mercredi, août 27, 2008

Vacances Finies, Brioche Perdue


Il est mort le Soleil...! et les vacances sont bien finies, which is sad. Et du coup, je nous sens tous un peu perdus (un peu effrayés aussi par toutes ces catastrophes aériennes et par le traitement qu'en font les journalistes : ils traquent le moindre incident aérien maintenant!). Ainsi donc cette brioche perdue des frères Troisgros vient à point nommé nous redonner un peu de douceur et de courage pour affronter la rentrée.

Brioche perdue des Frères Troisgros
(pour 8 personnes)

  • 1 brioche de Nanterre d'1 livre, coupée en 8 tranches de 5mm
  • 6 oeufs
  • 500 mL lait
  • 500 mL crème fleurette
  • 250g sucre
  • 2 gousses de vanille, fendues et grattées
Porter à ébullition le lait avec les gousses de vanille
Fouetter
vivement les oeufs avec le sucre
Verser
le lait bouillant en remuant, puis la crème froide
Ranger
les tranches de brioches dans un plat allant au four
Verser
l'appareil à flan par-dessus
Cuire
au bain-marie 20 minutes à 170°C=> centre tremblotant
Poudrer
de sucre et caraméliser au chalumeau.

" Quand cette question lui fut posée, Harold Wilson, alors premier ministre de Grande-Bretagne, avait répondu : "C'est la science." Pour ma part j'hésite. Spontanément j'ai envie d'affirmer : " C'est la justice." Au sens propre du mot s'entend. Ou bien : "C'est la ville." Autrement dit, une volonté de solidarité urbaine. Mais je pense que ce n'est pas une définition suffisante. Le socialisme, en tout cas, c'est la lutte pour la vie et pour le droit de ceux que la société écrase ou élimine.
- Donc vous pensez que le socialisme a un avenir ?
- Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l'avenir. "

Le vieil homme et la mort, FOG.




mardi, août 12, 2008

lundi, juillet 21, 2008

Lapin de la Forêt et des Prés

C'était dimanche matin et je me demandais bien ce que j'allais pouvoir faire à manger... tic tac tic tac, 11 heures déjà ! Tout en flânant sur le boulevard en ce jour de marché, je cogitais sévère et me souvins soudain d'un bocal de champignons variés que j'avais acheté quelques semaines auparavant. Ni une, ni deux, je m'activai en direction du boucher (celui chez qui tant de monde va, allez savoir pourquoi) et z'yeutai les lapins. Du lapin entier aux fins morceaux choisis, il y en avait pour tous les goûts. Je me décidai pour du râble, les papilles en éveil et la salive abondante. Je ramenai mon râble, toute fière, à la maison et le cuisinai en gibelotte...

Râble de lapin en gibelotte
(pour 2 personnes)

  • 1 beau râble de lapin
  • 200g de champignons en conserve
  • 2 tranches de jambon cru, émietttées
  • 1/2 oignon, finement émincé
  • 150 mL de vin blanc
  • 150 mL d'eau
  • 1cc de farine
  • 1 branche de romarin
  • 1 pincée de piment d'espelette
  • huile d'olive
Faire revenir l'oignon et le jambon dans un peu d'huile, à la cocotte
Dorer
le râble de lapin de tous les côtés à feu moyen
Saupoudrer
de la cuillérée de farine, ajouter le romarin et saler
Verser
l'eau et le vin blanc et porter à ébullition
Laisser
mijoter à feu doux et à couvert 30 minutes
Ajouter
les champignons en fin de cuisson
Saupoudrer
de piment d'espelette avant de servir.

"Looking around for Anthony, she flushed when she thought of those toads sneaking glances at her legs. Then she was angry at the game she had witnessed, the loss of a good evening, and not a thug in sight. At least she was on familiar ground in Bo-Bo's and could act normally again. The common people really were common as muck. You could give them money, but couldn't fake breeding."

John King, Football Factory

vendredi, juillet 18, 2008

White Chocolate Chunk & Brasil Nut Cookies

Après le succès des Cookies au Chocolat et au Gingembre, je creuse un peu plus le filon avec, en vedettes, des chunks de chocolat blanc et des noix du Brésil. Cette deuxième réalisation s'avère tout aussi moelleuse que la première ! et me donne envie de me pencher plus avant sur la question du COOKIE.

Le terme anglais "cookie" signifie simplement "biscuit". En France, on nomme "cookies" des biscuits particuliers d'origine américaine. Les premiers "cookies", en réalité la première version de "chocolate chunk cookies", furent inventés dans la région de Boston dans les 30's par Ruth Wakefield. Ruth ajouta des morceaux de chocolat "semi-sweet" à sa pâte de biscuit, qui ne fondirent pas à la cuisson... le CCC était né !

Aujourd'hui il existe toutes sortes de recettes de Cookies, aux rendus plus ou moins croustillants ("thin and crisp"), moelleux ("soft and chewy"), tendres ("cakey"). Je pense que les deux recettes que j'ai utilisées pour l'instant donnent des cookies moelleux. Elles contiennent des proportions à peu près identiques de farine, beurre et sucre, comme cette recette d'Estelle. Pour obtenir des cookies plus croustillants, il faudrait ajouter plus de farine, à l'image de cette recette d'Estelle et de celle-ci de Pierre Hermé, et aplatir un peu plus les boules de pâte avant cuisson.

J'ai de quoi me lancer dans la quête du cookie absolu avec tout ça !... Anyway, en attendant je vous laisse en compagnie de mes délicieux White Chocolate Chunk and Brasil Nut Cookies.

White Chocolate Chunk and Brasil Nut Cookies

12 cookies

  • 120g de beurre
  • 1 jaune d'oeuf
  • 50g de cassonade
  • 50g de sucre
  • 30g de poudre d'amandes
  • 125g de farine
  • 1/3cc de levure chimique
  • pépites de chocolat blanc
  • noix du Brésil concassées
  • 1 bouchon de fleur d'oranger
Battre le beurre en pommade avec le sucre et la cassonade
Ajouter
le jaune d'oeuf, un peu d'eau et la fleur d'oranger, mélanger
Incorporer
la poudre, la farine et la levure tamisées => pâte sablée
Ajouter
les pépites de chocolat et les noix, amalgamer
Disposer
des tas de pâte sur une plaque de cuisson
Cuire
15 minutes à 150-160°C.

"Un autre incident fixa davantage encore mes préoccupations du côté de Gomorrhe. J’avais vu sur la plage une belle jeune femme élancée et pâle de laquelle les yeux, autour de leur centre, disposaient des rayons si géométriquement lumineux qu’on pensait, devant son regard, à quelque constellation. Je songeais combien cette jeune femme était plus belle qu’Albertine et comme il était plus sage de renoncer à l’autre. Tout au plus le visage de cette belle jeune femme était-il passé au rabot invisible d’une grande bassesse de vie, de l’acceptation constante d’expédients vulgaires, si bien que ses yeux, plus nobles pourtant que le reste du visage, ne devaient rayonner que d’appétits et de désirs. Or, le lendemain, cette jeune femme étant placée très loin de nous au Casino, je vis qu’elle ne cessait de poser sur Albertine les feux alternés et tournants de ses regards. On eût dit qu’elle lui faisait des signes comme à l’aide d’un phare. Je souffrais que mon amie vît qu’on faisait si attention à elle, je craignais que ces regards incessamment allumés n’eussent la signification conventionnelle d’un rendez-vous d’amour pour le lendemain. Qui sait? ce rendez-vous n’était peut-être pas le premier. La jeune femme aux yeux rayonnants avait pu venir une autre année à Balbec. C’était peut-être parce qu’Albertine avait déjà cédé à ses désirs ou à ceux d’une amie que celle-ci se permettait de lui adresser ces brillants signaux. Ils faisaient alors plus que réclamer quelque chose pour le présent, ils s’autorisaient pour cela des bonnes heures du passé."

Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe.

mercredi, juin 25, 2008

Clafoutis de Juin

Des abricots et des cerises... maintenant qu'il fait beau, ne nous privons plus !

Gâteau-clafoutis aux abricots et aux cerises
parfum pistache et safran

  • 5 abricots mûrs
  • quelques cerises, mûres
  • 1 poignée de flocons d'avoine
  • 1 cc de pâte de pistache
  • quelques pistils de safran
  • 3 oeufs, séparés
  • 300 mL de lait
  • 100g de sucre
  • 50g de poudre d'amandes (ou noisettes)
  • 150g de farine
  • 1cc de levure
Faire bouillir le lait avec le safran
Laisser
infuser à couvert une dizaine de minutes
Battre
les jaunes avec le sucre => blanchiement
Ajouter
la pâte de pistache, les poudres, farine et levure
Verser
le lait petit à petit en remuant bien
Monter
les blancs en neige et les incorporer
Couper
les fruits et les disposer dans un plat beurré
Recouvrir
d'appareil et parsemer de flocons d'avoine
Cuire
30 minutes environ à 170-180°C.

jeudi, juin 19, 2008

Falafels

Tout a commencé avec ce paquet de pois chiches. Des pois chiches bio en plus, j'vous assure. J'étais en pleine contemplation devant le rayonnage de céréales et légumineuses, en provenance de Bolivie, du Canada ou de je ne sais où, tandis que la vendeuse d'à côté vantait les mérites d'un déodorant "floral" à une nana concernée. Honnêtement, je me demandais bien pourquoi un truc naturel serait forcément sain... mais bon. Et puis je me suis décidée subitement pour les pois chiches.

Me voilà repartie avec mon paquet sous le bras ; restait plus qu'à trouver un plat pour cuisiner mes nouveaux copains. Biensûr, y a toujours des tonnes de trucs que j'ai envie de préparer... même, faudrait faire des gosses ou devenir obèse pour pouvoir tout essayer ! Je change souvent d'humeur aussi, je zappe un peu d'un truc à l'autre, avec les saisons. Cependant, malgré tout ce brassage, il est des fantasmes récurrents. Vou savez... ces plats que vous avez déjà mangés une fois ou deux chez les autres ou que vous avez achetés parce qu'"ils" font ça si bien, ces plats empreints d'exotisme ou de tradition, enrobés de mystère peut-être... Vous vous dites qu'un beau jour il faudra bien vous lancer, essayer.

Cette fois-ci j'ai entrepris de réaliser un fantasme oriental :
le falafel.
Mais qu'est-ce donc le falafel ????!!
Très répandu au Moyen-Orient, les falafels consistent en des boulettes de pois chiches (ou d'un mélange pois chiches et fèves) frites dans l'huile. Faussement juif ou vraiment biblique, le falafel connaît des variantes égyptienne, syrienne, libanaise... à sa recette traditionnelle.
Anyway, je suis passée au travaux pratiques avec mes pois chiches et j'ai fait mes boulettes. J'ai pas mal douté tout au long de la préparation, et j'ai repeint ma cuisine au passage, mais je suis néanmoins parvenue à façonner de belles boulettes ma foi.

pour une quinzaine de falafels

  • 250g de pois chiches, secs
  • 1 oignon, coupé en morceaux
  • 2 gousses d'ail
  • 1 botte de persil frais
  • 1cs de cumin
  • 1cc de paprika
  • 1cc de coriandre (grains écrasés)
  • 1cc de levure chimique (il était question de bicarbonate initiallement)
  • 1/2cc de sel ou fleur de sel
  • un chouia de lait (parce que j'avais peur que ce soit trop sec)
  • un peu de farine (parce que j'avais peu que ça se désagrège)
  • huile

Laisser tremper les pois chiches dans de l'eau froide toute la nuit, voire 24 heures.
Egoutter, puis mixer avec le persil, l'ail et l'oignon -- il paraît qu'il faut obtenir une pâte soyeuse, mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal.
Ajouter les épices, la levure et le sel (le lait aussi, tant qu'à faire).
Former des boulettes ! (comme on peut) et les saupoudrer de farine.
Faire chauffer l'huile à 180°C dans un sauteuse -- la grande question c'est combien d'huile ? Je dirais qu'il en faut suffisamment pour plonger les boulettes. Je n'en ai mis qu'un fond et je me suis retrouvée avec des polygones ; forcément, pour frire de tout les côtés, faut retourner, et quand on retourne à la spatule en bois, ben on déforme.
Frire les boulettes 2-3 minutes.

Servir les boulettes tièdes ou chaudes avec un sauce au yaourt épicée.

dimanche, juin 08, 2008

Gâteau Basque (hum)


Je ne sais si c'est grâce au ronron relaxant de Roland-Garros, mais toujours est-il que j'ai particulièrement bien réussi cette recette. Je n'avais jamais mangé de gâteau basque auparavant et je n'ai donc pas de point de comparaison ni les connaissances pour décider si cette version est "authentique". Je me doute bien que le traditionnel gâteau basque n'est pas fourré de crème pâtissière au chocolat, mais le mariage avec la pâte sucrée aux amandes est tellement réussi que je ne regrette pas d'avoir adoptée la recette de Lionel Raux dans le Larousse du Chocolat de Pierre Hermé. J'ai légèrement adapté la recette en supprimant le cacao dans la pâte -- la version tout choco me paraissait too much, et je soupçonnne d'avoir eu la main un peu lourde sur le beurre...


Gâteau Basque au Chocolat
pour 6 personnes Recette adaptée du Larousse du Chocolat de Pierre Hermé
La préparation (pâte à gâteau et crème) se fait la veille


Le gâteau

  • 1 oeuf
  • 160g de beurre mou
  • 85g de sucre cristallisé
  • 125g de cassonade
  • 70g de poudre d'amandes
  • 180-200g de farine tamisée
  • 1 pincée de sel
Battre le beurre en pommade avec le sel et les sucres
Incorporer
la poudre d'amandes, puis l'oeuf
Verser
la farine et amalgamer la pâte en boule
Placer
au froid, roulée dans du film alimentaire

La crème

  • 180g de chocolat noir à 70%, en morceaux
  • 350 mL de lait
  • 1 oeuf
  • 130g de sucre
  • 40g de farine tamisée
  • 20 mL de rhum blanc
Porter le lait à ébullition
Fouetter
l'oeuf avec le sucre
Incorporer
la farine tamisée
Verser
le lait bouillant en mince filet, en fouettant
Porter
à ébullition et laisser bouillir 3 minutes, en fouettant
Incorporer
le chocolat et le rhum hors du feu
Laisser
refroidir en fouettant de temps en temps

La finition

  • 1 blanc d'oeuf (ou 1 petit oeuf)
Beurrer un moule à manquer de 28 cm et saupoudrer légèrement de farine
Prélever
3/4 de pâte et étaler en disque de 32 cm de diamètre
Foncer
le moule de pâte en laissant dépasser sur les bords
Garnir
de la crème pâtissière au chocolat
Etaler
le 1/4 de pâte restant en disque de 30 cm
Recouvrir
la crème pâtissière du disque
Rabattre
les bords de pâte et pincer pour bien souder
Badigeonner
la surface de blanc d'oeuf
Tracer
des croisillons au couteau
Cuire
au four 45 minutes à 180°C.

vendredi, mai 30, 2008

Inspirations Orientales en Trois Temps

Il y a de ces soirées que l'on sait apprécier pour leur convivialité, avec le sentiment de partager un repas goûtu et chaleureux. Quand tous les petits détails s'agencent à merveille sans fausse note, quand la compo qu'on a imaginée, à partir de pièces rapportées d'ici ou de là, révèle un juste mélange de saveurs... le kiff, les enfants, le kiff.

Premier Temps - Boulettes Kefta
adapté de la Kefta Grillée de 64 sq ft kitchen

  • 400g de viande de boeuf hachée (à 15% de matière grasse)
  • 200g de viande de porc hachée
  • 1 oignon jaune
  • 2 gousses d'ail
  • 1 bouquet de persil frais
  • 1cc de cumin en poudre
  • 1cc de sel
  • 1/2cc de coriandre en poudre, fraîchement moulue
  • 1/4cc de paprika
  • farine
  • huile
Mixer le persil, l'oignon et l'ail ensemble
Assaisonner
de cumin, sel, coriandre et paprika
Emietter
les deux viandes et mélanger avec le reste
Couvrir
de film alimentaire et laisser reposer 1 heure au frais
Former
des boules et les saupoudrer de farine
Chauffer
un fond d'huile dans une sauteuse ou un wok
Frire
les boulettes à feu vif quelques minutes
Cuire
à feu moyen une dizaine de minutes.

Second Temps - Légumes au curry
adapté des Curry Cashew Carrots de Anne's Food

  • 4 carottes, pelées et coupées en morceaux
  • 4 navets, pelés et coupés en morceaux
  • 1 poignée de haricots verts, équeutés
  • 300 mL de jus d'orange pressé (2 oranges)
  • 1cs de curry
  • 1cc de curcuma
  • basilic ou persil frais
  • huile d'olive
Faire revenir les légumes quelques minutes dans un peu d'huile
Saupoudrer
de curry et de curcuma et verser le jus d'orange
Porter
à ébullition, puis couvrir et baisser le feu
Cuire
à l'étouffée 15-20 minutes à feu doux.

Troisième Temps - Semoule aux raisins

  • 320g de semoule (grains moyen)
  • 1 poignée de raisins secs
  • 1 morceau de beurre, coupé en lamelles
  • quelques feuilles de persil frais
Verser de l'eau froide dans la semoule aux raisins, bien imbiber
Mélanger la semoule pour défaire les boules amalgamées par l'eau
Ajouter les boulettes kefta cuite dans les légumes (couscoussier)
Garnir le panier du couscoussier de la semoule et placer au dessus
Réchauffer une dizaine de minutes à feu moyen
Parsemer la semoule cuite et chaude de beurre et de persil.

mardi, mai 27, 2008

Vous avez dit Carotte ?



C'est un carrot cake de Pierre Hermé, qui fait le tour des blogs culinaires avec succès. J'ai voulu tester, nous avons apprécié.

Gâteau aux carottes et aux noisettes
pour 4-6 personnes

  • 2 carottes, pelées et râpées
  • 20g de noisettes concassées
  • 2 jaunes et 3 blancs d'oeufs
  • 70g de sucre
  • 50g de poudre d'amande, grillée à sec
  • 50g de poudre de noisette, grillée à sec
  • 60g de farine
  • 2cc de levure
  • 1/2 orange zestée
  • cannelle en poudre

  • 1/2 orange pressée
  • 100 mL d'eau
  • 40g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé


Blanchir les jaunes d'oeufs avec 35g de sucre
Monter
les blancs en neige avec 35g de sucre
Incorporer
les blancs dans les jaunes
Ajouter
les poudres, les carottes, le zeste et les noisettes
Mélanger
avec la farine, la levure et la cannelle
Garnir
un moule à cake et cuire 40-50 minutes à 180°C.
Porter
l'eau, le jus et les sucres à ébullition
Laisser
bouillir 10 minutes à feu doux
Verser
sur le gâteau et laisser imbiber
Badigeonner
toute la surface du gâteau avec le reste de sirop.

"(...) tu pourras jamais comprendre mais je suis un guerrier, bien plus que tu ne le seras jamais. Je crois en la lutte des classes. Je crois en la guerre des sexes. Je crois en ma tribu. Je crois en nos classes ouvrières, intelligentes, solidaires et vertueuses contre les masses débiles et sans cervelle, et contre la bourgeoisie médiocre et sans âme. Je crois au punk-rock. Je crois en la Northern Soul. Je crois a l'acid house. Je crois au mod. Je crois au rock and roll. Je crois aussi au rap et au hip-hop pré-commercial. C'a toujours été mon manifeste, Franco. "

Irvine Welsh,
Porno

dimanche, mai 18, 2008

Accord IX : Chocolat Blanc et Rhubarbe


Il était une fois... un pudding tricouche à la rhubarbe.
Il ne s'agissait pas vraiment d'un trifle, ni même d'un tiramisu ; pourtant il contenait du mascarpone et était construit en mode étagé. Il exprimait la subtilité et le peps du printemps, grâce à sa rhubarbe acidulée et ses petits thé de Lu délicatement parfumés à la fleur d'oranger. Il était aussi suave et léger, alliant la douceur réconfortante du mascarpone et du chocolat blanc à l'évanescence de la crème chantilly. Il nous faisait chavirer les papilles et nous ravissait d'extase...

Tricouche à la rhubarbe et à la crème de mascarpone
(4 personnes)

  • 1 botte de rhubarbe (700-800g), pelée et coupée en tronçons
  • 250-275g de biscuits thé de Lu
  • 200g de mascarpone
  • 100 mL de crème liquide, froide
  • 80g de chocolat blanc, fondu
  • 90g + 1 pincée de sucre
  • 1 bâton de cannelle

Mélanger
le sucre et la rhubarbe dans une casserole
Cuire
une dizaine de minutes avec le bâton de cannelle => compotée
Monter
la crème liquide en chantilly avec la pincée de sucre
Battre
le mascarpone pour le rendre plus oncteux
Incorporer
le chocolat blanc, puis la chantilly délicatement
Disposer
une couche de biscuits thé dans le fond d'un plat à gratin
Recouvrir
de la moitié de la compotée de rhubarbe
Disposer
une couche de biscuits thé par-dessus
Répartir
toute la crème de mascarpone et chocolat blanc
Disposer
une dernière couche de biscuits thé
Recouvrir
du reste de compotée de rhubarbe
Laisser
reposer au frais plusieurs heures.

"I personally think that society is responsible for a very significant percentage of what I’ve earned. If you stick me down in the middle of Bangladesh or Peru or someplace, you find out how much [my] talent is going to produce in the wrong kind of soil."

Warren Buffet

mercredi, mai 14, 2008

Scotland, of course !



Ce mélange de flocons d'avoine (oats) cuits dans de l'eau (version sobre) ou du lait (version riche) est a priori fort peu appétissant. Il serait pourtant dommage de s'arrêter sur cette première impression et de passer à côté du petit-déjeuner le plus nourrissant au monde, qui peut aussi se révéler très gourmand ! Il suffit de l'arroser d'un peu de sirop d'érable ou de miel liquide, ou encore de l'agrémenter de raisins secs pour l'apprécier à sa juste valeur.

Traditional Porridge


  • 4cs de flocons d'avoine
  • 250 mL d'eau
  • 1 pincée de sel
Porter l'eau à ébullition
Ajouter les flocons d'avoine en pluie
Cuire 10 minutes à feu doux en remuant
Retirer du feu, saler et couvrir
Laisser reposer toute la nuit, réchauffer quelques minutes le lendemain ou déguster immédiatement faute de temps !

- [Oats]: A grain, which in England is generally given to horses, but in Scotland supports the people.
- Which is why England is known for its horses and Scotland for its men.


dimanche, mai 11, 2008

Where do you go on holiday ?


Avant de creuser plus avant la question, je vous fais part d'une trouvaille déliciosissima, qui me vient du blog Cakes in the City. Je n'ai pas l'habitude de faire des cookies... je ne sais pas, ce n'est pas spontanément une douceur à laquelle je pense. Et puis, y a souvent du bicarbonate de soude dans les recettes et j'en ai pas, moi, du bicarbonate de soude. Mais ce coup-ci, bam, j'ai eu une envie irrépressible de cOOkies... et de chocolat ! et j'ai laissé tomber le bicarbonate de soude.

pour 15 cookies environ

  • 60g de chocolat noir à 70%, fondu
  • 60g de beurre mou
  • 1 jaune d'oeuf
  • 100g de cassonade
  • 30g de sucre
  • 125g de farine
  • 1/3 cc de levure chimique
  • 1 bouchon de fleur d'oranger
  • gingembre confit coupé en dés, selon goût
Battre le beurre en pommade avec le sucre et la cassonade
Ajouter
le jaune d'oeuf et un peu d'eau, mélanger
Verser
le chocolat fondu et la fleur d'oranger, homogénéiser
Incorporer
la farine et la levure tamisées => pâte sablée
Ajouter
les dés de gingembre confit et amalgamer
Disposer
des tas de pâte sur une plaque de cuisson
Cuire
15 minutes à 150-160°C.



Ils sont délicieusement fondants et terriblement chocolatés !


"La meilleure, c'est la fois où une superbe blonde a sonné à la porte. ' Ma voiture est tombée en panne juste devant chez vous, puis-je appeler SOS dépannage ?' C'était un tel canon que je n'ai pas hésité. Avant que le garagiste arrive, j'avais pu lui soulever le capot et vérifier les branchements sur le tapis du salon..."

George Best

jeudi, mai 01, 2008

Il court dans les prés, le joli petit agneau...



  • 2 souris d'agneau
  • 400g de fèves blanchies et ecossées
  • 4 ou 8 pommes de terre, selon la taille, pelées et coupées en morceaux
  • 1 oignon, émincé
  • 1 morceau de gingembre frais, râpé
  • 2cs de jus de citron
  • 1/2cc de gingembre en poudre
  • 1/2cc de curcuma
  • 1cc de cumin
  • 1 pincée de piment ou de paprika
  • persil frais haché
  • huile

Chauffer
l'huile dans une cocotte
Faire
revenir la viande sur toutes les faces
Ajouter
l'oignon, le gingembre et le curcuma et de l'eau
Cuire
à couvert 40 minutes, à feu doux
Ajouter
les pommes de terre et les autres épices
Mijoter
une vingtaine de minutes
Ajouter
les fèves, le jus de citron et le persil frais.
Réchauffer
quelques minutes à feu doux.

mercredi, avril 23, 2008

jeudi, avril 17, 2008

Crumble d'Avril


Le meilleur crumble ever, paraît-il...

  • Les fruits
  • 700-800g de rhubarbe, pelée et coupée en tronçons
  • 150g de cassonade
  • 3-4 tranches de gingembre confit, coupées en petits dés
  • cannelle en poudre

  • Le crumble
  • 60g de beurre froid, coupé en dés
  • 50g de cassonade
  • 60g de noix de coco râpée
  • 90g de farine
Saupoudrer les tronçons de rhubarbe de cassonade
Laisser
macérer pendant 1 à 3 heures
Mélanger
farine, noix de coco et cassonade
Ajouter
le beurre en mélanger rapidement du bout des doigts
Placer au frais jusqu'à la cuisson
Disposer les tronçons de rhubarbe dans un plat à manquer
Verser
le jus de macération
Ajouter
les dés de gingembre
Saupoudrer
largement de cannelle
Parsemer
de la pâte à crumble
Cuire
20 minutes au four à 190-200°C.

La morale sexuelle cessa complètement d'être une affaire de statut. Cette transformation n'entraîna aucune modification dans les lois de l'Empire puisque ce sont ces dernières qui l'établirent. Cette évolution n'engendra aucune transformation de l'idéologie et de la nouvelle théologie impériales instaurées par Auguste, Aggripa, Mécène, Horace, Virgile, puisqu'elles furent non seulement préservées mais accentuées. Ce fut un lent processus foncier volontaire dont la garde fut confiée à l'angoisse. Mais l'angoisse humaine n'a rien à garder puisque l'angoisse n'est rien d'autre que ce qui garde du désir. Comme l'angoisse se garde du désir, elle ne garde aucune carence. A la limite elle garde la frustration en augmentant l'effroi. Elle ne garde à proprement parler "rien" : elle garde la non-vie, des parties voilées, un corps à ce point refusé qu'il est mort et qu'on le retient éternellement immobilisé par des clous.


Pascal Quignard, Le Sexe et l'Effroi.

mercredi, avril 16, 2008

Asiatique

Boeuf, poivrons et noix de cajou au wok
Curry de poulet et panais
Nouilles aux oeufs colorés
Poulet à la mangue
Poulet au curry vert
Poulet au curry vert (HOT)
Poulet au poivron
Poulet sauté au gingembre
Soupe Udon au poulet et au blettes
Soupe Udon au chou chinois
Soupe Won-Ton

Soupes Udon

Les recettes asiatiques de nouillles sont souvent un bon moyen de ravir vos convives pour un minimum de temps passé dans la cuisine (et faut dire qu'en ce moment, j'ai pas trop de temps...) ! Je vous propose aujourd'hui un plat de nouilles udon avec le poulet, les crevettes et les blettes en vedette (heureuse association !). Le tout s'agrémente de noix de cajou pour le croquant, de bouillon de poule, gingembre, ail et piment pour le goût.

  • 250g de nouilles udon
  • 1 (gros) blanc de poulet fermier, coupé en morceaux
  • 8 crevettes cuites et décortiquées
  • les feuilles d'une botte de blettes, hachées grossièrement
  • 1 gousse d'ail, finement hachée
  • 1/2 cube de bouillon de poule
  • 1 grosse poignée de noix de cajou
  • 1 morceau de gingembre frais et/ou gingembre en poudre
  • 1 pincée de piment en poudre
  • huile
Saisir les morceaux de poulet à feu vif dans un peu d'huile
Ajouter
l'ail et le gingembre, réduire le feu
Ajouter
les feuilles de blettes et faire suer 5 minutes
Mouiller
d'eau largement à hauteur et ajouter le 1/2 cube
Porter
à ébullition puis laisser bouillonner qqs minutes à découvert
Ajouter
les nouilles udon et cuire 5 minutes après reprise de l'ébullition
Ajouter
les crevettes et les noix de cajou
Assaisonner
de gingembre et piment en poudre et servir au bol.

Nous voilà parer pour recevoir !
mmm... mais comment faire si parmi vos invités, vous débusquez un végétarien ??!!
J'ai la solution ! Je vous livre ci-dessous une variante végétarienne qui garde l'esprit vert et qui vous permet de recycler les côtes de blettes restantes.

  • 250g de nouilles udon
  • 1/2 chou chinois, effeuillé
  • quelques côtes de blettes, coupées en morceaux
  • 1/2 oignon, émincé
  • 1 gousse d'ail, finement hachée
  • 1 grosse poignée de noix de cajou
  • 1 morceau de gingembre frais et/ou gingembre en poudre
  • 1 pincée de piment en poudre
  • 1 cc de graines de coriandre
  • 1 pincée généreuse de cumin
  • sauce soja
  • huile de sésame
Cuire les nouilles udon à l'eau bouillante salée 5 minutes
Egoutter
et rincer à l'eau froide plusieurs fois
Faire revenir
l'ail, l'oignon et le gingembre à feu doux 5 minutes
Ajouter
les côtes de blettes puis les feuilles de chou, faire suer
Ajouter
les épices puis mouiller d'eau largement à hauteur
Ajouter les nouilles udon et porter à ébullition
Laisser
bouillonner qqs minutes à découvert
Ajouter
les noix de cajou et verser la sauce soja.

Vous pouvez parsemer ces deux plats de graines de sésame.

lundi, mars 24, 2008

Repas de Pâques : des Tagliatelles Printannières et une Tarte à la Rhubarbe

Ding Dong !!! Joyeuses Pâques et gavez-vous bien de chocolat !
Un lundi férié, ce n'est pas si souvent qu'on peut en profiter. C'est l'occasion de donner du temps au temps, de se laisser aller à la contemplation, comme autrefois, de mitonner des petits plats.




Pasta fresca aux asperges et aux crevettes
(pour 3 personnes)

A quoi ça sert de s'échiner à confectionner soi-même ses pâtes alors qu'il est si simple de les acheter ? A faire plaisir, à se faire plaisir, à perfectionner son doigté, à communier avec la pasta, à focaliser son attention, à créer quelque chose de ses mains et le manger après, à occuper son temps, du temps, du temps, du temps...
J'ai utilisé 4 oeufs et 400g de farine pour 3 personnes.

  • 400g d'asperges vertes, coupées en tronçons
  • 1 poignée de petits pois
  • 400g de grosses crevettes crues, décortiquées
  • 1/2 oignon, émincé
  • 250 mL de crème fraîche épaisse
  • vin blanc sec
  • aneth ou estragon ou safran
  • beurre
  • huile d'olive

Cuire
les crevettes dans un peu de beurre à la poêle
Retirer et les couper en morceaux
Ajouter un peu d'huile dans la poêle
Faire revenir l'oignon 5 minutes à feu doux
Jeter les petits pois et verser un peu de vin blanc
Ajouter les tronçons d'asperges et cuire 5 minutes à l'étouffée
Ajouter les crevettes, puis la crème, assaisonner
Porter à ébullition 2 minutes, avant de verser sur les pâtes.




En guise de dessert, il nous faut des oeufs biensûr, du chocolat pourquoi pas... mmh, voyons... imaginons un champ vert de rhubarbe sur lequel on viendrait planter quelques oeufs de pâques en chocolat... une tarte à la rhubarbe garnie de truffes au chocolat !

Truffes chocolat parfumées à la cannelle
(une quinzaine de truffes)

  • 120g de chocolat noir à 70%, cassé en morceau ou râpé
  • 100 mL de crème liquide
  • 1 noisette de beurre
  • 2cc de cannelle
  • cacao

Porter
la crème à ébullition
Ajouter 1cc de cannelle et laisser infuser 10 minutes
Porter à ébullition une seconde fois
Ajouter le chocolat noir et laisser fondre, en remuant en cercles concentriques sans incorporer d'air
Ajouter la noisette de beurre et laisser fondre
Laisser prendre au réfrigérateur 30 minutes
Former des boules de ganache et les disposer sur une plaque
Placer au froid 2 heures au moins
Mélanger le cacao et la cannelle
Rouler les boules de ganache dans ce mélange
Garder au frais dans une boîte hermétique jusqu'à utilisation.

"je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy, qui confiait récemment que la Star ac était son émission préférée et qu'il regrettait Thierry la Fronde, soit le mieux placé pour réformer l'audiovisuel public."

William Karel

mercredi, mars 19, 2008

Les Sablés qui font Baver


Quand je me rends à la boulangerie quérir une demi-baguette pour le dîner, j'ai toujours envie d'acheter tout un tas de trucs. Toutes ces viennoiseries, toutes ces pâtisseries me font de l'oeil, outrageusement. Je craquerais bien pour une part de tarte-flan au chocolat, une brioche chocolat-pistache , des chouquettes... Pâques oblige, je dois aussi composer avec les cocottes et lapins chocolatés ces jours-ci !

Les douceurs pour lesquelles je salive plus particulièrement et invariablement, ce sont les sablés. Je m'imagine croquer dedans, un cassant net et parfait, quelque effritement caractéristique du sablé, un bon goût de beurre et de grandes bouchées dans la bouche... mmh j'en rêve. Mais au delà du sablé lui-même, ce sont les garnitures variées qui développent mon imagination. Je veux du chocolat, des noisettes, des pistaches, des noix de pécan, des amandes effilées, je veux CROQUER !


La confection du gâteau poires et ricotta m'a laissé 4 jaunes d'oeufs sur les bras. Après quelques recherches sur internet, je me suis décidée à les congeler. J'ai lu (et appris) que contrairement aux blancs d'oeufs, qui se congèlent sans problème, les jaunes se transforment en gel à froid. Pour éviter qu'ils ne deviennent trop gélatineux, ils faut les battre au préalable avec un peu de sel ou un peu de sucre. Ainsi, une fois les jaunes d'oeufs stockés dans mon congélateur, j'ai commencé à cogiter sur leur utilisation future. Pas question de faire des crèmes brûlées avec des jaunes décongelés ! C'est alors que l'idée des sablés m'est venue. Plutôt que de baver dans la boulangerie, pourquoi pas en faire une fournée moi-même ?

Je n'ai pas longtemps tergiversé sur la recette à adopter. Il me semble évident qu'un bon sablé n'est jamais qu'un mini-gâteau breton (vous savez, ceux avec des croisillons que vos parents faisaient quand vous étiez petits... non? ah, pas de chance). Va pour une base de gâteau breton. Pour façonner des sablés bien grands et pas des petits palets, j'ai cuit la base dans mes moules à tartelettes (10 cm, récemment acquises au BM, on se mouche pas du coude, nonnon). Et biensûr, j'ai décliné les garnitures !... noisettes entières, amandes grillées, nappage chocolat, saupoudrage cannelle... exprimez-vous !


Sablés Bretons

pour 5-6 sablés de 10 cm de diamètre


  • 4 jaunes d'oeufs
  • 160g de beurre fondu
  • 160g de sucre
  • 250g de farine
  • 1/2 gousse de vanille, fendue et grattée
  • 1 bouchon de fleur d'oranger
  1. Creuser un puits dans la farine 
  2. Ajouter le sucre 
  3. Incorporer les oeufs 
  4. Verser le beurre fondu 
  5. Ajouter la vanille et la fleur d'oranger 
  6. Amalgamer le tout en une pâte riche 
  7. Garnir les moules de la pâte et tasser à la cuillère 
  8. Disposer la garniture de votre choix à la surface 
  9. Cuire 20-25 minutes au four préchauffé à 190-200°C.

- I don't want to be a product of my environment. I want my environment to be a product of me. Years ago we had the church. That was only a way of saying - we had each other. The Knights of Columbus were real head-breakers; true guineas. They took over their piece of the city. Twenty years after an Irishman couldn't get a fucking job, we had the presidency. May he rest in peace. That's what the niggers don't realize. If I got one thing against the black chappies, it's this - no one gives it to you. You have to take it.

- I'm the guy who does his job. You must be the other guy.

- You sit there with a mass murderer, your heart-rate jacked, your hand...steady. That's one thing I found out about myself in prison. My hand doesn't shake, ever.

The Departed (2006), Martin Scorsese.

dimanche, mars 16, 2008

Un Dimanche d'Elections



A une semaine d'intervalle, un ciel bâtard s'est posé par deux fois sur les élections dominicales. Entre les giboulées et les rafales, cherchez le soleil... Pour se réconforter dimanche dernier, nous avions convié le confit de canard à notre table. Poursuivons donc ce cycle Sud-Ouest avec un beau magret de canard.
Les dimanches des élections sont souvent ennuyeux, passés dans l'attente mitigée de l'acte de vote, puis dans celle des résultats. Je vous propose encore une fois de faire rimer élections et ripailles !


Magret de Canard, sauce aux lingberries
accompagné de ses pommes sautées et de sa salade verte
2 personnes
(recette initialement pêchée chez
Bidouilles et Tambouilles)


  • 1 beau magret de canard du Sud-Ouest
  • 500g de pommes de terres en cubes
  • 1 coeur de salade verte
  • 1 oignon, haché
  • 1 petit verre de vin
  • 1 petit verre d'eau
  • 1 petit morceau de bouillon de poule en cube
  • 2cs bombées de confiture de lingberries (from Sweden)
  • 1cc de fécule
  • huile et graisse de canard
Faire revenir l'oignon dans un peu d'huile
Ajouter la confiture de lingberries et le bout de cube
Verser le vin et l'eau, porter à ébullition
Laisser confire à feu doux 20 minutes, dont 10 à couvert
Prélever un peu de sauce et y délayer la fécule
Remettre dans la sauce et faire épaissir 5 minutes
Faire sauter les pommes de terre 20 minutes dans un peu de graisse de canard
Confectionner une vinaigrette pour la salade
Parer le magret : enlever la graisse qui dépasse sur les côtés
Inciser la graisse en quadrillage au couteau
Cuire côté graisse 6 à 10 minutes dans une poêle chaude
Eliminer la majeure partie de la graisse rendue
Saisir 1 à 4 minutes de l'autre côté à feu vif
Envelopper le magret de papier d'aluminium pour le maintenir au chaud
Servir en tranches, nappé de sauce aux lingberries, avec la salade et les pommes de terre.

En dessert, j'ai réalisé le gâteau ricotta et poires de la côte amalfitaine, dont la recette se trouve sur le site du Chou de Bruxelles. J'ai à peine modifié les ingrédients et les quantités de la crème. Le gâteau a remporté haut la main l'adhésion unanime de mes convives. Un bonheur niveau goût, malgré une présentation qui laisse un peu à désirer... je songe sérieusement à investir dans un cercle à pâtisserie.

Gâteau Ricotta et Poires
6 personnes
(recette initialement pêchée chez Sigrid
)

  • Les fruits
  • 4 petites poires williams, pelées et dont 3 coupées en cubes
  • 250g de sucre
  • 250 mL d'eau

  • Les biscuits
  • 3 blancs d'oeufs
  • 100g de sucre
  • 100g de poudre d'amandes

  • La crème
  • 250g de ricotta
  • 200 mL de crème liquide
  • 2 petits-suisses
  • 1 blanc d'oeuf
  • 3g d'agar-agar
Confire les poires 15 minutes dans un sirop de 250g de sucre et 250g d'eau
Egoutter les poires et faire réduire le jus
Monter les blancs en neige ferme
Incorporer le sucre et la poudre d'amandes
Façonner 2 disques de 19 cm et les cuire au four 40 minutes à 140°C
Monter un blanc d'oeuf, en versant progressivement un peu du jus réduit des poires
Dissoudre l'agar-agar dans un mélange crème-jus
Monter le reste de crème en chantilly ferme
Brasser la ricotta et les petits-suisses
Ajouter les dés de poires confites, puis l'agar-agar dissout
Incorporer délicatement la crème chantilly, puis la meringue italienne
Monter le gâteau : placer un disque dans le fond d'un cercle à pâtisserie, recouvrir de crème, un autre disque, puis le reste de crème
Placer au congélateur 2 heures, puis au réfrigérateur toute une nuit
Disposer les tranches de poires restantes par-dessus au dernier moment.

dimanche, mars 09, 2008

Confit de Canard, ses Patates et Champignons

L'appel du sud-ouest !... Oui ! Mille fois oui ! Le confit c'est gras !
Même que c'est pour ça que c'est bon. Vous ne résisterez pas au goût de la viande confite dans sa graisse, au moelleux suintant de ces petites pommes de terre et à l'attraction tout forestière de ce panaché de champignons. Un peu de persil par-dessus tout ça ?

Cuisses de canard confites, avec leurs pommes de terre et champignons
pour 2 personnes

  • 2 portions de confit de canard
  • 500g de pommes de terres, pelées et coupées en cubes
  • 500g de champignons divers, nettoyés et coupés
  • quelques feuilles de persil frais, hachées
  • poivre noir du moulin
Faire fondre la graisse et en réserver la majorité pour plus tard
Egoutter les cuisses et réserver
Faire revenir les pommes de terre dans un peu de graisse
Faire
revenir les champignons dans un peu de graisse de canard
Mélanger
pommes de terre et champignons au bout de 10-15 min
Parsemer
de persil haché et de poivre noir du moulin
Réchauffer
les cuisses confites égouttées et servir.

- They should have put you in a glass jar on a mantlepiece. Where were you when Paul was suckling at your mother's teat? Where were you? Who was nursing you, poor Eli- one of Bandy's sows? That land has been had. Nothing you can do about it. It's gone. It's had. You lose.
- If you would just take this lease, Daniel...
- Drainage! Drainage, Eli, you boy. Drained dry. I'm so sorry. Here, if you have a milkshake, and I have a milkshake, and I have a straw. There it is, that's a straw, you see? You watching?. And my straw reaches acroooooooss the room, and starts to drink your milkshake... I... drink... your... milkshake!
[sucking sound]
- I drink it up!
- Don't bully me, Daniel!

There will be blood (Paul Thomas Anderson)

lundi, mars 03, 2008

Salon de l'Agriculture ou du Chocolat... Même Combat

Aujourd'hui, COUP DE GUEULE sur les salons !

Depuis que j'habite à Paris, j'ai visité quelques salons, notamment le salon Apple, le salon du chocolat par deux fois et le salon de l'agriculture. La première fois, pour le salon Apple, on m'avait offert une invitation. Je n'ai donc pas été vraiment déçue, simplement contente de ne pas avoir dû payer pour entendre des gens me vendrent produits innovants et gadgets en tout genre. Au bout d'une heure 30 j'étais sortie.

La seconde fois ainsi que la troisième, c'était pour le salon du chocolat. Changement de registre et changement d'état d'esprit : j'avais acheté ma place à l'avance sur Internet pour être sûre de pouvoir rentrer et je trépignais d'impatience... J'étais enchantée quand je foulais le sol du désiré salon, je me baladais entre les travées, pêchant un morceau par-ci, m'installant pour assister à quelques démonstration (et déguster !), écoutais vaguement une conférence, me régalais les yeux, retenais des noms. Je repartais même avec quelques bonnes choses, qui se sont finalement révélées décevantes. Les chocolats sont vendus très cher et ne sont pas meilleurs que ceux de mes adresses préférées.... Je vous conseille d'y aller une fois, mais pas tous les ans ! C'est un peu toujours la même chose.

Enfin, ce fut le tour du salon de l'agriculture le week-end dernier. Alors là, je m'y rendais avec l'espoir franc de me remplir la panse à l'oeil. C'est vrai, quoi, à la télé on dirait qu'ils s'empiffrent tous ! Et je fus pour le coup déçue, déçue, déçue... comment peut-on être enthousiasmé par le salon de l'agriculture ? Je me le demande. Alors certes, il y a les animaux. Et quand vous avez des enfants, même quand vous êtes un adulte, ça impressionne ces gros morceaux alignés dans un petit espace (à noter que la plus belle des vache est la charolaise). Passé ce moment de réjouissance, on tombe dans la réalité toute commerciale des exposants : des sandwiches au foie gras, de la charcuterie et du fromage, le tout vendu à des prix scandaleux. Et on vous propose à peine de goûter ! Point de découverte les yeux fermés, il faut banquer. L'enseignement que j'en retire, c'est que les salons sont avant tout conçus pour vendre, vendre et encore vendre, et que les soi-disant "petits artisans qui font notre belle France" sont bien souvent pas sympas et assoiffés de pognon. Prendraient-ils le parisien pour un con ? Cerise sur le gâteau, le concept même d'un salon se résume à payer pour avoir le droit d'acheter. Pfiou.

lundi, février 25, 2008

Le Troquet

La table était réservée pour 19h30-20h00, et j'avais cru comprendre qu'il valait mieux ne pas arriver trop tard, pour cause de deuxième service. L'intérieur nous fit immédiatement penser aux bonchons lyonnais, petites tables en bois serrées les unes contre les autres, dressées de couverts simples et serviettes en coton. On nous fit installer dans un petit coin, à côté d'un couple qui semblait participer à notre conversation, tellement il nous écoutait attentivement. Puis on nous confia l'immense carte-ardoise, à tenir à bout de bras, sur laquelle étaient proposés deux menus au choix, l'un à 30 euros entrée-plat-dessert, l'autre plus cher avec plus de plats. La carte dans son ensemble était alléchante, et nous eûmes bien de la peine à choisir.

En entrée, l'assiette de charcuterie, composée de deux tranches de pâté, arriva accompagnée d'un panier rempli de saucissons, saucisses, andouille et boudin entamés, dans lesquels on pouvait se servir à merci, comme à la maison. Des produits authentiques, qui fleuraient bon le cochon. Le velouté d'estrilles, délicatement parfumé à l'anis étoilé et accompagné de ses croûtons à l'ail, fut servi à la soupière. Et on se ressert ! Une telle introduction nous mit bien à notre aise, au milieu des conserves de prunes et des piments. Le chef pointa son nez de temps en temps, hors de ses cuisines, comme pour surveiller sa salle, peut-être aussi ses serveuses, ses clients ? Sans doute valait-il mieux ne pas trop le chercher.

Nous passâmes ensuite aux choses sérieuses, un plat de veau typiquement basque et un plat de boeuf. L'axao de veau joyeusement garni fut très goûtu tandis que le parmentier de boeuf terriblement fondant m'émerveilla. Les desserts furent quelconques, moins réjouissants que les plats salés, mais néanmoins très corrects. (Paris-Bayonne et fondant au chocolat). La prochaine fois, car il y en aura une, comptez sur moi, nous opterons peut-être pour la Tomme basque accompagnée de sa confiture de cerises noires....

21, rue François Bonvin - Paris 15

mercredi, février 20, 2008

Doux Canelés Bordelais


Ahhhhh! le canelé bordelais!
Avec sa croûte cuivrée et croustillante, son intérieur moelleux et velouté, parfumé à la vanille et au rhum, parfums des îles, il nous fait... croquer.

Tout a été dit et développé sur le canelé, je suis sûre que vous voyez le topo. Le temps d'un week-end à Bordeaux ensoleillé et fort agréable, nous sommes passés à "La Toque Cuivrée" quérir quelques canelés en prévision d'un lundi au petit-déjeuner enthousiasmant. Personnellement, je préfère les gros, dans la chair desquels on peut mordre en ouvrant grand la bouche. Question cuisson, je suis ouverte. Mes préférences dépendent de mon humeur et j'aime l'alternance. J'ai mangé mes trois canelés d'affilés, sans même en garder un pour le lendemain. Je suis gourmande, je sais.

jeudi, février 14, 2008

Révélation Culinaire !

Bon sang mais c'est bien sûr !
C'est ce que je me suis dit quand j'ai goûté il y a peu ma première bouchée de pâtes au potiron. Ne vous en déplaise, cet accord au combien classique, dont on recense moult recettes traditionnelles italiennes, m'était jusqu'alors inconnu. Tout ce que j'ai râté pendant ces années d'ignorance ! Mama mia... je m'en mords les lèvres. Il n'est cependant jamais trop tard pour une révélation culinaire et j'ai bien l'intention de décliner les recettes de pâtes à la courge à l'infini.

Laissez-moi vous conter... ce fondant crémeux qui enrobe à merveille les spaghetti. Ca vous fond dans la bouche bien mieux qu'une carotte, ça se veut tout en rondeur et délicatesse, ça se laisse parfumer, c'est divin mes amis, divin. Par exemple, vous prenez des farfalle, disons pour deux, environ 250g, que vous cuisez juste al dente à l'eau bouillante salée. Vous râpez un morceau de potiron (200g environ) et collectez quelques petit pois (surgelés, pourquoi pas?). Vous faites rissoler sans graisse 4 tranches de bacon, puis vous déglacez au vin blanc. Jetez ensuite les petits pois et ajoutez la chair du potiron, versez encore un peu de lait. A couvert, vous laissez ainsi mijoter 15 minutes avec un peu de menthe. Enfin vous ajoutez une cuillérée de crème fraîche et un bon quart de reblochon. Il ne vous reste plus qu'à égoutter vos farfalle et à les mêler à la sauce chaude, avant de remettre le tout sur feu doux, juste 2 minutes, histoire que la sauce épaississe un peu et vienne enrober de manière gourmande les pâtes. Miummy !

dimanche, février 10, 2008

Merveilles de Février


Mardi gras c'était cette semaine !
Il nous a manqué l'envie et le temps de faire honneur à ce super Tuesday, mais nous nous sommes rattrapés ce week-end. Ouf ! Je suis plutôt habituée aux bugnes lyonnaises, cependant je dois reconnaître que ces merveilles légères, légères... se mangent comme des petits pains, s'engoufrent, se croquent et se dégonflent dans la bouche avec délectation.


Merveilles
Recette ancestrale et familiale
(pour 60 merveilles environ)


  • 2 oeufs
  • 50 g de beurre fondu, mais pas bouillant
  • 75 g de sucre
  • 1/4 de sachet de sucre vanillé
  • 250-275g de farine
  • 1 pointe de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 1cs de rhum
  • 1 zeste de citron
  • 2cs de fleur d'oranger
  • huile de friture
Mélanger tous les ingrédients
Former
une boule de pâte
Laisser
reposer 30 minutes
Etendre
la pâte en une couche bien fine
Dessiner
des motifs (ronds, quadrilatères, noeuds)
Plonger
dans l'huile bouillante (180°C)
Retourner
les merveilles dès qu'elles remontent à la surface
Sortir
et égoutter au bout de 1-2 minutes
Eponger
avec du papier absorbant
Saupoudrer
de sucre glace, dans un plat de service.

samedi, février 09, 2008

Chocolat Chocolat Tchi Tcha


Dégustation de chocolats from Saint-Germain en ce samedi après-midi ensoleillé...
J'étais encore à Lyon quand j'ai goûté pour la première fois le chocolat de Patrick Roger, dont un ami m'avait offert deux tablettes. J'avais trouvé ça bon, mais je préférais les tablettes de chez Pralus. Depuis je suis venue à Paris, et vidi, vici.

Le packaging ressemble à du Jeff de Bruges mais que nenni, rien à voir. La petite boîte de 9 chocolats vous en coûtera 14 euros, à l'intérieur de laquelle vous trouverez trois fourrages différents : pâte d'amande noix, menthe poivrée et citronelle, praliné. La pâte d'amande est légère et fondante (à vous faire changer d'avis sur les chocolats fourrés de pâte d'amande), la ganache citronelle et menthe a une saveur intense et acidulée qui réveille les papilles, le praliné est comme truffé, rond en bouche et puissant en chocolat. PR nous donne à goûter des bouchées délicates aux teintes franches, moins lisses que chez JPH. De très bons chocolats, en somme.

Et comme un plaisir chocolat ne vient jamais seul, je vous livre également une recette A TESTER ABSOLUMENT, pour ceux qui aiment les petites crèmes desserts au chocolat type La Laitière. Ce n'est pas vraiment une crème aux oeufs, puisqu'elle n'est pas cuite au four. Ce n'est pas non plus une crème sabayon, puisqu'il y a de la farine. C'est juste trop bon et prêt en 5 minutes.


Crèmes desserts au chocolat façon La Laitière
(pour 2 gourmands)

  • 110g de chocolat noir, en morceaux ou râpé
  • 110 mL de lait
  • 1 oeuf battu
  • 1cc de farine
  • 1 cs bombée de mascarpone
Chauffer le lait dans une petite casserole
Verser sur l'oeuf tout en remuant au fouet
Ajouter le chocolat et laisser fondre
Incorporer le mascarpone et la farine
Faire épaissir sur feu moyen 5 minutes
Garnir deux pots de yaourts de crème
Laisser refroidir au moins une heure au frais.

" En fait, bien que je sache pertinemment que j'aurais du faire cela au lieu de ne pas le faire, j'ai vingt-sept ans, bon Dieu, et c'est ainsi que, euh, les choses se présentent dans un bar ou dans une boîte, à New York, et partout, peut-être, en cette fin de siècle, et c'est ainsi que les gens, tu vois, les gens comme moi, se comportent, et voilà ce que signifie pour moi être Patrick, enfin, c'est ce que je pense, et donc, voilà, hein, euh..."

Bret Easton Ellis, American Psycho

jeudi, février 07, 2008

Le Grand Détournement I (PH)


Orange, fruits de la passion et crème cheesecake sont les composants essentiels de la collection Satine par Pierre Hermé, dernièrement à l'honneur dans ses boutiques. Une combinaison évocatrice et de saison, avec laquelle on peut élaborer sa propre gourmandise...
Je me suis inspirée de la recette de Natalia pour la base du cheesecake et de celle de Sandra pour la marmelade d'orange.

La marmelade d'orange

  • 2-3 oranges
  • le même poids en sucre ou seulement 80%
  • 1cc de cardamome
Prélever et cisailler le zeste d'une orange
Parer
les oranges et en prélever la chair et le jus
Réserver
les pépins dans une étamine
Porter
à ébullition les oranges, le sucre, l'étamine et la cardamome
Cuire
15 minutes à feu moyen en écumant la mousse au fur et à mesure
Poursuivre
à feu doux jusqu'à la consistance désirée.
La marmelade est cuite lorsqu'une petite cuillérée prélevée fige rapidement sur une soucoupe froide.


Le cheesecake façon Satine

  • 6 fruits de la passion bien mûrs, pulpe filtrée
  • 200-300g de marmelade d'orange
  • 1 trait de citron
  • 3 oeufs
  • 500g de ricotta
  • 200g de mascarpone
  • 100g de sucre
  • 300g de palets breton
  • 50g de beurre, fondu
Mélanger les biscuits écrasés et le beurre
Répartir
dans le fond d'un moule à manquer en tassant bien
Disposer
la marmelade par-dessus avec le dos d'une cuillère
Fouetter
le mascarpone et la ricotta ensemble
Incorporer
les oeufs un à un, puis le sucre
Verser
le jus de fruits de la passion et le jus de citron
Garnir
le moule de la préparation
Cuire
au four à 140°C, ayant préchauffé à 180°C, environ 1 heure. Le milieu du cheesecake doit encore être tremblotant.

dimanche, février 03, 2008

Gourmandises from Paris

Douceurs Sucrées

Pierre Hermé
Pierre Hermé est bien souvent à l'honneur dans ce blog, dont il inspire parfois les recettes !
On craque notamment pour ses macarons aux noms évocateurs, aux couleurs alléchantes, aux saveurs explosives en bouche, sans conteste les meilleurs de Paris.

72 rue Bonaparte - Paris 6
185 Rue de Vaugirard - Paris 15

Des Gâteaux et du Pain
Les gâteaux les plus classiques, réalisés avec brio, côtoient des frivolités pâtissières modernes - sans être toutefois pionnières. Les pains de déclinent dans toute formes et saveurs, les viennoiseries font penser aux illustrations des meilleurs livres de boulangerie, les cakes et autres biscuits enfin nous font de l’œil.

63, bd Pasteur - Paris 15
Lien
La Bague de Kenza
Ce "Fauchon de la pâtisserie orientale" (algérienne en vérité) attire les foules devant ses vitrines de la rue Saint-Maur. On se presse pour dévorer des yeux les pyramides de cornes de gazelles, makrouts, bâqlavâs, skandriates et autres, tous ultra-frais, ultra-moelleux et ultra-goûtus. Difficile de résister devant pareil étalage, et plus difficile encore de choisir ! Amandes, noisettes, noix, dattes, miel et fleur d'oranger sont mis à l'honneur dans un subtil équilibre entre respect de la tradition et innovation gourmande.

106, rue Saint-Maur - Paris 11
173, rue du Faubourg Saint-Antoine - Paris 11
233, rue de la Convention - Paris 15
1, avenue Charles de Gaulle - Savigny-Sur-Orge

Toraya
Ce salon de thé japonnais se pare d'un décor délicat et zen, à l'image de ses pâtisseries aux équilibres subtils et aux goût raffinés. Les saveurs et textures d'abord déroutantes ont tôt fait de nous embarquer dans un voyage inédit... on s'imagine dans une barque au milieu d'un fleuve tranquille, passer doucement sous les cerisiers. A tester, le chocolat chaud au thé Matcha.

10, rue Saint-Florentin - Paris 1 (M° Concorde)


Chocolat

ChocoLatitudes
Une boutique mignonnette où l'on aime faire un brin de conversation entre deux tasses de chocolat chaud. J'y ai déniché des tablettes de M. Pralus, des bonbons de chocolat de toutes sortes, du chocolat cru (!) - j'étais très enthousiasmée par les cœurs coco-macadamia de Poppy, mais c'est fini, il n'y en a plus. Attention toutefois aux prix, guère modestes.

57, rue Daguerre - Paris 14 (M° Denfert-Rochereau)

Christian Constant
Quelques gâteaux individuels très honnêtes qui raviront les amateurs de chocolat.

37, rue d'Assas - Paris 6 (M° Rennes)

Foucher
Des rochers très gourmands, faits de praliné aux amandes caramélisées enrobé d'une belle coque lisse et épaisse de chocolat puissant.

30, avenue de l'Opéra - Paris 2 (M° Opéra)

François Pralus
Il vient de Roanne et apporte à Paris tout son savoir-faire, sa praluline (confectionnée sur place) et ses chocolats (acheminés depuis sa manufacture de Roanne) ! On craque sans réserve pour sa barre infernale de praliné avec de vrais grosses amandes craquantes et enrobé d'une coque épaisse de chocolat noir gourmand. On se délecte aussi de ses tablettes d'exception, en particulier du cru chuao, le meilleur chocolat du monde !

35, rue Rambuteau - Paris 4

Jean-Paul Hévin
On devient vite un inconditionnel de ses assortiments de chocolats fins et de ses macarons. JP est un vrai bon chocolatier, une valeur sûre indémodable, et dont les prix ne semblent pas trop gonflés... Sans compter qu'il propose, avec les beaux jours, un sorbet au cacao des plus délectables !

231, rue Saint-Honoré - Paris 1
23 bis, avenue de la Motte Picquet - Paris 7
3, rue Vavin - Paris 6
16, avenue de la Motte Picquet - Paris 7

Patrick Roger
Des ganaches parfumées au goût intense, des chocolats délicats dont les prix flambent, des sculptures à se pamer...

108, bd Saint-Germain des Prés - Paris 6
91, rue de Rennes - Paris 6
45, av Victor Hugo - Paris 16
47, rue Houdan - Sceaux 92330


Thés

Thés Mariage Frères
Dans l'antre de la rue du Faubourg Saint-Honoré, on achète et l'on boit du thé. Des hommes en rang derrière leur comptoir vous le servent en vrac, et derrière eux les boîtes sont alignées du sol au plafond. Puis vous payez à la dame au teint diaphane avant de récupérer votre paquet. Le choix des thés est vaste et la gamme de prix aussi, on en trouve pour tous les goûts.

260 Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e
30 rue du Bourg-Tibourg, Paris 4e
13 rue des Grands-Augustins, Paris 6e

Les palais des thés
On y trouve un grand choix de thés avec une large gamme de prix. Rien à redire quant à la qualité. J'y achète du thé vert à la menthe, du Chai, du Pu Er, du Yunnan d'Or, des perles de jasmin, le thé des Moines, des Sables, de la Montagne bleue, du Tamaryokucha récolte de printemps...

http://www.palaisdesthes.com/fr/

64, rue Vieille du Temple, Paris 3
61, rue du Cherche Midi, Paris 6
25, rue Raymond Losserand, Paris 14
21, rue de l'Annonciation, Paris 16
36, rue de Lévis, Paris 17


Les contes de thés


Epiceries

G Detou
Chez G Detou on trouve de tout ! et moins cher qu'ailleurs. Du chocolat de couverture, de la pâte de pistache, du pralin, des fruits secs et confits divers et variés, des gousses de vanille, de la gelée de piment d'espelette, des figuettes séchées, des marrons glacés...

58, rue Tiquetonne 75002


Restaurants

Le Troquet
On y déguste une cuisine basque goûtue et honnête. La soupe est servie à la soupière, l'axoa dans sa marmite, le lieu dans sa cocotte, on pioche à volonté dans le panier d'excellente charcuterie... pour une trentaine d'euros, le menu du soir offre un très bon rapport qualité-prix. Les desserts sont un peu moins flamboyants que les plats et on pourra s'agacer de la rapidité du service. Le Troquet n'en est pas moins une excellente adresse, pour une soirée à deux, entre amis ou en famille.

21 Rue François Bonvin 75015
Métro 10 : Ségur (01 45 66 89 00)

L'Oasis
Tagines et couscous sont à l'honneur dans ce restaurant marocain au décor dépaysant. L'accueil est chaleureux et les portions généreuses. On se délecte de semoule fine et légumes fumants pour un prix raisonnable. Et en dessert, vous prendrez bien une petite pâtisserie accompagnée d'un thé à la menthe...

19, rue Ferdinand Fabre 75015
Métro 12 : Convention (01 45 33 60 44)

L'insouciant
Dans un décor cosy, presque romantique, on vous accueille avec une sollicitude sans prétention. La cuisine est délicate et raffinée, du début jusqu'à la fin. On passe un moment tout en finesse.

77, rue Brancion 75015
Métro 12 : Convention (01 48 42 25 24)

La folle avoine
La folle avoine est une plante sauvage qui aide les gens indécis, incertains, à trouver leur voie. C'est ce qu'on peut en substance lire sur la dernière page du menu de ce restaurant à l'ambiance et la décoration originales et sympathiques. La cuisine n'est pas en reste, le goûts et les saveurs se mélangent en bouche avec délice, on se régale !

91, rue de Grenelle 75007
Métro 12 : Solférino (01 45 51 02 59)

Le Jéroboam

Au pied du Sacré Coeur