temps indiqué
  5. Chauffer la betterave dans une poêle (avec l'ail) quelques instants, histoire de lui faire rendre encore plus de jus
  6. Assaisonner du vinaigre de xérès, d'huile d'olive, de fleur de sel et poivre noir du moulin ; parsemer encore des noisettes
  7. Réserver un petit volume d'eau de cuisson des pâtes ; les égoutter et les remettre dans la casserole
  8. Verser l'eau réservée, ajouter la garniture chaude et bien mélanger.

Maintenant là au-dessus d'où j'écris j'entends à travers les étages, des disques, mouvements de symphonies je crois, je demande pas... j'écoute, je me tais... je veux pas grognonner comme là-haut, en réclusion Vesterfangsel...ce sont des danseuses il me semble, pas des flammèches comme à Hanovre... on m'a dit, je ne les connais pas... je connais leur studio : j'y suis monté deux fois... trois fois... la nuit... je suis pas homme du monde, ce que je sais pas je sais pas... miteux toujours a plein de scrupules... il se tait... je me tais... la personne bien née hésite pas elle y va toute!... fonce!... clame son avis, juge!... et tonnerre ce que vous devez penser! la personne du monde sait rien faire... mais née qu'elle est, juge, jugesse, foudre et toute-puissance!... suffit!... murmurez que personne vous entende!... un souffle, vous existez plus!

Louis-Ferdinand Céline, Le Rigodon

jeudi, octobre 24, 2013

Adresses pour aimer l'Automne


Pralus - (maison de tradition et maître chocolatier) 
8, rue Charles de Gaulle et aux Halles - 42300 Roanne
34 rue Rambuteau - 75004 Paris
Pour... la praluline bien sûr, les galets chuao, la barre infernale, les tablettes de chocolat d'Indonésie, de Madagascar, du Brésil, de Colombie...fabriquées à partir des fèves de cacao !

Patrick Roger - (artiste chocolatier)
108, boulevard Saint-Germain - 75006 Paris
Pour... les bouchées de chocolat, façon rocher ou à la ganache citron vert, et bien sûr la vitrine !

Chocolism - (chocolat et épicerie fine)
6, place de l'Eglise - 92260 Fontenay-aux-Roses
Pour... les bouchées gourmandes de chez Voisin, tout choco ou choco-poire, les tablettes Bonnat pur cru ou pralinées, et surtout les conseils d'un expert du chocolat, intarissable sur le sujet !

La P'tite Fabrik - (produits régionaux)
18, rue Jule Ferry - 29680 Roscoff
Pour... les petits pots de caramel au beurre à l'orange et de chocolat au caramel, le Farz de la Chikolodenn, et surtout les galettes maison, faites du jour et amoureusement emballées sur place !

dimanche, octobre 20, 2013

Tarte Briochée aux Quetsches


Encore une nouvelle version de la sempiternelle tarte d'automne aux quetsches... oui, mais non !... non, non, pas du tout même, parce que d'abord, la pâte est briochée (recette d'Eric Kayser), ce qui, reconnaissez-le, n'est pas commun pour une tarte aux fruits. Et puis aussi, parce que les quetsches sont serrées, si serrées, comme des sardines au fond d'une boîte. Si bien qu'elles regorgent de jus sucré caramélisé, qui imbibe délicieusement une paire d'amaretti, au lieu de détremper la pâte. La saison des quetsches est éphémère... dépêchez-vous !


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 700-800g de quetsches
  • quelques amaretti
  • cannelle & cassonade
  • 2 oeufs 
  • 1cs de sucre
  • 165g de farine
  • 115g de beurre ramolli
  • 7-8g de levure fraîche de boulanger 




Comment procéder ?
  1. Verser la farine sur le plan de travail, y creuser un puits dans lequel casser les oeufs
  2. Ajouter encore le sucre et la levure émiettée, battre à la fourchette
  3. Incorporer le beurre mou et malaxer avec les mains
  4. Pétrir une quinzaine de minutes régulièrement et fermement
  5. Former une boule, filmer et mettre au frais toute la nuit
  6. Etaler la pâte et en foncer un moule à tarte beurré et fariné
  7. Emietter les amaretti et les répartir sur le fond de tarte
  8. Couper les quetsches en deux, retirer leur noyau et les ranger en serrant bien
  9. Parsemer de cassonade et saupoudrer de cannelle
  10. Cuire une demi-heure environ à 180-200°C.

samedi, octobre 12, 2013

Cannelloni à la Courge Butternut



La saison des courges est lancée ! Des grosses, des petites, des charnues, des rondes, des ampoulées, des jaunes, des oranges, des coriaces, des tendres, des spaghetti, des butternuts... en veux-tu en voilà. Que faire de toutes ces courges ? Les vider et les laisser sécher bien sûr, en attendant Halloween. Récupérer précieusement la chair pour garnir de délicieuses tartes et gratins, pour confectionner des sauces divines pour napper les pâtes. Et puis, les courges se prêtent aussi à la confection des cannelloni, dans des associations poulet-chèvre-pignons-romarin, ricotta-noix-speck, ou, comme ici, avec de la bûche de chèvre, des pistaches et du gingembre. Traditionnellement, on sert les cannelloni en gratin, nappés d'une couche de béchamel, plus ou moins gourmande selon qu'on y incorpore de la crème, plus ou moins fluide selon qu'on remplace une partie du lait par du bouillon.

Le choix de la courge est conditionné par la recette et surtout par l'effet recherché. Ici, j'utilise de la courge butternut, plus charnue et goûtue que le potiron. Celui-ci a la vedette dans les soupes, où il s'accommode bien d'un mix d'épices pour relever son goût. Le potimarron quant à lui se fait facilement rôtir et/ou réduire en purée pour un gratin ou un crumble. L'avantage c'est qu'il n'y a pas besoin de le peler !


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 8 feuilles de lasagnes à l’œuf 
  • 1/2 courge butternut
  • 1/2 bûche de chèvre
  • 1 poignée de pistaches
  • 1cs de crème fraîche épaisse
  • 1cs de gingembre en poudre
  • 1/2 cube de bouillon de bœuf
  • 250 mL d'eau 
  • 50 mL de lait
  • 30g de farine
  • 30g de beurre
  • parmesan 
  • huile d'olive
  • poivre noir concassé



Comment procéder ?
  1. Peler la courge butternut et couper la chair en morceaux ; cuire à feux moyen une quinzaine de minutes avec un fond d'eau ; laisser égoutter toute la nuit
  2. Etaler un torchon propre sur le plan de travail ; porter un grand volume d'eau à ébullition 
  3. Cuire quelques minutes les feuilles de lasagne, une à une ; les sortir de l'eau avec une cuillère passoire et les disposer bien à plat sur le torchon
  4. Ecraser la chair de courge à la fourchette, ajouter les pistaches, le gingembre, la crème fraîche et le fromage de chèvre en l'émiettant ; bien mélanger
  5. Répartir le mélange sur les feuilles de lasagne (à 5 mm du bord inférieur) ; rouler les feuilles pour former des cannelloni 
  6. Disposer les cannelloni dans un plat allant au four ; arroser d'un filet d'huile et saupoudrer de poivre noir
  7. Porter l'eau à ébullition avec le 1/2 cube de bouillon 
  8. Faire fondre le beurre dans une casserole à fond épais ; verser la farine d'un coup et mélanger rapidement hors du feu 
  9. Verser le bouillon et le lait, mélanger au fouet et remettre sur feu moyen ; mélanger constamment jusqu'à épaississement 
  10. Laisser tiédir la béchamel quelques instants puis en recouvrir les cannelloni ; parsemer de parmesan fraîchement râpé
  11. Enfourner une vingtaine de minutes à 200°C.

dimanche, octobre 06, 2013

Des muffins... salés !!



Même si j'adore les muffins au chocolat, aux framboises, à l'orange ou aux carottes, je ne résiste pas à l'envie, quelque fois, de servir en apéro quelques muffins d'un autre genre, aux épinards, au fromage, au saumon...

Muffins épinards et gorgonzola
recette adaptée de Foodbeam

  • 30g de beurre
  • 1 oignon finement émincé
  • 1 gousse d’ail pelée et finement émincée
  • une pincée de piment rouge
  • 350g de farine
  • 2,5 cc de levure chimique
  • 200g de gorgonzola
  • 250g de lait
  • 1 œuf
  • 130g de pousses d’épinards

  1. Faire revenir l’oignon et l'ail dans un peu de beurre à feu doux environ 5 minutes, ajouter le piment
  2. Mélanger la farine, la levure et le fromage ; mélanger dans un autre bol le lait et l’œuf
  3. Verser la préparation liquide dans la préparation solide, ajouter les oignons et les épinards
  4. Incorporer le tout avec les doigts, sans chercher à obtenir une pâte homogène pour autant.
  5. Recouvrir les moules à muffins de papier sulfurisé, les garnir avec la préparation à muffin et cuire 35 minutes à 170°C.

Muffins saumon et ciboulette
recette adaptée de Momo

  • 2 oeufs 
  • 50g de beurre 
  • 120g de farine
  • 125 mL de crème liquide
  • 1 sachet de levure chimique
  • quelques tranches de saumon fumé
  • quelques brins de ciboulette

  1. Mélanger la farine et la levure dans un bol
  2. Mélanger dans un autre bol la crème et le beurre préalablement fondu
  3. Verser la préparation liquide dans la préparation solide et mélanger rapidement
  4. Recouvrir les moules à muffins de papier sulfurisé
  5. Garnir de saumon, verser la préparation à muffin et parsemer de ciboulette ciselée
  6. Cuire 25 minutes à chaleur tournante à 170°C.


dimanche, septembre 29, 2013

Au bout du Monde



Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

Arthur Rimbaud, Le Bateau Ivre

mercredi, septembre 25, 2013

Pizza aux Courgettes, Chorizo et Provolone Piccante


Après une bonne séance de ciné, rien ne vaut une bonne pizza toute chaude ! Vous en avez assez des kebabs enfilés sur le pouce avant la séance, ou au contraire des crêpes qui n'arrivent pas alors que votre ventre gargouille de faim, tard dans la nuit...? J'ai la solution : préparer une pizza à l'avance ! Rien de plus simple. Il suffit de réserver quelques heures dans l'après-midi pour confectionner une boule de pâte à pain et la laisser lever au chaud. Puis, l'étaler, la recouvrir de garniture, filmer, et basta. De retour après le film, préchauffez votre four au maximum, enfourner votre pizza, attendez 15 minutes et dégustez ! mmmh... en plus, celle-ci sent bon l'Italie et l'Espagne.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 1 boule de pâte à pain
  • 2 courgettes pas trop grosses
  • 1 boule de mozzarella
  • 1 bon morceau de provolone piccante de Napoli
  • quelques tranches de chorizo iberico bellota
  • huile d'olive

Comment procéder ?
  1. Etaler la boule de pâte et en badigeonner la surface d'huile d'olive
  2. Couper des tagliatelles de courgette à l'économe et les répartir sur la pizza
  3. Disposer des rondelles de chorizo, le provolone en miettes et des tranches de mozzarella
  4. Arroser encore d'un filet d'huile, parsemer de fleur de sel, ajouter des herbes à l'envi
  5. Protéger avec du film alimentaire jusqu'à cuisson
  6. Cuire 15-20 minutes à 220-250°C, dans le bas du four.


Je sais. J'ai vu. Nul n'en convienne ! -- Et dejà la journée s'épaissit comme un lait.
L'ennui cherche son ombre aux royaumes d'Arsace ; et la tristesse errante mène son goût d'euphorbe par le monde, l'espace où vivent les rapaces tombe en d'étranges déshérences...
Plaise au sage d'épier la naissance des schismes !... Le ciel est un Sahel où va l'azalaïe en quête de sel gemme.
Plus d'un siècle se voile aux défaillances de l'histoire.
Et le soleil enfouit sas beaux sesterces dans les sables, à la montée des ombres où mûrissent les sentences d'orages.
Ô présides sous l'eau verte ! qu'une herbe illustre sous les mers nous parle encore de l'exil... et le Poète prend ombrage
De ces grandes feuilles de calcaire, à fleur d'abîme, sur des socles : dentelle au masque de la mort...

Saint-John Perse, Exil.

jeudi, septembre 12, 2013

Pizza de Napoli !


Ahhh ! La Pizza Napoletana Margherita !... c'est un ravissement pour les papilles, une expérience toujours renouvelée avec plaisir ! Sa croûte croustillante et bombée, sa sauce tomate acidulée, sa mozzarella fondante et typée (parfois remplacée par de la Fior di Latte), tout cela fait qu'on y revient, on en reprend, on en prend même deux !

Pourtant, c'est vrai, Naples, ce n'est pas que la pizza. C'est aussi un condensé de douceurs salées et sucrées, parmi lesquelles le cannolo siciliano fourré de crème et décoré d'une cerise, la sfogliatella frolla et ses multiples étages, le magnifico Baba très doux et très légèrement imbibé de rhum, le casatiello rustico garni de ricotta et de provolone piccante. C'est encore les spaghetti à la genovese, cette sauce tomate deliciosa aux oignons confits et reconfits, qui fondent en bouche, les beignets de courgettes frits, les polpette di melanzane, les friarielli au goût légèrement acidulé et amer... ah, Napoli...



Sunday mornin', praise the dawnin'
It's just a restless feelin', by my side
Early dawnin', Sunday mornin'
It's just the wasted years so close behind

Sunday morning, The Velvet Underground


Sunday Morning (cover) from mwtsg on Myspace.

jeudi, août 29, 2013

Biérocratie



Imaginez un monde dirigé par la bière... Un monde où tous les gens boiraient de la bonne bière tous les jours, où on mangerait de la bière à toutes les sauces, où le biéramisù aurait détrôné le tiramisù, où Rochefort et Levallois se conjugueraient au féminin, où l'on aimerait les gros chats et les Etats-Unis.

Ce monde, c'est celui que nous proposent Pierre et Jaclyn dans leur pimpante cave à bière, située au pied de la Butte-aux-Cailles. Elle regorge de bières françaises et belges, bien sûr, et abrite aussi quelques curiosités venues d'ailleurs. Que vous soyez rockeuse ou ours des montagnes, n'hésitez pas à parcourir leurs rayonnages, vous y trouverez sans doute votre bonheur. Le petit plus, c'est le réfrigérateur qui maintient une sélection de bouteilles au frais, idéal en période de grosses chaleurs.

Et lorsque vous irez faire le plein, profitez-en donc pour passer prendre une tomme ou un saint-nectaire chez Quatrehomme, juste à côté !


Biérocratie
32, rue de l'Espérance | Paris 13e
01 53 80 16 10

mardi, août 27, 2013

The Definitive Fondant au Chocolat


Le fondant au chocolat, c'est tellement classique qu'on n'y pense plus vraiment. On se dit qu'une bonne recette suffit, même si ce n'est pas LA recette, la seule, l'unique. Et puis, un jour de vacances, alors qu'on a beaucoup de temps et peu de moyen, on se met à changer quelques trucs. Un peu moins de beurre et de sucre, un peu de crème en plus, juste un chouïa de farine, de très gros œufs (improbables), une cuisson au gaz (difficile à reproduire), et oh miracle !... Le gâteau est parfaitement riche en chocolat, délicieusement fondant à cœur, et on adopte cette recette de la mort qui tue, illico presto. 

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 200-230g de chocolat noir (64% ou même 70% de cacao)
  • 3 très gros œufs ou 4 œufs moyens
  • 60-90 mL de crème liquide
  • 70g d'amandes en poudre 
  • 150g de sucre cassonade
  • 145-155g de beurre
  • 1cs de farine 
Comment procéder ?
  1. Faire fondre le beurre et le chocolat dans une casserole à feu tout doux
  2. Battre les œufs avec le sucre cassonade, au fouet à main
  3. Incorporer le mélange beurre-chocolat à la cuillère en bois
  4. Ajouter encore la crème, mélanger, la poudre d'amandes et la farine
  5. Mélanger pour homogénéiser le tout
  6. Garnir un moule à manquer, en fer blanc, beurré et fariné 
  7. Cuire au four chaleur tournante à 160°C pendant 15 à 25 minutes
  8. Laisser refroidir, puis placer au réfrigérateur au moins 12 heures
  9. Sortir 30 minutes avant de déguster.
Attention, le temps de cuisson dépend de votre four. L'idéal étant d'obtenir un rebord craquant et un coeur fondant, qui tache à peine la lame d'un couteau.


samedi, août 24, 2013

Pesto de Persil, Noix et Pain !



Vous connaissez sans doute le pesto genovese, version classique qui réunit basilic, pignons de pin, parmesan, ail et huile d'olive. Vous savez peut-être qu'on peut décliner l'association d'une herbe fraîche, d'un fruit sec et d'un fromage à l'infini, et l'appeler toujours pesto, si tant est qu'on garde la base d'huile et d'ail et la consistance d'une pâte  à mi-chemin entre le solide et le liquide, l'épais et le fluide. Mais connaissez-vous le pesto au pain ?! Non ? Et bien, c'est l'occasion d'essayer. Je suis sûre qu'il vous reste un quignon qui traîne quelque part...


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 280g de spaghettis
  • 1 gousse d'ail
  • 1 ou 2 tomates
  • 1 trait de jus de citron
  • 1/2 botte de persil frais
  • huile d'olive vierge extra 
  • une grosse poignée de noix
  • 1 morceau de pain rassis, trempé dans l'eau 
  • un morceau de fromage (chèvre, parmesan...)
Comment procéder ?
  1. Laver le persil, l'effeuiller, le mettre dans le bol du mixeur
  2. Ajouter le pain égoutté et émietté, mixer quelques minutes
  3. Ajouter l'ail et les noix, mixer de nouveau
  4. Ajouter une bonne lampée d'huile et mixer encore
  5. Assaisonner de sel (poivre, piment...), ajouter de l'huile et mixer
  6. Couper la tomate en petits morceaux
  7. Cuire les pâtes al dente, les égoutter (pas trop), remettre sur feu doux
  8. Ajouter les tomates, le fromage râpé ou émietté, le citron
  9. Mélanger un peu sur le feu puis retirer
  10. Ajouter encore 2 grosses cuillères de pesto au persil, noix et pain
  11. Mélanger et servir aussitôt ! 

En principe, vous pouvez servir deux gourmands avec cette quantité de pâtes, et il devrait vous rester près d'un tiers du pesto, que vous pouvez congeler dans des bacs à glaçons pour une utilisation ultérieure.


samedi, août 17, 2013

Spritz !


Qu'est-ce que le Spritz ?
Un sablé viennois ? Oui, mais pas que... Il s'agit aussi d'un cocktail (d'aucuns disent long drink) extrêmement populaire dans le nord-est de l'Italie. Il se prépare à partir d'une base de Campari ou d'Apérol, de vin blanc sec peu titré en alcool, éventuellement pétillant (Prosecco, Verduzzo...)  et d'un chouia d'eau pétillante. On ajoute une tranche d'orange, de gros glaçons, et on déguste pendant les fortes chaleurs... effet rafraîchissant garanti !

Bien qu'il soit mentionné dans le Elle à Table de cet été, on n'en trouve pas encore dans tous les bars de France. Qu'à cela ne tienne ! Avec une bonne recette et un peu de doigté, le Spritz home made est à vous.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 1 bouteille d'Apérol 
  • 1 bouteille de Prosecco
  • 1 bouteille de  San Pellegrino
  • 1 orange non traitée
  • des gros glaçons

Comment procéder ?
  1. Remplir 4 verres de glaçons
  2. Verser dans chaque verre 40 mL d'Apérol, puis 80-90 mL de Prosecco
  3. Ajouter une lampée d'eau pétillante
  4. Couper l'orange en tranches et ajouter une tranche à chaque cocktail.


dimanche, juillet 07, 2013

dimanche, juin 30, 2013

Tarte aux Fraises, Vanille & Chocolat


La gourmandise, c'est simple comme une tarte aux fraises.
Avec une boule de glace à la vanille, de la Bonne Maman parce que c'est la meilleure.
Et de la sauce au chocolat, made by Pierre Hermé of course.

Sauce au Chocolat
recette de Pierre Hermé


  • 125g de chocolat noir amer
  • 125g de crème épaisse
  • 70g de sucre
  • 250 mL d'eau

  1. Couper le chocolat en morceaux et le mettre dans une casserole
  2. Ajouter l'eau, le sucre et la crème, mélanger à la cuillère en bois
  3. Porter la sauce à ébullition en remuant toujours 
  4. Laisser bouillonner doucement tout en remuant, jusqu'à ce que la sauce épaississe et nappe la cuillère (une quinzaine de minutes).

Omar: Shoot, the way y'all looking at things, ain't no victim to even speak on.
Bunk: Bullshit, boy. No victim? I just came from Tosha's people, remember? All this death, you don't think it ripples out? You don't even know what the fuck I'm talking about. I was a few years ahead of you at Edmondson, but I know you remember the neighborhood, how it was. We had some bad boys, for real. Wasn't about guns so much as knowing what to do with your hands. Those boys could really rack. My father had me on the straight, but like any young man, I wanted to be hard too, so I'd turn up at all the house parties where the tough boys hung. Shit, they knew I wasn't one of them. Them hard cases would come up to me and say, "Go home, schoolboy, you don't belong here." Didn't realize at the time what they were doing for me. As rough as that neighborhood could be, we had us a community. Nobody, no victim, who didn't matter. And now all we got is bodies, and predatory motherfuckers like you. And out where that girl fell, I saw kids acting like Omar, calling you by name, glorifying your ass. Makes me sick, motherfucker, how far we done fell.

The Wire, David Simon.

mardi, mai 07, 2013

Couscous à l'Agneau


Une fois n'est pas coutume, je rends ici hommage à la recette en images que j'ai suivie pour réaliser mon Couscous à l'Agneau. Je ne saurais en effet rivaliser avec les formidables foodaminés de B. WAK.

C'était pour moi une première, et de l'avis général, la première avait très bon goût. D'aucuns ont regretté l'absence de merguez, auraient préféré de la semoule moyenne plutôt que fine, ont rajouté du sel (?)... détails que tout cela, à peaufiner dans le futur à partir de cette version basique et essentielle.

J'ajoute simplement deux remarques, par rapport à la recette originale. Il m'a semblé que 600g de viande représentaient une quantité un peu chiche (pois, haha) pour 6 personnes. J'ai donc pris la liberté d'ajouter environ 1.2 kg de collier d'agneau avec os. D'autre part, si, comme moi, vous avez un couscoussier qui ne dit pas son nom, dont les paniers sont percés de gros trous, pas de panique ! Il vous suffira d'utiliser un torchon fin (et propre !) comme fond de panier : la vapeur traverse le tissu, ce qui permet la cuisson de la semoule.


Qu'est-ce qu'il nous faut ? 
  • 600g de semoule fine
  • 600g d'épaule d'agneau
  • 6 morceaux de collier d'agneau
  • 1 énorme pomme de terre 
  • 120g de pois chiches
  • 4 carottes
  • 4 petites tomates
  • 4 petits navets
  • 2 courgettes
  • 2 oignons  
  • 100 mL de vin blanc sec
  • 1cs de ras-el-hanout
  • 1cs de paprika
  • 1cc de cannelle
  • 1/2cc de poivre noir
  • 1 noix de beurre
  • huile d'olive 
  • raisins secs 
  • harissa
  • sel

 Comment procéder ?
  1. Mettre les pois chiches à tremper 24 heures en avance
  2. Faire chauffer 2cs d'huile dans une cocotte, avec les épices et 2 pincées de sel ; ajouter les oignons et faire revenir 2 minutes
  3. Ajouter les morceaux d'épaule et les saisir à feu vif ; mouiller avec 1.5 L d'eau, porter à ébullition, puis baisser le feu pour mijoter, à couvert
  4. Peler les carottes et les couper en gros bâtonnets, ajouter dans la cocotte ; ajouter les pois chiches ; peler les navets et les couper en quartiers, les ajouter ; ajouter les tomates en quartiers
  5. Verser la semoule dans un grand saladier, ajouter 1cs d'huile et un peu de sel ; incorporer environ 150 mL d'eau progressivement en mélangeant bien avec les mains : la semoule doit être humide mais pas mouillée
  6. Garnir le panier à couscous de semoule, en utilisant un torchon propre comme fond de panier si les trous sont trop gros ; déposer le panier sur la cocotte, en prenant garde à ce que les bouillons ne mouillent pas directement le torchon (utiliser un deuxième panier comme tampon au besoin)
  7. Compter 20 minutes de cuisson à partir du moment où la vapeur a traversé le torchon ; s'assurer que la vapeur ne s'échappe pas par les côtés
  8. Retirer le panier et verser la semoule dans le saladier, en mélangeant pour la faire refroidir !!! il est possible de stopper la préparation à cette étape et de reprendre environ 30-45 minutes avant de servir !!!
  9. Saisir les morceaux de collier à la poêle sur feu vif et sans graisse ; ranger dans un plat à gratin, arroser de vin blanc et enfourner à 200°C pour environ une demi-heure
  10. Peler la pomme de terre et la couper en morceaux, ajouter au bouillon ; peler les courgettes à moitié et les couper en tronçons, placer dans un panier à couscous au dessus de la cocotte ou ajouter au bouillon directement
  11. Mélanger la semoule refroidie à la main, incorporer encore un volume de 150 mL d'eau, puis la remettre dans le panier avec le torchon et de nouveau sur la cocotte pour 20-30 minutes, jusqu'à ce qu'elle soit cuite !
  12. Débarrasser la semoule et la remettre dans le saladier, la mélanger avec une noix de beurre ; sortir le collier du four et verser le jus et la graisse dans le bouillon ; rectifier l’assaisonnement du bouillon
  13. Servir sans attendre, avec quelques raisins secs à part, ainsi que de la harissa additionnée d'un peu d'huile, pour accompagner.

mercredi, mai 01, 2013

Tarte Semoule au Pavot


Est-ce que vous connaissez le Stube ?
Estampillé "Snack'issime" par ses propriétaires Sylvie et Gerhard Weber, cette enseigne se présente d'abord comme un concept, ce qui ne l'empêche pas d'en avoir dans le ventre. On y déguste des spécialités allemandes telles que la Curry Wurst, comme son nom l'indique, le Brezel, rebondi et moelleux, délicatement salé, la SauerKraut, les Strudels, salés ou sucrés... C'est plutôt bon et plutôt sympa.

Au milieu du comptoir des pâtisseries, trône en vedette la Tarte Semoule Pavot. Plus gâteau que tarte à dire vrai, le mohnkuchen se compose d'un fond de pâte sablée, garni d'un appareil lait-semoule parsemé de milliers de graines de pavot. La surface de la tarte est recouverte d'un streusel, fait de miettes de pâte sablée, un peu comme un crumble, et d'une fine couche de sucre glace. Autant dire que ça dépote !

En cette saison printannière (sisi), l'assocation pâte+semoule+appareil+pavot+streusel m'a paru un peu trop, disons, gourmande. J'ai donc réduit les quantités de garniture et sacrifié le streusel pour obtenir une version plus légère que l'originale. Le dosage de sucre est idéal, le goût de noisette du pavot se veut prononcé, sans couvrir pourtant la douceur suave de la vanille. A déguster au goûter au, encore mieux, comme petit-déjeuner de sportif ou de gourmand !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 200g de graines de pavot
  • 600 mL de lait
  • 20g de sucre (1 cs bombée)
  • 40g de miel (1 grosse cuillérée)
  • 55g de semoule fine 
  • 50g de raisins secs
  • 1 gousse de vanille
  • 1 noix de beurre
  • 1 blanc d'oeuf
  • 100g de beurre mou
  • 90g de sucre glace
  • 200g de farine
  • 1 jaune d'oeuf

 Comment procéder ?
  1. Battre le beurre en pommade avec le sucre glace, incorporer le jaune d'oeuf ; Ajouter la farine,  un peu d'eau et amalgamer en boule sans trop travailler
  2. Etaler sur un plan de travail fariné, en foncer un moule à tarte de 26 cm ou un moule à manquer de 24 cm et placer au frais
  3. Porter à ébullition 260 mL de lait avec le sucre et le miel, puis ajouter le pavot et laisser refroidir
  4. Porter à ébullition 340 mL de lait, puis verser la semoule en pluie, remuer quelques minutes et couper le feu ; Incorporer une noix de beurre et les raisins secs ; Fendre la gousse de vanille, en gratter les grains et ajouter le tout, puis laisser tiédir
  5. Battre le blanc d'oeuf au fouet à la main pour le faire mousser, puis l'ajouter dans la préparation, et combiner avec le lait au pavot
  6. Garnir le fond de tarte et enfourner pour une trentaine de minutes à 180-190°C.

mercredi, avril 24, 2013

Tarte à la Rhubarbe Meringuée


Si vous voulez avoir un aperçu de ma tarte à la rhubarbe meringuée, c'est ici que ça se passe ! Visuellement, c'est la même. Gustativement, tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai opté pour une recette légèrement différente, un peu au feeling, et que mes convives étaient plus que ravis !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 250 g de farine
  • 120g de beurre
  • 60 g de sucre 
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 2 cs d'eau
  • 1 gousse de vanille
  • 1 botte de rhubarbe (400-500g)
  • 1 ou 2 pommes
  • 100 g de cassonade
  • 50 g de cassonade
  • 2 blancs d'oeufs

Comment procéder ?
  1. Eplucher la rhubarbe, la couper en tronçons, recouvrir de cassonade et laisser macérer à couvert pendant plusieurs heures
  2. Mélanger la farine et le sucre, ajouter le beurre froid coupé en dés et les graines de la vanille fendue et grattée 
  3. Incorporer les jaunes d'oeufs et l'eau, amalgamer sans trop travailler pour former une boule et placer sous film au frais quelques heures
  4. Etaler la pâte et en foncer un moule à tarte, puis cuire à blanc le fond de tarte 15 minutes à 180°C, sous un poids de billes de cuisson
  5. Peler les pommes et les couper en morceaux, égoutter la rhubarbe, et faire compoter ensemble 15-20 minutes avec la gousse de vanille
  6. Laisser refroidir le fond de tarte et la compote, puis garnir l'un de l'autre (attention, la compote doit être desséchée)
  7. Recueillir le jus restant de la macération de la rhubarbe, y ajouter un peu d'eau et un peu de cassonade, porter à ébullition comme un sirop
  8. Battre les blancs, verser le sirop chaud en filet quand ils moussent, monter en neige lisse et brillante, puis continuer de battre lentement jusqu'à complet refroidissement
  9. Recouvrir la tarte de cette meringue italienne et passer 15 minutes sous le gril du four, porte entrouverte.

Candy came from out on the Island
In the back room she was everybody's darlin'
But she never lost her head
Even when she was givin' head
She says hey babe, take a walk on the wild side
Said hey babe, take a walk on the wild side

Walk on the wild side, Lou Reed

dimanche, avril 14, 2013

Des Fraises, de la Chantilly !


Le premier vrai rayon de soleil de la saison vaut bien quelques fraises garriguettes, toppées avec un peu de crème chantilly maison. Enjoy yourself.