mercredi, avril 23, 2008
jeudi, avril 17, 2008
Crumble d'Avril
Le meilleur crumble ever, paraît-il...
- Les fruits
- 700-800g de rhubarbe, pelée et coupée en tronçons
- 150g de cassonade
- 3-4 tranches de gingembre confit, coupées en petits dés
- cannelle en poudre
- Le crumble
- 60g de beurre froid, coupé en dés
- 50g de cassonade
- 60g de noix de coco râpée
- 90g de farine
Laisser macérer pendant 1 à 3 heures
Mélanger farine, noix de coco et cassonade
Ajouter le beurre en mélanger rapidement du bout des doigts
Placer au frais jusqu'à la cuisson
Disposer les tronçons de rhubarbe dans un plat à manquer
Verser le jus de macération
Ajouter les dés de gingembre
Saupoudrer largement de cannelle
Parsemer de la pâte à crumble
Cuire 20 minutes au four à 190-200°C.
La morale sexuelle cessa complètement d'être une affaire de statut. Cette transformation n'entraîna aucune modification dans les lois de l'Empire puisque ce sont ces dernières qui l'établirent. Cette évolution n'engendra aucune transformation de l'idéologie et de la nouvelle théologie impériales instaurées par Auguste, Aggripa, Mécène, Horace, Virgile, puisqu'elles furent non seulement préservées mais accentuées. Ce fut un lent processus foncier volontaire dont la garde fut confiée à l'angoisse. Mais l'angoisse humaine n'a rien à garder puisque l'angoisse n'est rien d'autre que ce qui garde du désir. Comme l'angoisse se garde du désir, elle ne garde aucune carence. A la limite elle garde la frustration en augmentant l'effroi. Elle ne garde à proprement parler "rien" : elle garde la non-vie, des parties voilées, un corps à ce point refusé qu'il est mort et qu'on le retient éternellement immobilisé par des clous.
Pascal Quignard, Le Sexe et l'Effroi.
mercredi, avril 16, 2008
Soupes Udon
Les recettes asiatiques de nouillles sont souvent un bon moyen de ravir vos convives pour un minimum de temps passé dans la cuisine (et faut dire qu'en ce moment, j'ai pas trop de temps...) ! Je vous propose aujourd'hui un plat de nouilles udon avec le poulet, les crevettes et les blettes en vedette (heureuse association !). Le tout s'agrémente de noix de cajou pour le croquant, de bouillon de poule, gingembre, ail et piment pour le goût.
Ajouter l'ail et le gingembre, réduire le feu
Ajouter les feuilles de blettes et faire suer 5 minutes
Mouiller d'eau largement à hauteur et ajouter le 1/2 cube
Porter à ébullition puis laisser bouillonner qqs minutes à découvert
Ajouter les nouilles udon et cuire 5 minutes après reprise de l'ébullition
Ajouter les crevettes et les noix de cajou
Assaisonner de gingembre et piment en poudre et servir au bol.
Nous voilà parer pour recevoir !
mmm... mais comment faire si parmi vos invités, vous débusquez un végétarien ??!!
J'ai la solution ! Je vous livre ci-dessous une variante végétarienne qui garde l'esprit vert et qui vous permet de recycler les côtes de blettes restantes.
Egoutter et rincer à l'eau froide plusieurs fois
Faire revenir l'ail, l'oignon et le gingembre à feu doux 5 minutes
Ajouter les côtes de blettes puis les feuilles de chou, faire suer
Ajouter les épices puis mouiller d'eau largement à hauteur
Ajouter les nouilles udon et porter à ébullition
Laisser bouillonner qqs minutes à découvert
Ajouter les noix de cajou et verser la sauce soja.
Vous pouvez parsemer ces deux plats de graines de sésame.
- 250g de nouilles udon
- 1 (gros) blanc de poulet fermier, coupé en morceaux
- 8 crevettes cuites et décortiquées
- les feuilles d'une botte de blettes, hachées grossièrement
- 1 gousse d'ail, finement hachée
- 1/2 cube de bouillon de poule
- 1 grosse poignée de noix de cajou
- 1 morceau de gingembre frais et/ou gingembre en poudre
- 1 pincée de piment en poudre
- huile
Ajouter l'ail et le gingembre, réduire le feu
Ajouter les feuilles de blettes et faire suer 5 minutes
Mouiller d'eau largement à hauteur et ajouter le 1/2 cube
Porter à ébullition puis laisser bouillonner qqs minutes à découvert
Ajouter les nouilles udon et cuire 5 minutes après reprise de l'ébullition
Ajouter les crevettes et les noix de cajou
Assaisonner de gingembre et piment en poudre et servir au bol.
Nous voilà parer pour recevoir !
mmm... mais comment faire si parmi vos invités, vous débusquez un végétarien ??!!
J'ai la solution ! Je vous livre ci-dessous une variante végétarienne qui garde l'esprit vert et qui vous permet de recycler les côtes de blettes restantes.
- 250g de nouilles udon
- 1/2 chou chinois, effeuillé
- quelques côtes de blettes, coupées en morceaux
- 1/2 oignon, émincé
- 1 gousse d'ail, finement hachée
- 1 grosse poignée de noix de cajou
- 1 morceau de gingembre frais et/ou gingembre en poudre
- 1 pincée de piment en poudre
- 1 cc de graines de coriandre
- 1 pincée généreuse de cumin
- sauce soja
- huile de sésame
Egoutter et rincer à l'eau froide plusieurs fois
Faire revenir l'ail, l'oignon et le gingembre à feu doux 5 minutes
Ajouter les côtes de blettes puis les feuilles de chou, faire suer
Ajouter les épices puis mouiller d'eau largement à hauteur
Ajouter les nouilles udon et porter à ébullition
Laisser bouillonner qqs minutes à découvert
Ajouter les noix de cajou et verser la sauce soja.
Vous pouvez parsemer ces deux plats de graines de sésame.
lundi, mars 24, 2008
Repas de Pâques : des Tagliatelles Printannières et une Tarte à la Rhubarbe
Ding Dong !!! Joyeuses Pâques et gavez-vous bien de chocolat !
Un lundi férié, ce n'est pas si souvent qu'on peut en profiter. C'est l'occasion de donner du temps au temps, de se laisser aller à la contemplation, comme autrefois, de mitonner des petits plats.

Pasta fresca aux asperges et aux crevettes
(pour 3 personnes)
A quoi ça sert de s'échiner à confectionner soi-même ses pâtes alors qu'il est si simple de les acheter ? A faire plaisir, à se faire plaisir, à perfectionner son doigté, à communier avec la pasta, à focaliser son attention, à créer quelque chose de ses mains et le manger après, à occuper son temps, du temps, du temps, du temps...
J'ai utilisé 4 oeufs et 400g de farine pour 3 personnes.
Cuire les crevettes dans un peu de beurre à la poêle
Retirer et les couper en morceaux
Ajouter un peu d'huile dans la poêle
Faire revenir l'oignon 5 minutes à feu doux
Jeter les petits pois et verser un peu de vin blanc
Ajouter les tronçons d'asperges et cuire 5 minutes à l'étouffée
Ajouter les crevettes, puis la crème, assaisonner
Porter à ébullition 2 minutes, avant de verser sur les pâtes.

En guise de dessert, il nous faut des oeufs biensûr, du chocolat pourquoi pas... mmh, voyons... imaginons un champ vert de rhubarbe sur lequel on viendrait planter quelques oeufs de pâques en chocolat... une tarte à la rhubarbe garnie de truffes au chocolat !
Truffes chocolat parfumées à la cannelle
(une quinzaine de truffes)
Porter la crème à ébullition
Ajouter 1cc de cannelle et laisser infuser 10 minutes
Porter à ébullition une seconde fois
Ajouter le chocolat noir et laisser fondre, en remuant en cercles concentriques sans incorporer d'air
Ajouter la noisette de beurre et laisser fondre
Laisser prendre au réfrigérateur 30 minutes
Former des boules de ganache et les disposer sur une plaque
Placer au froid 2 heures au moins
Mélanger le cacao et la cannelle
Rouler les boules de ganache dans ce mélange
Garder au frais dans une boîte hermétique jusqu'à utilisation.
"je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy, qui confiait récemment que la Star ac était son émission préférée et qu'il regrettait Thierry la Fronde, soit le mieux placé pour réformer l'audiovisuel public."
William Karel
Un lundi férié, ce n'est pas si souvent qu'on peut en profiter. C'est l'occasion de donner du temps au temps, de se laisser aller à la contemplation, comme autrefois, de mitonner des petits plats.

Pasta fresca aux asperges et aux crevettes
(pour 3 personnes)
A quoi ça sert de s'échiner à confectionner soi-même ses pâtes alors qu'il est si simple de les acheter ? A faire plaisir, à se faire plaisir, à perfectionner son doigté, à communier avec la pasta, à focaliser son attention, à créer quelque chose de ses mains et le manger après, à occuper son temps, du temps, du temps, du temps...
J'ai utilisé 4 oeufs et 400g de farine pour 3 personnes.
- 400g d'asperges vertes, coupées en tronçons
- 1 poignée de petits pois
- 400g de grosses crevettes crues, décortiquées
- 1/2 oignon, émincé
- 250 mL de crème fraîche épaisse
- vin blanc sec
- aneth ou estragon ou safran
- beurre
- huile d'olive
Cuire les crevettes dans un peu de beurre à la poêle
Retirer et les couper en morceaux
Ajouter un peu d'huile dans la poêle
Faire revenir l'oignon 5 minutes à feu doux
Jeter les petits pois et verser un peu de vin blanc
Ajouter les tronçons d'asperges et cuire 5 minutes à l'étouffée
Ajouter les crevettes, puis la crème, assaisonner
Porter à ébullition 2 minutes, avant de verser sur les pâtes.
En guise de dessert, il nous faut des oeufs biensûr, du chocolat pourquoi pas... mmh, voyons... imaginons un champ vert de rhubarbe sur lequel on viendrait planter quelques oeufs de pâques en chocolat... une tarte à la rhubarbe garnie de truffes au chocolat !
Truffes chocolat parfumées à la cannelle
(une quinzaine de truffes)
- 120g de chocolat noir à 70%, cassé en morceau ou râpé
- 100 mL de crème liquide
- 1 noisette de beurre
- 2cc de cannelle
- cacao
Porter la crème à ébullition
Ajouter 1cc de cannelle et laisser infuser 10 minutes
Porter à ébullition une seconde fois
Ajouter le chocolat noir et laisser fondre, en remuant en cercles concentriques sans incorporer d'air
Ajouter la noisette de beurre et laisser fondre
Laisser prendre au réfrigérateur 30 minutes
Former des boules de ganache et les disposer sur une plaque
Placer au froid 2 heures au moins
Mélanger le cacao et la cannelle
Rouler les boules de ganache dans ce mélange
Garder au frais dans une boîte hermétique jusqu'à utilisation.
"je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy, qui confiait récemment que la Star ac était son émission préférée et qu'il regrettait Thierry la Fronde, soit le mieux placé pour réformer l'audiovisuel public."
William Karel
Libellés :
asperges,
cannelle,
chocolat,
fruits de mer,
petits pois,
rhubarbe,
safran
mercredi, mars 19, 2008
Les Sablés qui font Baver
Quand je me rends à la boulangerie quérir une demi-baguette pour le dîner, j'ai toujours envie d'acheter tout un tas de trucs. Toutes ces viennoiseries, toutes ces pâtisseries me font de l'oeil, outrageusement. Je craquerais bien pour une part de tarte-flan au chocolat, une brioche chocolat-pistache , des chouquettes... Pâques oblige, je dois aussi composer avec les cocottes et lapins chocolatés ces jours-ci !
Les douceurs pour lesquelles je salive plus particulièrement et invariablement, ce sont les sablés. Je m'imagine croquer dedans, un cassant net et parfait, quelque effritement caractéristique du sablé, un bon goût de beurre et de grandes bouchées dans la bouche... mmh j'en rêve. Mais au delà du sablé lui-même, ce sont les garnitures variées qui développent mon imagination. Je veux du chocolat, des noisettes, des pistaches, des noix de pécan, des amandes effilées, je veux CROQUER !
La confection du gâteau poires et ricotta m'a laissé 4 jaunes d'oeufs sur les bras. Après quelques recherches sur internet, je me suis décidée à les congeler. J'ai lu (et appris) que contrairement aux blancs d'oeufs, qui se congèlent sans problème, les jaunes se transforment en gel à froid. Pour éviter qu'ils ne deviennent trop gélatineux, ils faut les battre au préalable avec un peu de sel ou un peu de sucre. Ainsi, une fois les jaunes d'oeufs stockés dans mon congélateur, j'ai commencé à cogiter sur leur utilisation future. Pas question de faire des crèmes brûlées avec des jaunes décongelés ! C'est alors que l'idée des sablés m'est venue. Plutôt que de baver dans la boulangerie, pourquoi pas en faire une fournée moi-même ?
Je n'ai pas longtemps tergiversé sur la recette à adopter. Il me semble évident qu'un bon sablé n'est jamais qu'un mini-gâteau breton (vous savez, ceux avec des croisillons que vos parents faisaient quand vous étiez petits... non? ah, pas de chance). Va pour une base de gâteau breton. Pour façonner des sablés bien grands et pas des petits palets, j'ai cuit la base dans mes moules à tartelettes (10 cm, récemment acquises au BM, on se mouche pas du coude, nonnon). Et biensûr, j'ai décliné les garnitures !... noisettes entières, amandes grillées, nappage chocolat, saupoudrage cannelle... exprimez-vous !
Sablés Bretons
pour 5-6 sablés de 10 cm de diamètre
- 4 jaunes d'oeufs
- 160g de beurre fondu
- 160g de sucre
- 250g de farine
- 1/2 gousse de vanille, fendue et grattée
- 1 bouchon de fleur d'oranger
- Creuser un puits dans la farine
- Ajouter le sucre
- Incorporer les oeufs
- Verser le beurre fondu
- Ajouter la vanille et la fleur d'oranger
- Amalgamer le tout en une pâte riche
- Garnir les moules de la pâte et tasser à la cuillère
- Disposer la garniture de votre choix à la surface
- Cuire 20-25 minutes au four préchauffé à 190-200°C.
- I don't want to be a product of my environment. I want my environment to be a product of me. Years ago we had the church. That was only a way of saying - we had each other. The Knights of Columbus were real head-breakers; true guineas. They took over their piece of the city. Twenty years after an Irishman couldn't get a fucking job, we had the presidency. May he rest in peace. That's what the niggers don't realize. If I got one thing against the black chappies, it's this - no one gives it to you. You have to take it.
- I'm the guy who does his job. You must be the other guy.
- You sit there with a mass murderer, your heart-rate jacked, your hand...steady. That's one thing I found out about myself in prison. My hand doesn't shake, ever.
The Departed (2006), Martin Scorsese.
dimanche, mars 16, 2008
Un Dimanche d'Elections
A une semaine d'intervalle, un ciel bâtard s'est posé par deux fois sur les élections dominicales. Entre les giboulées et les rafales, cherchez le soleil... Pour se réconforter dimanche dernier, nous avions convié le confit de canard à notre table. Poursuivons donc ce cycle Sud-Ouest avec un beau magret de canard.
Les dimanches des élections sont souvent ennuyeux, passés dans l'attente mitigée de l'acte de vote, puis dans celle des résultats. Je vous propose encore une fois de faire rimer élections et ripailles !
Magret de Canard, sauce aux lingberries
accompagné de ses pommes sautées et de sa salade verte
2 personnes
(recette initialement pêchée chez Bidouilles et Tambouilles)
- 1 beau magret de canard du Sud-Ouest
- 500g de pommes de terres en cubes
- 1 coeur de salade verte
- 1 oignon, haché
- 1 petit verre de vin
- 1 petit verre d'eau
- 1 petit morceau de bouillon de poule en cube
- 2cs bombées de confiture de lingberries (from Sweden)
- 1cc de fécule
- huile et graisse de canard
Ajouter la confiture de lingberries et le bout de cube
Verser le vin et l'eau, porter à ébullition
Laisser confire à feu doux 20 minutes, dont 10 à couvert
Prélever un peu de sauce et y délayer la fécule
Remettre dans la sauce et faire épaissir 5 minutes
Faire sauter les pommes de terre 20 minutes dans un peu de graisse de canard
Confectionner une vinaigrette pour la salade
Parer le magret : enlever la graisse qui dépasse sur les côtés
Inciser la graisse en quadrillage au couteau
Cuire côté graisse 6 à 10 minutes dans une poêle chaude
Eliminer la majeure partie de la graisse rendue
Saisir 1 à 4 minutes de l'autre côté à feu vif
Envelopper le magret de papier d'aluminium pour le maintenir au chaud
Servir en tranches, nappé de sauce aux lingberries, avec la salade et les pommes de terre.
En dessert, j'ai réalisé le gâteau ricotta et poires de la côte amalfitaine, dont la recette se trouve sur le site du Chou de Bruxelles. J'ai à peine modifié les ingrédients et les quantités de la crème. Le gâteau a remporté haut la main l'adhésion unanime de mes convives. Un bonheur niveau goût, malgré une présentation qui laisse un peu à désirer... je songe sérieusement à investir dans un cercle à pâtisserie.
Gâteau Ricotta et Poires
6 personnes
(recette initialement pêchée chez Sigrid)
- Les fruits
- 4 petites poires williams, pelées et dont 3 coupées en cubes
- 250g de sucre
- 250 mL d'eau
- Les biscuits
- 3 blancs d'oeufs
- 100g de sucre
- 100g de poudre d'amandes
- La crème
- 250g de ricotta
- 200 mL de crème liquide
- 2 petits-suisses
- 1 blanc d'oeuf
- 3g d'agar-agar
Egoutter les poires et faire réduire le jus
Monter les blancs en neige ferme
Incorporer le sucre et la poudre d'amandes
Façonner 2 disques de 19 cm et les cuire au four 40 minutes à 140°C
Monter un blanc d'oeuf, en versant progressivement un peu du jus réduit des poires
Dissoudre l'agar-agar dans un mélange crème-jus
Monter le reste de crème en chantilly ferme
Brasser la ricotta et les petits-suisses
Ajouter les dés de poires confites, puis l'agar-agar dissout
Incorporer délicatement la crème chantilly, puis la meringue italienne
Monter le gâteau : placer un disque dans le fond d'un cercle à pâtisserie, recouvrir de crème, un autre disque, puis le reste de crème
Placer au congélateur 2 heures, puis au réfrigérateur toute une nuit
Disposer les tranches de poires restantes par-dessus au dernier moment.
dimanche, mars 09, 2008
Confit de Canard, ses Patates et Champignons
Même que c'est pour ça que c'est bon. Vous ne résisterez pas au goût de la viande confite dans sa graisse, au moelleux suintant de ces petites pommes de terre et à l'attraction tout forestière de ce panaché de champignons. Un peu de persil par-dessus tout ça ?
Cuisses de canard confites, avec leurs pommes de terre et champignons
pour 2 personnes
- 2 portions de confit de canard
- 500g de pommes de terres, pelées et coupées en cubes
- 500g de champignons divers, nettoyés et coupés
- quelques feuilles de persil frais, hachées
- poivre noir du moulin
Egoutter les cuisses et réserver
Faire revenir les pommes de terre dans un peu de graisse
Faire revenir les champignons dans un peu de graisse de canard
Mélanger pommes de terre et champignons au bout de 10-15 min
Parsemer de persil haché et de poivre noir du moulin
Réchauffer les cuisses confites égouttées et servir.
- They should have put you in a glass jar on a mantlepiece. Where were you when Paul was suckling at your mother's teat? Where were you? Who was nursing you, poor Eli- one of Bandy's sows? That land has been had. Nothing you can do about it. It's gone. It's had. You lose.
- If you would just take this lease, Daniel...
- Drainage! Drainage, Eli, you boy. Drained dry. I'm so sorry. Here, if you have a milkshake, and I have a milkshake, and I have a straw. There it is, that's a straw, you see? You watching?. And my straw reaches acroooooooss the room, and starts to drink your milkshake... I... drink... your... milkshake!
[sucking sound]
- I drink it up!
- Don't bully me, Daniel!
There will be blood (Paul Thomas Anderson)
lundi, mars 03, 2008
Salon de l'Agriculture ou du Chocolat... Même Combat
Aujourd'hui, COUP DE GUEULE sur les salons !
Depuis que j'habite à Paris, j'ai visité quelques salons, notamment le salon Apple, le salon du chocolat par deux fois et le salon de l'agriculture. La première fois, pour le salon Apple, on m'avait offert une invitation. Je n'ai donc pas été vraiment déçue, simplement contente de ne pas avoir dû payer pour entendre des gens me vendrent produits innovants et gadgets en tout genre. Au bout d'une heure 30 j'étais sortie.
La seconde fois ainsi que la troisième, c'était pour le salon du chocolat. Changement de registre et changement d'état d'esprit : j'avais acheté ma place à l'avance sur Internet pour être sûre de pouvoir rentrer et je trépignais d'impatience... J'étais enchantée quand je foulais le sol du désiré salon, je me baladais entre les travées, pêchant un morceau par-ci, m'installant pour assister à quelques démonstration (et déguster !), écoutais vaguement une conférence, me régalais les yeux, retenais des noms. Je repartais même avec quelques bonnes choses, qui se sont finalement révélées décevantes. Les chocolats sont vendus très cher et ne sont pas meilleurs que ceux de mes adresses préférées.... Je vous conseille d'y aller une fois, mais pas tous les ans ! C'est un peu toujours la même chose.
Enfin, ce fut le tour du salon de l'agriculture le week-end dernier. Alors là, je m'y rendais avec l'espoir franc de me remplir la panse à l'oeil. C'est vrai, quoi, à la télé on dirait qu'ils s'empiffrent tous ! Et je fus pour le coup déçue, déçue, déçue... comment peut-on être enthousiasmé par le salon de l'agriculture ? Je me le demande. Alors certes, il y a les animaux. Et quand vous avez des enfants, même quand vous êtes un adulte, ça impressionne ces gros morceaux alignés dans un petit espace (à noter que la plus belle des vache est la charolaise). Passé ce moment de réjouissance, on tombe dans la réalité toute commerciale des exposants : des sandwiches au foie gras, de la charcuterie et du fromage, le tout vendu à des prix scandaleux. Et on vous propose à peine de goûter ! Point de découverte les yeux fermés, il faut banquer. L'enseignement que j'en retire, c'est que les salons sont avant tout conçus pour vendre, vendre et encore vendre, et que les soi-disant "petits artisans qui font notre belle France" sont bien souvent pas sympas et assoiffés de pognon. Prendraient-ils le parisien pour un con ? Cerise sur le gâteau, le concept même d'un salon se résume à payer pour avoir le droit d'acheter. Pfiou.
Depuis que j'habite à Paris, j'ai visité quelques salons, notamment le salon Apple, le salon du chocolat par deux fois et le salon de l'agriculture. La première fois, pour le salon Apple, on m'avait offert une invitation. Je n'ai donc pas été vraiment déçue, simplement contente de ne pas avoir dû payer pour entendre des gens me vendrent produits innovants et gadgets en tout genre. Au bout d'une heure 30 j'étais sortie.
La seconde fois ainsi que la troisième, c'était pour le salon du chocolat. Changement de registre et changement d'état d'esprit : j'avais acheté ma place à l'avance sur Internet pour être sûre de pouvoir rentrer et je trépignais d'impatience... J'étais enchantée quand je foulais le sol du désiré salon, je me baladais entre les travées, pêchant un morceau par-ci, m'installant pour assister à quelques démonstration (et déguster !), écoutais vaguement une conférence, me régalais les yeux, retenais des noms. Je repartais même avec quelques bonnes choses, qui se sont finalement révélées décevantes. Les chocolats sont vendus très cher et ne sont pas meilleurs que ceux de mes adresses préférées.... Je vous conseille d'y aller une fois, mais pas tous les ans ! C'est un peu toujours la même chose.
Enfin, ce fut le tour du salon de l'agriculture le week-end dernier. Alors là, je m'y rendais avec l'espoir franc de me remplir la panse à l'oeil. C'est vrai, quoi, à la télé on dirait qu'ils s'empiffrent tous ! Et je fus pour le coup déçue, déçue, déçue... comment peut-on être enthousiasmé par le salon de l'agriculture ? Je me le demande. Alors certes, il y a les animaux. Et quand vous avez des enfants, même quand vous êtes un adulte, ça impressionne ces gros morceaux alignés dans un petit espace (à noter que la plus belle des vache est la charolaise). Passé ce moment de réjouissance, on tombe dans la réalité toute commerciale des exposants : des sandwiches au foie gras, de la charcuterie et du fromage, le tout vendu à des prix scandaleux. Et on vous propose à peine de goûter ! Point de découverte les yeux fermés, il faut banquer. L'enseignement que j'en retire, c'est que les salons sont avant tout conçus pour vendre, vendre et encore vendre, et que les soi-disant "petits artisans qui font notre belle France" sont bien souvent pas sympas et assoiffés de pognon. Prendraient-ils le parisien pour un con ? Cerise sur le gâteau, le concept même d'un salon se résume à payer pour avoir le droit d'acheter. Pfiou.
lundi, février 25, 2008
Le Troquet
La table était réservée pour 19h30-20h00, et j'avais cru comprendre qu'il valait mieux ne pas arriver trop tard, pour cause de deuxième service. L'intérieur nous fit immédiatement penser aux bonchons lyonnais, petites tables en bois serrées les unes contre les autres, dressées de couverts simples et serviettes en coton. On nous fit installer dans un petit coin, à côté d'un couple qui semblait participer à notre conversation, tellement il nous écoutait attentivement. Puis on nous confia l'immense carte-ardoise, à tenir à bout de bras, sur laquelle étaient proposés deux menus au choix, l'un à 30 euros entrée-plat-dessert, l'autre plus cher avec plus de plats. La carte dans son ensemble était alléchante, et nous eûmes bien de la peine à choisir.
En entrée, l'assiette de charcuterie, composée de deux tranches de pâté, arriva accompagnée d'un panier rempli de saucissons, saucisses, andouille et boudin entamés, dans lesquels on pouvait se servir à merci, comme à la maison. Des produits authentiques, qui fleuraient bon le cochon. Le velouté d'estrilles, délicatement parfumé à l'anis étoilé et accompagné de ses croûtons à l'ail, fut servi à la soupière. Et on se ressert ! Une telle introduction nous mit bien à notre aise, au milieu des conserves de prunes et des piments. Le chef pointa son nez de temps en temps, hors de ses cuisines, comme pour surveiller sa salle, peut-être aussi ses serveuses, ses clients ? Sans doute valait-il mieux ne pas trop le chercher.
Nous passâmes ensuite aux choses sérieuses, un plat de veau typiquement basque et un plat de boeuf. L'axao de veau joyeusement garni fut très goûtu tandis que le parmentier de boeuf terriblement fondant m'émerveilla. Les desserts furent quelconques, moins réjouissants que les plats salés, mais néanmoins très corrects. (Paris-Bayonne et fondant au chocolat). La prochaine fois, car il y en aura une, comptez sur moi, nous opterons peut-être pour la Tomme basque accompagnée de sa confiture de cerises noires....
21, rue François Bonvin - Paris 15
En entrée, l'assiette de charcuterie, composée de deux tranches de pâté, arriva accompagnée d'un panier rempli de saucissons, saucisses, andouille et boudin entamés, dans lesquels on pouvait se servir à merci, comme à la maison. Des produits authentiques, qui fleuraient bon le cochon. Le velouté d'estrilles, délicatement parfumé à l'anis étoilé et accompagné de ses croûtons à l'ail, fut servi à la soupière. Et on se ressert ! Une telle introduction nous mit bien à notre aise, au milieu des conserves de prunes et des piments. Le chef pointa son nez de temps en temps, hors de ses cuisines, comme pour surveiller sa salle, peut-être aussi ses serveuses, ses clients ? Sans doute valait-il mieux ne pas trop le chercher.
Nous passâmes ensuite aux choses sérieuses, un plat de veau typiquement basque et un plat de boeuf. L'axao de veau joyeusement garni fut très goûtu tandis que le parmentier de boeuf terriblement fondant m'émerveilla. Les desserts furent quelconques, moins réjouissants que les plats salés, mais néanmoins très corrects. (Paris-Bayonne et fondant au chocolat). La prochaine fois, car il y en aura une, comptez sur moi, nous opterons peut-être pour la Tomme basque accompagnée de sa confiture de cerises noires....
21, rue François Bonvin - Paris 15
mercredi, février 20, 2008
Doux Canelés Bordelais
Ahhhhh! le canelé bordelais!
Avec sa croûte cuivrée et croustillante, son intérieur moelleux et velouté, parfumé à la vanille et au rhum, parfums des îles, il nous fait... croquer.
Tout a été dit et développé sur le canelé, je suis sûre que vous voyez le topo. Le temps d'un week-end à Bordeaux ensoleillé et fort agréable, nous sommes passés à "La Toque Cuivrée" quérir quelques canelés en prévision d'un lundi au petit-déjeuner enthousiasmant. Personnellement, je préfère les gros, dans la chair desquels on peut mordre en ouvrant grand la bouche. Question cuisson, je suis ouverte. Mes préférences dépendent de mon humeur et j'aime l'alternance. J'ai mangé mes trois canelés d'affilés, sans même en garder un pour le lendemain. Je suis gourmande, je sais.
jeudi, février 14, 2008
Révélation Culinaire !
Bon sang mais c'est bien sûr !
C'est ce que je me suis dit quand j'ai goûté il y a peu ma première bouchée de pâtes au potiron. Ne vous en déplaise, cet accord au combien classique, dont on recense moult recettes traditionnelles italiennes, m'était jusqu'alors inconnu. Tout ce que j'ai râté pendant ces années d'ignorance ! Mama mia... je m'en mords les lèvres. Il n'est cependant jamais trop tard pour une révélation culinaire et j'ai bien l'intention de décliner les recettes de pâtes à la courge à l'infini.
Laissez-moi vous conter... ce fondant crémeux qui enrobe à merveille les spaghetti. Ca vous fond dans la bouche bien mieux qu'une carotte, ça se veut tout en rondeur et délicatesse, ça se laisse parfumer, c'est divin mes amis, divin. Par exemple, vous prenez des farfalle, disons pour deux, environ 250g, que vous cuisez juste al dente à l'eau bouillante salée. Vous râpez un morceau de potiron (200g environ) et collectez quelques petit pois (surgelés, pourquoi pas?). Vous faites rissoler sans graisse 4 tranches de bacon, puis vous déglacez au vin blanc. Jetez ensuite les petits pois et ajoutez la chair du potiron, versez encore un peu de lait. A couvert, vous laissez ainsi mijoter 15 minutes avec un peu de menthe. Enfin vous ajoutez une cuillérée de crème fraîche et un bon quart de reblochon. Il ne vous reste plus qu'à égoutter vos farfalle et à les mêler à la sauce chaude, avant de remettre le tout sur feu doux, juste 2 minutes, histoire que la sauce épaississe un peu et vienne enrober de manière gourmande les pâtes. Miummy !
C'est ce que je me suis dit quand j'ai goûté il y a peu ma première bouchée de pâtes au potiron. Ne vous en déplaise, cet accord au combien classique, dont on recense moult recettes traditionnelles italiennes, m'était jusqu'alors inconnu. Tout ce que j'ai râté pendant ces années d'ignorance ! Mama mia... je m'en mords les lèvres. Il n'est cependant jamais trop tard pour une révélation culinaire et j'ai bien l'intention de décliner les recettes de pâtes à la courge à l'infini.
Laissez-moi vous conter... ce fondant crémeux qui enrobe à merveille les spaghetti. Ca vous fond dans la bouche bien mieux qu'une carotte, ça se veut tout en rondeur et délicatesse, ça se laisse parfumer, c'est divin mes amis, divin. Par exemple, vous prenez des farfalle, disons pour deux, environ 250g, que vous cuisez juste al dente à l'eau bouillante salée. Vous râpez un morceau de potiron (200g environ) et collectez quelques petit pois (surgelés, pourquoi pas?). Vous faites rissoler sans graisse 4 tranches de bacon, puis vous déglacez au vin blanc. Jetez ensuite les petits pois et ajoutez la chair du potiron, versez encore un peu de lait. A couvert, vous laissez ainsi mijoter 15 minutes avec un peu de menthe. Enfin vous ajoutez une cuillérée de crème fraîche et un bon quart de reblochon. Il ne vous reste plus qu'à égoutter vos farfalle et à les mêler à la sauce chaude, avant de remettre le tout sur feu doux, juste 2 minutes, histoire que la sauce épaississe un peu et vienne enrober de manière gourmande les pâtes. Miummy !
dimanche, février 10, 2008
Merveilles de Février

Mardi gras c'était cette semaine !
Il nous a manqué l'envie et le temps de faire honneur à ce super Tuesday, mais nous nous sommes rattrapés ce week-end. Ouf ! Je suis plutôt habituée aux bugnes lyonnaises, cependant je dois reconnaître que ces merveilles légères, légères... se mangent comme des petits pains, s'engoufrent, se croquent et se dégonflent dans la bouche avec délectation.
Merveilles
Recette ancestrale et familiale
(pour 60 merveilles environ)
- 2 oeufs
- 50 g de beurre fondu, mais pas bouillant
- 75 g de sucre
- 1/4 de sachet de sucre vanillé
- 250-275g de farine
- 1 pointe de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1cs de rhum
- 1 zeste de citron
- 2cs de fleur d'oranger
- huile de friture
Former une boule de pâte
Laisser reposer 30 minutes
Etendre la pâte en une couche bien fine
Dessiner des motifs (ronds, quadrilatères, noeuds)
Plonger dans l'huile bouillante (180°C)
Retourner les merveilles dès qu'elles remontent à la surface
Sortir et égoutter au bout de 1-2 minutes
Eponger avec du papier absorbant
Saupoudrer de sucre glace, dans un plat de service.
samedi, février 09, 2008
Chocolat Chocolat Tchi Tcha

Dégustation de chocolats from Saint-Germain en ce samedi après-midi ensoleillé...
J'étais encore à Lyon quand j'ai goûté pour la première fois le chocolat de Patrick Roger, dont un ami m'avait offert deux tablettes. J'avais trouvé ça bon, mais je préférais les tablettes de chez Pralus. Depuis je suis venue à Paris, et vidi, vici.
Le packaging ressemble à du Jeff de Bruges mais que nenni, rien à voir. La petite boîte de 9 chocolats vous en coûtera 14 euros, à l'intérieur de laquelle vous trouverez trois fourrages différents : pâte d'amande noix, menthe poivrée et citronelle, praliné. La pâte d'amande est légère et fondante (à vous faire changer d'avis sur les chocolats fourrés de pâte d'amande), la ganache citronelle et menthe a une saveur intense et acidulée qui réveille les papilles, le praliné est comme truffé, rond en bouche et puissant en chocolat. PR nous donne à goûter des bouchées délicates aux teintes franches, moins lisses que chez JPH. De très bons chocolats, en somme.
Et comme un plaisir chocolat ne vient jamais seul, je vous livre également une recette A TESTER ABSOLUMENT, pour ceux qui aiment les petites crèmes desserts au chocolat type La Laitière. Ce n'est pas vraiment une crème aux oeufs, puisqu'elle n'est pas cuite au four. Ce n'est pas non plus une crème sabayon, puisqu'il y a de la farine. C'est juste trop bon et prêt en 5 minutes.
Crèmes desserts au chocolat façon La Laitière
(pour 2 gourmands)
- 110g de chocolat noir, en morceaux ou râpé
- 110 mL de lait
- 1 oeuf battu
- 1cc de farine
- 1 cs bombée de mascarpone
Verser sur l'oeuf tout en remuant au fouet
Ajouter le chocolat et laisser fondre
Incorporer le mascarpone et la farine
Faire épaissir sur feu moyen 5 minutes
Garnir deux pots de yaourts de crème
Laisser refroidir au moins une heure au frais.
" En fait, bien que je sache pertinemment que j'aurais du faire cela au lieu de ne pas le faire, j'ai vingt-sept ans, bon Dieu, et c'est ainsi que, euh, les choses se présentent dans un bar ou dans une boîte, à New York, et partout, peut-être, en cette fin de siècle, et c'est ainsi que les gens, tu vois, les gens comme moi, se comportent, et voilà ce que signifie pour moi être Patrick, enfin, c'est ce que je pense, et donc, voilà, hein, euh..."
Bret Easton Ellis, American Psycho
jeudi, février 07, 2008
Le Grand Détournement I (PH)
Orange, fruits de la passion et crème cheesecake sont les composants essentiels de la collection Satine par Pierre Hermé, dernièrement à l'honneur dans ses boutiques. Une combinaison évocatrice et de saison, avec laquelle on peut élaborer sa propre gourmandise...
Je me suis inspirée de la recette de Natalia pour la base du cheesecake et de celle de Sandra pour la marmelade d'orange.
La marmelade d'orange
- 2-3 oranges
- le même poids en sucre ou seulement 80%
- 1cc de cardamome
Parer les oranges et en prélever la chair et le jus
Réserver les pépins dans une étamine
Porter à ébullition les oranges, le sucre, l'étamine et la cardamome
Cuire 15 minutes à feu moyen en écumant la mousse au fur et à mesure
Poursuivre à feu doux jusqu'à la consistance désirée.
La marmelade est cuite lorsqu'une petite cuillérée prélevée fige rapidement sur une soucoupe froide.
Le cheesecake façon Satine
- 6 fruits de la passion bien mûrs, pulpe filtrée
- 200-300g de marmelade d'orange
- 1 trait de citron
- 3 oeufs
- 500g de ricotta
- 200g de mascarpone
- 100g de sucre
- 300g de palets breton
- 50g de beurre, fondu
Répartir dans le fond d'un moule à manquer en tassant bien
Disposer la marmelade par-dessus avec le dos d'une cuillère
Fouetter le mascarpone et la ricotta ensemble
Incorporer les oeufs un à un, puis le sucre
Verser le jus de fruits de la passion et le jus de citron
Garnir le moule de la préparation
Cuire au four à 140°C, ayant préchauffé à 180°C, environ 1 heure. Le milieu du cheesecake doit encore être tremblotant.
Libellés :
agrumes,
cardamome,
mascarpone,
oranges,
Pierre Hermé
dimanche, février 03, 2008
Gourmandises from Paris
Douceurs Sucrées
Pierre Hermé
Pierre Hermé est bien souvent à l'honneur dans ce blog, dont il inspire parfois les recettes !
On craque notamment pour ses macarons aux noms évocateurs, aux couleurs alléchantes, aux saveurs explosives en bouche, sans conteste les meilleurs de Paris.
72 rue Bonaparte - Paris 6
185 Rue de Vaugirard - Paris 15
Des Gâteaux et du Pain
Les gâteaux les plus classiques, réalisés avec brio, côtoient des frivolités pâtissières modernes - sans être toutefois pionnières. Les pains de déclinent dans toute formes et saveurs, les viennoiseries font penser aux illustrations des meilleurs livres de boulangerie, les cakes et autres biscuits enfin nous font de l’œil.
63, bd Pasteur - Paris 15

La Bague de Kenza
Ce "Fauchon de la pâtisserie orientale" (algérienne en vérité) attire les foules devant ses vitrines de la rue Saint-Maur. On se presse pour dévorer des yeux les pyramides de cornes de gazelles, makrouts, bâqlavâs, skandriates et autres, tous ultra-frais, ultra-moelleux et ultra-goûtus. Difficile de résister devant pareil étalage, et plus difficile encore de choisir ! Amandes, noisettes, noix, dattes, miel et fleur d'oranger sont mis à l'honneur dans un subtil équilibre entre respect de la tradition et innovation gourmande.
106, rue Saint-Maur - Paris 11
173, rue du Faubourg Saint-Antoine - Paris 11
233, rue de la Convention - Paris 15
1, avenue Charles de Gaulle - Savigny-Sur-Orge
Toraya
Ce salon de thé japonnais se pare d'un décor délicat et zen, à l'image de ses pâtisseries aux équilibres subtils et aux goût raffinés. Les saveurs et textures d'abord déroutantes ont tôt fait de nous embarquer dans un voyage inédit... on s'imagine dans une barque au milieu d'un fleuve tranquille, passer doucement sous les cerisiers. A tester, le chocolat chaud au thé Matcha.
10, rue Saint-Florentin - Paris 1 (M° Concorde)
Chocolat
ChocoLatitudes
Une boutique mignonnette où l'on aime faire un brin de conversation entre deux tasses de chocolat chaud. J'y ai déniché des tablettes de M. Pralus, des bonbons de chocolat de toutes sortes, du chocolat cru (!) - j'étais très enthousiasmée par les cœurs coco-macadamia de Poppy, mais c'est fini, il n'y en a plus. Attention toutefois aux prix, guère modestes.
57, rue Daguerre - Paris 14 (M° Denfert-Rochereau)
Christian Constant
Quelques gâteaux individuels très honnêtes qui raviront les amateurs de chocolat.
37, rue d'Assas - Paris 6 (M° Rennes)
Foucher
Des rochers très gourmands, faits de praliné aux amandes caramélisées enrobé d'une belle coque lisse et épaisse de chocolat puissant.
30, avenue de l'Opéra - Paris 2 (M° Opéra)
François Pralus
Il vient de Roanne et apporte à Paris tout son savoir-faire, sa praluline (confectionnée sur place) et ses chocolats (acheminés depuis sa manufacture de Roanne) ! On craque sans réserve pour sa barre infernale de praliné avec de vrais grosses amandes craquantes et enrobé d'une coque épaisse de chocolat noir gourmand. On se délecte aussi de ses tablettes d'exception, en particulier du cru chuao, le meilleur chocolat du monde !
35, rue Rambuteau - Paris 4
Jean-Paul Hévin
On devient vite un inconditionnel de ses assortiments de chocolats fins et de ses macarons. JP est un vrai bon chocolatier, une valeur sûre indémodable, et dont les prix ne semblent pas trop gonflés... Sans compter qu'il propose, avec les beaux jours, un sorbet au cacao des plus délectables !
231, rue Saint-Honoré - Paris 1
23 bis, avenue de la Motte Picquet - Paris 7
3, rue Vavin - Paris 6
16, avenue de la Motte Picquet - Paris 7
Patrick Roger
Des ganaches parfumées au goût intense, des chocolats délicats dont les prix flambent, des sculptures à se pamer...
108, bd Saint-Germain des Prés - Paris 6
91, rue de Rennes - Paris 6
45, av Victor Hugo - Paris 16
47, rue Houdan - Sceaux 92330
Thés
Thés Mariage Frères
Dans l'antre de la rue du Faubourg Saint-Honoré, on achète et l'on boit du thé. Des hommes en rang derrière leur comptoir vous le servent en vrac, et derrière eux les boîtes sont alignées du sol au plafond. Puis vous payez à la dame au teint diaphane avant de récupérer votre paquet. Le choix des thés est vaste et la gamme de prix aussi, on en trouve pour tous les goûts.
260 Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e
30 rue du Bourg-Tibourg, Paris 4e
13 rue des Grands-Augustins, Paris 6e
Les palais des thés
On y trouve un grand choix de thés avec une large gamme de prix. Rien à redire quant à la qualité. J'y achète du thé vert à la menthe, du Chai, du Pu Er, du Yunnan d'Or, des perles de jasmin, le thé des Moines, des Sables, de la Montagne bleue, du Tamaryokucha récolte de printemps...
http://www.palaisdesthes.com/fr/
64, rue Vieille du Temple, Paris 3
61, rue du Cherche Midi, Paris 6
25, rue Raymond Losserand, Paris 14
21, rue de l'Annonciation, Paris 16
36, rue de Lévis, Paris 17
Les contes de thés
Epiceries
G Detou
Chez G Detou on trouve de tout ! et moins cher qu'ailleurs. Du chocolat de couverture, de la pâte de pistache, du pralin, des fruits secs et confits divers et variés, des gousses de vanille, de la gelée de piment d'espelette, des figuettes séchées, des marrons glacés...
58, rue Tiquetonne 75002
Restaurants
Le Troquet
On y déguste une cuisine basque goûtue et honnête. La soupe est servie à la soupière, l'axoa dans sa marmite, le lieu dans sa cocotte, on pioche à volonté dans le panier d'excellente charcuterie... pour une trentaine d'euros, le menu du soir offre un très bon rapport qualité-prix. Les desserts sont un peu moins flamboyants que les plats et on pourra s'agacer de la rapidité du service. Le Troquet n'en est pas moins une excellente adresse, pour une soirée à deux, entre amis ou en famille.
21 Rue François Bonvin 75015
Métro 10 : Ségur (01 45 66 89 00)
L'Oasis
Tagines et couscous sont à l'honneur dans ce restaurant marocain au décor dépaysant. L'accueil est chaleureux et les portions généreuses. On se délecte de semoule fine et légumes fumants pour un prix raisonnable. Et en dessert, vous prendrez bien une petite pâtisserie accompagnée d'un thé à la menthe...
19, rue Ferdinand Fabre 75015
Métro 12 : Convention (01 45 33 60 44)
L'insouciant
Dans un décor cosy, presque romantique, on vous accueille avec une sollicitude sans prétention. La cuisine est délicate et raffinée, du début jusqu'à la fin. On passe un moment tout en finesse.
77, rue Brancion 75015
Métro 12 : Convention (01 48 42 25 24)
La folle avoine
La folle avoine est une plante sauvage qui aide les gens indécis, incertains, à trouver leur voie. C'est ce qu'on peut en substance lire sur la dernière page du menu de ce restaurant à l'ambiance et la décoration originales et sympathiques. La cuisine n'est pas en reste, le goûts et les saveurs se mélangent en bouche avec délice, on se régale !
91, rue de Grenelle 75007
Métro 12 : Solférino (01 45 51 02 59)
Le Jéroboam
Au pied du Sacré Coeur
Pierre Hermé
Pierre Hermé est bien souvent à l'honneur dans ce blog, dont il inspire parfois les recettes !
On craque notamment pour ses macarons aux noms évocateurs, aux couleurs alléchantes, aux saveurs explosives en bouche, sans conteste les meilleurs de Paris.
72 rue Bonaparte - Paris 6
185 Rue de Vaugirard - Paris 15
Des Gâteaux et du Pain
Les gâteaux les plus classiques, réalisés avec brio, côtoient des frivolités pâtissières modernes - sans être toutefois pionnières. Les pains de déclinent dans toute formes et saveurs, les viennoiseries font penser aux illustrations des meilleurs livres de boulangerie, les cakes et autres biscuits enfin nous font de l’œil.
63, bd Pasteur - Paris 15

La Bague de Kenza
Ce "Fauchon de la pâtisserie orientale" (algérienne en vérité) attire les foules devant ses vitrines de la rue Saint-Maur. On se presse pour dévorer des yeux les pyramides de cornes de gazelles, makrouts, bâqlavâs, skandriates et autres, tous ultra-frais, ultra-moelleux et ultra-goûtus. Difficile de résister devant pareil étalage, et plus difficile encore de choisir ! Amandes, noisettes, noix, dattes, miel et fleur d'oranger sont mis à l'honneur dans un subtil équilibre entre respect de la tradition et innovation gourmande.
106, rue Saint-Maur - Paris 11
173, rue du Faubourg Saint-Antoine - Paris 11
233, rue de la Convention - Paris 15
1, avenue Charles de Gaulle - Savigny-Sur-Orge
Toraya
Ce salon de thé japonnais se pare d'un décor délicat et zen, à l'image de ses pâtisseries aux équilibres subtils et aux goût raffinés. Les saveurs et textures d'abord déroutantes ont tôt fait de nous embarquer dans un voyage inédit... on s'imagine dans une barque au milieu d'un fleuve tranquille, passer doucement sous les cerisiers. A tester, le chocolat chaud au thé Matcha.
10, rue Saint-Florentin - Paris 1 (M° Concorde)
Chocolat
ChocoLatitudes
Une boutique mignonnette où l'on aime faire un brin de conversation entre deux tasses de chocolat chaud. J'y ai déniché des tablettes de M. Pralus, des bonbons de chocolat de toutes sortes, du chocolat cru (!) - j'étais très enthousiasmée par les cœurs coco-macadamia de Poppy, mais c'est fini, il n'y en a plus. Attention toutefois aux prix, guère modestes.
57, rue Daguerre - Paris 14 (M° Denfert-Rochereau)
Christian Constant
Quelques gâteaux individuels très honnêtes qui raviront les amateurs de chocolat.
37, rue d'Assas - Paris 6 (M° Rennes)
Foucher
Des rochers très gourmands, faits de praliné aux amandes caramélisées enrobé d'une belle coque lisse et épaisse de chocolat puissant.
30, avenue de l'Opéra - Paris 2 (M° Opéra)
François Pralus
Il vient de Roanne et apporte à Paris tout son savoir-faire, sa praluline (confectionnée sur place) et ses chocolats (acheminés depuis sa manufacture de Roanne) ! On craque sans réserve pour sa barre infernale de praliné avec de vrais grosses amandes craquantes et enrobé d'une coque épaisse de chocolat noir gourmand. On se délecte aussi de ses tablettes d'exception, en particulier du cru chuao, le meilleur chocolat du monde !
35, rue Rambuteau - Paris 4
Jean-Paul Hévin
On devient vite un inconditionnel de ses assortiments de chocolats fins et de ses macarons. JP est un vrai bon chocolatier, une valeur sûre indémodable, et dont les prix ne semblent pas trop gonflés... Sans compter qu'il propose, avec les beaux jours, un sorbet au cacao des plus délectables !
231, rue Saint-Honoré - Paris 1
23 bis, avenue de la Motte Picquet - Paris 7
3, rue Vavin - Paris 6
16, avenue de la Motte Picquet - Paris 7
Patrick Roger
Des ganaches parfumées au goût intense, des chocolats délicats dont les prix flambent, des sculptures à se pamer...
108, bd Saint-Germain des Prés - Paris 6
91, rue de Rennes - Paris 6
45, av Victor Hugo - Paris 16
47, rue Houdan - Sceaux 92330
Thés
Thés Mariage Frères
Dans l'antre de la rue du Faubourg Saint-Honoré, on achète et l'on boit du thé. Des hommes en rang derrière leur comptoir vous le servent en vrac, et derrière eux les boîtes sont alignées du sol au plafond. Puis vous payez à la dame au teint diaphane avant de récupérer votre paquet. Le choix des thés est vaste et la gamme de prix aussi, on en trouve pour tous les goûts.
260 Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e
30 rue du Bourg-Tibourg, Paris 4e
13 rue des Grands-Augustins, Paris 6e
Les palais des thés
On y trouve un grand choix de thés avec une large gamme de prix. Rien à redire quant à la qualité. J'y achète du thé vert à la menthe, du Chai, du Pu Er, du Yunnan d'Or, des perles de jasmin, le thé des Moines, des Sables, de la Montagne bleue, du Tamaryokucha récolte de printemps...
http://www.palaisdesthes.com/fr/
64, rue Vieille du Temple, Paris 3
61, rue du Cherche Midi, Paris 6
25, rue Raymond Losserand, Paris 14
21, rue de l'Annonciation, Paris 16
36, rue de Lévis, Paris 17
Les contes de thés
Epiceries
G Detou
Chez G Detou on trouve de tout ! et moins cher qu'ailleurs. Du chocolat de couverture, de la pâte de pistache, du pralin, des fruits secs et confits divers et variés, des gousses de vanille, de la gelée de piment d'espelette, des figuettes séchées, des marrons glacés...
58, rue Tiquetonne 75002
Restaurants
Le Troquet
On y déguste une cuisine basque goûtue et honnête. La soupe est servie à la soupière, l'axoa dans sa marmite, le lieu dans sa cocotte, on pioche à volonté dans le panier d'excellente charcuterie... pour une trentaine d'euros, le menu du soir offre un très bon rapport qualité-prix. Les desserts sont un peu moins flamboyants que les plats et on pourra s'agacer de la rapidité du service. Le Troquet n'en est pas moins une excellente adresse, pour une soirée à deux, entre amis ou en famille.
21 Rue François Bonvin 75015
Métro 10 : Ségur (01 45 66 89 00)
L'Oasis
Tagines et couscous sont à l'honneur dans ce restaurant marocain au décor dépaysant. L'accueil est chaleureux et les portions généreuses. On se délecte de semoule fine et légumes fumants pour un prix raisonnable. Et en dessert, vous prendrez bien une petite pâtisserie accompagnée d'un thé à la menthe...
19, rue Ferdinand Fabre 75015
Métro 12 : Convention (01 45 33 60 44)
L'insouciant
Dans un décor cosy, presque romantique, on vous accueille avec une sollicitude sans prétention. La cuisine est délicate et raffinée, du début jusqu'à la fin. On passe un moment tout en finesse.
77, rue Brancion 75015
Métro 12 : Convention (01 48 42 25 24)
La folle avoine
La folle avoine est une plante sauvage qui aide les gens indécis, incertains, à trouver leur voie. C'est ce qu'on peut en substance lire sur la dernière page du menu de ce restaurant à l'ambiance et la décoration originales et sympathiques. La cuisine n'est pas en reste, le goûts et les saveurs se mélangent en bouche avec délice, on se régale !
91, rue de Grenelle 75007
Métro 12 : Solférino (01 45 51 02 59)
Le Jéroboam
Au pied du Sacré Coeur
jeudi, janvier 31, 2008
Macarons en Guest Stars

Les macarons et moi c'est toute une histoire... tragique.
Il faut dire que je n'ai jamais vraiment cautionné la folie du macaron qui fait rage depuis maintenant plusieurs années. Le "bijou-macaron" ou "macaron Marie-Antoinette", composé de deux petites coques fluo et hyper sucrées à la poudre d'amande, fourré de ganache, confiture, gelée ou crème au beurre, trône sur les devantures des places parisiennes gourmandes (Ladurée, Pierre Hermé, Jean-Paul Hévin...) et s'arrache à plus d'un euro la petite pièce, 3.50 euros la grosse. Is it worth it ? Well... je dirais que non. Je dirais que le macaron est légèrement surévalué parce que top fashion in snob.
Pourtant, je reconnais que lorsque j'ai goûté pour la première fois le macaron mogador ou celui à la truffe blanche de PH, j'ai poussé un soupir de mmhh plaisir (extase? hum, non quand même). Le macaron c'est épatant, force est de constater. Depuis, j'ai aussi testé ceux de JP, et dieux qu'ils sont bons ! PH et JP ont une interprétation totalement différente : d'un côté des macarons de couleurs vives qui explosent en bouche, dont la saveur du fourrage uniquement semble varier ; de l'autre des macarons en base chocolat, agrémentés de différents parfums jusque dans les coques de meringue, avec un air d'authenticité. Deux plaisirs différents en fait. Comme ce sont deux plaisirs différents que de déguster le petit macaron ou le grand. Le premier n'est qu'une bouchée, un instant fix, alors que le second se révèle plus complexe : on croque d'abord dans la coque croustillante et sucrée, puis on mord dans le centre moelleux et rond.
Je me suis essayée à la réalisation du macaron par deux fois, et par deux fois j'ai lamentablement raté mon coup. Tout se passe très vite. Les coques commencent à monter une fois enfournées pour atteindre leur volume maximal, avant de retomber lentement mais sûrement et de s'écraser comme des merdes, disons-le, en flaques de meringue aux amandes collantes. Pas terrible ! Alors j'ai décidé de laisser tomber définitivement et de ne plus jamais entreprendre de nouvelle tentative. Le macaron restera un de ces mets que j'achète parce qu'ils ne sont jamais aussi bons à la maison que chez le pâtissier. Je continuerai à entretenir avec eu une relation pleine de mystère et de contradictions.Mais que cela ne m'empêche pas de vous livrer une recette et un savoir-faire, quelques photos en prime ! Je remercie Benjamin et Morgane qui ont la main plus macaronesque que moi, de toute évidence... pour leurs jolis (et bons, me dit-on) macarons au chocolat.
Macarons au chocolat noir
Pour une trentaine de macarons
from "Macaron" par Sylvie Aït-Ali, aux editions ESI
Les Coques
- 80 g de blancs d'oeufs (3) viellis (séparés du jaune depuis 2/3 jours)
- 100g de poudre d'amandes
- 180g de sucre glace (avec amidon)
- 20g de sucre fin
- colorant alimentaire
- Sortir les blancs du réfrigérateur 1 heure avant
- Mixer le sucre glace et la poudre d'amandes pour obtenir une poudre très fine
- Monter les blancs en neige avec une pincée de sucre => '' mélange mousseux ''
- Ajouter les 20g de sucre et fouetter jusqu'à obtenir des blancs serrés
- Ajouter le colorant (rouge + vert pour faire du marron selon les proportions sur la boite)
- Verser le mélange de poudre d'amandes et de sucre sur les blancs
- Mélanger ("macaronner") en soulevant la masse avec une marisette, suffisamment pour lisser la pâte mais sans la liquéfier pour qu'elle ne s'étale pas trop
- Remplir une poche à douille (ou une seringue) (8mm) et former des petits tas de 3-3.5cm sur une plaque couverte de papier cuisson. Attention ! Ne pas laisser de "petite pointe" et éviter de former les tas près des bords de la plaque
- Espacer suffisamment et décaler les rangées en quinconce pour uniformiser le passage de la chaleur
- Cuire au four pendant 12-14 min à 150°C, en surveillant bien la cuisson
- Sortir les macarons du four et les laisser refroidir complètement avant de les décoller avec précaution.
- Refroidir la plaque sous l'eau froide avant de la recouvrir d'une nouvelle feuille de papier cuisson, pour une nouvelle fournée ;
Ganache au chocolat
- 100g crème liquide
- 125g chocolat noir à dessert
- 25g beurre
- Chauffer la crème liquide dans une casserole jusqu'à ébullition
- Verser sur le chocolat râpé, bien mélanger jusqu'à obtenir une ganache onctueuse et lisse
- Ajouter le beurre et laisser un peu refroidir
- Associer les coques par paire (qui se ressemble s'assemble !)
- Garnir les macarons à l'aide de la poche à douille
- Laisser les macarons au moins 24h au réfrigérateur avant de déguster !
lundi, janvier 28, 2008
Financiers Pistache Framboise
Avec ma nouvellement acquise pâte de pistache et mes brisures de framboises surgelées, quoi d'autre que des financiers ? J'ai suivi les conseils de l'excellent Cuisine Campagne pour obtenir de petits bijoux de moellosité : des blancs d'oeufs vieillis à température ambiante, légèrement battus, du beurre clarifié et de la poudre d'amande tamisée.
pour 6 financiers
- 2 blancs d'oeufs, battus à la fourchette
- 70g de beurre, clarifié et noisette
- 75g de sucre glace
- 50g de poudre d'amande
- 25g de farine
- 1cc de pâte de pistache
- quelques framboises fraîches ou surgelées
Mélanger les ingrédients solides aux blancs d'oeufs
Verser le beurre fondu et mélanger à la cuillère en bois
Incorporer la pâte de pistache et homogénéiser
Garnir des moules en silicone de préparation
Disposer les framboises dessus
Cuire 10-15 minutes à 200-220°C.
Have no fear
For when I'm alone
I'll be better off than I was before
I've got this light
I'll be around to grow
Who I was before
I cannot recall
Long nights allow me to feel...
I'm falling...I am falling
The lights go out
Let me feel
I'm falling
I am falling safely to the ground
Ah...
For when I'm alone
I'll be better off than I was before
I've got this light
I'll be around to grow
Who I was before
I cannot recall
Long nights allow me to feel...
I'm falling...I am falling
The lights go out
Let me feel
I'm falling
I am falling safely to the ground
Ah...
Into the wild (2008), Sean Penn.
vendredi, janvier 25, 2008
Haggis de Janvier

Il s'est ouvert récemment une épicerie Thomas Green à Paris, dans le 15e. On y trouve divers produits anglais typiques comme du golden syrup, du thé Twinnings, des fromages (cheddar, leicester...), mais aussi des biscuits écossais (shortbreads, oatcakes). Tout ceci est un peu cher (pas plus qu'à la Grande Epicerie, notez bien) et je me demande s'ils font leur beurre. C'est vrai, la France est un pays gastronomique, full of good products, et quel Français est prêt à mettre 4 euros dans du bacon gras, 3 euros dans une boîte de beans ou 2 euros dans du chocolat aux MGV?...
Quoi qu'il en soit, c'est un bon endroit pour dénicher des pépites d'outre-manche, et j'ai vu dans son ouverture une opportunité de goûter à nouveau le plat national de l'Ecosse, que j'ai eu l'occasion de déguster quelques fois à Glasgow, j'ai nommé........ le Haggis !
Mais c'estquoit'est-ce le Haggis ? Préparée à partir d'abats de mouton (coeur, foie, poumons) hachés avec des oignons et de l'avoine (oatmeal) et assaisonnée de poivre et de diverses épices (chaque recette à son special blend), cette espèce de grosse andouillette peu ragoûtante, tant par son aspect que par son arôme, a pourtant une texture agréable et une délicieuse saveur. Je vous assure que c'est goûtu ! Et comme tout est haché et mélangé, vous ne risquez pas de trouver sous la dent des morceaux non identifiables et gluants -- beurk.
Je me suis donc mise en quête de la chose, pleine d'espoir et d'appréhension mêlés. Ma première visite au magasin fut infructeuse, mais je ne lâchai pas l'affaire. J'y retournai une seconde fois, pour me faire entendre dire que "non, toujours pas, mais bientôt, jeudi ou vendredi". Tiens ça tombe bien ! Le 25 c'est justement la Burns night, lors de laquelle les écossais célèbrent la naissance de leur plus fameux poète (barde même peut-être) Robert Burns autour d'un haggis. En effet, le mets et le poète sont associés par la fameuse address To The Haggis.
C'est ainsi qu'hier je repartai de l'épicerie avec un haggis de 905g sous le bras, de chez Macsween, le sourire aux lèvres. Nous l'avons dégusté à cinq, avec des pommes noisettes et de la salade (hum, pas très traditionnel tout ça). Le goût était parfait, la texture idéale, la dose d'épices juste bien... pour un instant je me suis crue en Ecosse. Et les quelques doutes qu'émettaient mes convives se sont rapidement dissipés pour faire place aux mmmhh d'extase (j'exagère ?).
"Poor devil! see him owre his trash,
As feckless as a whither'd rash,
His spindle shank a guid whip-lash,
His nieve a nit;
Thro' bluidy flood or field to dash,
O how unfit!"
Robert Burns.
dimanche, janvier 20, 2008
Boeuf Bourguignon Fondant et Délicieux
Dans cette vie parisienne, le dimanche est devenu jour de marché. Je m'en vais chaque matinée dominicale (ou presque) en quête de légumes pour la semaine, comme un rituel. Il est des fins de semaines tranquilles, lorsque les parisiens ont décidé de quitter la ville, d'autres moches lorsque le temps est pourri et qu'il faut parfois affronter une tempête, d'autres encore exécrables, quand les parisiens ne quittent pas Paris et qu'il fait assez beau pour sortir... et vas-y que je te pousse, que tu me bouscules (surtout les vieux), que je te chipe tes poireaux, que tu me roules sur le pied avec ta poussette... screugneugneu !
Toujours est-il que dimanche dernier je flânais entre les étals au pas de course quand j'aperçus du coin de l'oeil les maraîchères chez qui j'avais un jour acheté un Jack'O Lantern. Topinambours, rutabagas et panais attirèrent mon attention. Ces légumes que l'on dit "oubliés" ne le sont en fait plus du tout. On devrait plutôt les qualifier de "top fashion, super hype" -- quoique, prenez-y garde, leur popularité grandissante signe sans doute leur imminente has-beenitude dans le monde d'en haut. J'achetai quatre panais encore tout recouverts de terre et de naturel, et décidai de les intégrer à mon boeuf bourguignon.
Bien que je vous ai déjà fait part d'une recette de boeuf bourguignon, je poste de nouveau sur le sujet car le plat cette fois-ci était sans conteste meilleur que lors du premier essai. Grâce aux conseils de chefsimon, la viande était plus fondante, et la sauce plus riche, plus savoureuse. Je ne suis pas peu fière du résultat, que ce soit dit.
Boeuf bourguignon
pour 4 personnes
Ajouter les épices, le laurier, le thym et du sel
Recouvrir les morceaux de viande du vin
Laisser mariner 12 à 24 heures au frais, en remuant régulièrement
Faire rissoler les morceaux de viande dans l'huile => belle coloration
Réserver
Mettre les légumes dans la casserole et faire suer quelques minutes
Replacer la viande et mélanger intimement
Saupoudrer de farine et mélanger pour incorporer
Mouiller de marinade filtrée à hauteur et porter à ébullition
Laisser mijoter au moins 2h, à couvert et à feu doux
Faire dégraisser les lardons à la poêle, puis égoutter et réserver
Faire sauter les champignons dans la graisse des lardons
Ajouter lardons et champignons 5 minutes avant la fin de la cuisson
Laisser mijoter à découvert 5 minutes et parsemer de persil frais haché.
" Mmmh, ça a l'air trop bon... Ouh là, qu'est-ce que c'est que ça ? Ces trucs blancs là... c'est pas des navets, j'espère ?!" (incrédule)
" Non, c'est pas des navets."
" Ah. Je vois. C'est ces trucs là... des rutabagas !"
" Non plus, mais pas loin."
" Des topinambours !"
" Non, non, mais ce sont des légumes oubliés aussi. Ce sont des panais."
Mais qu'est-ce que les panais ? Plantes herbacées de la même famille botanique que la carotte, leurs racines (que l'on mange donc, vous l'aurez compris) ressemblent à des toupies allongées couleur crème. Ils se cuisinent et s'emploient comme les carottes et n'ont pas un goût de navets.
Toujours est-il que dimanche dernier je flânais entre les étals au pas de course quand j'aperçus du coin de l'oeil les maraîchères chez qui j'avais un jour acheté un Jack'O Lantern. Topinambours, rutabagas et panais attirèrent mon attention. Ces légumes que l'on dit "oubliés" ne le sont en fait plus du tout. On devrait plutôt les qualifier de "top fashion, super hype" -- quoique, prenez-y garde, leur popularité grandissante signe sans doute leur imminente has-beenitude dans le monde d'en haut. J'achetai quatre panais encore tout recouverts de terre et de naturel, et décidai de les intégrer à mon boeuf bourguignon.
Bien que je vous ai déjà fait part d'une recette de boeuf bourguignon, je poste de nouveau sur le sujet car le plat cette fois-ci était sans conteste meilleur que lors du premier essai. Grâce aux conseils de chefsimon, la viande était plus fondante, et la sauce plus riche, plus savoureuse. Je ne suis pas peu fière du résultat, que ce soit dit.
Boeuf bourguignon
pour 4 personnes
- 700g de boeuf à bourguignon, coupé en morceaux pas trop gros
- 125g de lardons ou de poitrine
- 4 panais, pelés et coupés en mirepoix
- 1 carotte, pelée et coupée en mirepoix
- 8 champignons de Paris, frais
- 1 gros oignon, coupé en mirepoix
- 1 gousse d'ail généreuse, hachée menue
- 1 bouteille de vin rouge
- 2cs de farine
- thym et laurier
- 1 cc de quatre- ou cinq-épices
- huile
Ajouter les épices, le laurier, le thym et du sel
Recouvrir les morceaux de viande du vin
Laisser mariner 12 à 24 heures au frais, en remuant régulièrement
Faire rissoler les morceaux de viande dans l'huile => belle coloration
Réserver
Mettre les légumes dans la casserole et faire suer quelques minutes
Replacer la viande et mélanger intimement
Saupoudrer de farine et mélanger pour incorporer
Mouiller de marinade filtrée à hauteur et porter à ébullition
Laisser mijoter au moins 2h, à couvert et à feu doux
Faire dégraisser les lardons à la poêle, puis égoutter et réserver
Faire sauter les champignons dans la graisse des lardons
Ajouter lardons et champignons 5 minutes avant la fin de la cuisson
Laisser mijoter à découvert 5 minutes et parsemer de persil frais haché.
" Mmmh, ça a l'air trop bon... Ouh là, qu'est-ce que c'est que ça ? Ces trucs blancs là... c'est pas des navets, j'espère ?!" (incrédule)
" Non, c'est pas des navets."
" Ah. Je vois. C'est ces trucs là... des rutabagas !"
" Non plus, mais pas loin."
" Des topinambours !"
" Non, non, mais ce sont des légumes oubliés aussi. Ce sont des panais."
Mais qu'est-ce que les panais ? Plantes herbacées de la même famille botanique que la carotte, leurs racines (que l'on mange donc, vous l'aurez compris) ressemblent à des toupies allongées couleur crème. Ils se cuisinent et s'emploient comme les carottes et n'ont pas un goût de navets.
Inscription à :
Articles (Atom)