mercredi, mars 02, 2011

Tarte Troooop Chocolat !


Amateurs de chocolat juste pour s'amuser, s'abstenir. Nous parlons ici d'une vraie addiction pour la fève, pour le dark, le puissant, le crémeux, en un mot la ganache. C'est une recette que j'ai chipée à Pierre Hermé, qui la tient lui-même de Nayla, pâtissière à Beyrouth. Basiquement, la tarte se compose d'une pâte sablée au chocolat et d'une ganache dense, si dense et si fondante. Avec une telle simplicité, les produits sont à l'honneur et il va sans dire que vous aurez besoin d'un cacao et d'un chocolat de qualité pour obtenir un résultat à la hauteur... Je propose d'ajouter une fine couche de praliné feuilleté au fond... A vous de voir !

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • bÔcoup de chocolat : deux grosses tablettes, du noir à 70%, du bon
  • du cacao non sucré ! (le Van Houten est une valeur sûre)
  • 1/2 paquet de farine blanche
  • 1 plaquette de beurre à température ambiante
  • un fond de paquet de sucre
  • 1 grande bouteille de crème fleurette ou deux briquettes (attention !! on retrouve de la gomme xanthane dans certaines, certes un produit naturel et inoffensif pour l'homme, mais dis-donc pourquoi on pourrait pas juste avoir de la crème toute nue quand on en veut..?)
  • du praliné amandes (chez G. Detou, 58, rue Tiquetonne)
  • du pailleté feuilletine (crêpes dentelles écrasées, chez G. Detou aussi)

Comment procéder ?

  1. Tamiser 280g de farine avec 40g de cacao (qui fait souvent des boules)
  2. Battre 200g de beurre en pommade, d'abord seul, puis avec 100g de sucre ; ajouter le mélange farine-cacao
  3. Ecraser la pâte avec la paume de la main, pour amalgamer et former progressivement une boule homogène (je vous assure que l'aspect change du tout au tout !) ; laisser reposer au réfrigérateur pendant 2 heures
  4. Hacher grossièrement 400g de chocolat et le mettre dans un saladier. Porter à ébullition 500 mL de crème. Pendant ce temps-là, couper 100g de beurre en 8 morceaux et malaxer pour ramollir
  5. Verser la crème chaude sur le chocolat et mélanger au fouet en dessinant des cercles concentriques jusqu'à ce que la ganache soit onctueuse et homogène (au début, le chocolat est en petits éclats et le mélange est clair)
  6. Laisser reposer 2 minutes avant d'incorporer les morceaux de beurre un par un ; réserver à température ambiante
  7. Etaler la pâte dans un moule à tarte beurré et fariné ; piquer de coups de fourchette et recouvrir d'un poids (des boules de cuisson par exemple) ; cuire le fond de tarte à blanc 30-35 minutes à 180°C ; laisser refroidir complètement
  8. Faire fondre encore 50g de chocolat et mélanger avec 80g de pralin, puis ajouter 40g de pailleté feuilletine ; étaler en couche sur le fond de tarte et laisser encore refroidir
  9. Garnir enfin de ganache et faire prendre au frais 30 minutes

En bonus, j'ai accompagné cette grande dame de cerises griottes au sirop, égouttées et compotées 15 minutes à feu doux avec un peu de sucre et un zeste d'orange. Nombreux sont ceux qui y goûtèrent, peu se révélèrent de vrais chocolate addicts.


dimanche, février 27, 2011

mardi, février 22, 2011

Tagliatelle Fresche con Gamberetti, Zafferano e Porri (Italia IX)

Chez nous, la pasta est toujours appréciée. On pourrait en manger chaque jour que l'on ne s'en lasserait pas ! Si, en plus, la pasta est fresca, c'est un délice des papilles et des sourires de contentement plein la bouche. Quelques recettes de pâtes fraîches ont déjà été publiées sur ce blog, mais je ne crois pas avoir jamais donné d'indications pratiques quant à leur confection. J'en profite pour réparer cet oubli avec cette recette-ci. D'autant que je suis maintenant experte en matière de pâtes en tout genre, la brisée, la sablée, celle à l'œuf dur, la feuilletée, celle à pain, l'italienne donc... j'en passe et des meilleures. Ne reste qu'à me perfectionner dans l'art de la brioche.

Pour accommoder nos tagliatelle, je vous propose une sauce aux crevettes roses, poireaux et safran. On pourrait aussi bien assouvir son envie de crevettes avec de la tomate et du piment d'espelette, ou bien des asperges, ou bien des courgettes. Le dilemme reste entier quant à savoir s'il vaut mieux une sauce crémeuse avec de la vraie crème ou une sauce au beurre, dont on sait qu'elle se marie très bien avec les produits de la mer. Ne connaissant pas de puristes qui puissent m'éclairer sur le sujet, j'ai opté pour une sauce au beurre, sans toutefois pouvoir me résoudre à en mettre plus qu'une grosse noix. Concernant l'ajout de parmesan, en revanche, je suis au fait des recommandations en vigueur, qui sont ma foi fort strictes, si bien que j'y ai dérogé.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

1/2 boîte d'œufs frais
1/2 paquet de farine blanche
un peu d'huile d'olive
un peu de sel

une belle poignée de crevettes roses
1 poireau du marché
1 oignon ou seulement la moitié qui traîne au frigo
1 gousse d'ail
1 citron jaune ou vert
1 bâton de citronnelle
1 petite bouteille de vin blanc sec
quelques pistils de safran ramenés de Crète
du beurre frais
de l'huile d'olive

Comment procéder ?

J'ai appris à faire la pasta fresca avec Trish Deseine, Jamie Oliver et un petit carnet tout mimi que j'ai ramené de là-bas : PASTA E GNOCCHI fatti in casa, Le ricette di Lucia. Cette recette vaut pour 2 gros mangeurs.

  1. Mettre 300g de farine dans un saladier et creuser un puits au milieu. Verser 3 oeufs dedans, ajouter 1cc d'huile d'olive et une pincée de sel
  2. Battre les oeufs à la fourchette, puis incorporer progressivement à la farine par petits mouvements sur le pourtour du puits
  3. Quand la pâte commence à prendre forme, amalgamer le reste de farine avec les doigts pour obtenir une boule élastique
  4. Laisser reposer à couvert un petit quart d'heure (d'aucuns préconisent plutôt une demi-heure)
  5. Pendant ce temps, décortiquer 400-450g crevettes roses (on peut les acheter crues, auquel cas il faut enlever le boyau noir, ou cuites). Emincer le poireua, l'oignon, l'ail et le bâton de citronnelle (ne prélever que le coeur tendre)
  6. Diviser la pâte en 4 petits pâtons et pour chacun, procéder comme suit : étaler légèrement avec la paume de la main ; passer une première fois dans le laminoir à pâtes ; saupoudrer de farine et replier en trois ; renouveler le passage et le pliage au moins deux fois, juqu'à ce que la pâte passe sans accroc dans le laminoir ; diminuer progressivement l'écartement du laminoir et passer la pâte, en farinant un peu à chaque fois, jusqu'à l'épaisseur désirée (cran 5 sur 6, pour moi) ; disposer la bande de pâte laminée sur un plan de travail fariné
  7. Placer le module de découpage sur la machine à pâtes. Passer chaque bande dans le découpeur à tagliatelles. Fariner abondamment les pâtes dès qu'elles sont découpées et les ranger en nid sur une assiette. Mettre au frais dans le cas d'une cuisson ultérieure
  8. Tremper quelques pistils de safran dans 10 cL de vin blanc
  9. Chauffer un peu d'huile dans une sauteuse et y saisir les crevettes 3 minutes si elles sont crues, puis réserver
  10. Mettre une grande casserole d'eau à chauffer
  11. Faire revenir le poireau, l'oignon et la citronnelle 5 minutes à feu doux
  12. Verser le vin blanc safrané, ajouter la gousse d'ail, puis les crevettes et le beurre. Laisser mijoter 5 minutes
  13. Arroser d'un trait généreux de citron en fin de cuisson
  14. Une fois que l'eau bout, plonger les pâtes en faisant bien attention à ce qu'elles ne s'agglomèrent pas (il n'y a aucun risque si vous les avez bien farinées après le découpage). Cuire 3 minutes.
  15. Egoutter les pâtes, puis réchauffer sur feu doux avec la garniture. Parsemer éventuellement de quelques brins de persil et de parmesan fraîchement râpé.


On demande à la femme, pour qu'ensuite elle se plaise mieux avec nous, pour que nous échappions d'autre part momentanément à des tristesses et des fatigues continuelles, d'aller faire sans nous, ou de nous laisser faire sans elle, un voyage de quelques jours, les premiers - depuis bien longtemps - passé, ce qui nous eût semblé impossible, sans elle. Très vite elle revient prendre sa place à notre foyer. Seulement cette séparation, courte mais réalisée, n'est pas aussi arbitrairement décidée et aussi certainement la seule que nous nous figurons. Les mêmes tristesses recommencent, la même difficulté de vivre ensemble s'accentue, seule la séparation n'est plus quelque chose d'aussi difficile ; on a commencé par en parler, on l'a ensuite exécutée sous une forme aimable. Mais ce ne sont que des prodromes que nous n'avons pas reconnus. Bientôt à la séparation momentanée et souriante succédera la séparation atroce et définitive que nous avons préparée sans le savoir.


jeudi, février 17, 2011

Gnocchi Fondantissimes (Italia VIII)

Je souhaiterais, à l'ocassion de ce post, rendre hommage au blog de Silvia, Savoirs et Saveurs, véritable mine de recettes italiennes et d'infos pratiques pour ne pas les rater. Je cherchais récemment à composer un dîner végétarien pour des amis, et je suis tombée sur cette idée formidable des gnocchis de céleri rave accompagnés de leur sauce très fromagée. J'ai jugé que c'était une bonne façon d'employer le céleri rave qui végétait dans mon frigo (initialement destiné à finir en salade selon les recettes de Jamie Oliver, mais bon). De plus, j'ai pu gagner du temps le jour J en préparant les gnocchi la veille et en les congelant jusqu'au moment de les plonger dans l'eau bouillante.

La préparation des gnocchi est une tâche délicate. Je m'y suis essayée à quelques reprises, ma première tentative ayant été une catastrophe complète. Je crois qu'il est essentiel d'avoir tout d'abord une bonne recette de base, qui donne une pâte ni trop farineuse (gnocchi durs) ni trop humide (gnocchi pâteux qui se dissolvent à la cuisson). L'état des ingrédients compte également pour obtenir une bonne texture : des patates vieilles contiendront plus d'amidon que des patates nouvelles, une purée de céleri egouttée toute la nuit sera moins humide...etc... La cuisson est évidemment une étape cruciale. L'eau doit être bouillonnante, il faut donc plonger quelques gnocchi à la fois seulement et les retirer à l'écumoire une fois qu'ils sont remontés à la surface. Cette fois-ci, j'ai utilisé deux casseroles en même temps pour optimiser la rentabilité. Le céleri rave ajouté aux pommes de terre rend les gnocchi très moelleux et donne un petit goût subtil qui se marie très très bien avec la noisette.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

3-4 grosses patates, vieilles
1 petit céleri rave
300g de farine

1 belle tranche de gorgonzola
1 belle tranche de fontina
une brique de crème fraîche liquide
une poignée de noisettes décortiquées
du beurre
du parmesan fraîchement râpé

Comment procéder ?

  1. Cuire les pommes de terre en robe des champs à l'eau bouillante. Peler le céleri et le couper en cubes, les cuire à l'eau bouillante
  2. Peler les pommes de terre et les passer au moulin à légumes. Ecraser la purée de céleri et ajouter 350g aux pommes de terre
  3. Ajouter la farine et mélanger du bout des doigts, amalgamer en une boule de pâte élastique
  4. Prélever des boulettes de pâte et former des rouleaux longs et minces
  5. Détailler chaque rouleau en gnocchi de 2 cm au couteau. Rouler les gnocchi dans la farine et les marquer d'un coup de fourchette (avec le dos)
  6. Disposer les gnocchi dans un plat ou une grande assiette, bien séparés les uns des autres. Laisser figer au congélateur pendant 2 heures, puis les ranger dans des sacs de congélation et remettre au froid.
  7. Griller les noisettes à sec dans une poêle, puis les couper en deux.
  8. Couper les tranches de fromage en dés. Faire fondre 7 minutes dans le beurre et la crème.
  9. Cuire les gnocchi dans une grande casserole, par groupes. Napper de sauce au fromage et parsemer de noisettes.

Comme un homme qui n'avait d'abord que des motifs peu importants de se fâcher se grise tout à fait par les éclats de sa propre voix et se laisse emporter par une fureur engendrée non par ses griefs, mais par sa colère elle-même en voie de croissance, ainsi je roulais de plus en plus vite sur la pente de ma tristesse, vers un désespoir de plus en plus profond, et avec l'inertie d'un homme qui sent le froid le saisir, n'essaye pas de lutter et trouve même à frissonner une espèce de plaisir.


Marcel Proust, La Prisonnière.

samedi, février 12, 2011

The Tarte Tatin, by Pierre Hermé


Trop de beurre ! Certes, le beurre est un ingrédient essentiel à la pâtisserie, qui met ses qualités au service du goût et permet d'obtenir des textures fondantes, moelleuses, aériennes même. Et pourtant, on dirait parfois que les dosages du maître Hermé sont par trop généreux... Comme avec cette recette de tarte tatin.

La tarte des demoiselles Tatin, dessert classique s'il en est de la cuisine française, se déguste (paraît-il) tiède, accompagnée d'une boule de vanille ou d'une cuillerée de crème fraîche (d'Issigny). Celle de Pierre Hermé est délicieuse dégustée de la sorte. Cependant, on peut regretter de ne pouvoir la croquer froide avec le même plaisir, tant elle est riche, et que la quantité de beurre accumulée (90g dans la pâte et 130g avec les pommes !) soit comme un affront fait à la sublime crème/glace d'accompagnement. Ainsi, je préconise de diminuer cette fichue quantité de beurre dans le caramel, ne doutant pas (ou si peu) que le résultat soit aussi réussi et aussi bon.

Cette splendide tarte me donne l'occasion d'officialiser l'acquisition d'une nouvelle corde à mon arc de marmiton : la pâte feuilletée n'a plus de secret pour moi (du moins la pâte feuilletée inversée selon Pierre Hermé) ! C'est excessivement simple et excessivement bon, qui l'eût cru ! Après un premier essai encourageant, j'ai pu de nouveau m'extasier devant mes belles couches de pâte croustillante... un nouveau monde s'ouvre à moi. J'ai également découvert le caramel à sec, tout aussi simple à réaliser à partir du moment où l'on a une casserole à fond épais (en fonte) et que l'on regarde ce qu'il se passe !


Qu'est-ce qu'il nous faut ?

1 pâte feuilletée selon la recette exposée ici
1 sac ou une cagette de pommes qui tiennent bien à la cuisson (Canada, Golden, Boskop...)
1/2 paquet de sucre en poudre
une petite plaquette de beurre de qualité

Comment procéder ?
  1. Donner son dernier tour simple à la pâte feuilletée inversée et remettre au frais
  2. Peler 1-1,5 kg de pommes et les couper en quatre
  3. Mettre 200g de sucre dans le fond d'une casserole en fonte et chauffer à feu moyen jusqu'à ce que le sucre se dissolve et caramélise. Il ne faut pas remuer le sucre ou le tripatouiller d'aucune sorte pendant cette étape
  4. Ajouter 70g (130g dans la recette de PH) de beurre en morceaux au caramel et remuer sur feu doux pour rendre la mixture homogène
  5. Verser dans le fond d'un moule à tarte et disposer les quartiers de pomme par-dessus, les enrober
  6. Cuire les pommes au four à 180-190°C une dizaine de minutes, retourner, et poursuivre encore 10 minutes
  7. Etaler la moitié de la pâte feuilletée pendant que les pommes refroidissent (10 minutes), puis disposer le disque de pâte par-dessus les pommes (réserver l'autre moitié pour une utilisation ultérieure)
  8. Enfourner 20 minutes à 180°C, le temps de cuire la pâte, laisser refroidir avant de démouler sur un plat de service.




mercredi, février 09, 2011

Des crêpes et des crêpes et des crêpes !!!


C'est quoi une bonne recette de crêpes ?

Alors, tu vois, faut faire gaffe, la différence entre une bonne crêpe et une mauvaise crêpe... ben, déjà la bonne est fine, très fine, presque transparente, et puis elle est parfumée, et moelleuse, pas sèche, et puis aussi ça sert à rien le beurre dans la pâte à crêpes.
Je suis toujours étonnée de constater à quel point il est difficile de trouver une vraie bonne recette de crêpes, simple, facile, sans fioriture mais subtile... Consultez tous les livres/bibles culinaires que vous voudrez, vous aurez bien du mal à trouver cette recette-là. Et pourtant, exécutée par un manieur expert de crêpière, elle donne des galettes sucrées merveilleuses pour la Chandeleur (oui, c'est un peu tard, jeune homme).

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

  • 1/2 boîte d'oeufs (des gros)
  • 1/2 paquet de farine
  • du lait (mais c'est quoi cette...?)
  • de l'eau (mais oui, de l'eau, dans la pâte à crêpes, je vous jure !)
  • du sucre en poudre
  • de l'eau de fleur d'oranger
  • du rhum ambré ou du cointreau
  • 1 orange non traitée, zestée
  • 1 citron non traité, zesté

Comment procéder ?

  1. Chauffer 200 mL d'eau et 200 mL de lait à la limite de l'ébullition
  2. Disposer 300g de farine dans un grand saladier
  3. Incorporer 3 œufs un à un avec un fouet
  4. Verser le mélange lait-eau en remuant énergiquement avec le fouet pour éviter la formation de grumeaux
  5. Ajouter 1-2 bouchons de fleur d'oranger, 1-2 bouchons de rhum ambré ou de cointreau, un zeste d'orange entière, un zeste de citron entier, en remuant
  6. Laisser reposer la pâte quelques heures. Elle va épaissir. Au moment de faire les crêpes, il faut délayer la pâte avec de l'eau jusqu'à ce qu'elle devienne bien liquide
  7. Faire chauffer la poêle, huiler légèrement. L'astuce pour avoir des crêpes bien fine consiste à utiliser le moins de pâte possible. C'est pour ça qu'il faut la pâte soit très liquide : de cette façon, elle s'étale bien dans la poêle sans avoir besoin d'en mettre une grande quantité.
  8. Une fois la crêpe retournée, saupoudrer de sucre en poudre et plier en triangle dans la crêpière, de sorte que le sucre fonde dans la crêpe chaude. mmmmhh !


samedi, février 05, 2011

Salade de Petit Epeautre et Potimarron au thé Yunnan


En cette période hivernale, la bouffe, disons-le, est source de réconfort. Et en particulier, dans mon cas, toutes ces courges aux noms enchanteurs (musquée, spaghetti, delica... ), aux textures déroutantes et aux couleurs enthousiastes ! Ce mariage de petit épeautre, potimarron et thé résulte d'une synthèse entre un post de Clotilde, un livre sur la cuisine au thé et la Rock'n'roll cuisine de Jamie Oliver...

L'Esprit :

Equilibre et saveurs pour ce plat, qu'on peut considérer comme une assiette complète végétarienne ou une salade tiède à servir en accompagnement de poisson, charcuterie, poulet... Il met à l'honneur le petit épeautre cuit dans une eau parfumée au thé et le potimarron (pas loin d'être mon légume préféré) rôti au four, dont la chair douce et tendre fond presque littéralement en bouche. L'ensemble est relevé d'épices chaudes, enrobé d'un filet d'huile d'olive et surmonté de copeaux de vieux comté.

Qu'est-ce qu'il nous faut ?

1 petit potimarron orangé
1/2 paquet de petit épeautre bio
1 morceau de comté affiné 18 mois par un maître fromager (*)
quelques noix séchées dans leur coque
1 poignée de graines de coriandre
une pointe de couteau de piment
du thé Yunnan en vrac
de l'huile d'olive

(*) le mien venait de la fromagerie "Au Vieux Gourmet", 3 Rue Orfèvres à Strasbourg, où le Meilleur Ouvrier de France Cyrille Lorho officie.

Comment procéder ?
  1. Mesurer le volume de 200-250g de petit épeautre et mettre dans une casserole. Verser 2 x ce volume en eau et porter à ébullition.
  2. Préchauffer le four à 200°C. Laver et couper le potimarron en morceaux de la taille d'une bouchée. Disposer les morceaux sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Arroser d'un filet d'huile d'olive et enfourner une fois le four chaud pour une dizaine de minutes.
  3. Laisser infuser 1cs de thé dans l'eau frémissante pendant 5 minutes, puis retirer. Poursuivre la cuisson du petit épeautre environ 40 minutes.
  4. Ecraser au mortier ou au rouleau à pâtisserie une petite poignée de grains de coriandre, mêler au piment et à un peu de sel. Saupoudrer ce mélange d'épices sur les morceaux de potimarron et poursuivre la cuisson au four encore une dizaine de minutes.
  5. Décortiquer les noix (2 techniques : l'ordinaire cass-noisettes ou insérer la pointe d'un couteau dans le derrière de la coque de noix à l'horizontale et tourner le couteau de 90°C en position verticale... magique !) et le disposer avec les morceaux de potimarron. Griller au four 5 minutes de plus.
  6. Egoutter les grains de petit épeautre et mélanger avec les morceaux de potimarron bien tendres.
  7. Racler des copeaux de fromage à l'économe et les déposer par-dessus la salade chaude. Servir sans attendre, parsemer éventuellement de brins de persil frais.

Aussi est-ce en pure perte pour elle que sa maîtresse le fait tant souffrir. Dissipe-t-elle au contraire, d'un mot adroit, de tendres caresses, les soupçons qui le torturaient bien qu'il s'y prétendît indifférent, sans doute l'amant n'éprouve pas cet acroissement désespéré de l'amour où le hausse la jalousie, mais cessant brusquement de souffrir, heureux, attendri, détendu comme on l'est après un orage quand la pluie est tombée et qu'à peine sent-on encore sous les grands marroniers s'égoutter à longs intervalles les gouttes suspendues que déjà le soleil reparu colore, il ne sait comment exprimer sa reconnaissance à celle qui l'a guéri. Albertine savait que j'aimais à la récompenser de ses gentillesses, et cela expliquait peut-être qu'elle inventât pour s'innocenter des aveux naturels, comme ses récits dont je ne doutais pas et dont l'un avait été la rencontre de Bergotte alors qu'il était déjà mort. Je n'avais su jusque-là de mensonges d'Albertine que ceux que, par exemple, à Balbec m'avait rapportés Françoise et que j'ai omis de dire bien qu'il m'eussent fait si mal : " Comme elle ne voulait pas venir elle m'a dit : 'Est-ce que vous ne pourriez pas dire à Monsieur que vous ne m'avez pas trouvée, que j'étais sortie ?' " Mais les inférieurs qui nous aiment, comme Françoise m'aimait, ont du plaisir à nous froisser dans notre amour-propre.

Marcel Proust, La Prisonnière.

dimanche, janvier 30, 2011

A Wee Bit Of Scotland - Poduits d'Ecosse

Il faut bien reconnaître que Paris est la plus belle ville du monde et que l'on y trouve à peu près tout ce que l'on veut. Parfois aux prix, certes, d'interminables trajets et de pérégrinations hasardeuses. J'aurais tendance à croire que le jeu en vaut néanmoins la chandelle, tant la satisfaction est grande de ramener chez soi des trésors de saveurs dépaysantes.

Aux abords de la Place de la République, on peut dénicher toutes sortes de produits anglais, écossais et irlandais à la boutique de l'Epicerie Anglaise (Brittish Grocery). Pour vous donner un aperçu, j'y suis allée quérir récemment des flocons d'avoine Scott's Porage Oats (roulés plus épais, pour confectionner le merveilleux porridge), des biscuits à l'avoine Walker (so-called oatcakes), du sirop inverti de chez Lyle (Golden Syrup) et de la crème ultra-épaisse dite "clotted" du Devonshire (pour topper les scones !). Que de recettes en perspective !

Mais je ne vous ai pas encore parlé de l'essentiel : le seul, l'unique, auquel on fait honneur lors du Burns Supper (25 janvier), j'ai nommé le Haggis ! C'est maintenant devenu presque une tradition pour nous aussi et cette année nous n'avons pas dérogé...


Haggis with neeps and tatties
pour 2 personnes

  • 1 petit haggis de 450g
  • 2 grosses pommes de terre Bintje, pelées et coupées en morceaux
  • 2 gros navets boule d'or, pelés et coupés en morceaux
  • un petit morceau de gingembre, râpé
  • lait
  • sucre
  • beurre
Mettre le haggis dans un plat allant au four, avec un fond d'eau
Enfourner pour environ 1 heure à 180°C, recouvert d'une feuille aluminium
Mettre les pommes de terre dans une casserole d'eau froide
Porter à ébullition et cuire jusqu'à tendreté
Procéder de même avec les navets
Réduire chaque légume en purée
Faire sécher les pommes de terre sur feu doux
Ajouter du beurre, puis incorporer peu à peu du lait
Ajouter du gingembre et du sucre dans les navets, avec un peu de beurre.

Servir sans attendre, éventuellement avec une sauce au whisky : 1/2 brique de crème liquide, 1cc de moutarde, 2cs de whisky, le tout à mijoter quelques minutes à feu doux !

lundi, janvier 24, 2011

Tourte Poulet-Poireaux


La cuisine, c'est avant tout, je crois, affaire de temps. Prendre le temps d'effectuer des gestes habiles et rapides, sans précipitation, sans pertubations extérieures, donner du temps au mijotage d'une viande, au repos d'une pâte, c'est là bien souvent que se trouvent les clés de la réussite. La pâtisserie requiert la précison des techniques et des proportions alors que la cuisine est plus souple, laisse une plus grande part au ressenti du marmiton. Les tartes et tourtes se réclament des deux disciplines, avec d'un côté le fond, de l'autre la garniture.

Cette recette en particulier nécessite une préparation méticuleuse à la fois de sa pâte, qui doit être mélangée rapidement et reposer un peu avant d'être abaissée (j'en profite d'ailleurs pour souligner l'importance des ces deux facteurs pour éviter qu'une pâte se rétracte à la cuisson et/ou durcisse) et de son contenu, qui réclame une cuisson préalable du poulet au bouillon et des poireaux à la poêle. Si vous suivez les étapes tranquillement, sans vous affoler, avec un peu de temps devant vous, je vous assure, votre tourte vous ravira par sa belle croûte dorée appétissante et son intérieur goutû, de saveurs subtilement balancées.

Tourte au poulet et aux poireaux
pour 6 personnes

recette extraite de Tourtes & Pies, aux éditions Larousse, prise chez Loukoum

la garniture
  • 3-4 cuisses de poulet fermier
  • 2-3 poireaux, finement émincés
  • 1 carotte, coupée en rondelles
  • 2 branches de céleri, coupées en tronçons
  • 2 oignons, finement hachés
  • 150 mL de vin blanc sec
  • 150 mL de crème fleurette
  • 2cs de farine
  • 1/2 citron jaune non traité, zesté
  • 10 feuilles de sauge, émincées
  • 1cs d'huile d'olive
  • 1 noix de beurre
  • sel et poivre du moulin
  • 10g de ciboulette, finement émincée
la pâte
  • 2 oeufs, battus
  • 130g de beurre
  • 260g de farine
  • 2 cuillères à soupe d’eau
  • 2 cuillères à café de jus de citron
  • 1 pincée de sel

la pâte
Mélanger
la farine et le sel
Incorporer
le beurre du bout des doigts => chapelure grossière
Creuser
un puits au milieu de la préparation
Mélanger
1 oeuf et demi avec le jus de citron et l'eau
Verser
progressivement dans le puits en remuant à la cuillère en bois => arrêter de verser dès que la pâte peut être rassemblée
Pétrir
brièvement la pâte sur un plan de travail fariné
Former
une boule et laisser reposer sous film 30 min au frais ;

la garniture
Mettre
les cuisses de poulet dans une grande cocotte
Ajouter la carotte, le céleri, un oignon et des feuilles de sauge
Couvrir
juste assez d’eau, saler et poivrer, porter à ébullition
Cuire
environ une demi-heure à petits frémissements
Retirer
et laisser refroidir, faire réduire le bouillon sur feu vif
Faire
fondre les poireaux et un oignon dans le beurre et l'huile
Verser
le vin blanc et faire réduire de moitié à feu moyen
Saupoudrer de farine, mélanger vivement et cuire 1 minute
Ajouter
ensuite la crème, 150 mL du bouillon réduit et le zeste
Détacher
la chair des cuisses et couper en petits morceaux
Ajouter
à la préparation, avec le reste de sauge et la ciboulette ;

la tourte
Etaler
la moitié de la pâte et en foncer un moule rond de 26 cm
Garnir
du mélange poireaux – poulet
Etaler
le reste de pâte et le déposer sur la garniture
Souder
les bords et dorer la surface avec le demi oeuf restant
Cuire
35-45 min jusqu’à ce que la pâte soit dorée et croustillante.

Cuire les cuisses de poulet en avance, voire la veille, pour raccourcir le temps de préparation.


Belle and Sebastian Marque at Chicago Theater coming down to "Dress Up In You" from TAPES FOR LIFE on Vimeo.


Dress up in you - B&S (cover) from mwtsg on Myspace.

lundi, janvier 17, 2011

Galette Savoureuse


A l'occasion de l'épiphanie, j'ai relevé cette année le double-défi de confectionner une galette des rois avec une pâte feuilletée maison. Peut-être penserez-vous que je fais usage du mot "défi" avec exagération, que cela n'a pas l'air si compliqué de fourrer une pâte de frangipane et que nombreux sont les marmitons-amateurs qui se sont essayés avec succès au feuilletage. Certes, et pourtant la confection de cette pâte alternant couches grasses et sèches, qui lève merveilleusement à la cuisson, m'a toujours paru insurmontable. Il est admis que cela prend d'abord du temps, beaucoup de temps, et qu'il faut donc y consacrer au moins son après-midi. Comptez vous-même : traditionnellement, on procède à 6 pliages ou tours simples, entrecoupés de phases de repos d'une à plusieurs heures !...
J'ai choisi pour ma part une recette plus rapide, la bien nommée pâte feuilletée inversée de Pierre Hermé. Pourquoi donc inversée ? Et bien parce qu'au lieu d'enfermer la première détrempe (beurrée) dans la seconde (plus sèche), on fait tout simplement l'inverse ! La pâte se travaille ainsi plus facilement et supporte les tours doubles, astuce merveilleuse qui permet de diviser le temps de repos par 2.

Pâte feuilletée inverséerecette de Pierre hermé
proportions adaptées d'après le blog
Délice Urbain

  • 1ere détrempe
  • 140g de beurre mou (j'ai opté pour du beurre des Charentes AOC, paraît-il qu'il faut un beurre d'hiver, avec le plus petit taux d'humidité possible)
  • 75g de farine(j'ai opté pour de la farine supérieure Fancine)

  • 2eme détrempe
  • 175g de farine
  • 7g de fleur de sel
  • 40g de beurre mou
  • 70 mL d'eau
  • 1/4 cc de vinaigre cristal (oui, oui, le même que pour nettoyer, pour empêcher l'apparition de points noirs)
Mélanger les ingrédients de la 1ere détrempe et former une boule
Aplatir en disque sur 2 cm, filmer et réserver 1h au réfrigérateur
Mélanger les ingrédients de la 2eme détrempe en ajoutant l'eau peu à peu
Former un carré de 2 cm d'épaisseur et réservez au réfrigérateur 1h
Etaler plus finement la première détrempe, placer la deuxième au centre
Rabattre les bords de la première pour enfermer la seconde, retourner
Abaisser au rouleau en une bande verticale trois fois plus longue que large
Replier en portefeuille : rabattre les quarts supérieur et inférieur vers le centre, puis plier au centre
Tourner la pâte de manière à avoir la pliure à gauche, filmer et réserver 1h
Faire un autre double tour, réserver 1 h

A ce moment-là de la recette, j'ai dévié par rapport aux consignes initiales. En effet, PH préconise d'effectuer un dernier tour, simple celui-ci, en repliant la bande de pâte en trois, et de la replacer au frais une demi-heure, avant de l'utiliser. J'ai plutôt opté pour un dernier tour double, puis j'ai congelé le tout, attendant bien sagement le jour G (comme Galette). J'ai fait décongeler la pâte tout une nuit au réfrigérateur, puis j'ai repris le fil...


Galette des rois(crème d'amande et compote de poires aux airelles)
pour 6-8 personnes
recette fortement inspirée de la galette Carré Blanc de PH


La compote
  • 4 poires, pelées et coupées en cubes
  • 1 cs bombée de miel
  • 1 poignée d'airelles au naturel
Mettre les cubes de poires et le miel dans une casserole
Faire compoter environ 15-20 minutes à feu moyen
Laisser reposer et sécher un peu à température ambiante
Ajouter les airelles et mélanger

la crème d'amande
  • 1 oeuf, séparé
  • 65g de beurre mou
  • 125 mL de lait entier
  • 85g de sucre glace
  • 30g de sucre
  • 100g d'amandes en poudre
  • 15g de farine de maïs
Mélanger 10g de farine de maïs et 15g de sucre
Incorporer peu à peu le lait, puis porter à ébullition
Battre le jaune d'oeuf avec 15g de sucre au fouet
Verser le lait chaud en mince filet, en remuant
Porter aux premiers bouillons sur feu moyen, en fouettant
Plonger dans un récipient d'eau froide pour stopper la cuisson, en fouettant
Mélanger le sucre glace, la poudre d'amandes et la farine de maïs
Battre le beurre en pommade, puis y ajouter les éléments secs
Ajouter le blanc d'oeuf, puis incorporer la crème pâtissière
Humidifier d'un peu de jus des poires

Le montage
Etaler un premier disque de pâte feuilletée
Badigeonner le bord d'eau avec un pinceau
Garnir d'une couche égale de crème d'amande
Parsemer de manière régulière de poires compotées
Recouvrir du restant de crème d'amande
Etaler un second disque de pâte feuilletée
Dorer à l'oeuf avec un pinceau et strier de motifs sympathiques
Réserver 1/2 heure au réfrigérateur
Enfourner 30-35 minutes à 170-180°C.

Cette galette aventurière a été plebiscitée par une assemblée de goûteurs ravis jusqu'aux oreilles. Ils ont eu l'autre bonheur d'y trouver deux fèves, couronnant un roi et sa reine. La comparaison avec une bonne galette de bonne boulangerie fut saisissante !...

Si vous voulez en savoir plus sur la pâte feuilletée inversée de PH et sur la galette des rois, je ne puis que vous conseiller d'aller faire un tour du côté de chez Mercotte, qui explique tout, fait tout très bien, etc et des meilleures.


dimanche, janvier 09, 2011

Saumon Gravlax, à la Scandinave


Dans la mouvance Raw Food, je vous propose aujourd'hui le saumon Gravlax, à la mode suédoise. D'aspect, cela ressemble fort à du saumon fumé. Le procédé est pourtant bien différent, puisqu'il s'agit ici de saumure. L'on fait mariner le poisson frais dans un mélange de gros sel et de sucre pendant plusieurs jours, en vidant régulièrement le jus rendu, et l'on obtient un saumon réduit, qui se découpe en tranches fines et se déguste assaisonné d'une sauce aigre-douce à base d'un peu tout, des moutardes différentes, du miel, de la sauce soja... etc. J'avais déjà eu l'occasion de goûter ce plat typique à Stockholm, cette version home-made s'est avérée délicate et sophistiquée. La recette est inspirée des blogs Gastronomades et Cheryl Marie Cordeiro.


Qu'est-ce qu'il nous faut ?
  • 900g-1kg de saumon frais, levé en deux filets
  • 60g de gros sel
  • 60g de sucre
  • une vingtaine de grains de poivre blanc
  • quelques grains de baies roses
  • 1 bouquet d'aneth frais 

Comment procéder ?
  1. Mélanger le sel, le sucre et les épices
  2. Rincer les filets de saumon et bien éponger
  3. Frotter les filets avec le mélange de saumure
  4. Placer les tête-bêche dans un plat large et peu haut
  5. Placer un couvercle ou une assiette plus petit par-dessus
  6. Mettre un poids d'au moins trois kilos pour presser les chairs
  7. Placer au frais pour au moins 24-48 heures, en retournant toutes les 8-12 heures et en vidant le jus de saumure au fur et à mesure

Quelle sauce avec ça ?

  • 2cs de sauce Piccalilli
  • 1cs de moutarde forte ou mi-forte de Dijon
  • 1cs bombée de miel
  • 1/2 citron pressé
  • 1cs de sauce soja kikkoman
  • quelques gouttes de sauce Worchester
  • poivre blanc concassé
  • quelques baies roses écrasées
  • 2cs d'eau
  • 1,5 dL d'huile végétale (goût neutre)
  • 1 bouquet d'aneth frais, finement émincé
  1. Mélanger tous les ingrédients de la sauce, sauf l'aneth
  2. Mixer et laisser reposer au frais quelques heures
  3. Ajouter l'aneth juste avant de servir le saumon
  4. Rincer les filets et bien éponger, mettre à plat sur une plaque
  5. Détailler le saumon en fines tranches avec un couteau bien aiguisé.

Et comme accompagnement ?

  • 110g de farine de froment
  • 110g de farine de sarrasin
  • 250 mL de lait
  • 8g de levure fraîche de boulanger
  • 2 oeufs
  • 1 yaourt brassé (type yaourt grec)
  • 1cc de sucre
  • 50g de beurre
  1. Faire fondre le beurre dans une petite casserole 
  2. Tiédir le lait, en prélever un tiers et y délayer la levure avec le sucre
  3. Tamiser ensemble les farines, ajouter les oeufs, le lait, le beurre et mélanger le tout
  4. Incorporer le reste de lait fermenté, bien homogénéiser, ajouter de l'eau pour fluidifier la pâte 
  5. Laisser reposer une heure à température ambiante et sous couvert d'un torchon
  6. Cuire la pâte sous forme de petits blinis épais dans une poêle graissée
  7. Laisser refroidir, puis congeler les blinis empilés dans des sacs de congélation
  8. Sortir les blinis au moment de servir, les décoller avec la lame d'un couteau et les passer au grille-pain quelques minutes.
La recette des blinis au sarrasin est tirée du blog De vous à moi.

samedi, décembre 25, 2010

Rck'n Rll


Préambule. Ne cherchez pas le lien entre le titre, la photo, et le reste de l'article, il n'y en a pas. A l'extrême limite, en tirant tout par les cheveux, on pourrait y voir deux références à des "making-of" et s'interroger sur l'existence ou la non-existence de cette guitare et du brownie-cheesecake que je vais évoquer tout à l'heure. Ou alors, quoi ?

Le Brownie-Cheesecake. Sujet sensible s'il en est, avec un historique déjà largement fourni sur la blogosphère culinaire, ce dessert est le produit d'une idée un peu folle et très tentante de combiner deux douceurs anglo-saxones contrastées en un même gâteau ; d'un côté le brownie noir, sucré et dense, de l'autre le cheesecake immaculé, frais, un peu salé. La recette originale est difficile à tracer... Elle viendrait de chez Rose Bakery, une version contenant de la ricotta serait parue dans un livre. Mais on peut trouver ici ou des recettes de David Lebovitz et d'Annie Bell avec du philadelphia cheese. J'avais moi-même proposé il y a plus d'un an une adaptation de la recette de Loukoum, elle-même s'étant inspirée de Rose Bakery et ayant inspiré d'autres bloggeuses

Comme j'ai pu le lire à plusieurs reprises, c'est une gourmandise dont on devient fan par anticipation, à la simple lecture du concept. A la dégustation, l'osmose de la combinaison est pourtant moins évidente. La question que l'on doit se poser, me semble-t-il, pour améliorer la mise en pratique de cette association formidable, est celle de savoir ce qu'on attend du Brownie Cheesecake ?!...dans la bouche. J'en attends pour ma part de la puissance chocolatée et de la densité régressive dans le brownie, de la légèreté et de la fraîcheur dans le cheesecake. Voilà qui est fixé. A partir de là, on peut broder pour obtenir le dosage parfait, le mélange harmonieux.

Le Cheesecake
  • 2 oeufs
  • 60g de sucre
  • 1cs bombée de farine
  • 250g de ricotta
  • 100g de fromage frais à tartiner (type Saint-Morêt)
  • quelques lampées de crème liquide
  • vanille, cannelle, cardamome...
  1. Assouplir la ricotta et le fromage frais 
  2. Ajouter le sucre et l'épice choisie 
  3. Détendre avec la crème => consistance d'une migaine  
  4. Incorporer les œufs un à un à la spatule 
  5. Mélanger délicatement avec la farine 
  6. Placer au frais pour quelques temps
Le mélange obtenu est assez liquide, proche de celui de la migaine avant cuisson.
J'aime bien le parfumer à la cardamome.

Le Brownie
  • 250g de chocolat noir amer
  • 4 oeufs
  • 125g de beurre
  • 100g de sucre
  • 65g de farine
  1. Faire fondre le chocolat avec le beurre 
  2. Ajouter le sucre, puis les œufs un à un 
  3. Verser la farine et homogénéiser
Le mélange ainsi obtenu est fort en chocolat, avec peu de sucre et pas tant de beurre que ça. Il faut le laisser reposer un peu dans le moule, de sorte qu'il fige légèrement, avant de verser par-dessus le mélange liquide de cheesecake. La cuisson se fait à four moyen (180°C) pendant 18-20 minutes.



mardi, décembre 21, 2010

Mozart pomme-cannelle by PH


C'est probablement mon plus beau dessert, et je le dois à Pierre Hermé.
Le Mozart est un gâteau à étage "pour impressionner", qui se compose de trois disques de pâte sablée à la cannelle alternant avec des couches de mousse au chocolat agrémentée de dés de pomme flambés au rhum. La pâte est très riche, avec des proportions quasi-égales de beurre et de farine, et très friable du fait de l'ajout de jaunes d'oeufs cuits durs écrasés. Elle est similaire à celle qu'on trouve dans la Linzer Törte autrichienne. Les trois disques croustillants contrastent bien avec la mousse dense et contribuent, avec le parfum subtil et la texture rafraîchissante de la pomme, à rendre ce dessert léger et harmonieux. Après une nuit de repos, la pâte a eu le temps de s'imbiber des saveurs et de s'amollir un peu pour développer une relation plus intime avec la mousse.

Mozart à la pomme et à la cannellepour 10 personnes
recette adaptée du Larousse du Chocolat de Pierre Hermé

la pâte à la cannelle

  • 280g de beurre mou
  • 60g de sucre glace
  • 55g de poudre d'amandes
  • 3 jaunes d'oeufs cuits durs
  • 12g de cannelle en poudre
  • 15 mL de rhum brun
  • 300g de farine
  • 3/4 d'un sachet de levure chimique
la mousse à la pomme
  • 1 grosse pomme Granny Smith, pelée et coupée en petits dés
  • 1 noix de beurre
  • 1cs de cassonade
  • 30 mL de rhum brun
  • 250g de chocolat amer
  • 90 mL de crème liquide
  • 180g de blanc d'oeufs
  • 40g de sucre en poudre
  • 1 petit bâton de cannelle

les disques de pâte

Ecraser
les jaunes d'oeufs durs à travers un tamis
Malaxer
le beurre avec le sucre glace, la poudre d'amandes
Ajouter
la farine, la levure et les jaunes écrasés
Ajouter
encore le rhum et la cannelle
Former
une boule sans trop travailler la pâte (friable)
Laisser reposer
4 heures au frais
Diviser
la pâte en trois et étaler sur 2 mm (25 cm)
Placer
chaque disque au frais 30 minutes, puis cuire à blanc 18-20 minutes à 180°C

la mousse au chocolat

Cuire
les dés de pomme à la poêle avec du beurre et la cassonade
Verser
le rhum et flamber avec une allumette
Porter
la crème à ébullition avec le bâton de cannelle
Faire fondre
le chocolat au bain-marie
Mélanger
la crème et le chocolat pour obtenir une ganache
Fouetter
les blancs d'oeufs en neige avec le sucre
Incorporer
un peu de blancs au mélange chocolat
Amalgamer
délicatement les deux masses
Ajouter
les dés de pomme refroidis à la mousse

le montage

Placer
un premier disque de pâte sur un plat
Entourer
d'un disque à pâtisserie de 25 cm de diamètre
Garnir
de la moitié de la mousse chocolat-pomme-cannelle
Disposer
le second disque, garnir du reste de mousse
Placer
très délicatement le troisième disque, égaliser
Entreposer
au frais au moins 1 heure

le décor
Sortir
le gâteau du réfrigérateur 30 minutes avant la dégustation
Saupoudrer
de cacao tout le pourtour du disque supérieur
Parsemer
de copeaux de chocolat* (sur les côtés, dessus...)
Couper
un quartier de pomme en tranches fines et disposer.

* Pour les copeaux, Pierre Hermé préconise de raboter un bloc de chocolat à température ambiante (23°C) avec la pointe d'un économe ou la lame d'un couteau.



J'y étais... le concert de M à Bercy la semaine dernière.
J'ai manqué quasiment toute la première première partie à m'orienter dans la salle. Pourtant, le son de Sean et sa top-model de copine avait l'air agréable, j'ai bien aimé la reprise de Comic Strip. En guise de deuxième première partie, les Airnadette nous ont passé des extraits de Pulp Fiction et d'OSS 117, en gesticulant fort entre les deux. Le show "Mister Mystère" en lui-même était divertissant. Dommage que les attractions aient pris le pas sur les chansons, dommage que la formation se soit tant élargie et que M n'assure plus l'ensemble des parties de guitare... Alors biensûr, il reste un maître de l'instrument, il invite Johnny, ah que coucou, il reprend Madame Rêve allongé, il nous fait nous donner la main et nous sentir bien, à force de nous parler d'amour.

jeudi, décembre 02, 2010

Strudel : de la délicatesse vennoise


Cette pâtisserie traditionnelle autrichienne est également très prisée en Allemagne.
Tout l'art de la préparation du Strudel réside dans la pâte, qui doit être si fine qu'on peut lire au travers mais assez solide pour contenir une garniture abondante.
Pour la recette, je vous renvoie vers un post précédent.


Cette fois-ci, j'ai eu plus de mal à étaler la pâte (peut-être à cause du torchon, allez savoir). Le résultat était tout de même très bon ! Avec une pointe de chantilly maison, mmhh !
Pour une pâte à Strudel superbement réussie, c'est ici.

dimanche, novembre 28, 2010

Stollen : un dessert ambitieux


Mais, qu'est-ce qui se cache dans cette boîte ?...
Il s'agit d'un gâteau de Noël traditionnel allemand, consommé durant la période de l'Avent. Je vous le donne en mille : c'est un Stollen !


Faisant suite à ma petite escapade berlinoise, ce premier contact franc avec la pâtisserie allemande est un succès ! Le Stollen peut être simplement fourré de fruits secs et confits en tout genre, ou encore agrémenté d'un boudin de massepain (fait maison, c'est meilleur !). Sa réalisation n'est pas très compliquée, il vous faudra juste un peu de temps pour laisser lever, faire pousser...etc.


Marzipan Stollen 
recette inspirée des blogs Beau à la louche et Epices et compagnie
pour 10 personnes, 1 gros stollen

  • 1 oeuf + 1 jaune
  • 160g + 20g de beurre mou
  • 160 mL de lait
  • 60g de sucre
  • 20-25g de levure fraîche
  • 480g + 20g de farine semi-complète
  • 160g de Massepain
  • 125g d'abricots secs
  • 75g de raisins de Corinthe
  • 40g de pruneaux d'Agen
  • 35g d'écorces d'orange confites
  • 20g de figues séchées
  • 35g de pistaches
  • 30g de noisettes
  • 1/3 de citron zesté
  • 1 fève tonka, râpée
  • 1,5 cc de cannelle
  • 0,5cc de gingembre
  • 1 pincée de muscade
  • 3 cosses de cardamome
  • 50 mL de rhum ambré
  • 1 bouchon de fleur d'oranger
pour le massepain : pâte d'amandes en proportion 50/50
  • 160g de poudre d'amandes
  • 160g de sucre glace
  • 1 blanc d'oeuf
  • 3cs d'amaretto
  1. Mélanger la poudre d'amandes et le sucre dans un bol 
  2. Incorporer progressivement le blanc, tout en remuant
  3. Verser l'amaretto et mélanger pour obtenir une pâte homogène et crémeuse.

La veille
  1. Couper tous les fruits secs et confits en petits dés dans un bol 
  2. Verser le rhum et l'eau de fleur d'oranger, laisser macérer

Le levain
  1. Délayer la levure dans 160 mL de lait tiède 
  2. Mettre 160g de farine dans un saladier, y creuser un puits 
  3. Verser la levure délayée et mélanger quelques minutes 
  4. Laisser lever 30 minutes dans un endroit chaud, à couvert

La pâte à stollen
  1. Battre le beurre en pommade avec le sucre 
  2. Ajouter les oeufs, mélanger, puis ajouter le zeste 
  3. Mélanger les épices et la farine restante (320g) 
  4. Incorporer le levain à cette farine parfumée 
  5. Ajouter le mélange liquide et bien mélanger 
  6. Prélever 1/3 de pâte et l'étaler avec 20g de farine en ovale 
  7. Incorporer les fruits secs et confits dans les 2/3 de pâtes restants 
  8. Ajouter encore les pistaches et les noisettes



Le montage
  1. Former un boudin de massepain et le placer sur l'ovale 
  2. Disposer les 2/3 de pâte garnie par-dessus le boudin 
  3. Envelopper la pâte en soudant, retourner délicatement 
  4. Donner sa forme au stollen en creusant un côté sur la longueur
La pousse et la cuisson
  1. Placer le stollen sur une plaque recouverte de papier sulfurisé 
  2. Laisser pousser 1 heure sous un linge au chaud 
  3. Badigeonner de beurre fondu au pinceau 
  4. Enfourner à 200°C pour 30-35 minutes => croûte dorée 
  5. Laisser refroidir puis saupoudrer de sucre glace.

mercredi, novembre 17, 2010

Cakes à Fourrer pour le Petit Dej'


La recette de ces cakes à tout faire, que j'appelle aussi cakes magiques, s'inspire à la fois de la composition du quatre-quart traditionnel (4 oeufs, 180g de beurre, 180g de sucre, 180g de farine) - qui peut être au citron de chez Troisgros, ou en version petit format, et de la forme des chibertas d'Anne-Sophie Pic ( 2 oeufs, 180g de beurre, 200g de sucre, 180g farine). Ils ont l'avantage de se préparer très rapidement, sans difficulté, et ils sont customisables à merci ! On peut les fourrer de confiture de coing, de poudre d'amandes, de pralines roses, de nutella maison...etc...
Leur croûte est légèrement croustillante grâce au beurre, leur intérieur juste moelleux grâce à la cuisson en moule à dariole. A déguster au petit-dèj' ou au goûter !

Cakes fourrables
6 cakes

  • 3 oeufs
  • 120g de sucre
  • 160g de beurre
  • 160g de farine
  • 3/4 (9g) d'un sachet de levure chimique
Battre le beurre en pommade avec le sucre
Incorporer
les oeufs un à un
Ajouter
la farine et la levure tamisées
Garnir
aux 2/3 des moules à dariole beurrés et farinés
Enfouner
à 200°C pendant 10 minutes
Poursuivre
la cuisson encore 15 minutes à 160°C.

Si vous optez pour un fourrage, mettez-le au milieu de la préparation.

dimanche, novembre 14, 2010

Berlin l'Enchanteresse


Berlin est une ville bien intrigante. En ce mois de novembre, elle est le plus souvent noyée sous la pluie ou traversée de vents froids, qui soufflent avec force dans ses larges avenues, entre ses immeubles aux lignes droites, aux couleurs parfois variées. On peut espérer, tout de même, voir surgir le soleil -- juste avant que la nuit ne tombe, qui illumine alors quelques endroits charmants, l'île aux musées, der Gendarmenmarkt...



Il faut savoir se repérer dans la multitude de transports en commun. On vous parle de S-Bahn, U-Bahn, de RB je ne sais quoi, de zones A, B, C, dont il est difficile de deviner de quoi il s'agit exactement. Il y a encore les bus... et puis biensûr, le tramway. Tout ceci fonctionne avec ponctualité et sans odeur.

Sur le plan gastronomique, Willkommen in der Welt der Kartoffel ! Les patates sont servies à toutes les sauces et sous toutes les formes. A Berlin, on aime la charcuterie et les plats roboratifs ! J'en veux pour preuve cette curry wurst king size accompagnée de sa "salade" de pommes de terre et concombre. On pourra aussi goûter à une fine cuisine moderne à des prix tout à fait raisonnables, et se délecter d'excellentes pâtisseries à base de Quark cakes, de tartes-crumble aux fruits, de strudel (même si ce n'est pas d'ici !), de viennoiseries aux Nuss (noisettes), au Marzipan (littéralement massepain, l'autre nom de la pâte d'amandes), au Schinken (jambon) aussi !


Côté culture, l'impression ressentie correspond à l'image qu'on a d'un Berlin foisonnant, hétéroclite, alternatif. La part belle est faite au souvenir, à la commémoration des périodes qui ont marqué l'histoire de la ville, de l'Allemagne, du monde. On trouve un peu partout des squats d'artistes mouvants, les graffitis envahissent nombre de façades, on sent que cette ville appartient aux gens. Au milieu des terrains vagues et du béton, les immeubles de quelques rues sont parés de couleurs vives. L'animation n'est pas visible à cette période de l'année, c'est à l'intérieur que ça se passe. Les dimanches à 5h du matin, attendez-vous à croiser plus de monde dans le métro qu'à n'importe quel moment de la journée. Berlin va se coucher.


Mother I tried please believe me,
I'm doing the best that I can.
I'm ashamed of the things I've been put through,
I'm ashamed of the person I am.

Isolation, isolation, isolation.

Isolation, Joy Division.

jeudi, novembre 04, 2010

Du Mariage entre le Chocolat et la Ricotta


Il est des monomanies de saison, qui parfois vous prennent sans prévenir et ne vous lâchent plus pour un moment. Ces temps-ci, je suis entichée de ricotta, et plus particulièrement de l'accord ricotta-chocolat. Le froid automnal aidant, j'ai des envies de comforting food, des gourmandises de mousses légères et de moelleux chauds au coeur coulant. Ma créativité débridée fait des merveilles, dont je ne suis pas peu fière. 
Les recettes qui suivent valent pour deux personnes !

Mousse légère au chocolat et à la ricotta
 
  • 60g de chocolat amer (70%)
  • 100g de ricotta fraîche
  • 6-7cs de lait
  • 1cc de sucre
  1. Faire fondre le chocolat au bain-marie 
  2. Ajouter le sucre et le laisser se dissoudr
  3. Verser du lait, par petits peus, en mélangeant bien : le chocolat va d'abord former une masse dense, puis se détendre progressivement 
  4. Incorporer la ricotta délicatement, en soulevant la masse 
  5. Fouetter au batteur électrique 30 secondes : le mélange a l'aspect d'une crème pour cheesecake 
  6. Ajouter encore du lait, tout en fouettant, jusqu'à obtenir une consistance soyeuse 
  7. Laisser reposer au moins une heure au frais.

Darioles mousseuses au chocolat
  • 60g de chocolat amer à (70%)
  • 1 oeuf
  • 2cs de sucre (30g)
  • 1 noix de beurre (20g)
  • 1,5cs bombée de farine (20g)
  • 1 grosse cuillérée de ricotta (50g au moins !)
  • 1 gros carré de chocolat fantaisie, du Lindt coeur coulant à l'orange, par exemple...
  1. Faire fondre le chocolat avec le beurre 
  2. Battre l'oeuf avec le sucre 
  3. Incorporer les deux masses 
  4. Ajouter la ricotta et homogénéiser 
  5. Ajouter encore la farine 
  6. Laisser reposer au frais quelques temps 
  7. Garnir des moules à darioles à la moitié 
  8. Disposer des débris de chocolat fantaisie 
  9. Recouvrir jusqu'au 2/3 ou 3/4 des moules, c'est selon 
  10. Cuire 7 minutes à 200°C !
Les darioles doivent êtres juste gonflées et la lame d'un couteau passée entre la dariole et le moule doit ressortir sèche, alors que l'intérieur est encore coulant.
Démouler très délicatement et servir chaud !


"On peut et on doit lutter contre l'audimat au nom de la démocratie. Ca paraît très paradoxal parce que les gens qui défendent le règne de l'audimat prétendent qu'il n'y a rien de plus démocratique (c'est l'argument favori des annonceurs et des publicitaires les plus cyniques, relayés par certains sociologues, sans parler des essayistes aux idées courtes, qui identifient la critique des sondages - et de l'audimat - à la critique du suffrage universel, qu'il faut laisser aux gens la liberté de juger, de choisir ("ce sont vos préjugés élitistes qui vous portent à considérer tout ça comme méprisable"). L'audimat, c'est la sanction du marché, de l'économie, c'est-à-dire d'une légalité externe et purement commerciale, et la soumission aux exigences de cet instrument de marketing est l'exact équivalent en matière de culture de ce qu'est la démagogie orientée par les sondages d'opinion en matière de politique. La télévision régie par l'audimat contribue à faire peser sur le consommateur libre et éclairé les contraintes du marché, qui n'ont rien de l'expression démocratique d'une opinion collective éclairée, rationnelle, d'une raison publique, comme veulent le faire croire les démagogues cyniques."

Pierre Bourdieu